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<title>Sureaux - legendes</title>
<description>Création d'une collection botanique</description>
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<title>La Vieille Mère du Sureau</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 03:41:31 +0100</pubDate>
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Voici son portrait tel qu'on peut le trouver dans La Grande Encyclopédie des Fées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord une photo d'identité :&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sureaux.blogspirit.com/media/00/00/2143844612.jpg&quot; id=&quot;media-300194&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;fée du sureau.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Taille&lt;/strong&gt; : celle courbée d'une petite vieille.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Signes particuliers&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;Petits yeux vifs et brillants comme les fruits du sureau.&lt;br /&gt;Longues mains aux doigts creux dans lesquels elle souffle pour appeler le Peuple des Mousses. Ces doigts s'agrippent sur la poignée ouvragée d'une canne prise à une branche du sureau.&lt;br /&gt;Regard très pénétrant qui sonde le visiteur jusqu'à l'âme. &lt;br /&gt;Sourire empreint d'une infinie bonté mais son rictus de peine ou de colère rassemble dans ses rides toutes les entailles, coupures, blessures, brûlures portées contre les troncs des arbres.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vêtements&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;Elle est vêtue d'une très longue robe verte, d'un tablier aux couleurs noire et violine des baies de sureau, et d'un immense châle blanc parfumé dont les mailles du tricot sont tressées aux mèches de sa chevelure tombant à terre et qui ressemble aux ombelles d'écume étoilée de ses fleurs.&lt;br /&gt;Elle porte un sac plein de semences qu'elle jette par poignées là où elle passe.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nourriture&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;Eau de pluie et graines que lui apportent les oiseaux qui, en échange, picorent les grappes généreuses du sureau.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Habitat&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;Elle est née en Scandinavie mais la multiplication infinie de la flore l'a portée à travers l'Europe et le monde. On la trouve surtout en forêt, au bord des routes et chemins, mais aussi à proximité des maisons qui acceptent sa présence pleine d'avantages. Vieux jardins abandonnés, cours d'usines, ruines de bâtiments désaffectés ne la rebutent pas.&lt;br /&gt;A tous elle tend son bras à la fois humble et royal distribuant, malgré la répulsion et la méfiance de l'ignorant à son endroit (n'a-t-on pas fait pendre Judas à ses branches !), ses bienfaits que l'ignare méprise et laisse l'enfant tailler sifflets, sarbacanes et jouets dans ses rameaux.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Activités&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;Malgré tout ce qu'on a pu dire ou faire croire sur le sureau (que ses baies empoisonnaient, que ses fleurs sentaient mauvais…), la Vieille Mère est une excellente Fée. Non seulement elle protège et veille sur le bonheur de qui vient la consulter, mais les connaisseurs, les cueilleurs de simples, ceux qui possèdent encore la main verte et l'oreille à l'écoute des bois, ceux dont l'intelligence spontanée reste intacte, ne sont pas sans savoir les propriétés bénéfiques de ses humbles trésors : le sureau noir ou sambu est antinévralgique, sudorifique, émollient, diurétique, résolutif, purgatif et son efficacité contre la grippe a été récemment démontrée.&lt;br /&gt;Les Fées confectionnaient en huit jours (la recette existe encore) un joyeux champagne en mélangeant 100 grammes de fleurs séchées, 400 grammes de vinaigre de vin, 1,5 kilogramme de sucre et 50 litres d'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Le mai et le sureau</title>
<link>http://sureaux.blogspirit.com/archive/2009/01/01/le-mai-et-le-sureau.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Thu, 01 Jan 2009 16:51:07 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt;Chaque veille du premier mai il est coutume d'aller porter pendant la nuit un &quot;mai&quot; à la fenêtre de celle qu'on aime. Le mai est un bouquet de fleurs variées au bout d'un bâton, le choix des essences renseigne la belle sur les sentiments qu'on lui porte.&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sureaux.blogspirit.com/media/02/00/641523602.jpg&quot; id=&quot;media-299281&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;mai.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mais le vieux fermier n'allait plus depuis longtemps semer de tels messages. Il avait une femme et trois garçons. Sa façon d'accomplir le rituel, c'était d'embrasser la joue de sa vieille épouse endormie puis de gravir la colline. Il se rendait vers un gros sureau au sommet et déposait à son pied un bouquet de primevères. La Vieille Mère du sureau hochait doucement sa tête ridée et le vieux redescendait la colline assuré d'une année de récoltes abondantes et de bonheur pour sa famille.&lt;br /&gt;Au seuil de la mort, il fit promettre à ses fils de maintenir la tradition. L'aîné et le puîné, bravaches et mécréants, décidèrent de se débarrasser une fois pour toutes de la corvée. Ils grimpèrent un soir en haut de l'arbre, armés de haches. &lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sureaux.blogspirit.com/media/00/00/756248422.jpg&quot; id=&quot;media-299283&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;sureau fée .jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'ils revinrent, ils étaient comme deux fantômes hébétés et tout blancs. Ils s'alitèrent aussitôt pour ne plus jamais se relever.&lt;br /&gt;Quand, au matin, le cadet se rendit sur les lieux, le sureau ne portait aucune entaille. &lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sureaux.blogspirit.com/media/01/00/1114017619.jpg&quot; id=&quot;media-299286&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;tronc de vieux sureau.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le jeune fermier déposa ses primevères et la Vieille Mère lui sourit.&lt;br /&gt;Durant des années et des années, petits-enfants, arrière-petits-enfants, n'oublièrent jamais de porter leur mai, et les oiseaux y chantent plus joyeusement qu'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Vieille Mère est bonne, très bonne, et elle sait couvrir de bonheur les justes et les braves. Mais elle sait aussi punir les méchants et ceux qui détruisent sans motif valable. Et elle n'aime pas les minables voleurs de sureaux de collection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>La Fée du Sureau</title>
<link>http://sureaux.blogspirit.com/archive/2008/12/30/la-fee-du-sureau.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Tue, 30 Dec 2008 22:30:57 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt;Il est temps maintenant de vous décrire de façon plus précise la Fée qui habite le sureau, la Vieille Mère du sureau. Hylde-Moer, Elder Mother, Frau Holunder, Mère Sureau, elle est partout la même en Europe et même dans le monde. Vous avez peut-être un jour vaguement perçu sa présence en passant près d'un vieux sureau… Elle vit toujours dans notre monde moderne qui a perdu presque toute trace de merveilleux, peut-être pas tout-à-fait...&lt;br /&gt;Pour les textes des prochaines notes de la rubrique Légendes, j'ai obtenu l'aide d'un très joli livre, bien documenté : La Grande Encyclopédie des Fées de Pierre Dubois, Claudine et Roland Sabatier. &lt;br /&gt;Je ne parlerai que de Mère Sureau mais il y a beaucoup d'autres fées dans les arbres, les herbes, l'eau… Allez donc voir tout ce petit peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sureaux.blogspirit.com/media/01/02/2072257019.jpg&quot; id=&quot;media-298819&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;encyclopédie 30 dec.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>La cuisson. L'eau</title>
<link>http://sureaux.blogspirit.com/archive/2008/12/29/la-cuisson-l-eau.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 21:22:54 +0100</pubDate>
<description>
&lt;br /&gt;&quot;N'utilisez jamais du bois de sureau pour embrocher la volaille&quot;, sait-on encore largement. Cependant les broches étaient une utilisation importante du bois très dur de cet arbre. Peut-être étaient-elles réservées aux viandes rouges, étant donné que les viandes blanches plus douces des volailles pouvaient prendre le goût déplaisant du sureau. La viande d'oie pouvait être une exception car elle est aussi sombre et forte de goût que le bœuf.&lt;br /&gt;Pareillement, &quot;ne laissez jamais les racines de sureau pousser dans l'eau du puits&quot;, suggère que le goût lui est communiqué. Cependant, au moins 5 puits sacrés en Irlande sont associés aux sureaux. Ainsi l'Eglise Chrétienne n'a pas mis complètement le sureau hors-la-loi. En effet, on favorisait la présence de l'arbre autour des surfaces d'eau, comme les abreuvoirs, peut-être à cause de son effet répulsif sur les mouches et aussi de l'épuration du sol par les racines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Frapper</title>
<link>http://sureaux.blogspirit.com/archive/2008/12/20/frapper.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Sat, 20 Dec 2008 19:37:44 +0100</pubDate>
<description>
Frapper avec des bâtons en sureau transmet le mal à celui qui y est soumis. Pointes et aiguillons pour animaux devaient être d'un autre bois (habituellement le sorbier, Sorbus aucuparia), à moins que les mouches de galle ne soient actives. Ces insectes sont ennuyeux à leur saison, ils piquent les jambes et le ventre du bétail, ce qui les rend difficiles à contrôler. C'était dangereux quand le bétail avait encore des cornes, et des longues cornes. Il fut décrété qu'à ces occasions le sureau devait être coupé au niveau des nœuds, de façon à ne pas ouvrir le centre creux et laisser sortir le mal. Pour quelle raison il devrait y avoir le mal à l'intérieur, on ne s'en souvient pas aujourd'hui. D'ailleurs, la raison pour laquelle on devait choisir le sureau n'est pas claire. Peut-être est-ce la suite de ses propriétés insecticides mais ça ne paraît pas très vraisemblable.&lt;br /&gt;Plus étrange est l'injonction de Christopher Gullet en 1772 (Philosophical Transactions) de battre navets, choux, blé et arbres fruitiers avec des brindilles de sureau pour chasser la rouille ou la cloque. Certainement, les végétaux flétris ont peu d'attrait pour les insectes suceurs. Peut-être est-ce des vestiges des rituels celtes. Apparemment les Celtes n'avaient pas de &quot;fête des moissons&quot; pour rendre grâce aux dieux de la fertilité, parce qu'ils espéraient cette moisson après avoir accompli les rituels de fertilité au début de la saison. Avec cela à l'esprit, la flagellation avec des brindilles de sureau a un sens.&lt;br /&gt;Rien de tout ça n'explique pourquoi les enfants ne doivent pas être battus avec des baguettes de sureau, à moins que, de nouveau, ce ne soit la crainte de transférer le mal, comme pour le bétail. Désobéissez à ce tabou et, disait-on, l'enfant cessera de grandir, mais, cela pouvait être souhaitable à une époque où être petit était considéré comme beau. Les bébés étaient frottés avec un onguent fait de pâquerettes (Bellis perennis) pour retarder leur croissance. Ça ne marchait pas. La plante a été étudiée, en vain, comme retardateur de croissance (ce qui aurait pu être valable comme traitement du cancer). Là où ce tabou concernant les baguettes de sureau couvrait tous les âges, on disait que la main de la victime sortirait de la tombe pour vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Berceaux</title>
<link>http://sureaux.blogspirit.com/archive/2008/12/18/berceaux.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 19:52:28 +0100</pubDate>
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&quot;Ne construisez jamais un berceau avec du bois de sureau&quot; impose la vieille tradition. Si vous le faites, le bébé sera malade et mourra. Ou bien cela attirera le Diable par la cheminée et il dormira sur le visage du bébé et le fera suffoquer, ou encore cela attirera des sorciers qui vont le pincer à laisser des marques noires et bleues partout sur le corps jusqu'à ce qu'il meure. Tout cela sonne comme des &quot;cot deaths&quot;, mort subite du nourrisson, aujourd'hui. Rien n'a changé. Nous regardons simplement dans différentes directions pour trouver des explications. Plus sinistre est l'avertissement que le diable viendra et volera l'enfant, ou que Hylde-Moer sortira du bois et tourmentera le bébé sans merci jusqu'à ce qu'il soit enlevé du berceau - quel curieux acte pour Mère Sureau. Peut-être y avait-il là des idées plus tardives provenant de l'intention des chrétiens d'éliminer la loyauté persistante à des arbres qui ont été autrefois sacrés. Les restes des rituels étaient décriés comme &quot;superstitions&quot;.&lt;br /&gt;
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<title>Guérison magique</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 19:33:00 +0100</pubDate>
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Moins vraisemblables sont quelques unes des autres notions. Par exemple on disait que des pommades faites avec de la terre située près des sureaux pouvaient être utilisées avec succès pour soulager les maux de dents. On disait aussi que l'arbre attirait la tuberculose à la maison. Très populaires cependant étaient les amulettes de sureau portées par la personne pour protéger d'affections telles que le feu de Saint Antoine, les rhumatismes et l'épilepsie. Toutes ces actions protectrices, cette magie sympathique, font rire les gens d'aujourd'hui, encore que ce sont souvent les mêmes gens qui portent un Saint Christophe porte-bonheur ou un crucifix, ont une patte de lapin sur leur porte-clés, ou prennent une mascotte porte-bonheur pour leurs examens.&lt;br /&gt;Plus courante était la &quot;cure&quot; contre les verrues (la marque du diable) qui exploitait la notion de &quot;transfert&quot; et pouvait impliquer n'importe laquelle d'un grand nombre de plantes. Des parties de la plante étaient frottées sur les verrues car on croyait que le &quot;mal&quot; serait transféré à la plante. 
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<title>Guérison</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 19:41:56 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt;Les croyances populaires n'empêchèrent pas les esprits puritains du 17e siècle d'explorer les vertus de l'arbre, particulièrement pour les remèdes. Ce fut alors la lutte des apothicaires contre les médecins pour la reconnaissance de leur indépendance, et l'un des premiers, Nicholas Culpeper, affronta les médecins en traduisant leur connaissance médicale du latin en anglais à l'intention des gens instruits. Il se fit fort de recommander le sureau, et d'autres écrivains purent composer tout un traité sur l'arbre : l'un atteint plus de 200 pages, traitant plus de 70 maladies. Evelyn observa :&lt;br /&gt;&quot;If the Medicinal Properties of the Leaves, Bark, Berries, etc.&lt;br /&gt;Were thoroughly known, I cannot tell what our country-man&lt;br /&gt;Could ail, for which he might not fetch a Remedy from every&lt;br /&gt;Hedge, either for sickness or wound.&quot;&lt;br /&gt;(Silva ; Bk 1 ; Ch. XX. 18)&lt;br /&gt;Si les propriétés médicinales des feuilles, de l'écorce, des baies, etc. étaient parfaitement connues, je ne peux dire de quoi notre paysan pourrait souffrir, qu'il ne puisse combattre par un remède issu de toute haie, que ce soit maladie ou blessure.&lt;br /&gt;Ce savoir n'était évidemment pas universel, pourtant il était suffisamment connu pour que Shakespeare se risque à le saluer avec deux autres grandes autorités médicales :&lt;br /&gt;&quot;What says my Æsculapius ? My Galen ? My heart of Elder ?&quot;&lt;br /&gt;Merry Wives of Windsor ; Act II ; Sc.3)&lt;br /&gt;Que dit mon Esculape? Mon Galen ? Mon cœur de Sureau ? De façon semblable, Ettmeuller l'appelait &quot;l'armoire à pharmacie des paysans&quot;, et il y a aussi la référence souvent citée au physicien hollandais Boerhaave levant son chapeau par respect devant chaque sureau qu'il rencontrait. Peut-être était-ce là un geste répandu, une dame lors d'une conversation en 1994 raconta que son mari faisait cela pour les aubépines, une tradition qu'il avait ramenée d'Irlande. D'Amérique du Nord vint la notion (origine non retrouvée) que la déesse Norse Freyja s'installa dans un sureau &quot;pour ses qualités médicinales bénéfiques&quot;. Comme c'était une déesse de la fertilité, cette association est peut-être de valeur.&lt;br /&gt;
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<title>Insecticide mais pas sans risques</title>
<link>http://sureaux.blogspirit.com/archive/2008/12/11/insecticide-mais-pas-sans-risques.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Thu, 11 Dec 2008 20:39:44 +0100</pubDate>
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Une vieille pratique consiste à se frotter la peau avec des feuilles de sureau dans le but de repousser les insectes. Bien que les feuilles dissuadent les insectes volants et ont été utilisées dans des sprays et d'autres solutions pour l'horticulture, elles ne sont efficaces que sur certaines espèces. Beaucoup de petits insectes volants sont visibles autour des inflorescences et sont en partie responsables de la pollinisation (bien que l'arbre soit largement autofertile). Pour le même service, des sprays de sureau ont été utilisés sur les chapeaux et les brides des chevaux.&lt;br /&gt;Les portes et les fenêtres de laiteries ont des sureaux plantés à proximité, pour protéger d'esprits mauvais qui voudraient tourner le lait. Par conséquent ils étaient plantés où il faut pour suivre le décret de la tradition que tout linge à fromages, comme tout autre linge utilisé en laiterie, doit être étendu sur un buisson de sureau pour sécher. Il était dit que ces linges absorbent alors les pouvoirs magiques de l'arbre et les transportent avec eux dans la laiterie pour continuer à assurer la force protectrice. &lt;br /&gt;Ses qualités insecticides ont été utilisées depuis des siècles, même sur une base commerciale, les jardins maraîchers autour de Londres ont essayé dans la première moitié du 19e siècle de faire pousser ces arbres en grand nombre pour protéger les cultures contre les attaques d'insectes. D'extravagantes plantations de ces arbres ont existé dès le 17e siècle selon Evelyn. Quiconque pense à essayer cela dans son jardin devrait garder en mémoire qu'on a dit que faire pousser des sureaux à côté des légumes fait s'éteindre la lignée mâle de la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Visions sous narcose</title>
<link>http://sureaux.blogspirit.com/archive/2008/12/07/visions-sous-narcose.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Sambuca)</author>
<category>Légendes</category>
<pubDate>Sun, 07 Dec 2008 21:18:09 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt;Dans plusieurs pays d'Europe on dit qu'en se couchant dans un bosquet de sureaux la nuit du solstice d'été, avec un cœur pur et après une préparation et un jeûne adéquats, on peut apercevoir le Roi des Fées et tout son équipage.&lt;br /&gt;Voir le Roi Fée et sa suite passer à cheval n'est peut-être pas aussi fantaisiste qu'il y paraît à première vue. Il y a tant de récits de visions et d'expériences singulières sous des sureaux qu'on se demande maintenant si la forte odeur du feuillage ne contiendrait pas des composants narcotiques qui provoqueraient des sortes d'hallucinations chez les personnes prédisposées (comme pour l'if). Dès 1776 l'un des principaux médecins du pays, William Withering, observait :&lt;br /&gt;&quot;The whole plant hath a narcotic smell ;&lt;br /&gt;it is not well to sleep under its shade.&quot;&lt;br /&gt;Toute la plante a des effluves narcotiques, il n'est pas bon de dormir à son ombre. On vous prévenait que vous ne vous réveilleriez jamais si vous dormiez sous un sureau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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