05/03/2008
Semis de sureaux, graines fraîches
Ces échecs ne concernent que les graines achetées. Ce qui me fait penser que l'échec n'est pas dû à ma main insuffisamment verte, c'est que j'ai réussi des semis de graines acquises autrement :
les graines envoyées du Québec par Christian juste après leur cueillette dans la nature. En voici un exemplaire :
les graines données à l'automne dernier par mon Sambucus hookeri. Je les ai semées aussitôt dans deux terrines qui sont restées dans la maison tout l'hiver. Donc ce qui germe ne peut être que les graines semées. Dans une terrine 2 graines ont germé il y a environ 3 semaines. Certes, ça ne pousse pas vite :
Dans l'autre terrine 2 graines ont germé il y a 4 jours :
Alors, que se passe-t-il avec les graines achetées ? Ont-elles été gardées trop longtemps et mal conservées ?
21:55 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, plantes
Semis de sureaux, quelle galère !
Depuis des années j'achète des semences de sureaux, partout où j'en trouve, en France et partout dans le monde, chez tous les vendeurs de semences de plantes botaniques peu courantes. Rien à voir avec Baumaux ou Monsanto. Ces graines n'ont pas besoin d'être inscrites sur une liste officielle pour l'instant, elles n'intéressent pas encore ceux qui veulent mettre la main sur le vivant. Il faut dire qu'il y aurait peu d'acheteurs et beaucoup de tricheurs qui iraient les récupérer dans la nature, une nature trop vaste pour pouvoir tout surveiller. A moins d'interdire aux plantes sauvages de se reproduire sans autorisation. Donc, elles ne sont pas assez rentables pour les intéresser.
Ces graines, je les ai d'abord semées de façon habituelle, stratification dans des terrines exposées à l'extérieur. Au bout d'un an, deux ans, trois ans, rien.
J'ai étudié leurs techniques de levée de la dormance dans la nature, passage dans le tube digestif des oiseaux, passage par le feu pour cerulea, etc. J'ai recherché toutes les études sur la levée de la dormance par des scientifiques. Les sureaux semblent intéresser les scientifiques, je ne suis sans doute pas la seule à avoir des difficultés avec la dormance.
J'ai alors tout essayé, de plus en plus de méthodes alors que les échecs s'accumulaient :
- la stratification dehors ou au réfrigérateur, sans ou après une période chaude dans l'appartement
- le trempage 24 h, 2 jours, plus, à l'eau froide, à l'eau tiède, à l'eau bouillante
- le vinaigre
- l'acide chlorhydrique
- l'acide gibbérellique à différentes concentrations
- le papier de verre
- la chaleur, le feu
- la fumée, les rondelles de papier imprégnées de fumée
et j'en oublie sans doute.
Tout a échoué, sauf une seule germination, une graine de melanocarpa :
du moins j'espère que c'est bien melanocarpa. il a été repiqué dans un pot et est resté ainsi tout l'hiver, il devrait bientôt redémarrer. En principe, il n'y a aucun risque que ce soit un autre sureau, j'ai toujours protégé mes terrines de la pollution par des semences des sureaux du jardin. Mais j'attends de voir les premières grappes pour crier victoire.
20:02 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, plantes










