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02/01/2017

Sureaux persistants

J’attendais qu’il dégèle pour vous les montrer. Trois de mes sureaux gardent leur feuillage en hiver.

Depuis plusieurs jours il gelait à – 2° au petit matin dans mon jardin protégé par ses arbres, sans doute – 3° ou -4 ° dans la rue. Cela ne s’est pas aggravé en niveau de gel les deux jours précédents mais il n’a pas dégelé dans la journée. Le jardin était couvert de givre, c’était très beau :

1 givre veneux 1 janvier 005.jpg

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C’est le houx qui porte le mieux le givre, tout couvert de frisottis :

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La forêt était féérique :

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Mais il a dégelé à la fin de la nuit dernière et il n’a pas regelé dans la journée. Il tombait une sorte de petite pluie, mais uniquement sur mon terrain car c’était l’eau du givre sur les arbres. Ce n’est pas ce qu’avait prévu la météo. Je suis retournée voir sur Météo-France s’ils en convenaient. Bien au contraire, ils ont mis l’Ile de France en zone orange. Mais cela fait un moment que je prends la météo avec des pincettes, même à court terme.

J’ai profité de cette journée sans gel pour photographier mes sureaux à feuillage permanent.

Sambucus hookeri est le vrai arbustif persistant. Mais il végète un peu à cause du terrain trop pauvre et de a sécheresse en été. Je vais améliorer son sol dès que le temps me donnera envie de jardiner. Aujourd’hui :

9 hookeri veneux 2  janvier 001 (2).jpg

Sambucus chinensis est un sureau herbacé. A Veneux dans son vaste pot laissé toute l’année dehors il a du feuillage toute l’année. Il reste une grande tige bien feuillée de l’année qui finit mais elle commence à avoir du mal à se tenir :

10 chinensis veneux 2 janvier 003 (2).jpg

Et le feuillage pour l’année qui commence a déjà bien démarré :

chinensis veneux 2 janvier 003 (1).jpg

A Romilly en pleine terre (même clone par dédoublement des rhizomes de Veneux) il se comporte différemment et cela n’est pas une question de température. Les parties aériennes fanent et disparaissent en automne. Mais les jeunes pousses se voient dès janvier, plus petites que celles de Veneux.

Celui qui a le type de végétation le plus complexe, c’est Sambucus palmensis, le sureau des Iles Canaries. On le dit caduc mais cela ne correspondait pas à mes observations depuis une quinzaine d’années. Pour moi il était semi-persistant puisque le feuillage de l’année précédente ne tombe que lorsque les jeunes feuilles sont déjà assez grandes en janvier. Un 25 décembre :

11 palmensis bourgeon veneux 25 dec 023.jpg

Le 25 janvier 2016 :

12 palmensis veneux 3 25 janv 2016.jpg

Il a donc des feuilles en permanence.

Mais cette année, j’ai découvert qu’il peut effectivement être caduc mais pas en hiver, en été. Ce qui lui fait perdre son feuillage, ce n’est pas le froid (sauf en régions trop froides) mais la soif.

Je l’avais déjà vu souffrir en été. Photo du 24 juillet 2008 :

13 palmensis souffre 24 juillet 2008 025.jpg

Mais avec un bon arrosage il redressait ses feuilles. Cette année il a tellement souffert de la soif, sans doute parce qu’il est maintenant trop grand pour que mon arrosage soit efficace, il avait perdu tout son feuillage. Le 31 août :

14 palmensis veneux 31 août 2016 001.jpg

Il m’a fait très peur, j’ai craint qu’il soit mort. Je me suis un peu rassurée en me disant qu’il était peut-être comme le sureau mexicain, caduc en été pour se protéger de la sécheresse et non en hiver. J’avais vu juste. Depuis un mois, donc avec un peu d’avance, il refait son feuillage. Aujourd’hui, il a des feuilles encore petites mais sur toutes les branches :

15 palmensis veneux 1 janvier 011.jpg

 

20:29 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1)

05/09/2016

Les effets de la canicule

Plusieurs jours de canicule et il y a eu des catastrophes dans le jardin malgré mes arrosages.  On nous a parlé d’un peu de pluie pour ces deux derniers jours mais je n’ai pas vu la moindre goutte et mes pluviomètres n’ont rien vu.

Beaucoup de sureaux ont souffert même les sauvages mais eux ne sont pas arrosés parce qu’ils poussent sans problème en forêt de Fontainebleau où personne ne les arrose. Ils résistent habituellement à la sécheresse d’été et gardent même souvent des feuilles jusqu’en hiver.

Le plus atteint des sureaux, c’est le sureau des Canaries. Il est totalement défeuillé, il ne reste que les grappes de fruits.

palmensis veneux 31 août 2016 001.jpg

Pourtant je l’ai arrosé mais c’est maintenant un arbre et il est impossible d’arroser un arbre. Sa bouture qui est encore limitée à 3m a bien résisté grâce aux arrosages qui sont encore valables pour un arbuste. Il va peut-être refaire du feuillage. Un autre sureau tropical, Sambucus mexicana, a un feuillage permanent comme lui et, comme lui le renouvelle en hiver. Mais il lui arrive d’être caduc mais à contretemps, il perd son feuillage en été pour se protéger contre une sécheresse excessive. C’est peut-être ce qui s’est produit pour mon sureau et il va refaire son feuillage au retour des pluies. Du moins je l’espère. Bien qu’il ait plus de 10 ans, je ne connais encore pas tout de ce sureau et il est peu décrit.

Un autre sureau a beaucoup souffert. C’est Sambucus hookeri. Mais il n’a pas attendu la canicule pour souffrir. Il n’a fleuri qu’une seule fois, n’a pas fructifié et périclite depuis. J’en avais déjà parlé mais je confirme ici que ce sureau n’est pas fait pour un terrain très sec et trop drainant.

Les autres victimes sont les actinidias. Les Actinidia deliciosa ont les feuilles qui pendent et aucun arrosage ne parvient à les redresser. Mais les plus atteints sont les Actinidia melanandra qui ont de nombreuses branches desséchées

actinidia melanandra veneux 31 août 2016 003 (1).jpg

Pourtant, lorsque j’ai vu leurs feuilles pendre, j’ai arrosé en quantité tous les jours. Cet actinidia est originaire de forêts de montagne, c’est peut-être l’explication.

Les grands arbres semblent avoir bien résisté, aucun n’a pris un feuillage d’automne, mais pourtant il y a déjà beaucoup de feuilles mortes au sol.

Certaines plantes par contre ont été boostées par la chaleur. J’en parlerai la prochaine fois.

03/08/2016

Une longue haie de yèble

Personne ne cherche à supprimer cette magnifique haie de sureau yèble (ou hièble) très longue le long d’une route à l’entrée de Varennes et je l’admire tous les ans. Sa largeur est limitée d’un côté par un fossé et la tonte du bord de route, de l’autre par un champ cultivé.

Ce sureau herbacé disparait l’hiver et repart de plus belle au printemps. Sa floraison très belle dégage un parfum d’amande amère (acide cyanhydrique). La haie était encore plus belle il y a 15 jours car elle était en pleine floraison, aujourd’hui beaucoup de fleurs ont déjà donné des fruits.

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Plus tard le décor sera assuré par les fruits noirs dressés vers le ciel (contrairement à ceux du sureau noir). Le 18 septembre 2015 :

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20:07 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)

25/07/2016

Sambucus hookeri

C’est le sureau à la mode. Depuis qu’il a été montré dans l’émission jardins de France5 il est souvent proposé à la vente. C’est vrai qu’il est intéressant : taille modérée qui met ses corymbes à portée des yeux, feuillage persistant, floraison continue de fin juin jusqu’à l’automne. Il est donc en ce moment en fleurs, entre Sambucus nigra ‘Laciniata’ et un jeune Sambucus palmensis qui ont terminé leur floraison.

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Il est beau, sa floraison est remontante comme celle de Sambucus canadensis mais, cela n’est pas souvent précisé, il est plus difficile à cultiver. On le dit rustique jusqu’à -10°. C’est vrai à condition que cela n’arrive pas trop souvent dans l’hiver. C’est un sureau subtropical et à feuillage persistant, comme Sambucus chinensis et Sambucus palmensis, en limite de rusticité en zone 8. En cas de gel vers -10° ces deux sureaux perdent leur feuillage mais ce n’est pas grave, ils le referont à la fin de l’hiver. Ainsi S. chinensis, sureau herbacé, est persistant à Veneux mais disparait complètement en hiver à Romilly, comme notre Sambucus ebulus et il réapparait en mars. Le problème avec Sambucus hookeri, c’est qu’en cas de destruction par le gel, il refait son feuillage aussitôt alors que l’hiver n’est pas terminé. En cas de nouveau gel important, cela recommencera. Je ne pense pas qu’il puisse refaire 3 fois de suite son feuillage.

Son autre difficulté, c’est qu’il supporte mal la sécheresse. En été, en cas de terrain sableux, il faut l’arroser presque tous les jours. Température 33°, pas arrosé depuis un peu plus de 24h, les feuilles pendent :

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J’ai déjà étudié ce sureau en détail. Si vous voulez en savoir plus :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2010/09/08/sambucus...

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2010/09/08/sambucus...

 

21:51 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)

25/06/2016

Sambucus tigranii

Mon magnifique sureau d’Arménie avait subi en automne l’intervention malencontreuse de la tronçonneuse de ma belle-fille qui trouvait qu’il y avait trop de sureaux dans mon jardin. Mais il est reparti aussitôt et s’il n’a pas encore la beauté des années précédentes il est déjà très beau et même ma belle-fille a admiré la beauté de sa fructification.

C’est pour moi le plus beau des sureaux rouges, aussi bien en fleurs

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Qu’en fruits qui se forment beaucoup plus tard que ceux des autres sureaux rouges, seulement au début de l’été, souvent même en juillet

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09:50 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2016

Les floraisons

Il pleut toujours. J’espère que le Loing ne va pas de nouveau gonfler, il est déjà  de nouveau en vigilance jaune et cela peut s’aggraver vite, les terres ne peuvent plus rien absorber.

Dans quelques jours c’est l’été alors qu’il n’y a pas eu de printemps, remplacé par la mousson. Je n’ai pas jardiné depuis longtemps, mon âge et mon état de santé ne le permettent pas sous ce déluge. C’est donc plus que jamais la jungle autour de la maison. La plupart des plantes, lianes et arbustes en particulier, qui fleurissent en mai et juin ont développé un feuillage exubérant au détriment de la floraison qui est plus pauvre qu’habituellement et en retard.

Le seul dont la floraison n’a pas souffert, c’est Hydrangea bretschneideri. Il a même encore plus de fleurs qu’en mai :

1 hydrangea bretschn veneux 16 juin 2016 008.jpg

Cependant, il n’a toujours pas ouvert ses fleurs fertiles comme s’il savait qu’elles ne pourraient être fécondées parce que les insectes sont aux abris.

2 bretscneideri veneux 16 juin 2016 008.jpg

Le feuillage des actinidias est plus qu’exubérant. Il me semble que c’est au détriment de la floraison mais c’est difficile à affirmer parce que la multitude de grandes feuilles les cache et j’ai eu du mal à trouver celles que j’ai photographiées. Je n’ai trouvé que des fleurs femelles de Actinidia deliciosa

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Et des fleurs, nombreuses, de Actinidia melanandra, aussi bien sur le pied-mère noyé dans la végétation de deliciosa que sur ses deux enfants sur les arcades. Ces fleurs sont très avancées, formant toutes déjà un fruit ce qui permet de supposer qu’il y a eu soit des fleurs mâles, soit des fleurs de Jenny, l’hermaphrodite

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Un oiseau a trouvé intéressant de cacher son nid dans tout ce feuillage :

16 nid veneux 16 juin 2016 018.jpg

Le sureau noir ‘Laciniata’ aussi est débordant de feuillage, il s’est épaissi, élargi, mais la floraison est pauvre :

17 laciniata veneux 16 juin 2016 025 (1).jpg

Son aspect habituel :

18 en fleurs 31 mai 2008 003.jpg

Le rosier liane Rosa mulliganii est en retard. Il aura une floraison magnifique car il y a des centaines de boutons mais pour l’instant il n’y a qu’une dizaine de fleurs ouvertes. Ces fleurs parviennent à attirer de minuscules insectes capables d’affronter les intempéries :

19 rosa mulliganii veneux 16 juin 2016 003.jpg

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16/05/2016

Sambucus palmensis

C’est le sureau endémique des îles Canaries, très proche de notre sureau noir. Il est aujourd’hui en pleine floraison alors que les sureaux noirs sont en retard cette année. D’habitude ils sont en fleurs à peu près en même temps. Je vois une explication : Sambucus nigra est en retard parce qu’il n’a pas subi de froid cet hiver et il est un peu déboussolé. La douceur de l‘hiver n’a pas gêné Sambucus palmensis, c’est un hiver plus proche de celui de sa région d’origine. Vu de la mezzanine du séjour :

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2 palmensis veneux 15 mai 2016 002.jpg

Sur la première photo on voit à droite plus haut car il est planté sur la butte des fleurs de l’alisier torminal et en bas presque au milieu un cognassier encore en fleurs.

Sa taille s’est stabilisée à 6m. Il a une quinzaine d’années et n’a jamais souffert de l’hiver ici (zone8).

Il est très proche du sureau noir mais il y a des différences :

Il aime les sols drainants alors que le sureau noir préfère les sols lourds et humides. Il l’a démontré à Romilly où j’en avais planté deux. Ils ont succombé à l‘inondation continue  de 6 semaines. Il est vrai que c’était une situation exceptionnelle et beaucoup de sureaux noirs avaient succombé également mais pas tous et certains sont repartis un ou deux ans plus tard et ceux de Sambucus canadensis ont tous totalement résisté. Avant cet accident leur croissance n’était pas aussi rapide qu’à Veneux.

Il prend spontanément un aspect d’arbre avec un tronc très haut. En fait le mien a deux troncs mais rapprochés et verticaux sans aucune branche sur une hauteur de 2m. Ses branches ne sont pas aussi obliques et arquées vers le sol que celles du sureau noir et il n’y a donc jamais de casse sans nécessité de taille. Son aspect est très harmonieux, un peu comme un arbre fruitier.  Il a pris cet aspect d’arbre très tôt sans que j’intervienne. Le voici le 23 juin 2007 :

3 palmensis,ensemble 23 juin 2007 009.jpg

Maintenant les troncs sont beaucoup plus hauts et font la moitié de la hauteur totale de l’arbre :

4 palmensis 16 mai 2016 001.jpg

Il a un feuillage semi-caduc donnant même un aspect permanent. Les feuilles de l’année ne tombent que lorsque le nouveau feuillage est assez avancé. Le changement de feuillage se produit en décembre ou janvier. Le 25 janvier 2016 :

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Ses corymbes de fleurs sont bombés comme ceux de Sambucus canadensis alors que ceux de Sambucus nigra sont plats ou même légèrement concaves :

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On voit qu’aujourd’hui il n’est qu’en début de floraison, il y a des corymbes encore en boutons beaucoup plus nombreux. Dans quelques jours il sera magnifique.

Les feuilles sont plus longues que celles du sureau noir avec souvent 9 folioles.

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2007/06/23/sambucus...

 

 

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18/01/2016

L'hiver est arrivé

Les arrivées de bernaches et de cygnes migrants l’avaient annoncé et l’hiver est là. Cette nuit il a fait -2°C. Et cela peut se voir sur mon terrain.


Au petit matin, Sambucus hookeri, sureau du Nepal, un des rares sureaux à feuillage persistant, montre son indignation devant ce petit gel (il peut supporter jusqu’à -10°C) en laissant pendre ses feuilles. Il est visible depuis la fenêtre de la cuisine et il me sert de repère pour voir s’il gèle lorsque je me lève, sans sortir pour voir un thermomètre. Les branches nues en haut sont plus loin, ce sont celles d’un Sambucus nigra ‘Laciniata’.

1 hookeri veneux 18 janv 2016 002.jpg

Un autre sureau qui garde du feuillage l’hiver, c’est Sambucus chinensis. Mais c’est un sureau herbacé qui se renouvelle en janvier. Il a encore le feuillage de la saison passée

2 chinensis veneux 18 janv 2016 001.jpg

Et déjà le jeune feuillage au pied des vieilles tiges

3 chinensis veneux 11 janv 2016 005.jpg

Mais il ne craint pas ce petit gel, il a déjà supporté la neige sans se plaindre lors d’un hiver plus sévère :

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Une autre preuve du froid : ce ballon dans le lierre. Si on regarde bien, la sphère est surmontée d’une petite tête :

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6 pigeon ramier veneux 18 janv 2016 003.jpg

De profil on peut vérifier qu’il s’agit d’un pigeon ramier tout gonflé. Mes pigeons ne sont pas obèses. Il gonfle ses plumes pour s’isoler du froid.

7 pigeon ramier veneux 18 janv 2016 006.jpg

Les mignonnes tourterelles en font autant :

8 tourterelles 16 janv 2016 008 (2).jpg

et bien collées l’une à l’autre, c’est encore mieux :

9 tourterelles 16 janv 2016 008 (1).jpg

Un autre signe de l’arrivée du froid, c’est l’augmentation du nombre d’étourneaux :

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Et, à partir de 3, c’est la guerre :

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24/11/2015

Hilliers'Dwarf, sureau ou pas sureau ? Plutôt Staphylea

J’ai planté un sureau nain, Sambucus nigra ‘Hillier’s Darf’ en décembre 2008 :

0hillier 8 dec 2008 020.jpg

Il avait 2 troncs principaux et une très jolie écorce :

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2 hillier 8 dec 2008 023rec.jpg

Le voici au printemps suivant, en juin 2009, il a quelques feuilles à 3 folioles mais la plupart ont 5 folioles et elles ont toutes un aspect typique de feuilles de sureau noir :

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Alors qu’il était censé atteindre au plus 55 cm, il m’a fait une première surprise en atteignant 1m de haut dès la fin de l’été :

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Il a grandi l’année suivante pour plafonner finalement à environ 1m70.
Mais la plus grosse surprise, il me l’a faite cette année en avril. Je n’en ai pas parlé parce que je n’y comprenais rien, tout se passait comme si c’était une autre plante et je ne pouvais l’interpréter et lui donner un nom. Il a fleuri d’une façon qui n’a rien à voir avec celle du sureau noir et les sureaux nains ne fleurissent pas et j’espérais une fructification pour l’identifier. Mais il n’a pas fructifié. Il a toujours 2 troncs, son feuillage est resté celui d’un sureau noir, il a toujours sa jolie écorce. C’est donc bien toujours la même plante et je ne sais qu’en penser. Je vous soumets le problème tel quel.
Voici les photos prises le 27 avril :

5 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (1).jpg

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S’il y a bien l’écorce et le feuillage d’origine, la floraison ne ressemble pas à celle d’un sureau noir. Pour rappel voici un corymbe et les fleurs du sureau noir :

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Mon sureau nain a des fleurs pendantes, d’une morphologie très différente et on ne reconnait pas un corymbe. Cela évoque beaucoup la floraison d’un styrax. Mais ce ne peut être un styrax qui a des feuilles simples et alternes.
Pourtant, si on regarde en détail, il y a plusieurs caractéristiques de la floraison du sureau noir. Il y a bien 5 pétales externes disposés comme ceux du sureau noir mais avec en plus un canal central semblant fait de pétales d’où émergent étamines et pistil. Cependant le pistil est plus long que les étamines :

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Ce pistil semble ne comporter que 2 carpelles (la fleur de sureau noir donnera un fruit à 3 graines). L’ovaire semble supère alors qu’il est semi-infère chez le sureau noir. Cependant, ce n’est peut-être pas constant, sur cette photo il semble bien exister 5 anthères et 3 stigmates :

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Enfin, si on regarde de près ce groupe de fleurs, cela semble bien correspondre, bien que pendant, à un corymbe de type sureau noir à 5 branches principales :

23 hillier's dwarf corymbe  veneux 25 avril 2015 041 (11).jpg

J’ai déjà vu des fleurs de sureau noir étranges comme celles de ‘Monstrosa’ :

monstrosa fleur monstr p romi 25 juin 2010 047.jpg

Ou celles de ‘Plena’ :

Plena fleur 7 mai .jpg

Je crois qu’il s’agit bien d’un sureau noir, celui qui m’a été vendu comme ‘Hillier’s Dwarf’, mais sa floraison n’est citée ni photographiée nulle part. J’espère qu’il fleurira encore l’an prochain et pourquoi pas, pour mon plus grand bonheur, fructifiera.

Suite :

Lionel me propose Staphylea pinnata. Cela y ressemble énormément. J'y ajouterai cette photo du débourrage un 28 mars que je n'ai jamais vu sur un sureau mais que j'ai retrouvé sur des photos de Staphylea :

staphylea pinnata veneux 28 mars 2010 026 (1).jpg

Je pense que le vendeur s'est trompé à cause de la ressemblance du feuillage. J'espère qu'il produira l'an prochain.

25/09/2015

Le sureau blanc, c'est un délice

pour les oiseaux. Le sureau blanc, c’est Sambucus canadensis. Il ressemble beaucoup au sureau noir en plus léger, moins grand et il drageonne sans être envahissant, juste de quoi récupérer quelques nouveaux pieds. Je vous ai déjà dit que je mange un peu de ses fruits crus, ils sont un peu sucrés, plus agréables que ceux du sureau noir. Mais je ne suis pas la seule de cet avis. Les oiseaux en sont fous et ma récolte va en être réduite. Regardez le spectacle lorsque j’arrive sur mon terrain de Romilly :

canadensis romi 24 sept 2015 001.jpg

Tout ce qui est rose, ce sont les pédoncules, il n’y a plus un seul fruit.

La récolte est étalée dans le temps car la floraison est remontante de juin à septembre. Alors que je récolte des fruits mûrs depuis 15 jours, il y a encore un corymbe de fleurs, sans doute le dernier :

canadensis romi 24 sept 2015 026.jpg

 

 

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18/09/2015

Sureau noir et sureau yèble

Nous avons parlé récemment de la cueillette des baies de sureau noir. Mais je n’avais pas assez de photos suffisamment évocatrices du sureau yèble avec lequel il ne faut pas le confondre car ses baies sont toxiques. Dans ma région le sureau yèble est au moins aussi abondant que le sureau noir, il y a même des rues, des quartiers qui portent son nom. Je suis donc allée où j’avais remarqué son abondance pour prendre de nouvelles photos.

Reprenons d’abord les caractéristiques du sureau noir, Sambucus nigra, aux baies comestibles.

C’est un arbuste ou un arbre. S’il porte des baies il mesure déjà obligatoirement plus de 2m.

1 nigra veneux 18 déc 2013 009.jpg

2 nigra nemours 24 nov 001.jpg

3 nigra djamila gb 9 avril 2012 216.jpg

Celui-ci a été photographié dans le château de Gand :

4 S. nigra au château de Gand 1997.jpg

Cela veut dire qu’il a du bois sur le tronc :

5 nigra p 5 février 038.jpg

Et sur les branches :

6 nigra veneux 14 jan 036.jpg

Ses feuilles n’ont que 5 à 7 folioles :

7 nigra feuilles 27 juillet 2008 001.jpg

Et ce qui est caractéristique, et on ne peut confondre ses corymbes avec ceux du sureau yèble, c’est que ces corymbes pendent et regardent vers le sol dès que les fruits sont assez gros, même encore verts :

8 nigra 10 août 2008 003.jpg

9 nigra corymbes verts  10 août 2008 001.jpg

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11 veneux 9 août 2010 015.jpg

Le sureau yèble, Sambucus ebulus, celui qu’il ne faut pas manger, sauf si on est un oiseau, aime les zones très ensoleillées et humides. C’est pourquoi il pousse dans le fossé au bord de la route. Il y forme une longue haie :

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C’est un sureau herbacé, il n’a pas de bois et ne dépasse pas 1m50, exceptionnellement 2m. Il drageonne beaucoup et forme toujours des colonies, en voici d’autres exemple :

ebulus 2w colonie  Loiret 16 juin 017.jpg

ebulus 2x à Thomery.jpg

La hauteur des plantes d’une colonie est uniforme et les corymbes, même à maturité sont dressés vers le ciel :

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ebulus 4 varennes 18 sept 2015 005.jpg

ebulus 5 varennes 18 sept 2015 004.jpg

ebulus 6 varennes 18 sept 2015 003.jpg

ebulus 7 varennes 18 sept 2015 009.jpg

Les feuilles ont beaucoup plus de folioles, 9 à 13 le plus souvent :

ebulus 8 varennes 18 sept 2015 008.jpg

ebulus 9 varennes 18 sept 2015 007.jpg

ebulus 10 27 juin 2010 007.jpg

Il n’est pas comestible mais il n’est pas sans intérêt décoratif. Il peut former de beaux massifs, à condition de limiter son drageonnage :

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12/09/2015

Fruits de fin d'été

A Romilly, les cornouilles du Cornus mas ‘Jolico’ sont encore sur l’arbre

1 jolico romi 6 sept 2015 016 (1).jpg

alors que les fruits du cornouiller sauvage à Veneux sont déjà tombés. Je constate cette différence de date tous les ans. Ces cornouilles de Jolico sont plus gosses et l’arbuste est beaucoup plus dense :

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Les reines des prés, Filipendula ulmaria produisent à profusion des fruits qu’elles comptent bien semer partout. Elles savent qu’elles sont belles et que je n’oserai pas trop les arracher.

3 filipendula ulmaria romi 11 sept 2015 007.jpg

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5 filipendula graines  romi 10 sept 072.jpg

L’aubépine, Crataegus monogyna :

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Poirier :

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Rosiers :

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Viorne obier :

13 vib opulus romi 6 sept 2015 024.jpg

Fuchsia reitzii :

14 fuchsia reitzii romi 30 août 2015.jpg

Cydonia ‘Krymsk’ :

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16 cydonia krymsk romi 30 août 2015 004 (2).jpg

17 cydonia krymsk romi 30 août 2015 025.jpg

Mais pour le sureau blanc, c’est une course de vitesse avec les oiseaux. Ils mangent ses fruits plus rapidement que ceux du sureau noir. Les oiseaux sont des gourmets qui ont vite remarqué que ces grains sont plus sucrés. Heureusement, pour l’instant ils les ont surtout attaqués au sommet, au-dessus de 3m, là où je ne les aurais peut-être pas pris. Un partage équitable. Sur les corymbes du sommet, ils ont vraiment tout mangé, il ne reste que les pédoncules :

18 canadensis romi 11 sept 2015 005.jpg

08/09/2015

La récolte du sureau

Les premiers corymbes de sureau noir, Sambucus nigra, mûrs ont été cueillis à Romilly il y a 10 jours. La cueillette à Veneux commence depuis peu car le terrain est moins ensoleillé. Ces premiers corymbes ont été aussitôt égrenés et le fruit de mon travail mis au congélateur. En effet les fruits du sureau supportent la congélation  de façon remarquable. Lorsqu’on les dégèle, ils sont absolument identiques à des fruits fraichement cueillis. Je vais donc procéder ainsi jusqu’à la fin de la récolte qui va porter sur plusieurs semaines, la production du sureau blanc étant très étalée. A la fin, je les dégèlerai pour extraire en une seule fois le jus et faire gelées et confitures.

Cette semaine commence donc la cueillette des fruits du sureau blanc, Sambucus canadensis. Encore peu de corymbes sont mûrs et il y a même encore des corymbes en fleurs car la floraison de ce sureau est très remontante. Photo du 16 août avec corymbes de fleurs et corymbes de fruits verts :

1 canadensis romi 16 août 2015 058.jpg