22.11.2009
Monstrosa l'hiver
Sambucus nigra 'Monstrosa' n'a plus qu'une touffe de feuilles au sommet de sa plus haute branche, celle qui a beaucoup poussé cet été.
Il parait développé surtout en hauteur mais sa base est très large grâce à des branches horizontales presque au ras du sol. L'une d'elle semble même vouloir se marcotter.
Ses branches maintenant dénudées montrent leur vraie nature.
Elles sont plates et élargies,
et tourmentées.
Les bourgeons sont disposés n'importe où, au hasard, en dépit du bon sens.
Malgré ses "malformations" (fasciation) il est très beau l'été sous son feuillage dense et avec son port original :
19:04 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
Cyclamen
L'hellébore sur son tapis de pervenches tente d'épanouir sa première fleur. Elle est encore bien petite et elle devra devenir rouge sombre.


Mais elle n'est pas entourée que de pervenches. Le cyclamen planté il y a deux ans a étendu son territoire. Ses grandes et belles feuilles n'ont aucun mal à surplomber la pervenche.


Vous remarquerez que le tapis de pervenches, et de cyclamens, est aussi efficace qu'un tapis de lierre pour absorber les feuilles mortes.

Admirons les délicats dessins d'une feuille de cyclamen :

Et ces feuilles au dessin encore plus compliqué :


15:31 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
21.11.2009
Jardin
Verbena bonariensis, la verveine de Buenos Aires, porte toujours toutes ses fleurs fanées. Il y en a beaucoup, une promesse de nouvelles plantes pour l'été prochain.

Mais la douceur des températures l'a incitée à émettre de nouvelles branches, reconnaissables à leur couleur, un vert très clair.


Et certaines de ces pousses osent même une floraison.


La morelle douce-amère garde son feuillage et exhibe ses fruits d'un rouge attirant mais toxiques.

Tiges et feuilles du gaura ont pris une teinte rouge vif. Il montre encore quelques fleurs devenues aussi rouges que le reste de la plante.



Et les coccinelles dont je n'avais vu le premier exemplaire qu'en fin d'été sont maintenant partout dans le jardin, sur des tiges de vivaces desséchées. Ce sont toutes des 7 points.



20:22 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jardin
20.11.2009
Coreana persiste
Sambucus coreana s'entête à ouvrir un bourgeon floral :
C'est vrai qu'il fait entre 15 et 18° depuis de nombreux jours mais ce n'est pas une raison suffisante pour qu'il se fasse ainsi duper. Aux premiers gels cette floraison est perdue. Cela fait penser aux arbres fruitiers qui ont parfois une deuxième floraison.
Un autre Sambucus coreana :
20:51 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin
19.11.2009
Inachis io
Ce paon du jour, je l'ai trouvé malheureusement mort sur le sol en ciment de la buanderie, posé ainsi :
Même dans la mort c'est un très beau papillon.
La présence si fréquente, et en toutes saisons, de ces paons du jour dans ma maison est pour moi un mystère. Je n'en vois jamais dans le jardin trop boisé. Il n'y a pas d'orties, pour elles le terrain est trop pauvre et trop sec. Ils viennent sans doute après avoir butiné dans d'autres jardins plus ensoleillés et se réfugient chez moi lorsque les conditions extérieures les gênent car l'accès à la partie basse non enterrée de la maison leur est facile, sans doute plus facile que dans d'autres maison, et aussi parce qu'ils y trouvent le calme.
13:19 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
des p'tits trous, encore des p'tits trous
Sur mon terrain de Veneux il y a cette année des monticules de taupes, il n'y en avait pas eu depuis des années. Ce n'est pas beau sur le gazon mais je n'ai pas de gazon. Les taupes n'abiment pas les végétaux, je les laisse vivre.
Sur le terrain de Romilly il y a des monticules, il y a des trous, de plus en plus de trous, ou est-ce parce que le nettoyage me permet de mieux les voir. Il y a là une vie débordante que je ne vois pas mais dont je vois les traces.
Il y a des trous à la base des arbres, entre les racines,

des trous dans les buttes

des trous dans les berges de la mare


des trous sous les tas de branchages : le sol à l'entrée est bien propre, bien tassé, on le croirait balayé tous les jours

mais en examinant bien, on voit deux petites crottes signatures du propriétaire des lieux, un lapin.

Les trous les plus inquiétants étaient vus auprès de Sambucus nigra 'Laciniata'

et de Sambucus callicarpa

tous deux dus de façon évidente à un lapin.
Mais le plus grave de tous c'est celui qui a endommagé et failli tuer Sambucus hookeri. Un trou discret venu des profondeurs sans aucun signe en surface, avec de graves dégâts sur les racines :

Et voici mes dernières trouvailles : dans une zone couverte d'une graminée de nombreux monticules qui ont jusqu'à 30 cm de haut. Celui que j'ai photographié n'est pas le plus gros mais le plus caractéristique avec son trou au sommet.


Ce terrain semble avoir la structure du gruyère. Je ne vais pas sortir le canon, la carabine, les pesticides et la mort aux rats. Mais je vais renforcer la surveillance et la protection de mes végétaux les plus précieux, en particulier protection pour l'hiver de tous les troncs d'arbustes et jeunes arbres, plantation de narcisses, ceintures de piquets rapprochés autour des jeunes sureaux.
09:54 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, jardin, animaux
17.11.2009
La larve orange
Depuis quelques jours lorsque je creuse un trou de plantation à Romilly, je ramène presque à tous les coups une de ces larves, toutes identiques mais de tailles variées.
Avant :
Arrière :
Depuis 10 jours je cherche inlassablement sur le Web ce que ça peut-être. Difficile. Cette larve a pourtant des caractéristiques pas banales.
Ce soir je crois avoir trouvé ce que c'est, grâce au site aramel.
Cela pourrait bien être une larve de tipule, ces bestioles qui ont un aspect de moustique géant mais inoffensif, non piqueur, comme celui-ci photographié fin juin.
Ce qui m'a convaincu sur ce site consacré aux insectes, c'est le dessin. Je me permets de le reproduire ici parce que sur le site il est illisible car trop petit.
Mais faites donc un tour sur ce site consacré aux insectes, c'est plein de jolies bébêtes.
22:03 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
16.11.2009
Sambucus tigranii
Le sureau arménien se plait beaucoup à Romilly. Planté depuis moins de deux ans il a déjà un tronc plus fort que celui de Veneux pourtant plus âgé et bien portant.
Il a juste une petite anomalie : son tronc est couché sur quelques centimètres au départ et se divise presque aussitôt en deux troncs, l'un vertical, l'autre horizontal qui porte des branches fortes verticales. Cet apparent déséquilibre est parfaitement supporté car tous ces éléments sont très forts.
Les bourgeons sont très nombreux, même sur les branches horizontales.
Des bourgeons à fleurs :
et des bourgeons à bois :
Sur la partie couchée du tronc de départ, à l'opposé du tronc horizontal, sont apparus des bourgeons sur le vieux bois :
On a l'impression qu'il cherche à rééquilibrer sa ramure.
Il est cerné de monticules de rats taupiers probablement et de trous de lapins. Bien que je n'aie jamais vu l'écorce de sureau grignotée par les lapins, j'ai préféré la protéger pour l'hiver :
20:37 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
Charity
Je cherche toujours des fleurs pour les butineurs réveillés par la douceur de ce mois de novembre. J'explore le terrain de Veneux. Il y a encore quelques petits crocus et quelques cyclamens. Mais surtout deux beaux arbustes fleurissent à cette époque : un mahonia et le laurier-tin.
Parlons d'abord des mahonias. 'Winter Sun' montre déjà des grappes mais elles sont encore minuscules.
Mahonia x media 'Charity' est le plus précoce, dès début novembre comme tous les ans.
Le voici le 4 novembre. Seules quelques fleurs tout au bas de la grappe sont déjà ouvertes.
Aujourd'hui 16 novembre il se fait bien remarquer. Derrière le feuillage de Sambucus miqueliana les grappes les plus hautes émergent.
Et pour attirer les butineuses il se débrouille bien, l'exploration fleur par fleur est minutieuse.
Ses fleurs sont denses lumineuses et belles.
Il fleurira ainsi jusqu'en février et dès mars Mahonia aquifolium qui l'entoure de toutes parts en larges tapis prendra le relais.
15:29 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
Lacrima
'Lacrima' est un beau pêcher, une création récente dont je ne regrette pas l'acquisition. Je l'ai planté en 2008 en fin d'hiver.
C'est un régal, non seulement pour le palais mais aussi pour les yeux.
Il se réveille au tout début du printemps, fin mars, en offrant de magnifiques fleurs d'un rose délicat sur les branches nues.
Ensuite son beau feuillage met en valeur son port très pleureur qui attire le regard.
Il a eu la cloque, mais très peu. J'ai aussitôt enlevé les feuilles atteintes et cela n'a pas continué. Il n'a subi aucun traitement ni préventif ni curatif.
En septembre les pêches délicieuses sont prêtes à cueillir. Il m'en a offert trois l'année de sa plantation, plus de vingt l'année suivante, toutes très saines. Et elles sont toutes à portée de la main, il n'est même pas nécessaire de lever le bras.
Et maintenant il donne son dernier spectacle avec sa coloration d'automne. Les branches au premier plan sont celles de Sambucus tigranii.
09:55 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
15.11.2009
Fleurs de novembre
J'ai aperçu encore un papillon aujourd'hui et demain il fera de nouveau 17°. Même s'ils sont peu nombreux, il faut bien que ces hardis rhopalocères trouvent une source d'énergie pour voler. J'ai encore cherché des fleurs, et j'en ai trouvé mais rares et discrètes.
D'abord, une touffe de colchiques. C'est un peu tard direz-vous, mais c'est parce que je les ai plantées tard. Là, il y a une explication. Ce ne sera pas le cas pour les autres.

Cette minuscule fleur bleue à 4 sépales, c'est bien une véronique petit chêne ? Mais ce n'est pas du tout sa période de floraison, normalement de mars à juillet.


Et cette petite blanche, c'est une pâquerette qui fleurit en fin d'hiver.


Mais il y a pire et j'ai des craintes pour la floraison des Sambucus coreana. Ce sont des sureaux rouges à gros bourgeons floraux à cette époque de l'année, ils fleuriront en mars ou avril. Est-ce bien vrai ? Deux de ces sureaux ont les bourgeons rongés par je ne sais quelle peste et donc je ne sais que faire pour les aider. Et le troisième a des bourgeons intacts mais deux d'entre eux commencent à s'ouvrir !!


C'est quoi ce délire temporel ?
21:21 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
14.11.2009
Fleurs de champignon
Hier il faisait doux, il y avait du soleil sur le terrain de Romilly. C'est sans doute ce qui a réveillé un papillon, un petit papillon de jour plutôt sombre et très rapide. Il semblait me harceler en décrivant des grands cercles, mais tellement vite que je n'ai pu le reconnaître et encore moins le photographier. J'ai pensé à une hespéride. Ces papillons aiment les graminées et j'étais justement dans une zone couverte par une graminée en tapis dense, un peu comme du gazon mais beaucoup plus haut et plus grossier, sans doute du chiendent.
Cherchait-il une fleur ? Le chiendent ne semble plus en avoir. Je n'ai presque pas trouvé de fleurs. J'ai des fleurs pour le début de l'automne, pour l'hiver, mais rien en novembre. Je vais me pencher sur ce problème, il faut bien nourrir les butineurs quand il fait doux.
Je n'ai trouvé que de rares crocus à safran plutôt fanés, et cette petite plante, environ 30 cm de haut avec des fleurs très discrètes. Je n'ai pas trouvé ce que c'est.





Et puis j'ai trouvé ces jolies fleurs plus grandes et d'une superbe blancheur sur une bûche pourrie. Bien sûr ce ne sont pas des fleurs mais de ravissants champignons.

20:40 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
Cae Rhos Lligwy
La plupart des sureaux noirs ont encore du feuillage, de même que les canadensis et même le racemosa botanique. Je n'y prête pas beaucoup attention, ce n'est pas leur période la plus intéressante.
Mais aujourd'hui Sambucus nigra 'Cae Rhos Lligwy' avait perdu tout son feuillage. Lorsque je suis arrivée près de lui, pour planter des petits pruniers cette fois, je me suis immobilisée, étonnée de voir ce fantôme, sa ramure éclatante de blancheur, comme des bras blancs tendus vers le ciel.
Un instant j'ai même craint qu'il ne soit mort, ce n'est pas une couleur "normale" pour un sureau. Mais non, il est bien vivant, ses tout petits bourgeons, comme il se doit pour un sureau noir à cette époque de l'année, sont vivants avec même une minuscule pointe verte que je n'ai pu mettre en évidence sur ces photos.
Il a la même écorce que Sambucus nigra 'Albovariegata', ma découverte de l'année dernière.
'Cae Rhos Lligwy' est un sureau noir à fruits clairs, celui qui a des fruits couleur de miel, et 'Albovariegata' a un feuillage taché de blanc. Pour ces deux sureaux le trouble de pigmentation concerne aussi l'écorce. Les autres sureaux noirs à fruits clairs n'ont pas cette écorce blanche.
Pour la blancheur de l'écorce ils n'ont rien à craindre de la comparaison avec les bouleaux.
00:50 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
12.11.2009
Lonicera nitida
Lorsque j'ai acheté le terrain de Romilly fin décembre 2007, j'ai tout de suite remarqué cette belle haie bien verte et très dense, d'environ 5m de long sur 2m de haut et presque 2m de large.

Elle est située en bordure du chemin communal. Lorsque j'avais visité le terrain pour la première fois en septembre 2007, on voyait parfaitement le grillage de clôture :

En 3 mois elle avait incorporé le grillage. Quelle exubérance !
Je me suis souvent demandé quel était cet arbuste. Vu de loin, sans trop chercher à comprendre, cela ressemble à un cotonéaster mais qui jamais ne fleurit ni ne fructifie.
Mais ces jours-ci j'ai dû le tailler côté portail car il débordait trop dans la zone d'ouverture du portail. Et j'ai vu les fruits ! des fruits trop rares pour être remarqués mais très jolis, violets, plus gros que ceux d'un callicarpa. J'allais enfin pouvoir trouver son nom.


C'est un Lonicera nitida. Je n'aurais jamais pensé à le chercher dans les chèvrefeuilles.
Ses branches souples, arquées, s'entremêlent. C'est ce qui lui donne cette extraordinaire densité jusqu'au sol et rend la haie absolument impénétrable.


Le feuillage est d'un beau vert, vernissé, toute l'année.

Sa vitesse de croissance est telle qu'il est souvent employé par les impatients à la place du buis, pour les haies et pour les topiaires. Evidemment, si vous voulez une haie taillée, le revers de la médaille c'est qu'il faut le tailler souvent. Mais la taille au carré, ce n'est pas mon truc. Restons naturels.
Beaucoup de sites lui donnent une hauteur de 1m à 1m20. Cela doit être vrai pour les tailleurs au carré. Le mien n'a pas peur d'atteindre 2m, ce que confirment les sites plus sérieux.
Il n'est jamais malade (peut-on en dire autant du buis ?), il accepte le calcaire, il se débrouille tout seul.
Pour la multiplication, rien de plus facile. Il se marcotte un peu tout seul et surtout le bouturage est d'une facilité déconcertante. Je crois que je vais en profiter, même pour le terrain de Veneux.
11:16 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
11.11.2009
Le glomeris, suite
Une autre différence entre cloporte et glomeris est très visible à l'arrière du corps. Si le cloporte a moins de pattes, il a davantage de plaques tergales et elles sont nombreuses et très étroites à l'extrémité postérieure du corps :
Au contraire le glomeris n'a pas autant de plaques et la dernière est plus large que les autres :
Voici encore quelques photos de cet adorable glomeris :
J'aurais bien aimé vous montrer son dos mais lorsqu'il se déroule sur un plan dur et lisse comme celui sur lequel je l'avais posé il se retrouve sur le dos et est incapable de se mettre dans l'autre sens. J'ai bien essayé de le redresser mais dès qu'on l'approche il se met en boule. Je ne pouvais passer la journée à tenter d'apprivoiser un glomeris, j'ai abandonné. Je l'ai mis dans l'herbe où il doit pouvoir se débrouiller tout seul.
23:01 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Glomeris
Encore un petit effort, juste quelques coups de pelle dans le sol de Romilly et nous serons des spécialistes des arthropodes. Quelle richesse en petite faune ce sol, rien à voir avec le sable.
J'ai donc encore planté un pommier aujourd'hui, cette fois un petit pommier en colonne.
Et j'ai ramené un perce-oreille, tellement rapide que je n'ai pu le photographier, et ce que j'ai cru être un cloporte :
Il ressemble beaucoup à celui que j'ai photographié en juin :
Mais il n'a pas ces taches jaunes et la forme des plaques de sa cuirasse (tergites) n'est pas la même. Il y a bien un autre cloporte capable de s'enrouler, avec un corps uniformément sombre, c'est Armadillidium cinereum. Est-ce lui ?
Mon pseudo-cloporte est très, très craintif. Je dois attendre près d'un quart d'heure pour qu'il se décide à se dérouler lentement :
C'est étonnant, il semble avoir un nombre impressionnant de pattes. Le cloporte n'en avait pas tant dans la même position.:
Avant de continuer, voilà le cloporte les 14 fers en l'air, car il a 7 paires de pattes :
Ma bestiole finit par se dérouler complètement mais sur le dos (le cloporte, j'avais dû le renverser pour cela) :
Impressionnant le nombre de pattes ! d'autant plus qu'on ne les voit pas toutes car elles ne sont pas toutes sur le même plan pour la photo. Mais ce qu'on voit bien c'est que leur base est réunie par deux petites lignes réunies en un point, le tout formant un petit triangle, le point de réunion étant proche de la ligne médiane sur l'abdomen. Nous avons déjà vu ça avec mon petit mille-pattes. De très nombreuses pattes, c'est un myriapode, des pattes groupées par deux, c'est un diplopode. Comme l'autre diplopode il sécrète un venin mais n'a pas de crochets pour l'injecter, comme lui il se nourrit de détritus, de végétaux en décomposition. Très craintif, et c'est justifié par la fragilité de son abdomen, on le trouve le plus souvent en boule.
Ce n'est pas un cloporte, c'est Glomeris marginata, un diplopode.
A suivre…
20:32 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
10.11.2009
Pourquoi tant de pattes ?
Voici la deuxième bestiole trouvée dans ma pelletée de terre. La troisième, je vous la montrerai plus tard, lorsque j'aurai son nom, j'ai envoyé ses photos à des spécialistes.
Ces petites bêtes qu'on appelle mille-pattes peuvent être classées dans deux groupes :
les chilopodes sont les moins sympathiques, ils ont des crochets à venin, il vaut mieux ne pas les prendre dans la main. Leur caractéristique la plus évidente est qu'ils n'ont qu'une paire de pattes par segment.
les diplopodes sont les gentils, ils ont un venin mais pas de crochets pour l'injecter et l'expulsent dans l'environnement. Leur caractéristique facile à voir est qu'ils ont deux paires de pattes par segment. En fait c'est plus compliqué : il y a un premier segment sans pattes, les trois segments suivants ont une paire de pattes, et ensuite tous les segments ont deux paires de pattes. On considère que les segments sont fusionnés deux par deux. Ce sont eux qui ont le plus grand nombre de pattes, jamais mille, mais on en a répertorié un qui a 750 pattes ! Encore un peu d'évolution et on arrivera au millier. Si l'homme n'arrive pas à les décimer avant, bien sûr. Ces diplopodes vivent dans le sol comme les vers de terre et font le même travail.
La petite jeune fille de 11 ans qui m'accompagnait ce jour là me l'a amené dans sa main sans hurler de douleur. C'est donc un diplopode. Les photos ne sont pas formidables parce qu'il est vraiment très rapide, il sait se servir de toutes ses pattes. Pour faire des photos je me refuse à immobiliser de force une bestiole au risque de la mutiler ou de la tuer.
Voici le monstre, environ 2 cm de long, cela ne fait pas beaucoup en largeur :


J'ai recadré pour mieux voir les pattes.

Le premier segment, plus étroit, n'a pas de pattes. On devine le début des pattes du segment suivant. On croirait qu'il a perdu les pattes du 3e segment à une paire. Mais sur une photo plus tardive, il n'avait donc pas perdu ces pattes, on les voit très bien, c'est un problème de position de ces pattes.

Les segments suivants ont bien deux paires de pattes.

14:22 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
09.11.2009
Le monde des cloportes
Vous croyez qu'un cloporte n'a aucune personnalité, qu'ils se ressemblent tous ? Pas du tout. Il y a une grande variété de cloportes, avec des décorations différentes sur la carapace et une psychologie différente. Je reconnaîs que par psychologie j'exagère, disons des comportements différents.
Je vous en avais déjà montré un en juin. Je pense qu'il s'agissait de Oniscus asellus à cause de ses nombreuses taches claires. Il était peu rapide, facile à renverser et se mettait en boule à la moindre crainte.
Ces jours-ci, en creusant pour planter un pommier ancien, 'Lineous Pippin' (quel drôle de nom), j'ai ramené d'un seul coup de pelle 3 bestioles : une chenille, un mille-pattes et un cloporte.
Ce cloporte pourrait être Philoscia muscorum parce que son flagelle d'antenne porte plus de 3 articles et à cause de la bande brune médiane sur le dos.
Son comportement n'a rien à voir avec celui du précédent. C'est un rapide, très rapide, difficile à photographier. C'est sa méthode en cas de danger, il ne s'est jamais mis en boule. Et je n'ai pu le photographier sur le dos, il se retourne trop vite.





19:13 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
L'hiver de Sambucus chinensis
Le sureau chinois de Romilly est entré en hibernation, exactement comme, et en même temps, que le sureau yèble local, Sambucus ebulus, toute sa partie aérienne est morte et bien sèche alors que celui de Veneux est toujours en végétation.
Je rappelle qu'il s'agit du même clone, le sureau de Romilly vient de celui de Veneux par division des rhizomes. Il est vrai qu'il fait légèrement plus froid à Romilly puisqu'il y a eu un seul matin -1°C alors qu'à Veneux on a approché du 0° sans l'atteindre. Mais le feuillage avait fané avant et l'an dernier il n'a gelé que beaucoup plus tard et il s'est comporté de la même façon. Ce n'est donc pas l'explication. D'ailleurs celui de Veneux a déjà supporté plusieurs matins jusqu'à -4°C sans perdre son feuillage.
A Romilly j'ai donc coupé les tiges mortes en en laissant un peu au-dessus du sol pour le repérer. J'ai recouvert la surface correspondant aux rhizomes, environ 1m x 1m50 avec ce sac de feuilles mortes :

J'en rajouterai un ou deux sacs. Cette protection me semble souhaitable parce que Sambucus chinensis me parait ici en limite de rusticité, que ses rhizomes sont assez superficiels, et que cette terre qui garde bien l'eau va former des blocs de glace au moindre gel.
Pendant ce temps le Sambucus chinensis de Veneux est en pleine végétation :
Il a toujours ses corymbes avec fruits et nectaires :
et même encore quelques fruits immatures
et ce curieux fruit plat.
Si l'hiver est doux (malheureusement il m'a paru bien précoce, je crains le pire), il gardera son feuillage jusqu'à la fin de l'hiver lors du démarrage de la nouvelle végétation. Je vous l'ai déjà montré sous la neige ou les feuilles pendantes et semblant cuites sous le gel mais reprenant un aspect normal après. Seul le gel à -8°C l'an dernier est venu à bout de son feuillage.
Pourquoi cette différence ? La proximité de la maison lui apporte de la douceur mais pas au point de l'empêcher de geler. Le pot n'est pas protégé, je laisse seulement les feuilles des arbres s'y accumuler.
12:47 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin
07.11.2009
Arbutus unedo
J'ai un arbousier de plusieurs années à Veneux mais celui que je vous montre aujourd'hui c'est mon bébé de Romilly, à peine 75 cm de haut. C'est sa première floraison donc il n'y a pas de fruits mûrs. On dit que ses fruits n'ont pas beaucoup de goût ni de parfum mais moi je les adore, sans doute parce que c'est l'un des fruits de mon enfance.
21:08 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, jardin
Sambucus nigra 'Haschberg'
'Haschberg' est un sureau noir sélectionné pour la production fruitière.
Mais le mien, planté à Veneux il y a plusieurs années, ne se plait pas du tout dans le sable, arrosages et Or Brun n'y changent rien. Il fait partie des sureaux à déplacer vers Romilly. Il est tellement petit, malingre et peu productif que je ne pensais plus à lui. Mais lorsque le 4 novembre je suis passée près de lui je l'ai surpris à porter deux petits corymbes de fruits en pleine maturité. Au moins deux mois de retard sur les autres sureaux noirs !
Pourquoi ce retard ? Est-ce normal pour lui ou est-ce dû à sa souffrance ?
Mais ce qu'il y a de remarquable c'est la belle taille de ses fruits et surtout qu'ils sont tous au même degré de maturité, ce qui n'est pas le cas du sureau sauvage, et c'est un gros avantage.
Il va bientôt partir pour la terre riche et lourde de Romilly et on verra bientôt ce qu'il est capable de faire.
11:33 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
06.11.2009
Cocon blanc
Hier à Romilly j'ai vidé un pot contenant des plantes. Lorsque je l'ai retourné, j'ai trouvé ce joli cocon bien blanc. Il est tellement blanc que, même de très près, on voit mal le "téton" à son sommet, j'ai dû trouver une incidence pour vous le montrer de profil au dessus de la boule bien ronde.
Qu'y-a-t-il dans ce cocon ? J'ai remis le pot à l'endroit et je l'ai lesté d'un bout de bois. Je le retournerai chaque fois que je suis à Romilly, dans l'espoir de voir sortir la bébête.
09:16 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
05.11.2009
Euonymus europaeus
Le fusain d'Europe aime bien les terrains calcaires. Lorsque j'ai pris ce terrain à Romilly je l'ai cherché car j'aime beaucoup cet arbuste, surtout pour ses fruits. J'en ai trouvé quelques exemplaires, petits et maigres, et qui n'ont pas fructifié. La raison en est qu'ils étaient étouffés et ne voyaient pas le soleil. Je les ai dégagés et cette année j'ai des fruits, ils auront sans doute récupéré toute la beauté dont ils sont capables dès l'année prochaine. Admirez ces jolies capsules rose vif qui commencent à s'entrouvrir pour laisser voir les arilles orange. Ces capsules sont pendantes. A ce stade les arilles ne dépassent pas beaucoup donc je les ai prises dans la main pour les retourner pour les photos de près.
23:58 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, jardin
Callicarpa bodinieri
Ses curieuses boules d'une étonnante couleur parme simili-plastique sont bien visibles depuis fin septembre. Leur couleur est tellement particulière que les oiseaux n'y ont jamais touché bien que l'arbuste soit là depuis des années. Maintenant les boules commencent à pâlir mais je vous ai déjà montré ce callicarpa et je voulais cette fois le photographier sans feuilles.



Un arbuste facile, sans taille (certains la conseillent en fin d'hiver) ni besoins d'aucune sorte, assez résistant à la sécheresse.
20:17 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
04.11.2009
La ville haute
Nous sommes arrivés tard à Provins, je vous déconseille d'en faire autant car même une journée entière ne suffirait pas pour tout voir.
Cette visite superficielle nous a permis tout de même de voir de belles tours et des clochers
et des vieilles rues bordées de vieilles maisons.
De la tour César tout au sommet de cette vieille ville qui surmonte la colline la vue est magnifique.
Non seulement nous sommes arrivés tard mais notre marche a été ralentie par les fontaines publiques. Elise a deux passions, les pompiers et les fontaines. Il n'y avait pas de pompiers mais trop de fontaines. Faire tourner la pompe, cela vaut tous les tours de manège.
Et ainsi la nuit est vite arrivée. On fait encore un petit tour de fontaine, la première sous les remparts :
Et c'est la dernière vision des remparts sous la lune :
Allez voir cette belle cité médiévale inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Il y a beaucoup de merveilles à voir, jusqu'aux souterrains.
20:23 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france
Les remparts
Mais Provins, c'est aussi des vieilles pierres, de très belles vieilles pierres.
La grande porte dans les remparts par laquelle nous sommes entrés, et les nombreux touristes :

mais aussi les travaux :

La plupart des photos seront prises vers le haut pour limiter le nombre de ces touristes. Mais parmi eux il y a mon fils et ma petite-fille, Elise, 4 ans. Elise se fera porter jusqu'à ce qu'elle aperçoive la première fontaine.


Rachel, ma belle-fille, est prête à escalader les remparts avec Juliette, 11 mois, sur le dos :



10:45 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france
L'automne à Provins
L'automne est arrivé aussi à Provins avec ses tapis de feuilles mortes,

les couleurs de la vigne vierge,

les beaux fruits du cotonéaster.

Mais la valériane des jardins s'entête et reste couverte de fleurs tout contre la muraille de la tour César

et cette petite fougère est bien méritante, elle se contente de peu, de vraiment très peu alors qu'elle n'avait presque pas vu l'eau tout l'été en plein soleil au sommet de son mur.

Je ne sais quel est cet arbre dégoulinant de guirlandes car il était trop loin et l'éclairage naturel était déjà insuffisant. Pterocarya ?


08:43 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
03.11.2009
Le renard
Un article paru dans le dernier Rustica, semaine du 4 au 10 novembre, que je viens de recevoir m'a beaucoup touchée. Oui, pourquoi tant de haine ?
L'horrible image de cet article m'a remis aussitôt en mémoire l'extraordinaire beauté d'une autre image, celle d'un renard vivant.
C'était il y a plus de vingt ans, à une époque où les hivers étaient plus froids. Il y avait une belle couche de neige. Soudain, par la fenêtre de ma cuisine, à peine à trois mètres de la maison j'ai vu cet animal superbe : fourrure épaisse d'un roux éclatant, longue queue, tête fine triangulaire avec de grandes oreilles dressées, regard vif. Que c'est beau un renard !
Comment peut-on tuer et mutiler tant de beauté sans aucune raison ?
Car il n'y a plus aucune raison de tuer les renards, la rage a disparu. La rage a été éradiquée, mais pas par l'abattage systématique dont l'effet a été nul, seulement par la vaccination orale.
On l'a accusé de décimer les poulaillers. Seulement quelques poules, n'exagérons pas. Il suffit de mettre les poules derrière un bon grillage la nuit et il s'occupera des bestioles dont il est le prédateur naturel, les mulots et autres rongeurs qui dévastent les potagers. Oui, j'aimerais bien qu'une renarde s'installe sur mon terrain de Romilly pour limiter les petits monstres qui ont failli détruire mon unique et introuvable Sambucus hookeri. Et mon voisin aussi apprécierait, celui qui a renoncé à cultiver un potager. Un seul renard tue plusieurs milliers de petits rongeurs par an, il fait partie d'un système écologique et y est indispensable.
Mais la photo de l'article montre plus qu'une tuerie sans raison. L'animal a été laissé à pourrir sur place et la queue a été coupée. Pourquoi tant de haine ?
Messieurs les chasseurs, la chasse est bonne lorsqu'il s'agit de manger, elle est indispensable quand il faut réguler les populations. Mais si vous voulez que tout le monde vous accepte et vous respecte, n'acceptez pas de tels comportements dans vos rangs.
Pour tout savoir sur ce beau, sociable, intelligent et indispensable animal, voici encore un article intéressant, c'est ici.
20:45 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
02.11.2009
Tegenaria
L'un des avantages de vivre dans les bois, c'est le plaisir qu'apporte la visite des araignées. Les petites se remarquent à peine, sauf leurs toiles mais ce n'est pas leur meilleur côté.
Ce qui est beau, ce sont les grosses qui traversent à toute vitesse le séjour.
Celle-ci vue sans loupe ressemble beaucoup à la précédente, la toute noire que je vous ai montrée le 29 octobre. Mais sur les photos on voit bien qu'elle est différente, seulement des taches noires sur un fond plus clair. Ces dessins sur son corps sont bien ceux d'une tégénaire, sans doute Tegenaria atrica. Et elle a du poil aux pattes comme il se doit. Elle est moins farouche que la toute noire et se laisse photographier un peu plus facilement.
Quelle est sa taille ? Evidemment elle ne se laisse pas mesurer. J'ai jeté le premier objet que j'ai trouvé près d'elle
et la comparaison des dimensions a donné : 45 mm pattes comprises, 15 mm pour le corps seul.
19:54 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
01.11.2009
L'érable de Provins
Peu avant le départ des "américains" (mon fils, sa femme, les deux petites, et un ado très gentil mais qui sur le plan de la bouffe est une caricature de ce qui se raconte sur les américains), je ne pouvais échapper à la visite de Provins.
Provins est une ville magnifique mais tout le monde connaît et les photos n'étaient pas faciles, encombrées de la foule des visiteurs. Je vous montrerai juste quelques photos du haut des bâtiments, au-dessus des gens, surtout des vues moins habituelles. Mais nous allons commencer sur ce blog de botanique par la végétation (elle n'est pas médiévale).
En sortant de la voiture sur le parking de la ville haute, nous avons été éblouis par les feuilles d'or d'un érable. Il y en avait autant sur l'arbre qu'au sol.

C'est un érable champêtre, Acer campestre. Cela se voit à la forme de ses feuilles :


et à ses samares. Elles sont encore nombreuses sur l'arbre, groupées par paquets :

Leur forme est caractéristique de cet érable : les deux ailes sont exactement dans le prolongement l'une de l'autre.
22:26 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, jardin
Pyracantha
Partout les pyracanthas brillent de l'éclat de leurs fruits rouges ou jaunes, ces fruits qui leur font mériter leur nom de buisson ardent. Mais le mien n'a plus que ces quelques fruits oubliés sur une branche.
Il était pourtant superbement fleuri en mai lorsqu'il se mêlait aux branches de Sambucus tigranii.
Et ses fruits étaient magnifiques lorsqu'ils ont commencé à rougir début septembre.
Il s'élance tout contre la maison et s'en sert d'appui (il n'est pas attaché) pour s'élever bien haut
Mais il nargue et excite la voracité de tous les oiseaux que je protège et nourris l'hiver et qui ont tant d'arbres alentour pleins de branches pour nicher…
Trop d'oiseaux pour espérer encore des fruits à Noel, les houx les perdent encore plus vite. Tant pis, les oiseaux sont si beaux, si gais, si pleins de vie.
19:18 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
31.10.2009
Les fruits de Sambucus chinensis
Les fruits de Sambucus chinensis sont maintenant bien mûrs.
C'est à peu près à la même période que les années précédentes. C'est tard et cela limite les zones climatiques où on peut obtenir un cycle complet. Mais je vous ai déjà dit que je considère que sa limite de rusticité est la zone 8, même si son feuillage supporte de courts gels et s'en remet parfaitement. Des gels plus intenses ou prolongés comme l'an dernier lui font perdre son feuillage qui normalement ne se renouvèle qu'en fin d'hiver.
Ces fruits sont beaucoup moins nombreux que ceux des autres sureaux et c'est ainsi tous les ans. Problème de pollinisation dans mes conditions de culture ou comportement habituel de ce sureau ? Il attire pourtant beaucoup de pollinisateurs et en particulier les syrphes.
Ce corymbe a de superbes bractées à sa base mais on voit aussi plus haut de minuscules bractéoles qui prouvent que ce n'est pas une ombelle.
Même de près on ne voit pas beaucoup de détails sur ce fruit qui est parfaitement lisse.
On en voit un peu plus sur un fruit moins mûr, moins tendu, le 5 octobre.
23:55 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
30.10.2009
Actinidia sauvage
J'attendais la venue de mon fils pour sévèrement élaguer un grand sureau qui dépassait chez le voisin. Mais je vous ai déjà dit que les actinidias ont tout envahi alentour et souvent bien plus haut qu'un sureau. Cet élagage a ramené 3 branches et leurs fruits, pas encore tout-à-fait mûrs ; ils mûriront dans la cave :
J'avoue qu'ils ne sont pas très calibrés et plutôt petits. Mais c'est du bon kiwi sauvage, Actinidia chinensis très proche de l'espèce botanique. A l'époque où je l'ai planté, on trouvait difficilement et uniquement des très jeunes plants d'actinidias, essentiellement Hayward et Tomuri, quand c'était précisé. Hayward, vous savez, c'est ce gros kiwi qu'on trouve partout. Il présente bien, il est très productif. Mais la qualité ? Je suis incapable de le manger frais, aucun parfum et tellement acide… Mais il est si beau, n'est-ce pas ?
Comment donc ma forêt presque vierge s'est-elle retrouvée envahie par un kiwi sauvage ? Tout simplement grâce à un sanglier.
Il y a quelques années un sanglier, sans doute traqué par une chasse à courre car la forêt domaniale est au bout de la rue, a dévasté mon terrain. J'ai su que c'était un sanglier à cause des marques de ses sabots dans le sol. Un cerf en avait fait autant l'année précédente, c'est le voisin qui l'avait vu. Le cerf n'a fait aucun dégât, le sanglier a pulvérisé toutes les arcades qui soutenaient les actinidias et arraché les jeunes plantes.
L'année suivante le pied mâle a fleuri. Mais il a fait de toutes petites fleurs… femelles !! C'est le porte-greffe seul qui a survécu. Il est vrai que seules les racines étaient en bon état. Ces fleurs ont été suivies de petits fruits de la taille d'une belle cerise, plutôt vert-jaune, à peau très lisse, à manger sans épluchage. Délicieux. Rien à voir avec Hayward qui me fait grimacer. Malheureusement j'ai tenté plusieurs fois de planter un pied mâle, ils ne survivent pas dans le sable. La fécondation par un mâle d'un terrain voisin est très aléatoire et c'est pourquoi je n'ai plus eu de fruits.
L'actinidia dont je vous montre les fruits aujourd'hui fructifie pour la première fois. De toute évidence c'est, lui aussi, la survie du porte-greffe.
Je viens de goûter le fruit qui paraissait le plus mûr. Il est très bon. Je n'ai pas fait la grimace. Il est bien sucré puis on sent une légère acidité, juste ce qu'il faut. Délicieux et rafraichissant.
19:25 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, jardin
29.10.2009
Araignée
Voici une araignée qui a traversé à toute vitesse mon séjour au mois de juillet : les joies de la forêt de plein pied.
Je n'ai pu trouver son nom.
Elle me fait un peu penser à une tégénaire, la tégénaire noire en particulier, mais la mienne est d'un noir absolu ce que je n'ai pas retrouvé sur les photos ailleurs.
Ses pattes paraissent plus courtes, épaisses et trapues, et moins poilues. Je trouve qu'elle ressemble davantage à une araignée du genre Atrax mais elle n'en a ni la taille ni la dangerosité et encore moins la localisation géographique.
Elle est d'un noir si sombre et en même temps si brillant, comme un vernis, que les détails sont difficiles à percevoir et elle courait beaucoup trop vite pour que j'aie le temps de faire des essais d'éclairage. Pour les yeux, je crois que c'est sur cette photo qu'on les voit le mieux, du moins 6 d'entre eux :
20:33 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
27.10.2009
Evereste
L'automne est arrivé aussi pour le joli pommier à fleurs, Malus 'Evereste'. Ses adorables petites pommes de la taille d'une cerise et souvent groupées par deux comme elles commencent à se couvrir de stries rouges qui vont peu à peu confluer, et ses feuilles prennent une couleur jaune beurre.
'Evereste' est un beau petit arbre couvert au printemps de boutons roses puis de la neige de ses fleurs blanches. Se belles petites pommes décorent une partie de l'hiver, jusqu'à ce qu'elles aient toutes été dévorées par les merles. Elles sont comestibles mais plutôt insipides, certains les utilisent en gelées, je les laisse plutôt aux oiseaux qui en sont très friands.
'Evereste' a un pollen de champion et c'est un excellent pollinisateur pour les pommiers à fruits. Il résiste à la plupart des maladies des pommiers puisqu'il est une retombée d'un programme de résistance des pommiers. Il supporte tous les terrains, d'acide à calcaire. Le mien se débrouille seul dans le sable à l'ombre d'un grand chêne et surplombé par un rosier-liane. Il ne vous décevra pas.


Nota : il est souvent écrit Everest comme le mont mais il n'a rien à voir avec ce mont. Son nom est l'assemblage de Eve, la tentatrice à la pomme, et reste parce que ses mini-pommes restent longtemps sur l'arbre.
18:53 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
26.10.2009
Et ailleurs
Sur la route entre Villiers en Bière et Pringy, on voit au loin une forêt encore toute verte.

Entre Bois le Roi et Avon

la forêt flamboie et des arbres sont déjà dénudés.

et juste à côté tout est jaune.

Il y a au plus 25 km depuis Veneux pour la première forêt, 10 km pour la deuxième. Pourquoi une telle différence ? Ce n'est pas à cause d'essences différentes, elles sont variées et sans doute à peu près les mêmes partout.
17:40 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
L'automne arrive
mais à peine. Autour de la maison, seules quelques feuilles d'érables et de chênes commencent à rougir.

13:29 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
25.10.2009
Amélianchier
Pas loin de la petite mare un amélanchier illumine le fond du terrain. Un éclat d'or aussi beau que celui d'un ginkgo.

De l'autre côté de la mare il y a un camellia et des lauriers sauce. Les lauriers sont des semis spontanés et ils poussent vite. A gauche de cet ensemble il y a d'autres lauriers et un autre camélia, trop petits encore pour être visibles sur la photo mais j'aurai bientôt une belle haie bien dense et bien verte toute l'année,

avec parfois de superbes fleurs.

15:08 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin
Les fruits clairs du sureau noir
La saison des fruits du sureau noir est maintenant largement passée. Je possède 6 spécimens à fruits clairs portant des noms différents mais 4 d'entre eux seulement ont déjà fructifié. J'espère la fructification de ''Alba' (ou 'Leucodermis') et de 'Fructo Luteo' pour l'année prochaine. Ils ont tous été obtenus de façon différente mais cela ne veut pas dire qu'ils sont obligatoirement différents.
Nous pouvons déjà comparer les fruits de ceux qui ont fructifié. Ils sont tous différents mais leurs différences sont trop faibles pour un amateur non collectionneur.
'Viridis' a des fruits d'un vert très pâle :
nigra var. albida a des fruits jaune d'or :
'Cae Rhos Lligwy' a des fruits couleur de miel :
Si vous n'en voulez qu'un, pourquoi ne pas choisir 'Urban Lace' ? C'est à Sambucus nigra var. albida que ses fruits ressemblent le plus. Mais son originalité tient dans son feuillage lui aussi très attrayant, lacinié comme celui de 'Laciniata'.
Certains vous vanteront leur manque d'attrait pour les oiseaux qui ne les connaissent pas. C'est faux. Les oiseaux les ont dévorés dès la première saison alors qu'ils ne les avaient jamais vus, et bien plus vite que les fruits noirs. Le premier dévoré cette année a été albida. J'avais photographié ses corymbes intacts le 7 septembre, le 11 il n'y avait plus rien, que des pédicelles sans fruit au bout. S' il a été attaqué encore plus vite que les autres, c'est probablement parce que ses fruits étaient disposés de façon plus visible et leur accès était plus facile.
Il est assez facile de se procurer tous ces sureaux.
00:47 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
23.10.2009
L'hôtel "Au Paon du Jour"
C'est ainsi que je vais devoir appeler ma maison car elle devient un lieu de villégiature pour paons du jour en toutes saisons.
Je vous avais montré celui qui a hiberné dans mon garage l'hiver dernier. Il en était sorti vers le 20 février.
Je vous l'avais montré ensuite faisant la sieste dans la buanderie en plein mois d'août. Il faisait alors très chaud. Etait-il entré pour se mettre à l'abri de la canicule ? Sa présence n'était pas un hasard puisqu'il y en a eu jusqu'à trois en même temps. Le site Papillons de Charente Poitou m'a confirmé que ce papillon n'aime pas la chaleur excessive.
Hier 22 octobre j'en ai encore trouvé un sur la porte de communication entre la buanderie et le garage. Pourquoi est-il là ? Ce n'est pas encore l'hiver. Il fait + 10°C le matin et + 16°C l'après-midi.
Peut-être est-il tombé, comme les cétoines, par la cheminée de ventilation de la chaudière ?
23:20 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
21.10.2009
L'épeire diadème, encore elle
Celle-ci je l'ai trouvée dans la maison. Elle est superbe, plus grosse que celle que j'avais photographiée sur un cosmos. C'est la première fois que je vois une araignée aussi grosse et la première fois que je vois une épeire diadème dans la maison. Mais elle n'a sans doute pas choisi d'y entrer. Hier j'ai rentré mes clivias qui avaient passé la belle saison dehors et c'est justement sur un clivia que je l'ai trouvée au milieu de sa très belle toile tendue entre plusieurs feuilles.
Cette fois nous allons l'admirer vue de dessous :
Détails de la fabrication du fil :

La tête :
J'ai dû me contorsionner pour pouvoir photographier l'autre côté et voir le diadème pour vérifier que c'est bien elle :
La toile n'est pas facile à photographier. Elle est très fine, très régulière, splendide :
17:26 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
20.10.2009
Sambucus kamtschatica et l'automne
Nous sommes toujours à Veneux. Juste à côté du laurier-tin dont j'ai mis la photo des fleurs sur la note précédente, il y a Sambucus kamtschatica. Lui aussi supporte la sécheresse du sable. Il a encore son feuillage de la belle saison, un peu plus clair que celui de Sambucus nigra.
Sur cette photo prise le 8 avril, on voit trois troncs qui partent du collet qui à cette époque est couvert par le feuillage des jonquilles : un gros tronc principal épais et vertical, un tronc à droite, le plus ancien, incliné d'où partent la majorité des branches horizontales, et à gauche une très fine tige verticale.
Cette fine tige verticale qui part de la base a beaucoup grossi depuis et c'est elle qui domine en hauteur maintenant, alors que le tronc principal du printemps s'est incliné :
Je devrai sans doute tailler un peu après la fructification au printemps pour éviter la casse. En cela il se comporte comme Sambucus nigra.
La fine tige est devenue un véritable tronc et domine l'ensemble de l'arbuste :
Comme tous les sureaux rouges il a déjà les gros bourgeons ronds. Vous remarquerez que les tiges jeunes sont très velues et ont même encore quelques poils alors qu'elles sont lignifiées.
Sur ce jeune tronc, les feuilles sont très grandes, plus grandes que celles des éléments plus anciens.
J'ai posé une feuille de lierre sur la deuxième paire de foliole pour donner une idée de la taille de ces feuilles :

11:05 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
19.10.2009
Viburnum tinus
Mon laurier-tin, Viburnum tinus, a un peu fleuri en septembre. Il a de nouveau des fleurs encore en boutons. C'est le début de sa grande floraison qui va durer au moins jusqu'à fin avril. Il supporte bien la sécheresse du sable même si, depuis juin il n'a plu que trois fois, 10 ou 13mm. On nous promet de la pluie pour mercredi mais seulement ce jour-là, et si ça se confirme.

J'ai repris les photos depuis un an :
20 septembre

28 octobre

1 décembre

9, 15, 20 janvier



19 février

1, 23 mars


6, 14 avril


Et il reste vert et bien touffu toute l'année.
22:58 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
17.10.2009
Sambucus nigra chez l'Ami des Jardins
Les variétés très sombres et aux étonnantes fleurs roses du sureau noir sont de plus en plus connues et appréciées. Elles sont à l'honneur dans le numéro de novembre de l'Ami des Jardins que je viens de recevoir :
J'ajouterai que leur prix est modique pour une telle présence dans le jardin. Et ils peuvent donner (mais aussi Sambucus nigra 'Laciniata', variété spontanée version verte de 'Black Lace') l'illusion d'érables du Japon là où ils ne peuvent être cultivés, c'est-à-dire en terrain calcaire, avec, en plus, une magnifique floraison et des fruits comestibles.
13:29 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
16.10.2009
Fleurs d'octobre
Ces photos ont été prises au bord du Loing le 11 octobre.
J'admire particulièrement les plantes qui assurent longtemps le décor comme les graminées géantes mais aussi celles qui fleurissent très longtemps : le volubilis et la verveine de Buenos Aires ont fleuri tout l'été et sont encore en fleurs au milieu de l'automne. Les sauges aussi sont admirables.
12:30 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
15.10.2009
Araignée
Voici une autre bestiole que j'ai eu du mal à déterminer. Je n'ai qu'une photo et c'est un recadrage car elle ne m'a pas laissé le temps de prendre l'objectif macro.
Elle a 8 pattes, c'est une araignée, mais on ne voit pas trace de soie.
Je pense que c'est Pisaura mirabilis, une grosse araignée qui effectivement ne tisse pas de toile. Elle chasse à courre. Ce qu'elle a d'admirable c'est qu'elle porte ses œufs et met à l'abri et surveille ses bébés après éclosion jusqu'à leur première mue.
18:57 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
14.10.2009
Et les bernaches ?
Il y a beaucoup de canards et de cygnes sur le Loing. Mais les bernaches ? Elles sont bien là l'hiver. Certaines se sont sédentarisées à Chamarande où je vous ai montré leurs oisillons. Pourquoi pas à Moret ?
Depuis plusieurs jours je les cherche. Et je les ai trouvées. Il y a bien des bernaches sédentaires à Moret sur Loing. La différence avec l'hiver, c'est qu'elles s'isolent loin des berges.
Les photos ne sont pas très bonnes car elles sont loin et à contre-jour. Mais je n'avais pas le choix et je vous les montre pour prouver leur présence. Elles sont peut-être installées sur l'îlot que l'on voit derrière elles.







19:19 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Le sureau yèble à Veneux
Cela se passe à Veneux. Vous allez voir des fruits de Sambucus ebulus qui semblent entrainer les branches vers le sol. Je vous ai pourtant dit qu'une des différences importantes entre sureau yèble et sureau noir c'est que les fruits du sureau yèble restent dressés alors que les corymbes du sureau noir se renversent vers le sol. En fait ici l'aspect penché est dû à l'ensemble de la tige. Ce sureau yèble très envahissant s'est tellement multiplié, les tiges sont tellement nombreuses et serrées qu'elles se gênent et s'écartent faute de place car l'espace " autorisé" était très étroit. De plus on a rabattu tout ce qui dépassait trop vers la chaussée et les tiges qui se maintenaient sur celles qui ont été coupées se laissent aller vers l'espace libre.
Mais d'autres arguments prouvent qu'il s'agit bien du sureau yèble : c'est une plante herbacée, même près du sol il n'y a pas de bois. A ce stade les tiges ont pris l'aspect nettement cannelé et la couleur rouge que nous avons vus chez Sambucus chinensis. Comme pour le sureau chinois les feuilles fanent en commençant par le bas. Une autre différence très visible c'est le nombre élevé de folioles, souvent 11 ou 13, cela ne se voit jamais chez Sambucus nigra qui n'a que 5 à 7 folioles, très exceptionnellement 9.
Vous remarquerez que le jardinier communal a laissé toutes les parties de cette belle plante qui ne gênaient pas. Merci de nous laisser toutes les beautés de la nature quand c'est possible.
13:24 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nature
13.10.2009
Le pholque dans la baignoire
Lorsque j'ai voulu prendre un bain, la baignoire était déjà occupée par un pholque. J'en connais une qui aurait poussé des hurlements et n'aurait pas pris de bain jusqu'à ce qu'une âme charitable et courageuse vienne trucider le fauve. Mais cette araignée qui aime bien les lieux chauds et humides est absolument inoffensive pour l'homme. C'est un carnivore redoutable capable de tuer des araignées plus grosses qu'elle mais ses chélicères minuscules sont incapables de transpercer notre peau coriace.
J'adore cette bestiole que je vous ai déjà montrée. Je suis allée chercher mon appareil photo. Elle était toujours là, incapable d'escalader les parois lisses et verticales de la baignoire.
Il y a très souvent des pholques dans la baignoire, et sans toile tendue pour pouvoir en sortir. Ils sont donc si bêtes ? Je ne crois pas. J'ai donc examiné de près l'anatomie de la baignoire. La vidange se fait verticalement et sans siphon vers l'étage inférieur, c'est-à-dire la buanderie. Le tuyau aboutit dans le réseau d'évacuation juste à côté de l'évacuation de la machine à laver. C'est un tuyau ouvert sur lequel se pose le tuyau coudé d'évacuation de la machine. Je pense que c'est par là que les pholques pénètrent. L'étage de la buanderie et des garages est le grand lieu de rencontre entre la nature et la maison. C'est le lieu de villégiature des pholques et autres araignées, des papillons qui hibernent et de ceux qui fuient la chaleur l'été, et même des troglodytes si j'oublie de fermer les garages au printemps.
Je suis repartie chercher l'autre objectif macro. Lorsque je suis revenue, il n'était plus là. Pourtant il était incapable de grimper sur les parois trop lisses et je ne l'ai trouvé nulle part. Il est probablement reparti dans la buanderie.
Voici donc la terreur des chaumières avec quelques gros plans sur des détails de sa délicate anatomie.
16:41 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
12.10.2009
et le grèbe
Au bord du Loing je ne voyais que canards et cygnes lorsque mon regard s'arrêta sur une forme inhabituelle. L'oiseau était loin mais son "look" est inimitable et je l'ai reconnu aussitôt :

Je l'ai rapproché au téléobjectif et c'est bien lui, le grèbe huppé :








11:46 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Les oiseaux du Loing
A cette époque au bord du Loing il fait encore très doux et les rives sont trop fréquentées, même agitées. On n'y voit donc que les oiseaux les moins farouches, ceux qui recherchent l'homme et accourent dès qu'on approche des berges :

Il y a donc des cygnes :


dont la technique de pêche m'a toujours fascinée :

et des canards colvert souvent en couple :

avec le mâle très coloré :


et la femelle plus discrète mais très gracieuse :

10:32 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
11.10.2009
et la Seine à Veneux
Veneux les Sablons, en continuité avec Moret sur Loing, est bordé par le Loing avec en face Saint-Mammès, et par la Seine avec en face Champagne sur Seine. Ce plan est copié de Google Maps.
La Seine à Veneux avec tout au fond Saint-Mammès et l'arrivée du Loing dans la Seine :
Les berges de la Seine aussi commencent à être enflammées par l'automne :
20:40 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
Le Loing à Moret
14:18 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
10.10.2009
Drôle de mouche
Il s'est posé sur un tuyau d'arrosage. Il semble maladroit et lent. Il a les gros yeux d'une mouche mais une façon de tenir ses ailes au repos qui n'est pas habituelle.
Les photos sont du 28 septembre à Romilly.






Je pense qu'il s'agit d'un Bibio sp, un genre de diptère proche des mouches. Je peux ajouter que c'est un mâle, à cause de ses gros yeux.
06:38 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
09.10.2009
Epeire diadème
Cet animal n'a rien de mystérieux, ce que je n'ai pas compris, c'est son comportement.
Cette très belle épeire diadème a choisi avec beaucoup de goût une jolie fleur de cosmos. Je l'ai découverte à 14h le 28 septembre. Les photos sont dans l'ordre où elles ont été prises.
Enfin, je crois qu'elle m'a vue, elle semble vouloir se cacher. Je pars pour ne pas gêner.
Je reviens à 15h30, elle a changé de pétale.
Enfin à 17h30 elle paraît toute recroquevillée.
Ce que je ne comprends pas : en 3h30 elle n'a pas tissé de toile. On aperçoit seulement deux ou trois fils. Que fait-elle recroquevillée ? Est-elle malade ? Est-elle en train de pondre ? Est-elle en train de manger un insecte. A aucun moment je ne l'ai touchée. Je ne veux pas la retourner pour voir ce qu'elle fait, je photographie, je ne nuis pas.
Mais vous avez droit à un gros plan sur sa jolie tête à l'étonnante coiffure :
11:14 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
08.10.2009
Petit coléoptère noir
J'attends les américains. Les américains, c'est mon fils Franck et toute sa petite famille. Ils seront cinq ou six, plus une amie qui passera les voir. Cela fait des chambres à préparer et la maison à mettre en sécurité pour bébés, des tas de trucs à acheter. Heureusement il a plu, je vais pouvoir laisser les rhododendrons se débrouiller : 13mm, pour la deuxième fois depuis juin !
Mais pendant un mois, je n'aurai pas le temps de batifoler dans la nature. Je vais quand même essayer de passer une heure par jour sur mon blog, en récupérant toutes les photographies que je n'ai pas montrées faute d'avoir pu mettre un nom sur la bestiole. Pour moi, les bestioles c'est plus difficile à déterminer que les plantes.
Nous allons commencer par ce petit coléoptère noir. J'en ai trouvé quatre d'un coup en creusant un trou de plantation mais je suis incapable de dire s'ils étaient dans la terre ou à la surface du sol. Je les ai posés sur un carton mais, le temps d'aller chercher mon appareil photo ils avaient tous disparu, sauf celui-ci, sans doute plus craintif. Je préciserai que je n'avais pas le temps d'aller chercher l'objectif macro dans la voiture.
Il est d'abord resté "en boule", toutes pattes rentées, antennes rabattues.

Très vite, il s'est mis à courir
jusqu'au bord du carton
puis il m'a échappé mais à aucun moment il ne s'est envolé.
Il a la forme d'une coccinelle en un peu plus petit. Surtout, regardez ses pattes : les segments terminaux ressemblent à des chapelets de grosses perles en forme de cœur :
A cause de ses pattes je pense à une chrysomèle, Chrysolina coerulans. On la trouve sur la menthe et la menthe il y en a beaucoup à Romilly.
12:38 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
06.10.2009
Sambucus chinensis
Rappel : ce sureau de Romilly est issu de celui de Veneux. Ce sont les rhizomes du fond d'un pot

qui ont été transplantés à la fin de l'hiver 2008. Voici ce qu'il y avait en terre le 17 mars 2008 :

Un an plus tard il s'est beaucoup étendu, il y a plus de 20 tiges et 2m de distance entre les deux tiges les plus éloignées. Le 23 mai 2009 :

Début octobre le feuillage commence à faner dans la partie basse des tiges, plus tôt qu'à Veneux mais il est plus exposé au soleil et il a été moins souvent arrosé. Ce sureau est l'un de ceux qui ont le plus besoin d'eau. Il est probable qu'il va perdre toute sa partie aérienne pour l'hiver comme l'an dernier, contrairement à celui en pot.

Les premiers fruits sont parvenus à maturité. La floraison a évolué lentement du centre vers les bords du corymbe, il en est de même pour les fruits.



Il y a encore de petits corymbes en fleurs, ils ne parviendront pas à maturité.

09:47 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
05.10.2009
La première coccinelle
Je n'avais encore jamais vu de coccinelle sur le terrain de Romilly. C'est normal, c'est une zone sauvage presque entièrement boisée. Quelques terrains sont couverts de broussailles. Le terrain du voisin, entretenu, n'a que de la pelouse et des arbres, plutôt des conifères. Nulle part il n'y avait une plante pouvant porter des pucerons.
Il n'y a pas encore de pucerons sur mes rosiers mais il y en a eu très vite sur les sureaux, je vous en ai déjà montré. Ces pucerons, Aphis sambuci, accompagnés des fourmis qui les élèvent, semblent s'intéresser à tous les sureaux et sont inoffensifs pour eux. Les fourmis ont d'abord goûté aux nectaires de Sambucus chinensis et de Sambucus hookeri. Les nectaires, peu nombreux, de Sambucus hookeri sont sans doute maintenant taris. Elles viennent donc d'amener de quoi compenser, un petit troupeau de pucerons :
Mais les sureaux noirs avaient leurs pucerons depuis plus longtemps et les coccinelles ont fini par trouver le chemin de mon terrain. Voici donc ma première, posée comme un bijou sur une tige :
22:36 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
04.10.2009
Sambucus canadensis
Je vous avais montré la production de mon tout petit sureau canadien d'1m30 seulement le 6 septembre puis le 25 septembre. Les premiers corymbes étaient très chargés en fruits et tellement lourds qu'ils entrainaient les branches jusqu'au sol.
Voici la suite. Le 2 octobre il y a encore un corymbe assez chargé qui traine sa branche au sol,

et un autre moins rempli.

Il y a encore d'autres corymbes aux fruits verts mais la fécondation a été moins réussie en fin de saison, ils ont beaucoup moins de fruits.

La floraison est maintenant terminée.
La production de mes sureaux du Canada est dans l'ensemble encore faible puisqu'ils viennent d'être plantés à Romilly. Pour ne pas faire des quantités trop faibles de gelées à chaque cueillette, je mets ma récolte bien égrenée dans des coupes directement au congélateur. Les fruits des sureaux supportent parfaitement ce traitement, une fois dégelés ils ont l'aspect de fruits frais. Lorsque j'aurai tout récolté je ferai les gelées en une seule fois.
13:35 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
03.10.2009
Cantharide
Je ne vous ai pas parlé des cantharides, ces adorables bestioles souvent amoureuses, depuis bien longtemps. En voici une nouvelle (mais les photos datent du 26 mai).
Cantharis bicolor et Cantharis lateralis se ressemblent beaucoup mais je pencherais pour Cantharis bicolor parce qu'elle a beaucoup de noir sur les pattes.
21:44 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Bébé lézard
19:40 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Sureau noir
France5 Silence ça pousse fait honneur au sureau noir.
Celui-ci, à Varennes, avait de quoi occuper les abeilles, il a été remplacé par une zone commerciale :

11:58 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
Fleurs d'octobre
Ces plantes méritent d'être citées pour leur très longue floraison.
Verbena bonariense qui a fleuri tout l'été est encore en fleurs le 2 octobre, elle semble même préparer de nouvelles fleurs. Ici elle se mélange au feuillage de Sambucus nigra 'Sambu', un cultivar danois sélectionné pour son rendement. Quoiqu'il en soit il pousse vite, plus de 3m dès la première année.


Les grands asters d'automne durent plus longtemps que les petits, du moins pour leur première année de plantation et ils n'ont pas été arrosés. On nous promet enfin de la pluie pour lundi, j'espère que c'est vrai.

Les chrysanthèmes aussi ont des fleurs mais je ne vous les montre pas, ils font pitié. Leur problème c'est qu'une bestiole farceuse leur coupe des branches et les sort de terre régulièrement. Je les replante et ça recommence, déjà 4 fois. Un lapin sans doute. Je les vois courir sur la pelouse bien tondue à côté, d'adorables petits garennes mais en surnombre. C'est pourquoi j'ai planté mes crocus safran dans des caisses sans fond pour les surélever. L'an prochain j'en ferai autant pour la ciboulette et le persil car ils les aiment trop et aussi pour les grosses tomates mangées par les limaces.
00:39 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
30.09.2009
Sambucus callicarpa, les bourgeons
Les sureaux de la section Botryosambucus, les sureaux rouges à grappes, voient leurs bourgeons se développer dès la fin de l'été et particulièrement les gros bourgeons à fleurs bien dodus, contrairement à ceux de la section Eusambucus, sureaux noirs à corymbes, qui vont garder tout l'hiver des petits bourgeons pointus.
Le plus précoce a été Sambucus callicarpa. Dès le 17 août les bourgeons étaient remarquables :
Mais on voit aussi les petits bourgeons à feuilles, ici en bas des gros bourgeons :
Le 28 septembre ils sont encore plus développés :
18:40 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
29.09.2009
Responsable mais non coupable
Il a été pris par mon appareil photo mais il n'y aura pas de jugement ni de sanctions. Il a en effet été jugé irresponsable car il est atteint d'une maladie génétique qui le pousse à consommer les racines de mes plantes les plus précieuses mais il est incapable de contrôler cet instinct destructeur.
Hier, en arrivant à Romilly, surtout pour arroser car la pluie ne vient toujours pas, j'ai trouvé mon Sambucus hookeri avec les feuilles pendantes. J'ai aussitôt arrosé copieusement mais j'espère que ce n'est pas encore une fois une action du misérable rongeur souterrain. Il y avait encore un trou près des racines. Est-ce une zone que j'avais mal comblée ?
Un peu plus loin j'ai vu un trou, comme il y en a partout sur le terrain. Un trou net, sans amas de terre :

A partir de ce trou, la galerie part horizontalement sous la surface du sol. J'ai défoncé cette zone à la fourche. Peu de temps après j'ai aperçu une sorte de souris, une rapide que je n'ai pas eu le temps de photographier. Enfin, une heure plus tard, j'ai réussi à prendre ces photos de la bestiole :



Les photos ne sont pas de bonne qualité mais je vous assure que je n'avais pas le temps de faire les réglages. J'estime sa taille à 9 ou 10 cm, sans la queue que je n'ai pas vue. Au dernier moment j'ai aperçu une deuxième bestiole identique mais deux fois plus petite.
Je ne pense que ce soit le rat taupier, Arvicola terrestris, il laisse des monticules de terre comme la taupe et je crois qu'il est plus grand que ce que j'ai vu. C'est peut-être le campagnol souterrain, Microtus subterraneus.
Que faire ? Vu le nombre de trous je pense qu'il y en a de vastes troupeaux. A chaque plantation d'un arbuste précieux je mettrai désormais tout autour des racines des piquets. J'ai ajouté autour de Sambucus hookeri qui semble beaucoup leur plaire une vingtaine de bulbes de narcisses, non comestibles car toxiques pour eux.
12:12 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, jardin
28.09.2009
Exuvie
Lorsque je suis arrivée près de la mare de Romilly aujourd'hui, une grande libellule bleue faisait des allers-retours devant moi. Impossible de la photographier, elle est trop rapide. Cela ne m'a pas étonnée, j'en vois deux en ce moment sur les mares deVeneux. Mais je ne pensais pas que l'émergence pouvait avoir lieu aussi tard en saison, le 28 septembre. Pourtant lorsque j'ai renoncé à la photographier mon regard s'est posé un peu plus bas, là où je prends toujours de l'eau avec mon arrosoir. Sur une longue feuille d'iris, la plus proche de moi, tout au bord, j'ai vu une exuvie. Je l'ai photographiée en place puis j'ai coupé la feuille et je l'ai ramenée au sol. C'est sans problème, elle est bien accrochée. Ce soir je l'ai ramenée à la maison mais je ne sais comment la conserver.
23:04 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
27.09.2009
Sambucus nigra, nectaires
Pour les fous de sureaux (y en a-t-il d'autres que moi ?), voici les toutes dernières nouvelles des nectaires extra-floraux de Sambucus nigra, par des gens qui ont des moyens techniques supérieurs aux miens. C'est juste ici.
Bien sûr, ces nectaires extrêmement discrets, dont la nature n'est détectable qu'au microscope, ne ressemblent en rien aux gros nectaires bien organisés, bien voyants et d'un jaune claquant de Sambucus chinensis. Ils se présentent sous la forme des très rares stipules ou stipelles, donc à la base des feuilles ou des folioles.
19:15 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jardin, nature
Sureau du Canada, corymbe
Les corymbes de Sambucus canadensis, surtout ceux de début de saison sont très larges, plus étalés que ceux de Sambucus nigra.
Comment s'explique cette différence ? Un corymbe de sureau noir typique voit son pédoncule se diviser en 5 ramifications, puis de nouveau 5, etc.
Voici le "squelette" d'un corymbe de sureau du Canada :
Le pédoncule s'est d'abord divisé en 3 ramifications. Les deux pédicelles latéraux se sont ensuite divisés en 5 pédicelles plus petits comme chez nigra. Le pédicelle central se divise de nouveau en 3 et ensuite en 5 parties, ce qui explique que cette partie centrale est plus longue et va donner la forme bombée au corymbe. Si on regarde l'ensemble on a l'impression de voir un groupe de corymbes et non un seul.
Cela est donc l'explication de la forme étalée du corymbe de Sambucus canadensis et aussi de sa forme bombée alors que la surface du corymbe de Sambucus nigra est plane. De plus les premières ramifications sont très longues, augmentent cet étalement et donnent son aspect léger, vaporeux, au corymbe en fleurs.
Le résultat est superbe en fleurs
mais aussi quand les lourdes masses de fruits pendent.
13:13 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jardin
26.09.2009
Les noisetiers se préparent
Les noisetiers ont à peine fini de livrer leurs noisettes et ils exhibent déjà leurs chatons pour la prochaine fécondation. Certes, ils ne finiront de se développer qu'à la fin de l'hiver mais, tout de même, ils n'ont pas peur d'affronter l'hiver.
Ils fréquentent les fleurs de houblon, présentes depuis longtemps :
Les jolies grappes de chatons de plus près :

Le noisetier pourpre en fait autant :
19:13 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin
25.09.2009
Les fruits du sureau canadien
Voici une partie de la production d'un très jeune Sambucus canadensis d'environ 1m20 de haut. J'avais déjà cueilli des fruits et il a encore des fruits verts et des fleurs. Il était temps de le soulager, ces fruits faisaient ployer les branches jusqu'au sol.


Je vous les montre surtout pour voir comme leur maturation sur un corymbe est plus uniforme que sur le sureau noir sauvage.
20:51 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
Sambucus hookeri
Sur cette photo on voit que 3 corymbes de Sambucus hookeri portent des fruits encore verts. Celui du fond a encore quelques fleurs, un quatrième à droite est en fleurs.
L'an dernier il avait fleuri mais n'avait eu aucun fruit. Cette année, alors qu'il a beaucoup souffert et à deux reprises, il a un taux de fécondation équivalent à ce qui s'était produit à Trifouilly. Cette différence est probablement due au fait que l'an dernier il était le seul sureau en fleurs car sa floraison est tardive. Cette année, comme à Trifouilly il est à côté d'un canadensis en fleurs et pas loin d'autres canadensis et chinensis. Son corymbe encore en fleurs sera sans doute fécondé car il y a encore des fleurs de canadensis et chinensis.
Cela confirme mon impression qu'il n'est pas autofertile. Il faudrait que je lui trouve un copain de son espèce, mais où ?
07:06 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
24.09.2009
Les fruits du sureau chinois
21:09 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
23.09.2009
Palmipèdes
A Sens, dans le parc du Moulin à Tan, un joli ruisseau serpente sous les arbres. Il est vif,

parfois il prend des airs de petit torrent.

Là où il se calme, il est le lieu de séjour préféré de ces jolis oiseaux :








21:02 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Cyclamen
Les cyclamens d'automne, Cyclamen hederifolium, sont en fleurs depuis 15 jours.
Les blancs



et les roses



Mais ceux-là n'étaient pas prévus :

Ils se sont semés au bord du chemin d'accès à la maison. On voit qu'il y a déjà des glands et des feuilles mortes. Les arbres perdent déjà beaucoup de feuilles, ils ont sans doute soif. Quant aux cyclamens, je vais devoir les déplacer, ils seraient écrasés par la voiture un jour où je ne ferai pas attention ou lors d'une visite. Ils partiront à Romilly.
16:44 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
Sable
Sable et désespoir. Sur le terrain de Veneux c'est la période la plus difficile de l'année. Trois mois sans pluie et pas d'espoir de pluie avant fin octobre, et sans certitude. Ici, quand le ciel est gris et triste, il ne pleut pas, quand le tonnerre gronde, il ne pleut pas. Et c'est ainsi tous les ans.
Mon bois ressemble au reste de la forêt de Fontainebleau, des arbres et c'est tout. Pas tout-à-fait, c'est plus vert grâce au lierre. Tout le sol est vert. Il y a trente ans, j'avais déjà envie de respecter la nature mais ce n'était pas à la mode. La famille s'était moquée de moi parce qu'il y avait du lierre au sol et "ça ne faisait pas propre". Je n'avais pas compris, le lierre c'est beau, un tapis vert uniforme qui n'a pas besoin d'entretien, là ou le gazon ne peut pousser, dans du sable trop sec et trop pauvre. A l'époque j'avais peur de déplaire, j'avais passé des heures à arracher le lierre pour ensuite passer tout l'été à arracher des mauvaises herbes qui repoussaient plus vite que ma vitesse d'extraction. Maintenant je suis moins bête, j'ai un tapis de lierre qui vaut tous les gazons, ne demande pas d'eau, pas de tonte, et reste vert même par les pires sécheresses.
Mais le problème que je n'arrive pas à résoudre, c'est le fleurissement de ce sous-bois extra-sec. En hiver et au printemps, c'est bien fleuri : mahonias, camélias, rhododendrons, sureaux, et des centaines de bulbes. Les bulbes, c'est un déluge de fleurs de fin décembre à début mai. Et les bulbes dorment en été et n'ont pas peur de la sécheresse.
Mais ensuite ? Des bulbes d'été c'est impossible, ils n'auraient ni eau ni soleil. Des plantes qui résistent à la sécheresse et fleurissent en été ? J'ai acheté tous les livres sur le sujet. Ces plantes qui aiment le sec veulent aussi du soleil, pas l'ombre des arbres.
Maintenant, je déprime, parce que je crois que je vais perdre plusieurs rhododendrons. Pourtant, je les ai plantés dans de la bonne terre, je laisse les feuilles mortes des arbres et il y en a des quantités impressionnantes, je mets plusieurs fois par an des paillis en tous genres et depuis des années, j'arrose. Mais ça ne suffit pas. Si on soulève les paillis, on trouve du sable pur. Où est passé le reste ?
J'ai renoncé depuis longtemps à planter des rhododendrons, j'en perdais un sur deux dès la première année. Mais je croyais pouvoir compter sur ceux qui étaient là depuis plus de dix ans. Un été sec de trop et ils renoncent. Aucun arrosage ne peut leur redonner un aspect normal. Je vais en perdre au moins trois.


J'aime les arbustes à fleurs. En sous-bois il ne me restera que les mahonias et les camélias.
12:08 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
22.09.2009
Sureau noir en Allemagne
Un américain y est tombé en admiration devant notre sureau noir. Les photos sont belles, cliquez dessus, elles supportent d'être agrandies.
12:41 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature
Bourdons
Les bourdons sont mes principaux compagnons de jardinage, il est temps que je vous en présente quelques uns.












05:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
20.09.2009
Chenille
Les eupatoires sont fanées, je rabats au sol. Et au sol, au pied des eupatoires, je fais des trouvailles.
D'abord ces cocons, très blancs, très épais, au pied d'au moins une plante sur trois :


Puis cette jolie chenille, toute enroulée :
J'ai dû attendre longtemps pour qu'elle se déroule :
Vue sur la tête :
et sur la houppette de la tête :
Vues sur la queue :

et sur la houppette de la queue :
Je voudrais bien vous montrer son petit ventre mais se n'est pas facile, dès qu'on la touche elle s'enroule, et mes grosses pattes ne peuvent la manipuler davantage sans risquer de l'écraser :
Je n'ai pas trouvé ce que c'est. Elle ressemble à celle de Callimorpha dominula mais plusieurs détails ne vont pas. Elle est très douce au toucher.
22:58 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Les Hydrangeas et le calcaire
Les hydrangeas sont de magnifiques arbustes à la belle floraison durant plusieurs mois. Pourtant vous n'osez pas en planter dans votre jardin au sol calcaire parce qu'ils sont souvent considérés comme des arbustes de terre de bruyère. La terre de bruyère a rarement quelque chose à y voir, cela veut dire arbustes de terrain acide. Je vous déconseille la terre de bruyère pure pour planter ce genre d'arbuste, elle est trop pauvre et trop asséchante. Ils ont besoin d'une terre acide suffisamment argileuse pour retenir l'humidité et riche.
Mais dans le cas des hydrangeas c'est faux. Jusqu'à un pH de 7,5, vous pouvez les planter tous sans problème.
Pour un terrain franchement calcaire, il existe des hydrangeas qui le supportent. Je vous conseille seulement d'amender la terre du trou de plantation avec des substances humifères et nutritives, terreau de feuilles, algues, etc.
Si la terre est trop lourde, il faut l'alléger, les hydrangeas n'aiment pas faire de la natation avec leurs racines. Utilisez de préférence des substances fibreuses. Si vous utilisez du sable, il doit être très grossier car le sable fin + de l'argile donne du béton.
Voici donc 3 espèces d'hydrangeas qui acceptent le calcaire :
Hydrangea arborescens, la forme botanique ou la variété radiata :

ou le superbe 'Annabelle'. Le mien a été planté en juin et voilà le résultat le 13 juillet :


car il fleurit sur les pousses de l'année et cela va très vite. De ce fait il peut être rabattu en fin d'hiver, s'il a gelé ou pour obtenir de plus grosses inflorescences. Il drageonne et forme vite un beau massif.
Hydrangea paniculata est souvent de grande taille avec de grandes inflorescences coniques dressées. Ces inflorescences sont blanches et sur certaines variétés sont peu à peu piquetées de rose, c'est particulièrement marqué chez 'Vanille-Fraise' :



ou chez 'Kyushu' qui a des fleurs fertiles et stériles :


Hydrangea quercifolia a de grandes feuilles ressemblant à des feuilles de chêne et qui deviennent rouges en automne. Il garde ces feuilles si l'hiver est doux. Les grosses inflorescences sont blanches. Voici 'Harmonie' :

00:16 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
19.09.2009
Le pholque
Après vous avoir proposé des rosiers pour terrain calcaire, j'allais récidiver avec les Hydrangeas (mais oui, des Hydrangeas pour terrain calcaire, ça existe). Mais un autre blogueur s'était installé sur le clavier et m'a fait reporter ma note Hydrangeas à ce soir.
Ce blogueur inattendu, je le connaissais déjà, il visite souvent ma maison et je vous l'ai déjà montré. Il est très longiligne, pourtant il mange beaucoup, un sérieux carnassier. Son long corps est cylindrique, ses pattes sont interminables. C'est une araignée puisque, dès qu'il m'a vue, il est parti se cacher sous la table au bout d'une longue soie. J'ai mis un papier blanc au sol pour qu'il soit plus visible :

Sa situation dans le vide et à l'ombre ne se prêtait pas à des photos de détail. Je suis allée rechercher parmi les photos de décembre un plan rapproché de sa tête. Pas banale sa bouille. C'est une personnalité, le pholque.

13:09 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
18.09.2009
Les rosiers et le calcaire
Vous avez renoncé aux rosiers parce que votre terrain est trop calcaire ? Vous avez tort. Mes terrains de Trifouilly et Romilly ont un pHde 8 à 8,5. J'ai planté des rosiers à Trifouilly il y a 3 ans et depuis un an à Romilly, ils sont sains, ils fleurissent bien, ils ne présentent aucun signe de carence et aucune maladie. Il faut bien les choisir, c'est tout.
Pour finir de vous convaincre, allez voir sur ce site une roseraie en terrain calcaire.
Le premier point, essentiel : ne jamais planter des rosiers greffés sur un porte-greffe inconnu ni greffés sur Rosa multiflora. On trouve de plus en plus de sites de producteurs de rosiers qui les proposent au choix ou uniquement sur Rosa canina et ses variétés, comme laxa pour terrains très lourds ou très humides et Pfänder pour les rosiers-tiges. Avec ça tous les rosiers vous sont permis. Si vous ne savez pas les trouver écrivez-moi, adresse de courriel en bas à droite.
Sur leurs propres racines (ou sur porte-greffe adapté au calcaire) il y a encore, selon mon expérience, Rosa rugosa et ses variétés et Rosa mulliganii. Voici à Trifouilly une bouture d'un an de mon rosier de Veneux, donc sur ses propres racines :

Il a un feuillage impeccable, sans carence ni maladie.

11:30 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
16.09.2009
Rosiers pour le sable, suite
Il faut préciser que Rosa rugosa et ses cultivars ne peuvent présenter tous leurs avantages que s'ils ne sont pas greffés sur une autre espèce de rosier !
Il y a aussi la solution de creuser une grande fosse et de la remplir de bonne terre. Mais toute cette bonne terre sera toujours posée sur une passoire. Cela peut marcher si vous êtes prêts à arroser, toujours arroser et nourrir, encore nourrir, et pailler…
Pour habiller un arbre dans un terrain sableux, c'est plus difficile. Les rosiers lianes ont besoin de beaucoup d'eau et de beaucoup de nourriture pour élaborer leur énorme végétation. Il y en a pourtant un que je peux vous recommander. C'est Rosa mulliganii. Il est planté dans mon sable pur depuis au moins 10 ans, c'est le seul liane qui a survécu. Pire, il est planté au pied d'un chêne centenaire qui prend au passage tout ce qu'il y a à boire et à manger et qui ne laisse pas arriver au sol les faibles pluies d'été. Ce rosier je l'arrose un peu, pas plus d'une fois par semaine, je lui mets de l'Or brun quand j'y pense, pas plus d'une fois par an. Et il est exubérant, il envahit arbres et arbustes alentour. Certes il ne fleurit qu'une fois par an comme beaucoup de rosiers lianes mais quelle floraison !

Il se bouture très facilement.
22:05 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
Les rosiers et le sable
Pendant des années on a sélectionné des rosiers avec comme seul critère la beauté de la fleur, sans tenir compte de l'aspect de l'arbuste, de sa résistance aux maladies, du parfum, de ses possibilités d'adaptation au terrain. Il fallait les cultiver dans un "bon' terrain et les entourer de vivaces pour cacher son vilain squelette et ses feuilles tachées. Je vous conseille pour cette raison les variétés anciennes ou les variétés très récentes.
Mais pour le sable ? Les terrains très sableux sont sans doute les plus difficiles. Je l'ai éprouvé à Veneux mais je ne me suis pas beaucoup penchée sur le problème car j'ai peu de place pour eux au soleil. Je vais pourtant remplacer les cinq valeureux qui survivent mais sans enthousiasme et avec une seule maigre floraison au printemps. Par quoi ? Il y en a peut-être d'autres mais je sais qu'il y en a au moins un qui va aimer mon sable : Rosa rugosa.
Rosa rugosa est originaire d'Asie où il vit sur les côtes souvent sur des dunes sableuses ! Pour nous, pauvres jardiniers ensablés, c'est bien le rosier qui convient. Il commence même à être considéré comme invasif sur les côtes en Europe.
Rosa rugosa est beau, avec un feuillage dense à folioles gaufrées, jamais malade, résistant à tout, même au sel et au froid (rustique jusqu'en zone 2), acceptant tous les terrains, pouvant retenir les talus en drageonnant. Il est très parfumé. Il a de belles grandes fleurs, déjà nombreuses le 4 mai à Paris

et qui assurent le décor d'hiver en donnant de gros fruits qui ressemblent à des tomates, de quoi attirer les oiseaux et les pots de confitures. Un fruit de rugosa ' Roseraie de l'Haÿ' à Trifouilly le 27 août :

et sur le même terrain des fruits et une belle coloration du feuillage de rugosa 'Rotes Meer' :

Car il a de nombreux cultivars et hybrides, souvent à grandes fleurs doubles et très parfumées. En voici quelques exemples.
'Blanc Double de Coubert'

'Roseraie de l'Haÿ'

x 'Agnes'

x 'Conrad Ferdinand Meyer'

x 'Hansa'

x 'Max Graf''

x 'Schneezwerg'

20:27 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
Difficiles les rosiers ?

Vous rêvez de rosiers et vous n'avez jamais pu en maintenir un en vie dans votre jardin. "On" vous a dit que les rosiers n'aiment pas le sable. "On" vous a dit que les rosiers n'aiment pas le calcaire.
"On", c'est tous les revendeurs qui sont incapables de vous dire sur quoi sont greffés les rosiers qu'ils vous vendent. Ils vendent, un point c'est tout.
"On", c'est tous les rosiéristes, parfois de renom, qui savent très bien sur quoi sont greffés leurs rosiers mais ne vous le disent pas. Ils vendent, sans se préoccuper de la nature de votre terrain.
Croyez-vous que la nature n'a prévu aucun rosier sur le sable ou sur les terrains calcaires ? Pourtant, si le sable pur de Fontainebleau est une exception, les terrains du Bassin Parisien sont en majorité calcaires. J'ai vu une photo d'une plage de sable en bord de mer couverte de rosiers 'Blanc Double de Coubert', un rugosa. J'ai des églantiers sur mon terrain de Romilly, pourtant très calcaire et ils se ressèment abondamment. Alors, ces Rosa qui ne supportent que des terrains parfaits, juste un peu argileux mais pas trop, juste bien neutres ou un peu acides, ils viennent d'une autre planète ?
Heureusement, il existe des rosiers qui supporteront votre terrain, il suffit de trouver les bons rosiéristes, ceux qui ne donnent pas la priorité à la facilité.
Les rosiers dont le porte-greffe n'est pas indiqué sont en général greffés sur Rosa multiflora. C'est plus facile, il y a plus de branches, ils sont plus florifères, mais pas longtemps. Ils vous éblouissent le premier jour, mais les années suivantes ? Il ne drageonne pas mais Rosa canina drageonne peu si on enterre le point de greffe.
Et multiflora a plus d'inconvénients que d'avantages. Sa longévité est réduite. Ces vieux rosiers qu'on retrouve enfouis dans des jardins abandonnés étaient autrefois greffés sur Rosa canina. Ils sont plus florifères mais à quel prix ? Ils sont moins résistants aux maladies, vous pouvez sortir le pulvérisateur ou admirer vos roses dans un environnement de feuilles tachées.
Et surtout il vous faut le terrain parfait : profond, riche, argileux mais pas trop, pas humide mais alors il faut arroser, neutre ou à peine acide. Je ne crois pas que ce soit la majorité des jardins.
Je vais vous donner dans mes prochaines notes mes réflexions sur les terrains extrêmes, sable et calcaire. J'espère qu'elles vous aideront. Mes terrains sont à classer dans ces deux catégories et j'ai bien l'intention d'y cultiver des rosiers.
16:03 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
Coreus marginatus
C'est une jolie punaise, la seule de son genre en Europe. Elle aime bien les polygonacées. Il y a justement beaucoup de persicaires sur mon terrain de Romilly. Allons l'y chercher :


Rapprochons-nous encore. Il semble que c'est bien elle, avec son thorax en porte-manteau et ses antennes rouges au dernier segment noir.

Elle daigne enfin nous montrer son dos :


Problème : elle ressemble beaucoup à Enoplops scapha. Le plus sûr moyen de les distinguer : elle a deux petits tubercules entre les antennes alors que Enoplops les a à l'extérieur des antennes. Nouveau problème : je ne le savais pas lorsque j'ai pris ces photos et mes photos ne se sont pas centrées sur sa tête. J'ai donc recadré sur une photo, agrandi, joué sur les contrastes. C'est bien elle :

Et, si vous voulez tout savoir sur cette charmante bestiole, c'est ici.
11:40 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
15.09.2009
Rosiers
En cette fin d'été et après des semaines sans pluie et sans arrosage, deux de mes rosiers sont encore performants et méritent mon admiration.
'Jacques Cartier' aux fleurs très, très doubles, essayez donc de compter les pétales, a aussi un beau feuillage sain et dense.




'Red Parfum' a aussi un feuillage sain et des roses d'un rouge éblouissant.


D'autres rosiers ont quelques boutons, ils attendent sans doute la pluie pour les épanouir.
22:26 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
14.09.2009
L'hépiale du houblon
Je vous ai déjà parlé de Hepialus humuli, ce papillon de nuit qui a envahi mon terrain de Romilly où il y a beaucoup de houblon et d'autres plantes dont les racines intéressent la chenille. Je trouve très souvent la chenille lorsque je creuse un trou de plantation :

Il m'est arrivé de trouver une nymphe :

Mais le papillon est plus discret et il vole plutôt la nuit. Je crois ne pas me tromper en disant que j'en ai trouvé deux. D'après ce que j'ai compris sur des sites spécialisés, le papillon peu coloré, presque totalement blanc, serait le mâle :




La femelle est plus décorée :







Ce qui les rassemble c'est leur superbe crinière bien touffue et leurs jolies pattes roses.
23:40 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Cae Rhos Lligwy
Sambucus nigra 'Cae Rhos Lligwy' est le dernier arrivé des sureaux noirs à fruits clairs.
Il a été planté fin novembre 2008 et je craignais pour sa survie. Je l'ai en effet reçu avec le tronc fendu à la base :

Mais il s'est développé comme s'il n'avait pas eu ce handicap et il est vigoureux. Il a produit 3 corymbes dès sa première saison, moins d'un an après sa plantation.




Comme vous le voyez ses fruits ont une couleur de miel.
Les Anglais leur trouvent un goût de groseilles à maquereaux. Je ne sais pas si c'est vrai, je ne connais pas le goût des groseilles à maquereaux. Ils sont très doux, un peu sucrés.
06:58 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin
12.09.2009
Hemerocallis
J'avais commandé en juillet pour livraison en septembre Hemerocallis flava à un site de vente de plantes très, très connu. J'ai eu un premier doute lorsque j'ai lu sur la confirmation de commande : hémérocalle jaune. Pas très scientifique comme dénomination.
J'ai reçu les plantes il y a 10 jours. Elles étaient étiquetées hémérocalle jaune. Surtout cela ne ressemblait pas à ce que j'attendais. C'étaient 3 petites touffes de minuscules (pour une hémérocalle) feuilles très fines. J'ai aussitôt pensé à Hemerocallis 'Stella de Oro'. Et j'ai eu confirmation de mon diagnostic trois jours après la plantation avec cette première fleur :

C'est bien 'Stella de Oro'. Très florifère, elle ne renonce pas, même juste après transplantation et transport. Elle fleurit jusqu'en automne. Et sa fleur est typique : aussi grosse que celle des grandes, à pétales larges et un peu gaufrés sur les bords, d'un jaune soutenu et non pastel.
J'ai été trompée mais je ne m'en plaindrai pas. J'ai eu 'Stella de Oro' autrefois parce que j'adore cette plante. Elle n'avait pas supporté la sécheresse du sable. Elle avait pourtant trouvé le temps de s'étaler. A Romilly elle a le terrain qui lui convient, humide et calcaire. Sa petite taille ne lui donne pas le même usage que pour les grandes mais elle ensoleillera le bord de la pelouse.
Tout le monde n'a pas un sens aigu de la nomenclature scientifique.
21:09 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fleurs
Filipendula ulmaria
Les Reines des Prés sont maintenant presque toutes défleuries

et les fleurs ont fait place à ces curieux fruits enroulés vert pâle puis bruns.


Mais que va donc chercher cette mouche ?

Malgré sa couleur ce n'est pas la grosse mouche de la viande, elle est plus petite, la taille de la mouche domestique. C'est une femelle, ses yeux ne se touchent pas. Elle ne s'est pas posée là au hasard, elle cherche quelque chose. Elle se retourne, vérifie de nouveau

et s'installe.

Je ne sais ce qu'elle fait mais je remarque que son abdomen qui était bien arrondi au bout semble maintenant prolongé par une sorte d'appendice.
Je ne m'attendais pas à ce que je vois sur les photos et je n'ai pas utilisé l'objectif macro. Mais en recadrant on y voit peut-être un peu mieux :


Ponte ??? Sur des fruits ???

16:07 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
11.09.2009
Criquet
J'ai trouvé ce gentil criquet à Romilly aujourd'hui. C'est bien un criquet puisqu'il a des antennes courtes mais je n'ai pu trouver son nom. Il a pourtant une crinière particulière, avec des franges.




22:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
L'arbre à papillons
Les buddleias ont une très longue floraison.
Buddleja davidii est le plus connu. Certains jours il est difficile de le photographier sans papillons.





Mais il n'attire pas que les papillons.


En cette fin d'été ses grappes de fleurs sont toutes petites.

Est-ce parce que je ne l'arrose pas et qu'il n'a pas vu la pluie depui






























































































































































































































































































