30/10/2014

Fuchsia reitzii, c'est très bon

Je vous avais montré mes essais d’un nouveau fruitier :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2014/08/31/fuchsia-...

Fuchsia reitzii a été planté cet été, il a aussitôt fleuri et n’a jamais cessé depuis. Le 30 octobre, il est toujours en fleurs :

1 fuchsia reitzii romi 29 oct 2014 047 (3).jpg

Avec la disposition efficace des étamines au-dessus du pistil qu’elles inondent de pollen. Il fleurit encore abondamment :

2 fuchsia reitzii romi 29 oct 2014 047 (6).jpg

Et la suite est prévue avec de nombreux boutons :

3 fuchsia reitzii romi 29 oct 2014 047 (5).jpg

Mais le clou du spectacle, ce sont les fruits :

fuchsia reitzii romi 29 oct 2014 047 (1).jpg

fuchsia reitzii romi fruits 29 oct 2014 047 (1).jpg

fuchsia reitzii romi fruits jeunes 29 oct 2014 047 (1).jpg

fuchsia reitzii romifr vert et mur 29 oct 2014 047 (1).jpg

J’en ai goûté un mûr. C’est très bon, la consistance d’une cerise, sans perception d’un noyau ou d’un grain, un goût proche de la cerise, bien sucré mais sans excès.

Deux remarques :

Il est souvent donné comme résistant jusqu’à -10°C. C’est vrai mais pour la partie aérienne. La souche est très résistante au froid et vous pouvez le planter sans risque en zone 7, mais il n’atteindra pas ses dimensions maximales.

Il est grand, il sera sans doute encore plus grand l’an prochain et son port est retombant. Il faut donc prévoir un support pour ses longues tiges, un mur, ou mieux un grillage. Le grillage est l’idéal, les attaches sont faciles et il permet l’air et la lumière tout autour de l’arbuste. Mais pour la zone 7, au sud d’un mur est peut-être mieux pour le réchauffer en automne quand il produit ses fruits.

 

11:46 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

Les chevreuils arrivent

Sur la route vers Romilly, j’ai rencontré un beau faisan mâle. Très calme, ne craignant pas les voitures mais restant sagement sur le bas-côté. C’est en fait un faisan d’élevage lâché dans la nature pour faire plaisir aux chasseurs (quel plaisir peut bien apporter le tir d’un animal confiant ?)

Ensuite, j’ai vu un héron, certainement sauvage celui-là. Il se tenait sur l’herbe mais à juste un mètre du bitume. Très calme, il semblait regarder passer les voitures comme les vaches regardent passer les trains.

Dans le chemin d’accès à mon terrain, j’ai rencontré un chevreuil. Lui aussi était très calme, peu craintif. Il a fait un bond mais sans hâte, sans affolement, quand ma voiture est arrivée à 5m de lui. Mais la vue de cet adorable animal a aussitôt déclenché le plan Orsec. Toutes mes plantes n’étaient pas encore protégées. Il y avait encore peu de dégâts mais des signes de passage.

Je me suis d’abord précipitée vers mon nouveau Ginkgo. Aucune atteinte mais des traces de pattes :

1 romi 29 oct 2014 031.jpg

Enfermement immédiat :

2 ginkgo king romi 29 oct 2014 033.jpg

Malheureusement, Acer griseum n’a pas eu autant de chance :

3 acer griseum romi 29 oct 2014 011.jpg

Le voici emballé, il n’a pas encore ses couleurs d’automne :

4 acer griseum romi 29 oct 2014 060.jpg

La Clematis armandii s’est fait dévorer :

5 clematis arm apple romi 29 oct 2014 061 (1).jpg

Il reste un peu de tige et des feuilles mais c’est sans espoir pour une floraison cette année :

6 clematis arm apple romi 29 oct 2014 061 (2).jpg

Certaines plantes sans tronc ne sont pas faciles à protéger. Hydrangea quercifolia n’a pas été touché mais son feuillage persistant tout l’hiver risque d’être très tentant :

7 hydrangea snow queen romi 29 oct 2014 063.jpg

Il en va de même pour Elaeagnus umbellata ‘Polar Lights’ à peine planté. Je ne peux protéger tout son feuillage, mais au moins la base :

8 elaeagnus umb polar lights romi 29 oct 2014 035.jpg

Mon nouveau Elaeagnus multiflora, goumi, est minuscule. J’enferme son jeune feuillage persistant, tant pis si je lui cache la lumière :

9 elaeagnus multiflora romi 29 oct 2014 036.jpg

Les deux feuilles à son pied, c’est une tentative de bouture d’une branche cassée d’un Chimonanthus praecox.

Et en voici un qui en a réchappé de justesse. Quercus pubescens (mycorhizé avec tuber uncinatum) a été presque entièrement dévoré il y a 3 ans. Il a réussi à refaire 2 branches en haut du bout de tronc restant mais n’a plus de flèche. Je crois que la bonne solution est de tuteurer verticalement la branche la plus longue :

10 quercus pubescens romi 29 oct 2014 055 (1).jpg

quercus pubescens romi 29 oct 2014 055 (2).jpg

quercus pubescens romi 29 oct 2014 055 (4).jpg

28/10/2014

Malus sieversii

J’avais reçu 2 magnifiques Malus sieversii greffés le 12 mars 2014. Ils étaient à racines nues, emballés ensemble :

1 malus sieversii 12 mars 2014 002 (3).jpg

Les voici séparés. L’un a été mis en pot, l’autre, à droite, a toujours ses racines à l’air

2 malus sieversii 12 mars 2014 002 (4).jpg

Car il va être aussitôt planté à Veneux :

malus sieversii 12 mars 2014 014.jpg

Celui qui est en pot est pour Romilly mais son départ n’est prévu qu’à l’automne. En effet, je ne suis pas certaine de pouvoir assurer l‘arrosage correctement tout l’été. S’il y avait eu l’infestation de moustiques comme l’an dernier, je n’aurais pu y aller pendant des semaines. Mais je n’en ai pas vu la queue d’un, même pas les « normaux » qui ne piquent que le soir et n’aiment pas la citronnelle.

Malheureusement, alors qu’ils étaient bien protégés par un gros tuteur, ils sont arrivés avec l’extrémité du tuteur et l’extrémité des deux tiges cassées :

3 malus sieversii 12 mars 2014 001.jpg

4 malus sieversii 12 mars 2014 002 (5).jpg

Je n’ai pas voulu les renvoyer. L’atteinte était peu importante et j’avais peur de ne pas recevoir aussi bien en retour car c’est une denrée rare. J’ai bien fait, ils sont maintenant splendides et équivalents, aussi bien celui en pleine terre que celui en pot. Ce sont des petits arbres vigoureux, il n’y a qu’à voir la percée des racines de celui qui est resté 7 mois en pot et qui n’en a pas du tout souffert :

5 malus sieversii romi 22 oct 2014 027 (2).jpg

J’ai cassé le pot pour récupérer toutes les racines intactes. Et la nature avait poussé le zèle jusqu’à installer les couvre-sol de protection, un mini-plant de lierre et une marcotte de Lamium galeobdolon, un lamier au développement fulgurant qui ne laisse passer aucune germination intempestive.

6 malus sieversii romi 22 oct 2014 027 (3).jpg

7 malus sieversii romi 22 oct 2014 053 (2).jpg

Vous remarquez à gauche une grosse touffe. J’en ai profité pour l’installer  après l’avoir découverte au somment d’un pot inutilisé depuis longtemps. A vrai dire c’était bien au-dessus du pot dont la terre avait été soulevée, probablement par un nid de fourmis. Cette plante fait sérieusement penser à une marguerite. Il y a beaucoup de Leucanthemum vulgare très sauvage sur le terrain, mais jamais en touffes aussi denses. Est-ce elle, est-ce un semis d’autre chose ? On verra à la floraison.

8 leucanthemum romi 22 oct 2014 050 (1).jpg

9 leucanthemum romi 22 oct 2014 050 (2).jpg

10 leucanthemum romi 22 oct 2014 050 (3).jpg

Environ 3m plus loin, j’ai planté un de mes semis de Malus sieversii :

11 malus siev semis romi 22 oct 2014 056 (2).jpg

12 malus siev semis romi 22 oct 2014 056 (1).jpg

Mais j’ai des doutes sur l’espèce. En effet, lorsque j’ai reçu les graines des américains, l’étiquetage du paquet n’était pas très botanique et je me demande si ce n’est pas un Malus botanique américain. Les feuilles paraissent différentes, celles du semis plus large et plus claires. Mais c’est peut-être parce qu’il est très jeune. On verra bien et maintenant, j’ai 2 sieversii certains, ce serait un plus d’avoir un autre Malus botanique. J’ai déjà des Malus sylvestris bien de chez nous.

Malus sieversii greffé :

13 malus sieversii  romi 22 oct 2014 050 (4).jpg

Malus de semis :

14 malus siev semis romi 22 oct 2014 056 (3).jpg

 

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26/10/2014

Euonymus europaeus