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15/08/2017

Les fleurs de la symphorine

Nous cultivons les symphorines pour leurs jolies baies qui décorent l’automne et l’hiver :

1 symphorine romi 2 dec 2015 004 (1).jpg

2 symphorine rec romi 2 dec 2015 079.jpg

3 symphorine pringy 11 janv 2016 025.jpg

Les baies blanches ont été photographiées dans un jardin de Pringy. J’avais planté ‘Mother of Pearl’ à baies roses à Veneux dans le sable sans aucune précaution ni fertilisant. Elle a végété pendant des années mais s’est multipliée, sans doute par rejets car elle ne produisait pas de baies. J’en ai transplanté à Romilly dans ce terrain plus riche et le démarrage a été foudroyant. J’ai des baies à Veneux depuis 2 ans.

Devant ces jolies baies, je me suis posé une question : d’où viennent-elles ? Des baies succèdent à des fleurs et je n‘en ai jamais vu. Et vous, avez-vous remarqué les fleurs de symphorine ?

J’ai décidé de surveiller mes plantes à Veneux où je peux les observer tous les jours. Et ces jours-ci j’ai enfin vu les fleurs ! Mais pour cela il faut faire très attention, mettre le nez dessus, car elles sont minuscules, 2 à 3 mm. Pas facile de les photographier. Et le matin elles sont fermées. A l’œil nu on devine qu’il y a des fleurs sans voir les détails.

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10/08/2017

Le moro-sphinx

J’adore les papillons sphinx. Je vois tous les ans le sphinx-gazé sur mon seringat. Je vous l’avais montré fin mai :

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Je vois moins souvent le moro-sphinx parce que les fleurs blanches du seringat ne l’attirent pas, il préfère les fleurs très colorées et je n’ai pas assez de soleil sur mon terrain. Je l’ai vu récemment sur un buddleia sur le parking Gammvert mais il était tellement mobile, tellement rapide et toujours orienté de la même façon que je n’ai vraiment bien photographié que son arrière-train :

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8 moro sphinx rec veneux 6 aout 2017 027.jpg

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Je reprends donc d’anciennes photos pour voir l’avant, ses gros yeux et surtout sa trompe sans fin qui lui permet de rester très haut au-dessus de la fleur qu’il butine :

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Je répète ce que je dis chaque fois lorsque je vous montre des sphinx : l’onagre rose, Oenothera speciosa, une américaine qui est un danger mortel pour nos papillons, devrait être interdite en Europe. Sa corolle trop profonde et étroite piège les moro-sphinx et ils meurent après des efforts désespérés pour se libérer.

 

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07/08/2017

Lagerstroemia indica

La longue saison des Lagerstroemia bat son plein et, comme tous les ans, je suis fascinée par la beauté de cette floraison et je photographie.

Les deux « arbres » plantés par la ville de Veneux sont traités en arbres sur un seul tronc mais c’est en réalité un arbuste et il le dit en émettant des tiges à la base, au ras du sol, tous les ans. Les repousses de l’an dernier, encore en fleurs le 27 septembre 2016 :

1 lagerstroemia veneux  27 sept 2016 001 (9).jpg

Ces repousses ont été supprimées mais il remet ça. Le 6 août 2017 :

2 lagerstroemia veneux 6 aout 2017 010 (10).jpg

Il clame ainsi sa nature d’arbuste, de grand arbuste (jusqu’à 8m).

Mais admirons la floraison :

3 lagerstroemia veneux 6 aout 2017 010 (1).jpg

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12 lagerstroemia veneux 12 août 2015 fleur 006.jpg

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C’est superbe. Est-ce parce que ces 2 lilas des Indes ont fait des adeptes ? J’en vois maintenant dans les jardins privés comme celui-là qui déborde de couleur vers la rue :

14 lagerstroemia veneux 6 aout 2017 009.jpg

Il est probable que dans quelques années les Lagerstroemia seront aussi abondants à Veneux que les Forsythia au printemps

Le 8 août, pour répondre au commentaire de Anne, j'ajoute la suite des évènements.

Le 27 septembre 2016 il est toujours en fleurs :

1 lagerstroemia veneux  27 sept 2016 001 (2).jpg

En costume d'automne le 25 octobre 2016 :

2 lagerstroemia veneux 25 oct 2016 022 (1).jpg

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05/08/2017

Phyla nodiflora

J’avais déjà entendu parler de cette petite plante, j’avais même pensé à l’essayer mais, ne l’ayant jamais vue, j’avais fini par ne plus y penser. Cette petite verveine est conseillée pour remplacer le gazon en zone aride, sur des terrains très secs.

Je l’ai enfin découverte dans le Jardin Botanique de Marnay sur Seine. Une petite merveille, un tapis bas extrêmement dense couvert de fleurs. Cette floraison dure tout le printemps et tout l’été :

phyla nodiflora romi 26 juil 2017 013 (1).jpg

Cette petite verveine qu’on trouve sous plusieurs noms, Phyla ou Lippia, nodiflora, filiformis, canescens, a plein de qualités : elle supporte la sécheresse, elle supporte le piétinement, voire le passage peu fréquent d’un véhicule, elle s’étale rapidement en tous sens. En hiver elle perd son feuillage et est moins décorative mais cela ne dure pas longtemps. Sa seule petite faiblesse : sa rusticité. Elle supporte jusqu’à -10 ou -12°C et ne peut être utilisée en dessous de la zone 8.

Je vais sans doute en planter à Veneux, le sable ne devrait pas la gêner. Mais j’ai déjà beaucoup de couvre-sol efficaces, à feuillage permanent et à développement rapide : lierre, pervenche, lamier galeobdolon. C’est surtout à Romilly que j’en vois l’usage, entre les buissons. Le problème pour un terrain souvent humide ou inondé, c’est qu’elle devient alors très envahissante. C’est justement ce que je cherche. Tout sauf les orties et les ronces bleues.

 

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30/07/2017

Bédégar

Elles sont presque aussi belles que des fleurs ces galles sur les rosiers qu’on appelle bédégar.

On les trouve sur les rosiers et les églantiers. C’est une réaction du rosier à la piqure et la ponte dans ses tissus d’un minuscule hyménoptère, le cynips du rosier, Diplolepis rosae. Le rosier produit alors cette galle chevelue à l’intérieur de laquelle se trouvent des loges contenant les larves.

C’est joli et sans danger pour le rosier.

bedegar romi 26 juil 2017 062.jpg

bédégar trifouilly 22 sept  2010 010.jpg

 

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29/07/2017

Annabelle et Incrediball

Je vous ai montré au début du mois Hydrangea arborescens, un hydrangea américain.

Voici deux sélections à très grosse tête blanche en boule. ‘Annabelle’ est le plus connu, ‘Incrediball’ est une sélection plus récente donnée comme une amélioration d’Annabelle’ à têtes plus grosses et tiges plus rigides.

Un magnifique massif d’Annabelle’ dans le jardin botanique de Marnay sur Seine :

1 annabelle marnay 26 juil (1).jpg

2 annabelle marnay 26 juil (3).jpg

On peut obtenir un pareil massif en quelques années car il drageonne.

Voici ‘Incrediball’ dans mon jardin de Romilly :

3 incrediball romi 26 juil 2017 056 (1).jpg

Ses têtes sont légèrement plus grosses que celles de ‘Annabelle’ mais les tiges ne se tiennent pas mieux. Cependant mes hydrangeas ont souffert des inondations prolongées.

Sur cette photo ‘Incrediball’ est devant ‘Annabelle’ :

4 incrediball romi 26 juil 2017 056 (2).jpg

Tous deux vont fleurir tout l’été et les inflorescences sèches seront décoratives tout l’hiver. Je ne taillerai qu’en fin d’hiver.

 

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27/07/2017

Prunus Shirotae le magnifique

Le Jardin des Plantes de Paris a eu droit au label Arbres Remarquables pour 5 de ses arbres, 4 pour leur très grand âge, leur taille et leur beauté et un pour son aspect et sa beauté extraordinaires. Deux autres arbres sont cités mais n’ont pas reçu le label sans doute parce qu’ils ne sont plus présentables, dans un état de sénescence trop avancé, voire en soins palliatifs.

Parmi ces arbres que j’admirais quand j’avais encore la force de passer une journée dans ce jardin, deux m’ont particulièrement marquée et je voudrais en reparler.

Le Prunus ‘Shirotae’ (serrulata, groupe Sato-Zakura) est le plus jeune de ces arbres remarquables, né en 1960, mais c’est peut-être le plus extraordinaire, le plus beau Prunus du monde lorsqu’il est en fleurs début avril. Il attire des foules incroyables. J’ai dû aller au lever du soleil pour pouvoir le photographier sans cette foule. Le 26 mars 2008 :

1 shirotae  de loin Paris 26 mars 044.jpg

2 shirotae Paris 26 mars 003.jpg

Le reste de la journée, c’était l’horreur absolue. Les gens pénétraient sous ses branches jusqu’au tronc, laissaient leurs enfants grimper sur ses branches, des branches fragilisées par leur disposition horizontale. Bêtise et inconscience.

A partir de 2009 il a été protégé par des barricades. Le 6 avril 2009 :

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Détails de sa floraison incroyablement dense de fleurs doubles et parfumées :

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8 shirotae paris 6 avril 009.jpg

En automne, le 6 et le 30 octobre :

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En hiver pour voir sa structure :

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L’autre arbre remarquable qui m’a fascinée, c’est le Pistacia vera mâle. Vous ne le remarqueriez peut-être pas vraiment avant qu’on ne vous dise son âge, il a été semé en 1702, et son apport à la botanique.

Il y avait alors un autre pistachier dans un autre jardin de Paris, un arbre femelle (il n’existe plus). Lorsqu’ils ont été en âge de fleurir, il était déroutant que ni l’un ni l’autre ne fructifiait. Sébastien Vaillant avait remarqué que les fleurs des deux arbres étaient différentes. Il a eu l’idée de porter une branche fleurie de celui du Jardin des Plantes sur celui de l’autre jardin. Et l’arbre femelle a produit des fruits, les premières pistaches à Paris. C’était en 1716.

Auparavant, on pensait sans doute que les fleurs avaient pour but de charmer notre vue, peut-être un peu aussi pour les insectes qui semblaient s’y intéresser. C’est en 1716 qu’on a découvert que les fleurs sont les organes sexuels des plantes.

J’ai perdu mes photos du Pistacia vera mâle de Paris lors du crash d’un ancien disque dur. Mais vous pouvez les revoir ici :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2011/07/15/pistacia...

 

 

15:15 Publié dans Prunus | Lien permanent | Commentaires (1)

25/07/2017

Un oisillon s'assomme sur la vitre

A 13h35, malgré la présence du rideau de perles, un jeune oiseau est venu s’assommer sur la vitre. J’ai entendu le choc puis je l’ai vu agrippé au rideau :

1 charbonnière jeune veneux 25 juil 2017 002 (1).jpg

2 charbonnière jeune veneux 25 juil 2017 002 (2).jpg

De profil un grand trait noir partant de l’œil m’a d’abord fait croire que c’était une très jeune sittelle :

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Elle est restée ainsi agrippée mais immobile pendant de longues minutes. Je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais la décrocher alors qu’elle était probablement incapable de voler correctement et aurait été à la merci d’un chat. Mon terrain est un circuit touristique réputé pour chats.

A 13h40 elle a bougé :

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J’ai pu alors voir son ventre. Ce n’est pas une sittelle, la large bande noire sur son ventre prouve que c’est une mésange charbonnière. La coloration noire encore incomplète de sa calotte donne cette impression de trait noir.

Elle est restée dans cette position encore de longues minutes. Elle s’est envolée à 13h59.

 

14:34 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (2)

23/07/2017

Hibiscus paramutabilis, et les autres

C’est aujourd’hui la troisième fleur de mon Hibiscus paramutabilis à Veneux :

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5 hibiscus param romi 11 juil 2011 033.jpg

J’en ai 2 autres à Romilly. Ils ont tous le même âge, 8 ans. Mais ceux de Romilly sont beaucoup plus grands, plus de 2m, alors que celui de Veneux plafonne à 1m. Ceux de Romilly sont aussi plus larges et plus florifères :

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La raison principale de cette différence est la nature du terrain, trop pauvre et trop sec à Veneux bien que j’arrose et lui donne un peu d’engrais tous les ans. A Romilly ils se débrouillent tout seuls.

Cet hibiscus, peu courant dans les jardins, est cependant bien rustique chez nous, jusqu’à -15°C. Il est caduc mais sa ramure a résisté à tous les hivers ici. Ses fleurs sont magnifiques, bien plus grandes que celles de Hibiscus syriacus, 20 cm de diamètre.

Hibiscus syriacus, celui qui est planté dans tous les jardins est encore plus rustique. Ses fleurs sont plus petites, 10 cm, mais très nombreuses et sa floraison est plus longue. Il peut atteindre des dimensions importantes et est très florifère comme celui-ci dans une rue de Moret :

9 hibiscus syriacus moret 2 août 2016 035 (1).jpg

Il peut avoir des coloris très variés et des fleurs doubles.

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J’ai deux autres hibiscus qui peuvent vivre en zone 8. Ils ont de très grandes fleurs, jusqu’à 25 cm. Hibiscus moscheutos est vivace et repart du pied chaque printemps. Hibiscus mutabilis est en principe un arbuste mais sa partie aérienne ne supporte pas le gel et il repart du pied à la fin du printemps et se comporte donc ici comme moscheutos. Ils fleurissent plutôt en fin d’été et je vous les montrerai plus tard.

 

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19/07/2017

Lunaria annua, an 1

J’ai cette monnaie du Pape bisannuelle depuis des années. C’était un semis spontané venu sans doute d’un autre jardin. Depuis elle se ressème abondamment mais, comme il n’y a eu qu’un seul apport extérieur et qu’elle est bisannuelle, je n’ai une floraison qu’une année sur deux. Cette année, c’est sa première année de développement, un large et abondant feuillage. Elle aime les sols bien drainés riches en silice. De la silice, il n’y a que ça sur mon terrain, donc ça lui plait. Mais il lui faut aussi de la fraicheur et j’arrose pour assurer sa survie.

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L’an dernier, j’avais eu une superbe floraison au mois d’avril :

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Et depuis des années, quand je passe dans une jardinerie, je cherche des graines et je n’en trouve jamais. Il faudrait un semis cette année. Je viens donc de commander des graines, pour des fleurs violettes et des fleurs blanches.

Lunaria rediviva, la lunaire vivace ne pose pas ce problème. Sa touffe est de plus en plus large

7 lunaria rediviva veneux 19 juil 2017 013 (2).jpg

Mais elle se ressème un peu, moins que l’autre.

Elle fleurit en mai :

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En ce moment ses siliques commencent à sécher. Elles sont allongées, pointues, mais moins nombreuses que celle de la lunaire bisannuelle elles sont moins adaptées à la confection de bouquets secs :

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Siliques de Lunaria rediviva à terme en septembre :

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Siliques de Lunaria annua en septembre :

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17/07/2017

Viburnum opulus

Les espaces de végétation semi sauvage de la ZA des Renardières à Ecuelles sont magnifiques en ce moment. La décoration est assurée principalement par les viornes, Viburnum opulus, dont les fruits commencent à rougir. Ils sont très nombreux. Ont-ils été plantés ou sont-ils des semis spontanés ? Vu leur disposition, sans doute les deux.

En ce tout début de rougissement, les corymbes sont encore dressés. Ils basculent ensuite rapidement.

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Ces fruits vont persister très longtemps. Voici des photos des mêmes arbustes sur la même zone prises le 16 novembre 2013. On peut remarquer aussi la coloration rouge du feuillage.

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La floraison à Romilly en mai :

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13/07/2017

Cliivia miniata

Les Clivia sont en fleurs. Leur date de floraison est imprévisible. J’ai des photos de février à novembre et tous les mois intermédiaires. Les dates les plus tardives correspondent à une remontée car j’ai eu deux et même 3 floraisons dans une année.

Les plantes à floraison orange ont toutes pour origine le même pied mère qui a maintenant 50 ans, par division de touffe et par semis spontané imprévu dans le pot d’un Dracaena. Les 2 pieds dans le pot du dracaena sont un peu étouffés cette année par le développement du Dracaena.

Le pied à fleurs jaunes est très jeune et c’est la première fois qu’il fait plusieurs hampes florales.

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10/07/2017

Viburnum foetidum

 Mon Viburnum foetidum var. rectangulatum est en fleurs. Il n’a absolument rien de fétide, il n’a aucune odeur. Celui qui l’a baptisé ainsi avait sans doute une rhinite grave ce jour-là. Je l’ai depuis novembre 2013. Il est censé mesurer 2 à 3 m mais il dépasse à peine le mètre. Sa croissance est peut-être lente.

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09/07/2017

Un beau cactus

Ne me demandez pas le nom de ce superbe cactus, je l’ignore. Il en a été offert des boutures à mon fils par un voisin. Je n’y connais rien en cactus, je propose Echinopsis oxygona.

Le 8 juillet :

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Le 9 juillet :

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Dans une fleur un bourdon était complètement ivre mais il a fini par s’envoler.

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05/07/2017

Hydrangea arborescens

Lorsque qu’on parle de Hydrangea arborescens, on pense uniquement à ‘Annabelle’

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et aux autres cultivars à grosse inflorescence qui l’ont suivie.

Mais tous dérivent de l’arbuste sauvage, beaucoup plus discret. J’en possède un depuis plus de 10 ans. C’est la sous-espèce radiata caractérisée par des feuilles au revers argenté.

Je le conserve et tente de le faire survivre depuis des années essentiellement pour son intérêt botanique. Il est malingre, atteint tout juste 1m et ne survit qu’à coups d’arrosage2 à 3 fois par semaine. Je dois le tuteurer car il a tendance à s’affaisser. Car le terrain, trop sec, ne lui convient pas. Il est très, très rustique (- 30° C) mais ne supporte pas la chaleur et le soleil et il a trop vite soif dans ce terrain trop sableux. En sous-bois dans un terrain qui retient mieux l’eau, vous pourriez sans doute obtenir un arbuste plus touffu pouvant approcher 2m.

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Revers argenté des feuilles :

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04/07/2017

Mahonia japonica 'Hivernant'

Les fruits de mes deux Mahonia japonica ‘Hivernant’ persistent vraiment longtemps. Ils sont très jeunes, n’atteignent pas encore 1m de haut mais ne dépasseront sans doute jamais 1m50. Ils sont plus petits que les Mahonia x media et fleurissent plus tard, en fin d’hiver, une floraison semblable mais plus originale avec la base des fleurs rose. Je vous ai montré le début de murissement des fruits fin mai.

Si je vous montre de nouveau les fruits, c’est parce qu’ils m’ont réservé une surprise : leur port est très pendant, sous les feuilles. C’est gracieux et c’est sans doute ce qui leur permet de résister à la voracité des oiseaux. Le 3 juillet :

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27/06/2017

Sambucus tigranii, Sambucus canadensis, superbes et faciles

Pour moi Sambucus tigranii, le sureau d’Arménie est le plus beau des sureaux rouges et il supporte parfaitement le climat du Bassin Parisien. Ce n’est pas le cas de notre Sambucus racemosa qui supporte mal la chaleur de nos étés. Un seul bémol : il est donné pour rustique seulement jusqu’à -10°C et je ne peux l’expérimenter au-delà pour donner mon avis. Il n’est pas trop grand, pas plus de 3m et presque autant de large et sa ramure s’étale de façon harmonieuse. Il est en fruits en ce moment, d’habitude plus tard en juillet, et cette fructification est magnifique :

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Il est en fleurs en avril :

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Sambucus canadensis, c’est le nigra d’Amérique du Nord. Aussi résistant au manque d’arrosage que nigra, il est infiniment plus résistant aux inondations. C’est le seul que je peux cultiver sans crainte à Romilly. J’avais une importante quantité de nigra à Romilly, cultivars divers. Ils sont presque tous morts lors des inondations prolongées, continues pendant 6 semaines, en mai et juin 2013. Seuls ont survécu intacts les 2 ‘Aurea’ et ‘Sambu’ est reparti l’année suivante. Mais tous les canadensis ont parfaitement supporté ces inondations, sans aucun dégât, au point qu’ils ont fleuri, comme nigra ‘Aurea’, dès la fin des inondations. Un autre avantage, c’est sa superbe floraison, un peu plus tardive que nigra mais remontante tout l’été. Il vient de terminer sa première floraison à Veneux (où je ne l’arrose pas) et est en fleurs à Romilly :

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A la fin de l’été :

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Fleurs et fruits de ces deux sureaux sont comestibles.

 

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21/06/2017

Une vie de hérisson

Il y a toujours eu des hérissons dans mon jardin. Mon souvenir le plus ancien, resté en mémoire parce qu’il a été bruyant, date d’environ 35 ans. J’avais alors un petit chien, un petit bâtard tout noir avec de longs poils, du genre plutôt excité mais gentil, surnommé Zorro. Un soir vers 22h il s’est mis à aboyer à son niveau sonore le plus élevé et ne cessait plus. Ennuyée pour les voisins, je suis allé le chercher pour le rentrer. Il était sur la terrasse devant sa gamelle et dans la gamelle il y avait un hérisson. Le chien se tenait à 50 cm, un hérisson c’est dangereux, et piquait une rage folle.

Maintenant il y a dehors une gamelle pour la chatte handicapée que je nourris par pitié et depuis juin 2015 j’ai l’occasion de faire des photos de hérissons pique-assiette. Il y en a tantôt un, tantôt deux.

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Mais il y en a un qui est venu tout l’hiver, tous les soirs sans exception. Je sais que c’est toujours le même. Tous les hérissons, mâles et femelles se ressemblent. Mais celui-là a une particularité. Il a une sorte de tumeur sur le côté gauche du museau :

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Nous avions remarqué cette anomalie en décembre 2015. Il a donc au moins 2 ans. Je l’ai nommé Picou.

Samedi dernier nous avons eu la surprise de le trouver dans une coupe contenant des déchets posée provisoirement sur la terrasse avant de l’amener au compost :

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Dimanche vers 13h je prends la voiture pour aller voter mais je m’arrête presque aussitôt. Un hérisson avance au milieu du chemin d’accès à la rue. Il vient donc de la rue, lieu de tous les dangers. Mais il y a peu de circulation et les voisins font sans doute attention. Le problème, c’est qu’il continue à foncer vers ma voiture. Le mot foncer est peut-être exagéré mais c’est celui qui me vient en raison de sa détermination. Je descends de la voiture, je tente de le repousser du pied vers le bord mais il est têtu. Donc je le soulève et je le pose à distance du chemin.

Vers 15h je m’apprête à arroser. Mon Picou est au bord de la mare, couché dans le lierre :

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Il avait sans doute soif, il fait 36°. Mais il est immobile et n’est pas mouillé. J’ai aménagé la mare en pente très douce, il pourrait même boire en ne se mouillant que les pattes. On dirait qu’il a eu peur d’aller jusqu’à l’eau et il me parait amaigri. Il sent ma présence et remonte pour se diriger vers moi :

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Puis il se colle à mon pied. Je me déplace un peu, il se colle de nouveau. Enfin il se met à grimper sur ma jambe. Le contact est très doux, aucune griffure. Je suis tellement émue que je ne pense pas à prendre une photo, j’aurais d’ailleurs dû me déplacer pour prendre l’appareil. J’interprète cela comme un appel au secours.

Je vais chercher une assiette pleine d’eau et une assiette pleine de croquettes. Il se précipite sur l’eau et boit longuement :

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Ensuite il s’occupe des croquettes :

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Depuis je maintiens en permanence une assiette d’eau et une assiette de croquettes sur la terrasse, sur son trajet habituel. Mais je ne l’ai pas revu depuis dimanche. J’espère que c’est parce qu’il a fait suffisamment le plein pour tenir quelques jours dans un endroit frais.

P.S. Soulagement. A 1h du matin je le trouve près de l'assiette de la chatte.

 

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16/06/2017

Mahonia, les fruits

Le 23 mai le vert des fruits des petits Mahonia japonica commence à se nuancer de bleu :

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Le 14 juin tous les fruits des Mahonia d’hiver sont bleus. Le plus étonnant, c’est que pour la première fois je peux photographier les fruits bleus de Mahonia ‘Charity’. D’habitude ils sont dévorés avant. C’est peut-être parce que j’ai continué à fournir du tournesol aux oiseaux. Donc, le tournesol, c’est meilleur que le mahonia :

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Les Mahonia japonica sur leur tapis de Gallium odoratum (aspérule) et Lamium galeobdolon :

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Les fruits des Mahonia aquifolium à la floraison plus tardive, seulement au printemps, commencent à peine à bleuir :

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Mais Jenny sauve la production

Je n’ai pas de mâle. Et pourtant le 14 juin on peut voir que presque toutes les fleurs, aussi bien celles de deliciosa que celles de melanandra ont été fécondées.

Le miracle est dû à Actinidia deliciosa ‘Jenny’, un actinidia autofertile. On en trouve 3 dans le commerce, Jenny, Solo et Solissimo. Jenny et Solissimo ont des fruits de belle taille. Je déconseille Solo, ses fruits sont nombreux mais très petits, pas terribles au goût, et à maturité très tardive en hiver donc ils risquent de geler.

Pourquoi Jenny est-il autofertile ? Les vendeurs vous disent qu’il est hermaphrodite car il porte des fleurs mâles et des fleurs femelles. C’est un non-sens botanique. Soit il est hermaphrodite car toutes ses fleurs sont hermaphrodites, soit il est monoïque avec des fleurs mâles et des fleurs femelles.

Vous remarquerez que les fleurs d’Actinidia quel que soit le sexe possèdent un ovaire et des étamines. Il suffit que ces éléments deviennent tous fertiles pour obtenir des fleurs hermaphrodites.  Il semble qu’il existe des pieds mâles qui portent un petit nombre de fleurs femelles. Evidemment leur production doit être faible.

Mais si on regarde bien une fleur femelle, il suffit que les étamines ne soient plus stériles et c’est bien ce qui se passe avec Jenny. Je vais le démontrer.

Je n’ai jamais vu, absolument jamais, une fleur mâle sur Jenny. Mais ses fleurs d’aspect typiquement femelles ont des détails qui prouvent qu’elles sont hermaphrodites.

Les étamines ne sont pas rangées sagement en couronne mais se disposent de façon plus touffue, se mélangeant aux pistils :

1 actinidia jenny veneux 31 mai 2017 010.jpg

On peut voir les grains de pollen blancs qui s’échappent des étamines et se répandent sur les pistils :

2 actinidia jenny stigmate pollen veneux 31 mai 2017 023.jpg

3 actinidia jenny pollen veneux 31 mai 2017 021.jpg

J’ai obtenu confirmation (était-ce nécessaire ?) sur un site un peu plus sérieux en botanique que les pépinières :

https://link.springer.com/article/10.1023/A:1018398924819

Et ces étamines fertiles de ces fleurs d’apparence femelle ont assuré la fécondation de presque toutes les fleurs de Jenny, deliciosa et melanandra.

Jeunes fruits en formation de deliciosa le 14 juin :

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Jeunes fruits de melanandra le 14 juin :

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15/06/2017

La floraison des Actinidia

Le premier Actinidia en fleurs, c’est Actinidia kolomikta. Il y a un gros décalage, un bon mois avec les autres espèces. Il n’y a donc pas de fécondation croisée possible. Les photos sont du 4 mai.

La fleur femelle est petite. Elle présente au centre un bouquet de pistils blancs légèrement recourbés en crochet au bout situés au-dessus d’un ovaire déjà bien visible :

1 actinidia kolomikta fem veneux 4 mai 2017 012.jpg

1 b actinidia kolo f veneux 9 mai 2016 002.jpg

La fleur mâle présente un bouquet d’étamines jaunes, l’ovaire est invisible ou réduit à un point :

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2 b actinidia kolomikta m 2377402684.jpg

C’est bien sûr une liane dioïque, ces fleurs sont portées par des pieds différents. Mais, la plupart du temps, seul le mâle est proposé à la vente pour l’aspect décoratif de son feuillage, taché au printemps de blanc et de rose. C’est dommage, les fruits de la femelle sont petits mais comestibles.

3 actinidia kolomikta m veneux 4 mai 2017 011.jpg

3 b actinidia kolo m veneux 8 mai 2016 001.jpg

Actinidia arguta a bien grandi, il mesure plus de 3m mais il est encore très jeune, il n’a pas fleuri à moins qu’il ne se décide à faire une ou deux fleurs en juillet, c’est le plus tardif.

Actinidia deliciosa et Actinidia melanandra fleurissent en même temps fin mai. Je n’ai que des femelles. Depuis des années je m’entête à planter un mâle et ils meurent tous. L’été dernier j’ai encore planté un mâle. Il a failli mourir de soif malgré mes arrosages mais il est bien reparti. Il est maintenant très grand mais n’a pas fleuri. Je viens d’acheter un autre mâle, Tomuri, le plus utilisé. Il est en pot et je ne le planterai qu’après les premières pluies d’automne. Je n’ai donc pas de photos de fleurs mâles deliciosa. Elles ressemblent à celles de kolomikta mais sont plus grandes avec une très grosse touffe d’étamines jaunes en pompon.

Fleurs femelles de Actinidia deliciosa (il s’agit bien de deliciosa, les fruits sont velus, ceux de chinensis avec lequel il est confondu sont lisses) le 31 mai, un bouquet de pistils blancs légèrement courbés au bout, entourés d’une couronne d’étamines jaunes stériles :

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Je n’ai que des spécimens femelles de Actinidia melanandra car j’ai eu le pied mère par accident et je ne sais où trouver cet actinidia. Il fleurit en même temps que deliciosa. Les fleurs sont de la taille de celles de A. kolomikta mais les étamines (stériles, il est dioïque) sont noires :

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5 b actinidia melanandra veneux 31 mai 2017 017 (1).jpg

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12/06/2017

Yponomeuta cagnagella, la terreur des fusains

Ce prédateur de fusains était apparu l’an dernier dans mon jardin sur mes fusains sauvages, Euonymus europaeus. Je parle de terreur des fusains mais cela n’a pas la gravité de la pyrale du buis avec laquelle ils ont en commun de défolier totalement l’arbuste ou la processionnaire du pin dont ils imitent les nids. L’action est la même mais la différence c’est l’extraordinaire vitalité du fusain qui s’en remet toujours et rapidement. C’est ce que je vais vous montrer cette année.

Le 24 mai, je remarque bien en vue dans le grand fusain les toiles :

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Ces toiles sont les enveloppes des nids communautaires :

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6 yponomeuta veneux 24 mai 2017 007.jpg

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Les dégâts sont infimes sur le grand fusain, juste les feuilles des extrémités de branches. Si on n’y prête attention, il semble intact. Mais il a fait des bébés et il y a au moins une dizaine de jeunes fusains répartis sur le terrain, des jeunes pousses de moins d’un mètre. Je n’ai pas l’intention de les conserver, je ne veux pas transformer mon terrain en monoculture de fusains mais pour l’instant je les garde pour voir comment ils vont réagir à l’agression.

Ces jeunes fusains ont été totalement défoliés, il ne reste vraiment pas une seule feuille le 24 mai, que des tiges bien vertes mais nues. J’ai lu sur plusieurs sites que les fusains ne sont jamais détruits et refont rapidement leur feuillage. C’est en effet ce que je peux constater. Voici des photos du 6 juin d’un jeune fusain d’environ 70 cm de haut. Le feuillage est déjà en grande partie récupéré :

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Donc l’atteinte d’un fusain adulte est très limitée et un jeune fusain totalement défolié récupère très rapidement après le départ (chute dans la végétation au sol) des chenilles. En aucun cas ils ne mettent en danger les fusains.

Pour la suite de l’évolution des chenilles, je l’ai déjà étudiée l’an dernier jusqu’à la naissance et l’envol du minuscule (1cm) mais ravissant papillon blanc pointillé de noir. Je n’ai pas l’intention de passer de nouveau des jours jusqu’en juillet à 4 pattes dans la pervenche. Mais si vous êtes curieux vous pouvez revoir leurs aventures en 2016 :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2016/07/03/yponomeu...

Voici l’état de mes fusains 3 semaines après l’attaque, le 14 juin. Tous, le grand et les petits de moins d’un mètre, ont entièrement récupéré leur feuillage et il n’y a plus aucune trace des dégâts alors que les petits avaient été totalement défeuillés.

Pour le plus grand, qui avait déjà produit 2 fois, la production n’est pas atteinte. Toutes les photos sont du 14 juin. Alors qu’on peut voir encore dans ses branches des restes de toiles

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2 yponomeuta euonymus veneux 14 juin 2017 027 (2).jpg

l’arbuste est couvert de jeunes fruits, plus nombreux que l’année dernière :

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Il y en a même juste à côté d’un nid :

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Cela ne m’étonne pas. Les chenilles mangent les feuilles, pas les fleurs (lors de l’attaque il était en fleurs).

Remarque : tout près du grand fusain, j’ai un très petit Euonymus myrianthus de semis. Il n’a pas été touché mais peut-être parce qu’il est trop petit.

 

 

 

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11/06/2017

Philadelphus x lemoinei

Je vous en avais parlé l’an dernier et aussi de l’adorateur de ses fleurs, le sphinx gazé. Depuis je l’ai bien dégagé et il est plus fleuri que l’an dernier.

Ce petit seringat qui fleurit une dizaine de jours plus tard que le seringat le plus répandu dans les jardins, ne dépasse pas 2m de haut à cause du port pleureur de ses branches. C’est un hybride Philadelphus coronarius x Phyladelphus microphillus obtenu par Lemoine qui a voulu améliorer l’intensité du parfum dont le record est détenu par microphyllus malheureusement très petit.

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08/06/2017

Dracunculus vulgaris

Cette année mon dragon, Voodoo Lily, est encore plus beau que les années précédentes parce qu’il est resté parfaitement dressé et sa fleur bien droite, bien étalée, est superbe. Je pense que c’est parce qu’il a suffisamment plu ce printemps, mieux que les années précédentes et il ne s’est pas effondré. On dit qu’il a besoin d’un terrain drainé. C’est sans doute vrai mais d’après mes constatations il a aussi besoin de beaucoup d’eau. Il est aussi beaucoup plus rustique qu’on ne le dit. Il vit chez moi depuis des années sans aucune protection (zone 8).

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Il ne s’est toujours pas multiplié et c’est ma seule fleur. Je n’ai donc pas envie de l’ouvrir pour vous montrer les fleurs et ce qui se passe dans la partie fermée de la spathe. Mais c’est exactement la même chose que pour Arum italicum et si vous voulez voir l’étonnante stratégie de fécondation, c’est ici :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2014/04/30/arum-une...

Pour la suite de son évolution :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/08/15/dracuncu...

 

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07/06/2017

Le sureau Eiffel

Mon Sambucus nigra Black Tower ‘Eiffel’ est un petit sureau au port très vertical. Il m’offre cette année son premier corymbe. Son feuillage est aussi sombre que celui de ‘Black Lace’, ses fleurs roses ont aussi des étamines rose soutenu à l’ouverture de la fleur :

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05/06/2017

Duchesnea indica, mon nouveau couvre-sol

J’avais planté un ou deux pieds de Duchesnea indica, le fraisier des Indes, il y a une vingtaine d’années. Ils avaient totalement disparu, le coin ne leur plaisait pas. Quelques années plus tard j’en ai trouvé des pieds très dispersés sur tout le terrain et l’on en était resté là. Cette année dans une zone au sud du terrain, c’est l’explosion et ils forment un tapis dense qui ne semblent laisser passer aucune plante sauvage (on aperçoit des feuilles d’ancolies mais elles préexistaient et l’ancolie pour le semis c’est de l’entêté et à gauche le romarin bien plus grand et déjà présent). Je pense que c’est l’élagage du hêtre qui lui a donné plus de soleil et l’a encouragé à se développer ainsi :

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Le fraisier des Indes est souvent vendu comme excellent couvre-sol et son intérêt est essentiellement esthétique. Son feuillage rappelle celui du fraisier des bois, Fragaria vesca :

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Mais ses fleurs sont jaunes. Elles ont un calice dont les éléments s’intercalent entre les pétales mais aussi un important épicalice  ou calicule dont les grands éléments débordent largement :

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Le fruit ressemble à une fraise mais il est très rond et est entouré d’un ensemble d’aspect feuillé, les bractées de l’épicalice :

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Les fruits sont comestibles mais insipides et peuvent au mieux ajouter une note décorative à une salade de fruits.

 

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03/06/2017

Sambucus nigra 'Black Lace'

Appelé aussi ‘Eva’, c’est sans aucun doute la plus belle variété de sureau noir. Son fin feuillage très découpé d’un rouge presque noir lui permet de remplacer un érable sur un terrain pas assez acide. Il présente même en plus l’intérêt d’une magnifique et lumineuse floraison.
Je vous avais montré en 2009 les ‘Black Lace’, il y en a plusieurs, du parking Jardiland à Dammarie lès Lys. Ils sont toujours là, toujours aussi beaux. J’ai photographié le plus grand :

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Et il présente presque tous les ans une remontée florale fin août. Corymbes de fleurs et corymbes de fruits sont alors présents en même temps. Le 20 août 2012 :

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20:56 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)

Et Maria Lisa revit

Ce ravissant rosier grimpant avait été planté il y a 10 ans. Il n’avait fleuri qu’une fois, en juin 2008, alors qu’il était encore petit. Depuis il était toujours vivant mais ne grandissait pas et ne fleurissait pas. Cette année il a un peu grandi en se couchant sur le tapis de Lamium galeobdolon et surtout il est plein de fleurs.

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La raison probable en est qu’il reçoit davantage de soleil. Je l’avais planté à un endroit qui me paraissait suffisamment ensoleillé sur ce terrain très boisé. Mais ses besoins en soleil sont sans doute très grands. Il y  a quelques mois j’ai fait abattre à l’est un frêne mourant et au sud j’ai fait élaguer un hêtre « abusif ».

De plus j’ai trouvé un autre rosier ‘Mona Lisa’ à 3m du premier, également fleuri. C’est lui de façon certaine, exactement les mêmes feuilles et les mêmes fleurs. C’est sans doute une marcotte qui s’est faite alors qu’il avait grandi couché sans que je le remarque à cause d’un tout petit feuillage et l’absence de fleurs, noyé dans le lamier.

Il ne me reste plus qu’à les accrocher sur une arcade.

 

11:48 Publié dans roses | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2017

Ornithogalum pyrenaicum, enfin heureux chez moi

Il est sur le terrain depuis plus de 40 ans. Des lecteurs de mon blog m’avaient aidée à trouver son nom :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2010/06/21/asphodel...

Mais il vivait dans la zone la plus sèche, la plus pauvre, et la plus ombragée du terrain. Il y avait seulement une dizaine de pieds et il ne cherchait pas à s’étendre. Pourtant il fructifiait malgré sa situation très à l’ombre.

Et voici qu’enfin il se répand à profusion à environ 5m du site d’origine, plus au soleil. Il est toujours aussi dans la zone d’origine. Pourquoi ce changement ?

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Léger et gracieux.

 

01/06/2017

Fleurs de mai

Rien ne s’était passé sur mon blog pendant 8 jours. Un problème d’accès à Internet dû à la connexion téléphonique. Un problème résolu rapidement et efficacement par un technicien Orange. Mais avant il y a eu les heures de tentatives de synchroniser la Livebox, le changement de Livebox car j’ai cru que l’ancienne était en panne, l’échec de synchronisation de la nouvelle flambant neuve, le souvenir des coupures de téléphone d’avant Orange avec des épissures foireuses en haut du poteau. Le technicien Orange a trouvé en haut du poteau un bricolage indigne de professionnels et à l’arrivée dans mon garage des fusibles qui gênent Internet et auraient dû être supprimés. Pas sérieux France Télécom.

Avec tout ça je n’ai pu vous montrer de mignonnes floraisons de mai et je vous les donne en vrac.

Le maximum de floraison d’Allium ursinum le 1 mai :

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Le début de floraison de Lunaria rediviva, la monnaie du Pape vivace le 1 mai et elle est toujours en fleurs aujourd’hui. J’ai un pied supplémentaire chaque année.

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Début de formation des siliques le 23 mai :

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L’aspérule odorante a aussi commencé sa floraison le 1 mai et elle est toujours en fleurs :

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Les ancolies dont j’avais ramené un pot de Romilly. Elles se sont déjà semées un peu partout :

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Les iris :

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Hydrangea petiolaris :

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Hydrangea bretschnederi :

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Rhododendron catawbiense, le plus tardif de mes rhododendrons :

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