10.02.2010

Les propriétés des sureaux

Pour ceux qui s'intéressent aux propriétés nutritives et thérapeutiques des sureaux, voici une très belle étude à l'Université de Montréal orientée sur Sambucus canadensis mais qui donne aussi beaucoup de renseignements sur Sambucus nigra et d'autres petits fruits. C'est ici.

09.02.2010

Et les sureaux noirs

Tous les sureaux noirs ont débourré, sauf les canadensis.

 

Sambucus nigra :

 

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Sambucus nigra 'Pyramidalis' :

 

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Sambucus nigra 'Pendula' :

 

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Sambucus nigra 'Albovariegata' :

 

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Sambucus nigra 'Heterophylla' :

 

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Le jeune Sambucus palmensis :

 

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Les bourgeons du plus grand palmensis sont plus difficiles à photographier, tout se passe entre 2m50 et 4m. Avec le téléobjectif je suis toujours à contrejour ou sur un fond trop clair :

 

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Les Sambucus canadensis sont toujours en plein repos hivernal mais il y a une exception, les boutures encore en pot de 'Adams' :

 

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08.02.2010

Goji

C'est le nom d'un petit fruit très à la mode depuis peu à cause de ses propriétés nutritives et médicinales. Mais il est pratiquement impossible de trouver le fruit frais dans le commerce. Il faut donc le planter dans son jardin.

Il y a deux gojis, Lycium barbarum et Lycium chinense. Il ya a aussi d'autres noms commerciaux fantaisistes. Le meilleur des deux pour ces propriétés, c'est Lycium barbarum, c'est celui que je viens de planter :

 

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Bien sûr, pour l'instant il n'est pas impressionnant mais j'espère bien me régaler à la fin de l'été. En attendant je lui ai mis sa ceinture de sécurité, aussi obligatoire que celle de la voiture, contre les accidents de lapins :

 

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Puisque je ne peux encore vous montrer ses jolis fruits, je vous montre les fruits de l'autre, très bon aussi, Lycium chinense photographié fin septembre dans le Jardin Botanique de Marnay sur Seine :

 

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Sambucus kamtchatica

Ce matin Sambucus kamtchatica, celui de Veneux, a rejoint le club des sureaux rouges les plus précoces :

 

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Rupture de stock

Les mésanges et autres petits oiseaux vont se nourrir sur les boules de graisse mais bien plus souvent sur les plateaux chargés de graines. Les cacahuètes ont  leur préférence suivies des graines de tournesol. Les autres graines sont délaissées même lorsqu'il ne reste plus qu'elles et je n'en achète plus. Je ne mets de cacahuètes que depuis deux ans. Je croyais qu'elles étaient trop grosses pour de si petits becs. Mais j'en mettais pour les écureuils et c'est ainsi que j'ai découvert leur attrait pour les petits oiseaux.

Les étourneaux, c'est différent. Ils mangent un peu de graines mais leur préférence va nettement à la graisse. Un paquet de margarine ne tient pas plus de deux jours. Parfois je me lève tard et la matinée se passe sans margarine. Les boules de graisse sont difficiles d'accès pour ces oiseaux un peu trop gros et lourdauds. Mais quand la faim vous tenaille, on trouve toujours une solution :

 

 

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07.02.2010

Le réveil des sureaux

Pour les sureaux aussi c'est la fin de l'hiver. La plupart sortent de leur court sommeil. Les sureaux rouges, ceux de la Section 3, ouvrent leurs bourgeons floraux, avec ou sans feuilles. Les sureaux noirs, ceux de la Section 2, ouvrent leurs bourgeons à feuilles car ils fleurissent beaucoup plus tard.

Commençons par voir les sureaux rouges.

 

Deux seulement montrent déjà nettement leurs boutons de fleurs, tous les deux à Romilly.

 

Sambucus miqueliana n'est pas du genre à fleurir dès la première année et je le verrai en fleurs pour la première fois :

 

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Sambucus buergeriana en est à sa troisième floraison mais cette année il a beaucoup de mérite. Il a été transplanté il y a à peine deux mois mais il a repris sans le moindre dommage et j'en suis très fière. Il souffrait à Trifouilly et perdait des branches tous les ans. Je ne voulais pas couper encore des branches pour rééquilibrer la perte de racines. J'ai donc passé beaucoup de temps à le sortir de la terre très lourde et dense de Trifouilly, bien plus lourde que celle de Romilly, pour récupérer toutes les racines. Il m'en remercie en étant l'un des premiers à fleurir :

 

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A Veneux Sambucus miqueliana débourre lui aussi mais pour l'instant je ne vois que des feuilles. Il est plus vieux que celui de Romilly mais a eu du mal à démarrer dans le sable,  maintenant il semble bien parti

 

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On peut se demander ce qu'est devenu le bourgeon de Sambucus coreana qui a démarré de façon anormale début novembre. Les fleurs sont maintenant fanées et sont tombées sans laisser de fruits. Bien sûr je n'en attendais pas en cette saison, d'autant plus qu'un autre coreana avait déjà fleuri sans donner de fruits. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il n'est pas autofertile et qu'il était seul. Cette année ils devraient être au moins deux à fleurir, accompagnés d'autres sureaux rouges. Mais revenons à notre bourgeon trop précoce. Il n'est pas mort, les petites feuilles qui l'accompagnaient sont toujours là, elles ont survécu au gel :

 

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Sambucus tigranii aussi a débourré mais il commence par des feuilles. Il est vrai qu'il fleurit souvent légèrement plus tard que les autres.

 

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06.02.2010

Le réveil des bulbes

Les papillons vont bientôt se réveiller, je vois souvent les plus hardis dès fin février. Il serait temps que les floraisons apparaissent. Il y a bien quelques fleurs de camellias, quelques restes de jasmin d'hiver et les grands cyclamens mais il faudrait augmenter le choix.

Heureusement les premiers bulbes pointent le bout de leurs fleurs.

Le joli cyclamen coum

 

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Les premiers crocus botaniques

 

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Et les petits perce-neige dont j'ai vu la première fleur ouverte le 4 février. Ce sont les Galanthus nivalis, ceux qu'on voit dans tous les jardins et qui envahissent les orées de la forêt :

 

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Vous allez me dire que j'ai déjà parlé de la floraison des perce-neige. Mais il s'agissait des géants, plus précoces et en fleurs depuis fin décembre, en ce moment à l'apogée de leur floraison. C'est une autre espèce, beaucoup plus grande

 

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La forme des fleurs aussi est différente, les tépales du grand perce-neige sont plus longs et étroits

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Si les perce-neige géants impressionnent par leur taille, les petits s'imposent par leur nombre. Ils ont totalement envahi le terrain au sud de la maison et commencent à s'installer sérieusement au nord-ouest.

 

 

Belles écorces

L'hiver me fait découvrir la beauté des troncs de certains sureaux. Hier j'étais à Romilly. Je vous y ai déjà montré le beau tronc blanc de Sambucus nigra 'Albovariegata', moins large mais plus éclatant que celui des bouleaux à côté :

 

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Ce Sambucus nigra était le seul sureau présent sur le terrain et encore très jeune lorsque je l'ai acheté. Il végétait, ses feuilles se tachaient et tombaient en été. Je l'ai dégagé des broussailles, je l'ai nourri, je lui ai dit mon amour, et voilà le résultat, une superbe écorce :

 

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'Sambu' est le sureau noir productif le plus exubérant. Planté depuis à peine deux ans, il atteint déjà 3m. Il a deux troncs principaux :

 

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On peut suivre l'évolution de l'écorce selon l'âge :

 

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Ses deux troncs ne lui suffisent plus, il repart copieusement de la base

 

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C'est en hiver que Sambucus nigra 'Monstrosa' révèle au mieux son âme tourmentée :

 

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Il est bien plus vieux que 'Sambu' puisqu'il était d'abord planté à Trifouilly et pour l'instant son écorce ne se crevasse pas.

Et 'Cae Rhos Lligwy', l'autre sureau à l'écorce blanche :

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05.02.2010

Fragon

Il y a toujours eu du fragon petit houx, Ruscus aculeatus,  sur le terrain du voisin et dans la forêt de Fontainebleau. Mais juste quelques touffes par-ci, par-là. Depuis peu il a tendance à devenir vraiment envahissant.

Regardez sur le terrain de mon voisin, au nord du mien :

 

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Il doit bien y en avoir 50 m2 en continu à cet endroit, à touche-touche. Bien sûr, rien d'autre ne peut y pousser. Il n'en émerge que les arbres qui étaient déjà assez grands avant l'envahissement.

Et il y a aussi des touffes isolées :

 

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Dans la forêt domaniale les surfaces sont encore plu grandes, visibles depuis les routes.

 

Cet arbuste est très joli, toujours bien vert, pas plus d'un mètre de haut et, toute l'année couvert de fruits rouges plus gros que ceux du houx mais isolés. En voici la preuve :

Le 14 mars :

 

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Le 17 juillet, on voit des fruits rouges et des fruits verts :

 

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Le 2 octobre :

 

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Le 24 novembre :

 

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Pour ce 3 février, j'ai pris des photos des fleurs et fruits sur un arbuste de mon terrain car, bien sûr il s'y est semé. Si vous voyez parfois mes doigts, c'est parce que je suis obligée de retourner les "feuilles" pour voir les minuscules fleurs qui apparaissent à leur face inférieure, en plein milieu. Car ce ne sont pas des vraies feuilles mais des cladodes, des élargissements de rameaux en forme de feuilles. C'est très, très piquant.

Fruits :

 

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Fleurs à différents stades :

 

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Fleur :

 

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Fleur fécondée avec développement d'un petit fruit :

 

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03.02.2010

Nouveaux produits

Je vous ai déjà montré à plusieurs reprises des produits à base de sureau que l'on peut trouver dans le commerce, bonbons, boissons, alcools, confitures, tisanes, préparations pharmaceutique, etc.

J'ai trouvé récemment des nouveautés :

En pharmacie des bonbons pour la gorge :

 

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Ailleurs, sirop contre la grippe,

 

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élixir floral :

 

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Sur Internet une nouvelle boisson qui semble avoir du succès et pour laquelle il est prévu la création d'un verger de sureaux de 200 hectares.

02.02.2010

Dr King

Alors que 'Gloire de Nantes' continue à ouvrir ses bourgeons floraux, déjà une bonne dizaine, Camellia japonica 'Dr King', très récent et encore tout petit, ouvre lui aussi ses belles fleurs rouges semi-doubles aux nombreuses étamines.

 

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01.02.2010

Chardon

Il y a une nouvelle envahisseuse à Romilly. La voici :

 

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Cela semble être un chardon,  il y a tous les piquants qu'il faut. La rosette qui fait bien 60 cm de large est complètement plaquée au sol. C'est peut-être un chardon acaule. J'attends de voir la suite et surtout la fleur pour confirmation. Pour l'instant ces plantes gênent la germination de n'importe quoi. Elles pourraient servir de couvre-sol, au moins provisoire.

30.01.2010

L'hellébore noire

Helleborus niger. C'est l'une des rares beautés du jardin à cette époque de l'année. Pourquoi ce nom ? La fleur est d'un blanc éclatant. Feuillage et tiges sont verts. Ce nom lui aurait été attribué à cause de la couleur de ses racines. Je ne la sortirai pas de terre pour vérifier.

 

La fleur est très belle :

 

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Mais avez-vous eu la curiosité de l'examiner de très près, de voir de quoi elle est constituée. Elle n'est pas banale. Regardez bien le cœur de cette fleur, on croirait qu'il y a 3 sortes d'éléments sexuels :

 

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Il y a le gynécée ou pistil aux styles et stigmates linéaires :

 

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les étamines :

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qui libèrent leur pollen :

 

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et le troisième élément de forme tubulaire, d'un jaune plus sombre que les étamines :

 

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Ces tubes sont les vrais pétales. Les grands "pétales" blancs sont des sépales pétaloïdes.

29.01.2010

Le cygne blanc

La finesse et la grâce du cygne noir ne me font pas oublier la beauté et la puissance de notre cygne tuberculé, Cygnus olor. Voici son portrait en quelques photos. J'ai pu plus souvent l'observer. J'ai donc pu mettre des photos récentes et d'autres plus anciennes en d'autres saisons.

 

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Et en plus toute la petite famille :

 

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28.01.2010

Fleur de sureau

Ce n'est pas encore la saison des glaces mais c'est pour bientôt. Je vous propose cette recette facile de crème glacée aux fleurs de sureau.

Une tête très fine

Je vais continuer à vous dire mon admiration pour ce beau cygne australien, Cygnus atratus, en vous montrant sa jolie tête de plus près. Elle est très fine, son port est altier, son regard me parait tantôt doux, tantôt rêveur et parfois farouche.

Je n'ai pu prendre des gros plans de sa tête, il était trop loin. Je l'ai recadrée sur des photos qui pouvaient supporter cet agrandissement.

 

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Vous allez me dire : mais on n'a pas vu les pattes, et comment il se tient sur terre. C'est vrai mais il ne veut pas sortir de l'eau. Mais j'ai repris des photos d'un cygne noir du Jardin des Plantes de Paris. Je ne les avais pas montrées parce que je ne les trouvais pas bonnes, les conditions étaient trop difficiles à cause d'une grande clôture. Avec ces deux photos je vous aurai montré tout ce que je peux de ce bel oiseau.

 

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27.01.2010

Un cou si gracieux

J'ai été rapidement fascinée par ce cygne, non seulement par sa beauté mais aussi par son calme. Je l'observe pour la deuxième fois et je ne l'ai jamais vu agité, je n'ai même jamais vu de mouvement rapide, jamais d'agression sur un autre oiseau. Il parait impassible, comme un roi au milieu de sa cour qu'il domine.

Il se déplace très lentement et sans aucun mouvement apparent. Surtout ce qui est magnifique c'est son port de tête, la grâce, la souplesse, les ondulations de son long cou, la seule partie en mouvement de son corps, des ondulations dignes d'un reptile.

J'ai donc cadré sur ce cou qui semble couvert de laine Les photos sont dans l'ordre où elles ont été prises, il s'est écoulé environ une minute entre la première et la dernière (c'est ce que dit mon Canon).

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Le cygne

Pas n'importe quel cygne mais l'étonnant cygne du Loing, tout noir et tout bouclé avec un peu de dentelle blanche au bord des ailes. Je vous l'avais montré il y a un peu plus d'un mois. Je suis allée de nouveau au bord du Loing pour voir s'il était toujours là.

Il y avait sur le Loing à Moret, comme toujours, une multitude d'oiseaux, des bernaches de plus en plus nombreuses, en troupeaux, des canards, des mouettes, des pigeons. J'ai marché du Champ de Mars jusqu'au pont sans le voir. En revenant sur mes pas, sans le soleil dans les yeux, je l'ai vu, toujours aussi calme au milieu de la foule, et toujours aussi seul alors que son espèce vit en bandes :

 

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Que va-t-il faire au printemps ? Va-t-il s'accoupler avec un cygne blanc ? Il est un peu plus petit que le cygne tuberculé mais le mariage est possible.

 

Cette fois ce n'est pas le crépuscule, il fait même beau, les images sont donc meilleures malgré la distance car je ne marche pas sur l'eau aussi bien que lui.

 

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Et le chat du Loing

Sur le Loing il y a une multitude d'oiseaux de toutes tailles. Alors, le Loing aussi a son petit prédateur d'oiseaux. Un prédateur que je suppose souvent bredouille, l'espace est dégagé et les oiseaux sont rapides. Et l'eau, ce n'est pas fait pour le chats. Regardez la petite boule blanche et rousse sur la gauche :

 

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Le petit chat du Loing ressemble beaucoup à Armel mais ce n'est pas lui, c'est beaucoup trop loin. Il a des envies de canard, une cane plus grosse que lui.

 

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26.01.2010

Chats

Voici un petit fauve surpris en pleine chasse aux oiseaux, le museau tendu vers eux. Mais il n'y a rien à craindre pour eux, le temps qu'il saute sur la table où sont les mangeoires ils seront partis.

 

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Il tourne autour de la maison depuis des mois. L'été je dois veiller à fermer la porte de la cuisine si je veux vivre portes ouvertes.

Il est l'ennemi juré d'Armel. Pendant que j'écris ce texte, j'entends des cris. J'ai eu juste le temps de sortir, mais je n'ai pas eu le temps de faire la mise au point, j'en suis désolée. C'est Armel qui attaque, il défend son territoire et ses oiseaux. Mais l'autre se défend souvent très bien. Il n'a pas peur de m'agresser, même lorsque je suis armée d'un balai pour les séparer.

 

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25.01.2010

Chinensis repart

Les feuilles vertes du Sambucus chinensis de Veneux sont toujours vertes aujourd'hui :

 

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Il me parait étonnant que ce soient les feuilles les plus exposées au froid et au vent au sommet d'une tige de 1m80 qui ont le mieux résisté, et elles ont résisté aussi lorsqu'elles étaient couchées au sol.

Alors je me suis demandé : les autres feuilles desséchées l'ont-elles été par le gel ou tout simplement comme d'habitude à cause de démarrage des nouvelles pousses ? J'ai écarté les feuilles mortes sur le pot et voilà ce que j'ai vu :

 

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Les nouvelles pousses sont apparues, c'est l'époque normale, elles sont même un peu en retard sur les autres années. S'il gèle de nouveau, j'augmenterai la protection après avoir coupé toutes les tiges pour mettre un voile. La tige qui porte des feuilles vertes n'est pas visible sur la photo, elle est plus à droite dans le pot et il n'y a pas encore de pousse visible à son pied.

Le dessèchement des feuilles et des tiges n'était pas dû au froid mais au redémarrage de la végétation comme les années précédentes.

Evidemment, si vous cultiviez ce sureau dans un jardin, les vieilles tiges pourraient être coupées dès l'automne, dès qu'elles sont inesthétiques, elles ne sont pas indispensables à la survie de la plante. Si je les garde c'est pour observer jusqu'au bout le comportement de ce sureau.

24.01.2010

Gros-bec

Il n'y a pas une grande variété d'oiseaux aux mangeoires cet hiver : mésanges charbonnières, mésanges bleues, pinsons et rouge-gorge sont les plus fréquents avec bien sûr les étourneaux dès que la margarine est au menu. J'ai vu parfois un étourneau faire une acrobatie sur une boule de graisse. Mais en regardant mes photos des années précédentes, il me semble que les autres espèces se montrent plus tard, à la fin de l'hiver. C'est le cas du gros-bec lorsqu'il ne trouve plus de fruits d'érables, frênes et hêtres.

 

Mon premier gros-bec de l'année je l'ai vu hier. De peur de le perdre en me déplaçant, j'ai photographié d'où je me trouvais, bien loin de la fenêtre. J'ai bien fait car je ne l'ai pas revu ensuite. C'est pourquoi les photos ne sont pas parfaites. Vous remarquerez que, s'il y a une mésange bleue sur une boule de graisse derrière, il a fait le vide près de lui sur le plateau.

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gros bec pr p 23 janvier 007.jpg

 

Pour le plaisir j'ai ressorti des photos de l'an dernier, prises plus tardivement, en février, mars et avril. Cela nous permet de voir deux différences importantes. Le gros-bec de cette année est plus terne, c'est une femelle. Et le bec plus tard, en fin d'hiver ou printemps, a pris une couleur bleue.

 

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23.01.2010

Vert obstinément

Depuis 10 jours il n'y a plus de neige et il ne gèle plus même si le thermomètre descend certains matins jusqu'à + 1°C.

Mais avant le 12 janvier le froid a été intense et je m'étonne encore du comportement de deux plantes, un arbuste théoriquement caduc et une vivace qui devrait disparaître à la vue dès l'automne. Les photos sont du 22 et du 23 janvier.

 

Hydrangea quercifolia. Je vous ai déjà montré 'Harmonie' qui a toujours quelques feuilles vertes. Je vais vous en montrer un autre. Il est situé dans un coin plus retiré du terrain où je ne vais pas souvent en hiver. L'importance de son feuillage persistant m'a étonnée. Vous le voyez ici sur son tapis de lierre et de pervenche (naturels, je n'en ai jamais planté) et, à droite la base d'un sureau canadien. Il a encore une grappe de fleurs fanées :

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Mais c'est à la base qu'il a le plus de feuillage, bien vert, bien frais :

 

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Par contre je n'ai jamais de feuillage rouge en automne, un des agréments de cet hydrangea, peut-être parce que le climat n'est pas assez contrasté et qu'ils sont trop à l'ombre ou tout simplement parce qu'ils veulent garder leur feuillage. Cet hydrangea ne doit pas être taillé car il fleurit sur le bois de deux ans.

 

L'autre plante, c'est encore Sambucus chinensis. Il devrait perdre sa végétation en octobre, ce qu'il fait à Romilly avant tout froid. A Veneux il reste en végétation jusqu'en février lors du départ des nouveaux pieds si l'hiver est doux. Mais ce n'est pas le cas pour cet hiver et, même s'il peut résister partiellement jusqu'à – 8°C, la neige a cassé ses tiges. Et pourtant hier j'ai aperçu des feuilles vertes au bout d'une tige cassée, pliée à plus de 90° ! Je l'ai redressée, tuteurée :

 

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Se prend-il pour un arbuste ? Certainement pas. Ses tiges ne sont plus qu'un assemblage de fibres qui ne restent même plus assemblées.

 

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chinensis tiges 23 janvier 003.jpg

Zone qui avait plié :

 

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Comment nourrit-il cette touffe de feuille ? Et ce qui semble être un jeune bourgeon ?

 

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Je rappelle qu'il est dans un gros pot non protégé avec seulement quelques feuilles mortes au pied. Vraiment coriace ce sureau.

21.01.2010

Encore les lapins

Pourtant, en arrivant sur le terrain de Romilly, j'ai trouvé des dégâts importants. C'était pire que jamais et dû aux lapins.

 

Tous les troncs des fruitiers étaient protégés. J'avais bien vérifié avant de partir la fois précédente. Ils ont attaqué les branches au-dessus de la protection :

 

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Un jeune houx, issu de semis naturel à Veneux et ramené depuis peu a été rongé jusqu'au sol. Voici ce qu'il en reste, enjolivé de crottes de lapins :

 

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Le si beau Ilex 'Ferox' qui piquait tellement, se portait si bien et avait déjà fleuri a peu de chances d'y survivre :

 

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Détail du tronc rongé :

 

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Il reste une touffe de feuilles au pied, peut-être repartira-t-il de la base :

 

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A tout hasard je l'ai emballé mais ses chances de survie sont faibles :

 

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Enfin, mon adorable Arbutus unedo qui avait si bien fleuri à l'automne a été réduit à ça :

 

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Regardez les feuilles qui restent, elles n'ont pas souffert du froid :

 

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Mais toutes les autres branches ont été mangées, je n'en ai même pas trouvé une trace au sol :

 

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arbutus rongé romi 17 janvier 013.jpg
Je l'ai couvert lui aussi. Peut-être croira-t-il qu'il a été taillé et repartira plus touffu. Enfin, on peut rêver.
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Il y a un terrier sous un tas de fagots, un terrier sous une table en ciment du voisin, un début de terrier ici

 

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qui a dénudé des racines mais ce n'est pas grave, ce sont des racines d'eupatoires et il y en a des centaines sur tout le terrain.

 

Le voisin m'a conseillé de mettre du grillage autour de mes plantes. Mais ils passent sous les grillages, il faut les enterrer de 30 cm. Vous imaginez le travail ! et l'aspect de chantier que prendrait le terrain !

Je maintiens ma proposition d'embauche en CDI pour un couple de renards mais je sais que j'ai peu de chance de trouver ces merveilleux techniciens spécialisés, il y a trop de chasseurs dans le quartier. Mais pour les lapins ils sont inefficaces.

 

Palmensis à Romilly

Je n'ai revu Romilly que le 17 janvier après la neige.

A Romilly, comme à Veneux, le froid n'a pas fait de dégâts. Les températures ont été proches de celles de Veneux. J'y ai deux thermomètres. L'un est placé à environ 1m20 du sol sur la face nord de la vieille trogne de chêne photographiée ici le 22 décembre :

 

trogne 22 dec 004.jpg

Ce thermomètre a indiqué –9°C. L'autre thermomètre est posé au sol dans le bois, il a indiqué -8°C.

Les différences de températures sont faibles avec Veneux. Pourtant la végétation s'y comporte comme s'il y faisait nettement plus froid. Je pense que c'est parce que le terrain est plus exposé aux vents  et le sol est plus lourd et plus humide. Cette différence se voit bien pour la période de présence du feuillage.

 

Lorsque le froid est arrivé, Sambucus palmensis avait déjà perdu son ancien feuillage et il a eu la sagesse de bloquer le développement de ses bourgeons.

Bourgeon le 24 décembre :

 

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Bourgeon le 17 janvier, il a évolué mais très peu :

 

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20.01.2010

Encore un amateur de sureaux

Vous ne le trouverez pas dans votre jardin de la banlieue parisienne. C'est un magnifique papillon qui peut atteindre 15 cm ! Il vit au Canada et s'intéresse donc plutôt au sureau blanc.

 

Allez voir Hyalophora cecropia sur le superbe blog d'un très jeune homme passionné d'insectes et de nature.

 

19.01.2010

Bilan du froid à Veneux

Après les deux vagues de froid, faisons le bilan. A vrai dire je n'ai eu aucune inquiétude pour mes plantes et, effectivement, il n'y a eu aucun dégât. Je veux cependant en parler parce qu'on attribuait il y a quelques années un manque de rusticité à des arbustes qui s'adaptent parfaitement à la région parisienne comme le laurier-tin, le choisya ou le feijoa. Tous résistent jusqu'à -15°C au moins.

Toutes les photos sont du 14 janvier.

 

Viburnum tinus, le laurier-tin, est très répandu dans mon quartier. Il se plait bien sur ce terrain et se marcotte à plaisir. Ces marcottes ont été données ou plantées ailleurs dans mon jardin. Ce qui était à craindre avec le froid et la neige, c'était la perte de la floraison. Seules les fleurs totalement ouvertes ont été colorées mais un peu comme le lilas blanc est taché par la pluie. Cela ne se serait peut-être pas produit si j'avais enlevé régulièrement la neige. Les boutons n'ont pas souffert et il a continué à faire de nouvelles grappes de fleurs.

 

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Choisya 'Aztec Pearl' a été présenté comme moins résistant au froid que Choisya ternata. Son feuillage a parfaitement supporté le froid. J'ai cependant l'impression que le poids de la neige a accentué son aspect un peu pleureur. A l'avenir je secouerai régulièrement ses branches pour le soulager de la neige.

 

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Acca sellowiana, le feijoa, n'a subi aucun dommage. J'ai même lu qu'il a besoin d'un minimum de froid l'hiver pour fructifier. Mais il n'aime pas ce terrain, il ne grandit pas (mais il fleurit). Je lui ai déjà mis de l'Or Brun, depuis cet été il a une couche de feuilles que je renouvelle quand l'épaisseur diminue. Je vais ajouter un peu de terre argileuse. S'il ne grandit toujours pas cet été, ils partiront (ils sont deux pour la pollinisation) pour Romilly.

 

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Les rares fruits de Ilex bacciflava sont toujours là, ils ne sont attaqués ni par le froid ni par les oiseaux.

 

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Et les feuilles restantes de Hydrangea quercifolia sont toujours vertes.

 

quercifolia veneux 14 janvier 025.jpg

 

 

18.01.2010

Nana

Je vous ai montré les deux sureaux nains de Veneux. Voici ceux de Trifouilly, encore différents !

Celui-ci ressemble beaucoup à 'Pigmy', surtout l'aspect de ses feuilles :

 

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Une photo de 'Pigmy' un peu plus tôt en saison mais où on voit bien les feuilles :

 

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Mais la différence de taille est trop grande. Celui-ci dès sa première saison de végétation mesure 50 cm de haut. C'est incompatible avec la description de 'Pigmy' et il n'en a pas le caractère fragile. Qui est-ce ?

J'ai cherché, cherché… Et j'ai fini par trouver, uniquement sur des sites américains et canadiens. Ce pourrait être une fille (je plaisante) qui s'appelle 'Nana'.

 

Mais en voici encore un. Le même ? Pas tout-à-fait. Ses feuilles sont plus brillantes, moins dentées mais surtout elles ont souvent 5 folioles, ce que je n'ai jamais vu chez 'Pigmy'. Est-ce lui 'Nana' ? :

 

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Et je n'ai pas terminé. Je peux encore en sortir un autre de mon chapeau. Celui-là, un peu moins grand que 'Nana' mais peut-être va-t-il grandir, a pour particularité des feuilles de deux tons de vert très différents :

 

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Alors, j'ai encore cherché. Aucune description, aucune photo. Mais la mention d'une forme spontanée appelée forma nana bicolor Hesse. Il y a même une forma tricolor. Sur ce site 'Nana' est également cité comme variété horticole.

 

Il y aurait donc une ou deux formes de sureau nain spontané et plusieurs variétés horticoles.

Joyeux printemps

Je vous les ai déjà montrés le 1 janvier. Ils commençaient à peine leur floraison mais maintenant ils se font vraiment remarquer.

 

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Ils sont amusants quand ils sont encore fermés :

 

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Bien sûr, le printemps est encore loin mais ces perce-neige sont les premiers bulbes de l'année alors que les jours allongent et pour moi ils annoncent tous les ans le début de la belle saison.

 

17.01.2010

Hillier's Dwarf

Toujours selon le catalogue Esveld, si 'Pigmy' ne dépasse pas 20 cm au bout de 10 ans, Sambucus nigra 'Hillier's Dwarf' atteint 1m50, un géant chez les nains.

 

Voici mon deuxième sureau nain.  Contrairement au précédent, il a tout d'un Sambucus normal, sauf la taille.

Le voici le 8 décembre 2008, il a encore des feuilles, 'Pigmy' est dans le bac au dessus.

 

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le  23 avril 2009, toujours à côté de 'Pigmy' :

 

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le 13 juin 2009 :

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Il n'est encore pas très grand mais bien plus imposant que 'Pigmy'. Il faut préciser que je lui ai coupé une branche fin décembre 2008 pour donner une bouture.

 

Pendant l'été il fait une poussée de croissance et sur cette photo du 22 novembre il dépasse un peu le mètre :

 

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Comme je le disais, 'Hillier's Dwarf' a des proportions normales de sureau.

Son tronc :

 

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Les entre-nœuds sont proportionnels à sa taille. Il a parfois une feuille à 3 folioles mais presque toutes ont 5 folioles, jamais plus.

 

hillier feuilles 22 nov 031.jpg

Un bourgeon en février :

 

hillier bourgeon 20 fev 001.jpg

Voilà donc deux sureaux nains très différents. Vous croyez que le mystère des sureaux nains est réglé. Mais non. Je vais vous en montrer d'autres, encore très différents.

 

 

 

16.01.2010

Les sureaux nains

Je vous ai déjà montré mes sureaux nains, ceux de Veneux,  mais sans pouvoir leur attribuer un nom avec certitude. Ils m'ont en effet tous été vendus sous le même nom, Pigmy, et pourtant ils sont vraiment très différents.
Je savais qu'il existait deux sureaux nains, 'Pigmy' et 'Hillier's Dwarf'. Mais lequel était l'un et lequel était l'autre ?

Aujourd'hui j'ai enfin vu sur le catalogue Esveld une description assez précise de ces sureaux. Je vais donc reprendre mes photos et la description en leur donnant enfin leur vrai nom.

 

Sambucus nigra 'Pigmy'

C'est le plus que nain, le super minuscule. Il ne dépasse pas 20 cm, le mien les atteint difficilement.

Il débourre en janvier-février, ses très jeunes feuilles sont rouges. Les vieilles feuilles sont prêtes à tomber :

 

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Le 2 mars :

 

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Le 23 août :

pigmy 23 août 2008 003.jpg

 

 

 

Le 8 décembre il a encore quelques feuilles, comme tous les sureaux noirs :

 

pigmy 8 dec 016.jpg

 

pigmy 8 dec 024.jpg

mais parfois il n'en a pas plus en été parce qu'il n'aime pas la chaleur.

 

Ses caractéristiques, en plus de sa petite taille étonnante :

toutes ses feuilles, sans exception, ont 3 folioles aux dents larges et profondes :

 

pigmy feuilles 8 dec 025.jpg

les entre-nœuds sont très courts, souvent bien plus qu'en proportion de sa taille :

 

pigmy entre noeuds 16 janvier 005.jpg

 

pigmy entr noeuds 16 janvier 001.jpg

C'est un sureau fragile, délicat, qui supporte mal d'avoir soif ou chaud. Il est à réserver à la culture en pot ou en rocaille.

 

A suivre…

15.01.2010

Gloire de Nantes

Qu'est devenu le bourgeon floral du Camellia 'Gloire de Nantes' qui s'était ouvert entre les deux périodes de gel ? Le voici aujourd'hui 15 janvier :

 

gloire veneux 15 janvier 05.jpg

Le bord des pétales externes a été un peu grillé par le gel mais dans l'ensemble il s'en est bien sorti.

Le feuillage n'a subi aucun dégât, il en a vu d'autres puisque c'est l'un des trois camélias qui ont résisté à – 17°C alors qu'ils venaient tout juste d'être plantés.

 

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L'aspect un peu mouillé est encore une fois dû au nettoyage à l'éponge des fientes d'oiseaux avant de lui tirer le portrait.

14.01.2010

Sureaux, bilan du froid

L'hiver ici n'est pas un problème pour les sureaux sauf pour Sambucus palmensis, subtropical pour lequel je n'ai jamais trouvé a moindre donnée sur sa résistance au froid, et pour Sambucus nigra 'Pyramidalis' qui m'a fait la surprise cette année d'avoir du feuillage tout l'hiver.

Il ne gèle plus du tout depuis trois jours, c'est donc le moment de faire le bilan de ces deux vagues de froid avec neige. Le thermomètre est descendu sur mon terrain de Veneux un matin jusqu'à -7°C et un matin jusqu'à -8°C. Deux jours de suite il n'a pas dégelé dans la journée. A Romilly je ne sais pas, je pense y aller dimanche, j'y ai deux thermomètres qui gardent les minima.

 

Sambucus palmensis, qui n'est protégé qu'au niveau du pied par un épais tapis de feuilles mortes mais pas du tout au niveau des branches, n'a pas souffert. Son très jeune feuillage est intact. Je photographie toujours le même bourgeon pour comparer.

 

palmensis veneux 14 janvier 019.jpg

 

palmensis bourgeon veneux 14 janvier 018.jpg

Sambucus nigra 'Pyramidalis' a toujours son feuillage et les nouvelles pousses sont intactes.

 

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Tristesse

Je l'ai trouvé ce matin au bas de l'escalier extérieur.

 

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Je l'ai retourné pour vérifier l'absence de blessure.

 

pigeon dos veneux 14 janvier 005.jpg

De quoi est-il mort ? Age ? Froid ? Faim ?

L'autre pigeon du couple doit se sentir bien seul. Je vois ces pigeons, sans doute plusieurs couples, toujours par deux, depuis des années.

13.01.2010

Sambucus chinensis

Sambucus chinensis est un sureau herbacé qui devrait perdre toute sa végétation aérienne en automne comme Sambucus ebulus. C'est ce qu'il fait en pleine terre à Romilly, et cela avant toute période de froid.

Le pied mère en pot non protégé à Veneux se comporte différemment et je ne sais pourquoi. Si l'hiver n'est pas trop dur il garde son feuillage, en plus ou moins bon état, jusqu'en février lorsque les nouvelles pousses apparaissent. La neige le fait plier car ses tiges sont très hautes, peu ramifiées, et sans bois pour les soutenir.

Une de ces tiges a résisté au poids de la neige. Il y a même encore quelques fruits un peu fripés.

 

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11.01.2010

Hydrangea quercifolia

L'hydrangea à feuilles de chêne, un américain dont je vous ai déjà parlé pour sa facilité de culture, a la particularité de garder une partie de son feuillage en hiver.

 

Les photos montrent 'Harmonie' dont vous avez déjà vu les belles inflorescences. Sa floraison dure longtemps. Le 15 juin :

 

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Les inflorescences sont encore plus denses l'année suivante

 

harmonie 21 juin 2008 006.jpg

Au mois d'août c'est à peine s'il y a une ou deux fleurs fanées malgré la chaleur et la sécheresse :

 

hydrangea harmonie 4 août 001.jpg

Voici son feuillage le 25 décembre, après la première vague de froid et de neige :

 

h quercif veneux 25 dec 026.jpg

et le 8 janvier, en pleine tourmente

h querci 8 janvier 015.jpg

 

 

 

 

10.01.2010

Oiseaux

On aperçoit peut-être le bout du tunnel. Il n'a fait que – 2°C ce matin et +1°C  ce soir dans mon petit bout de forêt. Pas de quoi fondre la neige mais un espoir. Admirons encore une fois les gracieux volatiles dans la neige. Les photos sont toujours prises au téléobjectif depuis l'intérieur de a maison.

 

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09.01.2010

Le chat de garde

Avec la neige qui persiste et mes mangeoires devant chaque porte du séjour, les oiseaux sont de plus en plus nombreux. Mais la maison n'a rien à craindre. Armel les surveille :

 

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Il peut rester ainsi une heure voire même deux. Mais il a aussi beaucoup d'autres activités. Pour conserver toute son énergie il doit manger et surtout dormir. Il faut aussi surveiller les oiseaux depuis l'extérieur, mais pas trop longtemps, il fait trop froid :

 

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Les oiseaux n'ont rien à craindre, il est aussi visible qu'un feu au milieu de la banquise. Car il est beau mon chat, aussi roux et aussi beau qu'un renard. Mais il n'est pas facile à photographier. J'essaie de l'éloigner sur la neige, il revient dans mes jambes avant que je puisse déclencher. Il faut dire qu'il est du genre pot-de-colle, et c'est pire quand il faut se rassurer dans la neige.

 

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D'ailleurs, sous la voiture c'est encore mieux, ça fait moins froid aux pattes :

 

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Sambucus nigra débourre

Sambucus nigra  et le subtropical Sambucus palmensis se ressemblent beaucoup, au point qu'il n'est pas évident de les distinguer en été. C'est normal, ils font partie de la même section. Mais nigra et palmensis ont beaucoup moins de différences que nigra et canadensis. Je n'ai aucun mal à distinguer nigra de canadensis, ils ont même de grosses différences comme le drageonnage de canadensis ou l'aspect de ses feuilles.

Plus je les observe et plus je me rends compte que nigra et palmensis ont aussi des similitudes dans leur cycle végétatif.

Sambucus nigra est parmi nos arbustes caducs l'un de ceux qui garde le plus longtemps son feuillage et le récupère le plus tôt. Regardez ce jeune sureau le 2 décembre, il a encore tout son feuillage et il en gardera un peu jusqu'en janvier :

 

nigra veneux 2 dec 001.jpg

Lorsque j'ai eu mon premier Sambucus palmensis, il a passé son premier hiver en pot mais le deuxième hiver en pleine terre. C'était un hiver doux et il n'a eu qu'une très courte période en janvier où il a paru sans feuilles, juste le temps que les nouvelles feuilles qui avaient chassé les anciennes occupent suffisamment l'espace.

Sambucus nigra reste un à trois mois sans feuillage bien visible. C'est leur principale différence. Mais cette différence s'atténue en cas d'hiver plus dur, et en particulier sur le terrain de Romilly.

Le débourrement des deux espèces a lieu en même temps cette année. Toutes les photos sont du 8 janvier à Veneux après des gels de -7°C et de la neige.

Sambucus palmensis :

 

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Sambucus nigra sauvage :

 

nigra 8 janvier 006.jpg

avec parfois encore la présence de vieilles feuilles :

 

nigra b vieilles f 8 janvier 008.jpg

Sambucus nigra 'Guincho Purple' :

 

guincho 8 janvier 010.jpg

Sambucus nigra 'Laciniata'' :

 

laciniata 8 janvier 013.jpg

Mais il y a plus étonnant. Sambucus nigra 'Pyramidalis' a encore tout son feuillage ce 8 janvier, un peu malmené par le froid :

 

pyramidalis 8 janvier 018.jpg

mais aussi des bourgeons qui démarrent :

 

pyram bourgeons 8 janvier 020.jpg

 

 

07.01.2010

Neige

J'ai horreur de conduire dans la neige mais j'étais obligée d'aller à Fontainebleau. Il fallait aussi faire des courses. Je peux survivre avec le contenu du congélateur et quelques paquets de nouilles mais je n'ose imaginer une rupture de stocks dans les petits sachets et barquettes pour chat. Ce serait l'enfer.

La N6 et Fontainebleau c'était sans problème.

 

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Mais j'ai voulu rentrer par la route de Bourgogne et elle n'est jamais déneigée. On imagine mal un chasse-neige sur cette petite route et le salage ferait des dégâts, les racines des arbres viennent jusque sous la route sans doute. Mais c'est beau, bien au chaud dans la voiture.

 

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Petits gâteaux au sureau

J'ai  trouvé une recette qui parait bien alléchante de petits gâteaux aux baies de sureaux.

La police choisie n'est pas agréable à l'écran mais si vous l'imprimez c'est beaucoup plus lisible. D'ailleurs si cette recette vous plait, vous avez intérêt à l'imprimer car elle fait partie d'une annonce eBay qui va vite disparaître.

06.01.2010

La sittelle

J'aime beaucoup cet oiseau au look très particulier mais elle n'est pas facile à photographier à la belle saison même si je la vois parfois descendre un tronc d'arbre tête en bas.

Ce n'est pas non plus la première arrivée aux mangeoires. Il faut qu'elle y soit vraiment poussée par la faim. Mais alors elle y est seule car elle arrive comme une grosse brute et fait peur aux mésanges, A moins que ce ne soit à cause de son bandeau de pirate sur l'œil. Elle a la queue courte et le bec bien long et raffole du tournesol.

On appelle Sitta europaea la sittelle torchepot. Pourquoi torchepot ? Parce qu'elle fait son nid dans des trous, souvent dans les troncs, des anciens nids de pics, mais elle en interdit l'entrée à de plus gros oiseaux en bouchant l'orifice trop grand avec un torchis de boue.

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05.01.2010

Sambucus palmensis

Le réchauffement climatique fait une pause. Cet hiver est bien dur. Trop précoce, nous n'avions pas vu ça depuis longtemps. Et, après un court redoux, il gèle tous les matins. Des températures que l'on peut voir tous les hivers mais cela dure très longtemps.

 

Comment Sambucus palmensis peut-il supporter un tel hiver ? Rappelons que ce sureau est originaire des Iles Canaries. Il porte le nom d'une des îles, La Palma. Cette île, la plus boisée des Canaries, est à 28°40 de latitude Nord. Veneux est à 48°37, 20° plus haut. C'est pratiquement un sureau tropical, le Tropique du Cancer est à 23°26.

 

Pourtant le plus vieux de mes Sambucus palmensis est là depuis 7 ans et il a supporté, juste un matin, - 8°C.

 

C'est un sureau à feuillage semi permanent quand l'hiver est doux. Il perd ses feuilles en décembre ou janvier quand les nouveaux bourgeons débourrent. L'hiver dernier a été plus dur que les précédents et il s'est comporté comme le sureau noir.

 

Il a perdu ses feuilles à Romilly juste avant le grand froid. Ce n'est donc pas le froid qui est la cause de leur chute. Au redoux, le 29 décembre, la cause était visible : les nouveaux bourgeons ont débourré et ne semblent pas atteints par le froid :

 

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A Veneux il avait toujours son feuillage. Lors du redoux il s'entêtait à garder son feuillage :

 

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Pourtant, en recadrant dessus on voit des bourgeons bien développés :

 

palmensis bourgeon veneux 25 dec 022.jpg

Hier il avait encore son feuillage et ce matin, plus rien. Mais le nouveau feuillage est là :

 

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Pourtant il a fait – 6°C ce matin. Il a encore bien supporté. Que se passera-t-il si le froid dure voire s'aggrave ? J'espère qu'il supportera. Sinon il repartira du pied bien protégé par des feuilles mortes et des cendres.

Les étourneaux

J'ai vu une nuée sombre et dense passer au dessus d'une route il y a deux jours. Et puis, hier matin j'ai entendu des cris, des bruits d'ailes. Une atmosphère de bataille. Ils étaient là, les voyous du ciel, les étourneaux. Mal éduqués mais sympathiques tout de même. Ils se battent continuellement mais seulement entre eux, ils n'agressent pas les petits oiseaux. Bien sûr, au début, les petits ont peur devant tant de bruit et d'agitation. Mais ils finissent par se rassurer et s'enhardissent. J'ai vu plus d'une mésange venir chiper une graine entre des pattes agitées.

Je vais essayer de vous montrer l'atmosphère d'une zone de combat. Ce n'est pas facile, je suis obligée de me cacher dans la maison et la luminosité extérieure n'est pas terrible. Les mouvements d'ailes sont donc un peu flous.

 

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Ce qui leur plait, ce qui les attire, c'est la margarine. Ils l'ont trouvée, les paquets vont défiler. Mais le camembert trop fait ne leur fait pas peur.

 

04.01.2010

Hiver

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03.01.2010

Le gagnant 2010 : Gloire de Nantes

La date de floraison des Camellia japonica et hybrides, c'est pour moi un évènement totalement imprévisible. J'ai acheté des camélias qualifiés de hâtifs, tardifs, etc. Mais dans la réalité de mon terrain de Veneux, ils fleurissent n'importe quand entre fin décembre et début avril dans n'importe quel ordre. Le plus inconstant, c'est 'Adolphe Audusson'. Il a plus de 20 ans et il a débuté sa floraison deux fois le 25 décembre et une fois début avril seulement. Je n'ai trouvé aucune relation avec les difficultés de l'hiver ou les sécheresses de l'été. D'ailleurs cela n'expliquerait pas l'ordre variable des floraisons.

 

Cette année le gagnant de la grande course est, pour la première fois, 'Gloire de Nantes' qui depuis hier ouvre lentement sa première fleur. Le deuxième sera sans doute 'Paul Maymou'. Tous les autres ont les boutons encore bien fermés.

 

Voici cette première fleur de 'Gloire de Nantes', lui aussi âgé de plus de 20 ans, aujourd'hui. Les feuilles sont mouillées parce que j'ai fait une petite toilette pour la photo. Elles étaient couvertes de fientes car elles sont proches du coin-repas.

 

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Orecchiette Trifolate

 

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Cette recette est tirée d'un livre, La bonne cuisine italienne des Carluccio, de Priscilla et Antonio Carluccio, Editions Hachette.

L'oreille de Judas est appelée orecchietta ou orecchio di Giuda en italien.

Ce champignon brun à la face externe d'aspect velouté à la face interne lisse et brillante a une consistance à la fois ferme et gélatineuse. Il est conseillé de le cuire à feu doux, sinon il risque de gonfler et d'exploser.

Cette recette utilise donc des champignons frais (ou surgelés) et ne peut se faire avec des champignons séchés. On ne les trouve pas facilement mais on peut les remplacer par des shiitakes,  frais bien sûr.

 

Pour 4 personnes

400 g d'oreilles de Judas fraîches

60 g de beurre

1 gousse d'ail finement hachée

1 petit piment haché

12,5 cl de bouillon de volaille

2 c à soupe de persil plat

 

Nettoyez les champignons. Etant donné leur situation en hauteur, ils sont propres, il peut seulement y avoir des débris de bois. Mettez le beurre dans une casserole avec ail et piment, laissez fondre puis ajoutez les champignons. Faites revenir à feu doux pendant 1 minute. Mouillez avec le bouillon et laissez cuire à feu doux pendant environ 15 minutes jusqu'à ce que la plus grosse partie du liquide se soit évaporée. Ajoutez alors le persil haché, salez, et remuez bien.

Servez en entrée ou en accompagnement d'un plat de poulet, de viande ou de gibier.

 

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La cuisine des oreilles

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Je vous ai parlé plusieurs fois de ma petite colonie d'oreilles de Judas qui grossit lentement mais sûrement. Il suffit de regarder les photos pour voir pourquoi on les appelle oreilles : ce champignon sans pied ressemble souvent à un pavillon d'oreille posé sur le bois. Pourquoi Judas ? Parce que le sureau sur lequel on le trouve le plus souvent a été considéré parfois comme l'arbre auquel Judas s'est pendu.

 

L'oreille de Judas, Auricularia (Hirneola) auricula-Judae, est l'équivalent européen du champignon noir des asiatiques, Auricularia polytricha.

 

Les deux espèces sont très proches et les recettes bien connues de la cuisine chinoise peuvent utiliser l'oreille de Judas. Mais l'intérêt de notre champignon, c'est qu'on peut le trouver dans la nature et donc l'utiliser frais. Je vais essayer de trouver le temps de vous donner des recettes européennes utilisant le champignon frais. Il peut être consommé cru, cuit, ou pour donner de l'onctuosité à une sauce.

 

Je vous avais déjà donné une recette d'oreilles de Judas en salade.

 

 

01.01.2010

Les premiers bulbes de l'année

Une promesse de printemps.

 

Ce matin j'ai trouvé devant ma porte mon cadeau de Nouvel An, un cadeau de la nature. Ce sont les premiers perce-neige, Galanthus elwesii, pas encore ouverts mais pleins de promesses. Ils ont 10 à 15 jours de retard sur les années précédentes, le froid de la mi-décembre les a sans doute un peu calmés.

 

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Mais j'en ai trouvé aussi de l'autre côté de la maison. Est-ce aussi des elwesii ? Il n'y en avait pas à cet endroit l'an dernier. Ils commencent peut-être à se ressemer comme les nivalis qui ont envahi tout le terrain. Je verrai lorsque les fleurs seront ouvertes.

 

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Bonne année

Pendant des siècles le sureau a été planté devant les maisons à cause de son extraordinaire propriété de chasser les ondes négatives.

C'est pourquoi je vous offre cette fleur de sureau et vous souhaite à tous pour cette nouvelle année une vie aussi douce et belle que cette fleur.

 

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Que la fée du sureau vous protège.

00:39 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 2010

31.12.2009

L'orme, la graphiose et le sureau

Avant les médicaments modernes le sureau était très utilisé pour traiter diverses maladies. On l'appelait la pharmacie du pauvre ou le pharmacien de la maison. Il intéresse de nouveau des chercheurs pour ses possibilités de lutte contre la grippe.

 

Il n'est pas une bénédiction seulement pour l'homme. Il aide aussi d'autres plantes à lutter contre leurs envahisseurs.

 

Serait-il capable de guérir et de sauver l'orme ? Le remplacer par des sujets résistants d'origine exotique ou des hybrides est une solution intéressante mais elle ne sauvera pas notre orme champêtre. Une méthode a été trouvée par hasard au début du siècle dernier lors d'une des premières épidémies de graphiose. Il s'agit de planter des jeunes sureaux autour de l'orme déjà atteint ou encore sain, de blesser des racines de sureau et d'orme et de les attacher ensemble. Le peu de suc du sureau qui pénètrera la sève de l'orme semble pouvoir le protéger et éloigner scolyte et champignon.

 

Les articles concernant cette méthode parlent de l'utilisation du "sureau blanc", c'est-à-dire Sambucus canadensis, l'équivalent de notre sureau noir en Amérique du Nord. Mais sureau blanc et sureau noir ont des propriétés similaires. L'orme est atteint dès qu'il dépasse une certaine taille. Si vous en possédez encore un, ou des rejets qui ne peuvent plus former que des buissons avant d'être atteints, pourquoi ne pas essayer ? Pour moi c'est trop tard, mon quatorzième orme est tombé il y a deux ans. C'était un bel arbre. Je ferai très attention au printemps pour ne pas arracher d'éventuels semis.

 

Voici un choix de 3 pages intéressantes : ici, ici, et ici.

30.12.2009

Embauche renards en CDI

Le terrain de Romilly est totalement envahi. Il y a des bosses partout mais cela ne me gêne pas, je ne suis pas adepte de la pelouse parfaite. Le problème, c'est la profusion de lapins. Ils sont mignons mais quels dégâts !

 

Je n'ai jamais vu le propriétaire du terrain voisin, celui qui a une grande pelouse. Seuls ses enfants viennent entretenir le terrain. Lui a totalement renoncé. Il avait acheté ce terrain pour produire ses légumes. Cela s'est révélé impossible, tout était dévoré.

 

Aujourd'hui j'ai encore trouvé des trous partout mais surtout dans les cuvettes de mes arbustes avec des racines à l'air. Le figuier leur plaît. Je l'avais bien protégé, une vraie cuirasse, ils ont fait un trou au bord de la protection. La terre retirée est toujours surmontée d'une belle collection de crottes de lapin.

 

Les perce-neige plantés en même temps que la bruyère ont été tondus, comme ma ciboulette cet été. Ils en ont profité pour faire un trou à côté. Mais la bruyère est intacte. Pas comestible la bruyère ?

 

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Des écorces d'arbustes sont rongées, ici un noisetier :

 

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Et ils ne touchent jamais à mes excédents de frênes.

Mais le pire, l'horreur, c'est ça :

 

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pommier romi 29 dec 015.jpg

 

J'avais protégé l'écorce de tous mes fruitiers mais j'en ai oublié un, un pommier. L'écorce a été enlevée sur toute la hauteur du jeune tronc.

 

Je propose donc un CDI, nourri et logé, à un couple de renards prolifiques. Il y a tout chez moi pour une vie heureuse et sans problème : lapins à profusion, rats taupiers et autres rongeurs de racines, fruits l'été, eau fraîche, grands trous dans les berges prêts à investir. Ils auront droit à mon admiration devant leur beauté et à des photos sur mon blog.

 

29.12.2009

Les fruits du lierre

Je vous disais que les oiseaux ne viennent aux mangeoires que contraints et forcés par le froid et surtout le manque de nourriture. Mes mangeoires n'ont été fréquentées que lorsqu'il a neigé.

 

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Maintenant il fait doux, il n'y a plus de neige et il n'y a plus d'oiseaux aux mangeoires, à peine de temps en temps un rouge-gorge ou une mésange. Il semble qu'ils aient tout ce qu'il faut dans la nature pour se nourrir. Il y a encore des insectes. Un petit insecte que je n'ai pas eu le temps d'examiner, un diptère je crois, s'est posé sur moi un instant. Je vois le soir de petits papillons de nuit derrière les vitres. Et il y a des fruits mûrs du lierre en abondance.

 

Ces fruits du lierre mûrs en ce moment, c'est aussi anormal que la floraison de Sambucus coreana. Ces fruits sont habituellement mûrs à la fin de l'hiver.

 

En voici le 21 novembre 2008. Ils sont encore petits et verts :

 

lierre fruits 21 nov 2008.jpg

Mais le 22 novembre 2009, ils sont à un stade beaucoup plus avancé :

 

lierre fruits 22 nov 2009.jpg

Et même le 4 novembre 2009 ils étaient encore petits mais déjà colorés

 

lierre fruits 4 nov 2009.jpg

Les voici cet hiver photographiés le 25 et le 28 décembre, ils sont à point

 

lierre fruits p veneux 25 dec 2009.jpg

 

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Ce stade n'a été atteint l'hiver dernier que début mars

 

lierre fr 2 mars 2009.jpg

et même fin mars l'hiver précédent :

 

lierre Paris 26 mars 2008.jpg

Je précise que ce stade de maturation ne concerne pas une grappe de fruits mais tous les fruits du lierre que je peux voir actuellement.

28.12.2009

Très rustiques, les oreilles de Judas

Après la neige et le froid, je me devais d'aller vérifier l'état de la colonie d'oreilles de Judas. Elle est parfaite. Sur le tronc mort de sureau la taille et le nombre des éléments ont augmenté.

 

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Mais ils ont aussi essaimé sur les troncs couchés au pied de ce tronc vertical. J'ai laissé ces troncs morts pour les oreilles de Judas mais aussi pour toutes les bestioles en voie de disparition parce qu'elles ne trouvent plus de bois mort.

Cette colonie d'oreilles de Judas est là toute l'année, elle n'est invisible que les deux mois les plus secs de l'été.

 

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Pas rustique le dracaena ?

En été j'utilise souvent cette porte mais très rarement en hiver. C'est ce qui explique que je ne l'ai pas vu avant, d'autant plus qu'il était à un endroit que je ne peux voir sans sortir. En revenant du jardin vers la maison, je l'ai vu, horrifiée. Un dracaena dehors après le froid qu'il a fait il y a 10 jours ! une belle couche de neige et jusqu'à -5°C.

Je l'avais oublié parce qu'il ne fait pas partie de ma flore habituelle d'appartement. Il a été ramené par mon fils lorsqu'il a vendu son appartement de Paris.

Et il est intact :

 

dracaena veneux 28 dec 022.jpg

Je suppose qu'il s'agit de Dracaena australis (Cordyline australis), le plus rustique des dracaenas, celui qui est planté à l'entrée du Jardin des Plantes à Paris. Il a de longues feuilles très étroites et complètement vertes, plus étroites et plus pointues que celles de mon Dracaena fragrans.

Je l'ai tout de même rentré. On dit qu'il supporte de courts passages à -8°C mais je ne veux pas lui faire courir davantage de risques.

27.12.2009

La foulque macroule

Lorsque j'ai vu pour la première fois des foulques, c'était au printemps dans le parc de Chamarande. J'ai d'abord cru que c'étaient des poules d'eau et beaucoup de gens les confondent. Mais il y avait cette étonnante tache blanche sur le front et leur comportement n'avait rien à voir avec celui des poules d'eau.

Les poules d'eau qui nichent au bord de la Seine sur mon terrain de Trifouilly sont des oiseaux très farouches. J'ai dû me cacher pour faire quelques photos.

Ce couple que je voyais à Chamarande n'était pas craintif en présence des humains. Leur superbe nid, une belle construction qui avait sans doute demandé beaucoup de travail était à tout juste 2 m de la berge, une berge très fréquentée par les nombreux promeneurs du parc. Je les ai photographiés tranquillement, ils n'étaient nullement effrayés. Celui du nid me regardait sans bouger. C'est seulement ma participation à un groupe de botanistes qui a limité le nombre et la qualité des photos.

 

foulque chamarande 20 mai 2008 088.jpg

 

foulque au nid 20 mai 2008 085.jpg

L'autre membre du couple se tenait sur l'eau pas très loin, semblant monter la garde.

foulque surveille 20 mai 2008 093.jpg

 

foulque près p 20 mai 2008 093.jpg

 

A cause de cette familiarité évidente avec les humains, je n'ai pas été étonnée de les voir au lac de Montcourt-Fromonville. Elles y sont en grand nombre et acceptent volontiers le nourrissage. J'y ai cependant vu également une poule d'eau. Elles ne sont toutefois pas aussi familières que les bernaches, les cygnes et les canards et elles ne montent pas sur la berge.

 

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foulque p montcourt 26 dec 024.jpg

 

foulque p montcourt 26 dec 028.jpg

 

 

Il y a bien sûr des foulques mâles et des foulques femelles. Mais quel est le "sexe" de leur nom ? On trouve tout sur le web. J'ai donc pris mon beau Larousse de la Langue Française : c'est bien la foulque. La foulque macroule, Fulca atra, est bien décrite et en particulier dans son comportement sur Wikipedia.

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foulque tête p montcourt 26 dec 015.jpg

Les bernaches du lac

J'en étais restée à la question : que sont devenues les bernaches du lac ?

Lorsque le lac était presque entièrement gelé, il n'y avait plus aucune bernache. Parties vers des cieux plus cléments ? Ou seulement parties à quelques centaines de mètres sur le Loing ou sur le canal où les eaux courantes ne peuvent geler ?

Je suis donc retournée au lac hier. Le temps est bien plus doux, le lac en grande partie dégelé. Un couple de fous de nature sauvage est là et ils sont équipés chacun d'un lourd matériel de digiscopie. Les généreux restaurateurs sont revenus. Il y a de l'eau liquide et beaucoup de pain et les bernaches sont de nouveau là.

Une dame arrive avec un gros sac, tout le monde vient sur la berge autour d'elle. Les bernaches du lac sont aussi familières que celles du Loing.

 

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Mais la gentille dame envoie la nourriture dans l'eau et tout le monde redescend. C'est la grande foule.

 

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Sur cette photo on peut aussi compter 9 foulques :

 

montcourt 9 foulques 26 dec 012.jpg

Et c'est la cohue :

 

montcourt cohue 26 dec 020.jpg

 

montcourt cohue 26 dec 021.jpg

Une mouette et un canard se battent pour un bout de pain, le canard est le plus rapide :

 

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Mais c'est la mouette qui emportera le trésor. C'était rapide, je suis désolée de ne pas avoir eu le temps de bien cadrer :

 

montcourt mouette part 26 dec 031.jpg

Les vedettes sont les bernaches et les foulques que je n'avais jamais vues sur le lac auparavant :

 

montcourt bern foulq 26 dec 006.jpg

 

Nous étudierons ces nouvelles venues au restau du coeur la prochaine fois.

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26.12.2009

Sambucus coreana

Vous vous souvenez de ce bourgeon floral de Sambucus coreana qui a débourré à contretemps, complètement hors saison vers le 15 novembre alors que la floraison de ce sureau a lieu début avril. On peut se demander ce qu'il est devenu après la vague de froid.

 

Même s'il n'y avait pas eu cette vague de froid, après plus d'un mois la floraison devrait être terminée, les fleurs fanées et tombées. En effet les fleurs de ce sureau n'ont encore jamais donné de fruits sans doute parce qu'il était seul et n'est pas très autofertile. Maintenant j'en ai trois prêts à fleurir et j'espère voir des fruits. Mais la grappe de fleurs de cet automne était bien seule et je n'attendais pas de fruits, d'autant plus qu'elle n'a pas la taille des grappes habituelles. Mais les fleurs sont bien formées avec des étamines bien visibles.

 

Lorsque je suis allée voir ce sureau le 22 décembre je m'attendais à trouver la grappe complètement fanée. Pourtant, et malgré la vague de froid qui avait cessé quelques jours plus tôt, il y avait encore des fleurs. Le thermomètre qui garde les minima est descendu jusqu'à -6°C. Pourtant, si la grappe était moins dense, les premières fleurs étaient tombées, il y avait encore quelques fleurs, des fleurs en bouton et des fleurs ouvertes avec des étamines bien visibles.

 

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La floraison de cette grappe a donc été étalée dans le temps et a résisté à -6°C.

24.12.2009

Noël

 

Pour vous souhaiter un Joyeux Noël, je n'utiliserai pas des illuminations, cela coûte trop cher en énergie et nous devons faire des économies.

Je vous envoie donc deux fleurs :

 

Une rose de Noël. La mienne n'est pas l'hellébore noire, c'est une hellébore orientale. Mais puisqu'elle a décidé de fleurir à Noël elle mérite ce nom.

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Un rhododendron de Noël. Pour lui c'est le contraire, il devrait fleurir à Noël puisqu'il s'appelle 'Christmas Cheer' mais c'est un paresseux qui attend toujours le printemps.

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Charity et la neige

Il y a eu beaucoup de neige mais le thermomètre qui garde les minima n'a pas dépassé -5°C  ou -4°C selon les endroits sur mon terrain protégé par les arbres.

Les fleurs de Mahonia x  'Charity'  n'ont pas gelé. Mais le poids de la neige a fait plier les pédoncules qui ne se redressent pas :

 

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Mais il était en fin de floraison, l'ouverture des fleurs avait lieu déjà a l'apex des racèmes et au dessous on voit déjà la formation des fruits :

 

charity extr 23 dec 003.jpg

La floraison durait déjà depuis 7 semaines. Photo du 4 novembre :

 

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La floraison de 'Winter Sun' va commencer :
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Elle fera la jonction avec la floraison de Mahonia aquifolium au tout début de mars.

 

22.12.2009

Le cygne noir de Moret sur Loing

Vous avez certainement remarqué sur les photos de la précédente note un oiseau insolite, un intrus, un alien, un superbe cygne noir, Cygnus atratus, le cygne d'Australie. Que faisait-il là, tout seul alors qu'il vit en couple et même en troupes sur un continent lointain? Probablement échappé d'un parc ou d'un zoo.

Il était d'abord isolé au milieu de la rivière. Quand les oiseaux se sont regroupés pour manger, il s'est approché et il s'est mêlé à eux. Mais il est resté neutre et distant, il était comme un simple observateur. Plusieurs fois j'ai lancé une tranche de brioche devant lui. Jamais il n'a cherché à l'avoir, il a laissé les autres oiseaux la prendre. Il est resté tout le temps calme et presque immobile. Il n'est pas monté sur la berge. Il n'a agressé ou même bousculé aucun oiseau. Pourtant on le dit agressif envers les autres oiseaux, je ne peux y croire.

 

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cygne noir approche 21 dec 030.jpg

 

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Si vous voulez en savoir plus sur la vie de ce bel oiseau, allez faire un tour au Château de Sauvage. C'est près de Rambouillet, là où vivent des wallabies en liberté.

 

Les oiseaux du Loing

Déçue de ne pas avoir trouvé les bernaches sur le lac, je me dirige vers Moret sur Loing. Les eaux turbulentes du Loing ne peuvent geler pour si peu. J'arrive à 16h30, presque le coucher du soleil. Les berges sont enneigées, aucun oiseau ne s'y trouve, et aucun humain sauf moi.

Les oiseaux sont presque au milieu de la rivière, la lumière est trop faible et le flash ne porte pas si loin. Cela donne une image trop sombre, sans détails :

 

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J'ai alors l'idée d'aller chercher mon paquet de brioche tranchée. C'est avec cette brioche que je remonte ma glycémie après un gros effort sur le terrain de Romilly loin de toute civilisation.

Je lance la première tranche, et c'est l'envol :

 

moret envol 21 dec 029.jpg

D'autres oiseaux approchent plus calmement :

 

moret arrivée calme 21 dec 031.jpg

Il y a bien des bernaches :

 

moret bernaches 21 dec 033.jpg

Ensuite c'est la ruée et la bousculade :

 

moret ruée 21 dec 035.jpg

 

moret bousculade 21 dec 036.jpg

Je mets une tranche sur la berge. Les pigeons sont les premiers arrivés et ils se battent. La tranche est engloutie presque instantanément :

 

moret pigeons 21 dec 038.jpg

Les autres oiseaux approchent de la berge :

 

moret approche berges 21 dec 041.jpg

Une mouette arrive en vol :

 

moret mouette arrive 21 dec 044.jpg

Et la première bernache grimpe sur la berge :

 

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Elle est grosse et puissante et c'est elle qui attrape la tranche suivante :

 

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La deuxième bernache grimpe :

 

moret 2è bernache 21 dec 056.jpg

Et c'est la ruée sur les berges, à mes pieds :

 

moret ruée berges 21 dec 057.jpg

Trois bernaches se collent contre mes jambes lorsque je mets la main dans mon sac. Elles me regardent dans les yeux, leur tête est à hauteur de ma poitrine. C'est émouvant. C'est beau un regard de bernache :

 

moret regard bernache 21 dec 058.jpg

Aujourd'hui la neige a fondu, elles peuvent brouter l'herbe de leur pré préféré.

 

 

21.12.2009

Les nouveaux oiseaux du lac

J'ai vu des oiseaux que je n'avais pas encore vus sur ce lac. Je vous avais déjà montré la foulque à Chamarande et la poule d'eau à Trifouilly.

 

Les foulques sont les plus nombreuses. En voici une en compagnie d'un couple de canards qui paraissent aussi gelés qu'elle :

 

oiseaux canards foulque neige 21 dec 006.jpg

On en voit parfois 4 en même temps et plus loin 6.

 

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La poule d'eau est plus rare et elle se mélange peu aux autres. Il est vrai qu'elle est plus farouche.

 

oiseaux poule neige 21 dec 012.jpg
poule neige 21 dec 012.jpg

Si vous voulez en savoir plus sur ces deux oiseaux et surtout sur leurs différences de comportement, allez ici.

 

Mais je n'ai vu aucune bernache. Sont-elles parties vers le sud parce qu'il fait trop froid. Le froid actuel est anormalement précoce mais il se voit plus tard en hiver et cela ne leur fait pas peur. Ou bien sont-elles parties sur les rivières proches où l'eau n'est pas gelée ?

Pour en avoir le cœur net, je me dirige vers le Loing à Moret. Je vais y déclencher une sorte d'émeute (pacifique) parmi les oiseaux. Je vous raconterai cela demain. Et c'était tellement émouvant, les images me paraissent si belles que je vais ajouter un album.

Les oiseaux du lac

L'appétit  des oiseaux du jardin me réjouit. Mais que deviennent les autres, les plus sauvages, les plus gros, les oiseaux aquatiques ? La neige fond tout doucement et surtout devient plus molle. Il y a moins de risque de dérapage cet après-midi. J'ai donc osé prendre la voiture et aller voir ce qui se passe sur le lac aux oiseaux, celui de Montcourt-Fromonville. Vous vous en souvenez ? C'est sur l'album colonne de droite et ici.

Le lac n'est qu'une vaste étendue gelée, plate, uniforme. Sauf en un point près du bord où une zone est dégelée, sans doute de la main de l'homme pour aider les oiseaux. Tous les oiseaux visibles sur le lac sont là.

Ils sont calmes, peu actifs, comme s'ils attendaient quelque chose. D'habitude ils sont nourris par les habitants des villages alentour mais aujourd'hui la circulation est dangereuse et il n'y a personne.

 

oiseaux neige 21 dec 002.jpg

 

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Seules les mouettes se tiennent à part mais pas loin.

 

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Les cygnes tentent parfois de trouver de la nourriture mais ce sont bien les seuls car il n'y a sans doute pas grand-chose sous l'eau

 

oiseaux cygnes pêchent neige 21 dec 008.jpg

Et puis, un employé arrive. Il me donne quelques indications sur la méthode pour sortir du parking car cette sortie est très glissante et il y a eu un accident. Il porte un vaste imperméable aux couleurs fluorescentes, il faut bien ça pour travailler sur cette zone de promenade en voiture en pleine nature. De poches qui semblent immenses il sort de la nourriture qu'il lance vers les oiseaux. Tout ce petit monde se jette sur cette nourriture, même les mouettes arrivent. Certains finissent par sortir vers l'homme et quelques morceaux tombés sur la glace.

 

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Le sureau autrefois

Le "grand" sureau a eu autrefois beaucoup d'importance en médecine. Voici un texte pas dénué d'intérêt dans un français vieillot. C'est plein de précisions sur les utilisations thérapeutiques anciennes du sureau noir. La description botanique est un délice.

Et pour le sureau yèble, c'est ici.

 

20.12.2009

Les oiseaux en hiver

Il y a trente ans, lorsque je nourrissais les oiseaux en hiver, j'étais culpabilisée par des articles qui disaient qu'il ne fallait pas le faire. Des gens savants et se disant bien intentionnés (?) prétendaient que j'empêchais ainsi la sélection naturelle. J'ai continué après m'être servie de ma petite tête. Tous les oiseaux génétiquement parfaitement équipés pouvaient-ils survivre à l'horrible hiver qui a fait perdre leurs feuilles à mes camélias ? Dans ce terrible froid et sans rien manger ? Et les quelques tarés que j'ai sauvés étaient-ils vraiment capables de se reproduire ? Et la souffrance animale est-elle supportable si on a les moyens de l'atténuer ?

 

Tout a changé. Maintenant on nous incite à fournir des abris et à nourrir les oiseaux l'hiver. Mais on précise qu'il ne faut pas le faire trop tôt ni le poursuivre trop tard car on va les rendre dépendants. A la fin de l'hiver dernier j'ai constaté que les oiseaux délaissaient peu à peu les mangeoires et en mars n'y venaient plus du tout. J'ai voulu compléter l'expérience en installant des mangeoires très tôt, vers le 10 novembre. Pendant plus de 3 semaines, aucun oiseau n'est venu s'y ravitailler. Le mois de décembre était avancé quand le rouge-gorge, le moins farouche de nos oiseaux, mon compagnon de jardinage, a commencé à s'y présenter, et lui seul pendant quelques jours. Les mésanges n'ont afflué que lorsque la neige est tombée. Les oiseaux du ciel sont des petits êtres sauvages qui ne deviennent pas dépendants. Ils ne viennent aux mangeoires que contraints et forcés quand leur survie en dépend.

 

Je vais vous présenter d'abord mon petit compagnon, celui qui se tient souvent à moins de 2 m quand je jardine, ou quand je ramasse les feuilles mortes, et qui ose même se précipiter à mes pieds pour attraper un ver dès que je tourne la tête. Devrais-je cesser de jardiner parce qu'il va devenir dépendant ?

 

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Les photos sont prises depuis la maison, derrière une fenêtre, la qualité s'en ressent.

19.12.2009

Charity et la neige

Les longs épis floraux de Mahonia 'Charity' ont mal supporté le poids de la neige. Se redresseront-ils ou la floraison est-elle perdue pour cette année ?

 

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La floraison de 'Winter Sun' était beaucoup moins avancée et les grappes de fleurs encore trapues ont bien résisté à la charge :

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L'HLM à bestioles semble ne pas attirer la neige, il n'y en a qu'au sommet. C'est sans doute parce que les nombreux passages de ses habitants secouent les branches de lierre et font tomber la neige :

 

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Mais tant de neige et tant de froid (-7°C ce matin), cela ouvre l'appétit.

 

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18.12.2009

Hiver

Que de neige ! Elle a un peu fondu cette nuit mais il en est retombé et les températures baissent. Je reste dans la maison avec ce spectacle :

 

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Que c'est beau quand on est au chaud !

Mais j'ai osé aller jusqu'à la boîte aux lettres et j'ai admiré callicarpa, jasmin et Evereste dans leur écrin blanc :

 

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neige 1 jasmin 18 dec 011.jpg

 

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17.12.2009

Il neige

Il n'y avait rien au lever du soleil. La neige est vite tombée. Cela vaut la peine d'en parler, il y a bien longtemps que je n'en avais vu autant en décembre. Il y a de nombreuses années, je me souviens d'un Noël blanc. Mais de la neige à la mi-décembre, je n'en ai aucun souvenir.

 

Devant la maison :

 

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Le houx mâle, juste devant la porte :

 

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Le fond du jardin :

 

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La mare, elle a dû geler juste avant pour que la neige y tienne :

 

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Un massif de mahonias :

 

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Les boutons du Camellia 'Paul Maymou' affichent déjà la couleur :

 

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Sambucus palmensis fait la tête :

 

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Un autre Sambucus palmensis, beaucoup plus jeune, derrière le restaurant, à côté du grand Camellia 'Adolphe Audusson' :

 

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Il me restera à faire le ménage sur les camélias avant de me coucher, il ne faudrait pas que la neige gèle sur leurs feuilles au petit matin.

 

16.12.2009

Etrange tourterelle

Depuis qu'il fait très froid, je vois presque en permanence des pigeons. Mais sur mon terrain de Veneux il y a aussi des tourterelles. L'oiseau que j'ai photographié ressemble à un pigeon mais il est beaucoup plus petit. C'est donc une tourterelle.  C'est pourquoi j'ai tenté de la photographier malgré les très mauvaises conditions. L'image est lamentable, je le reconnais, mais elle est prise par temps sombre et à contre-jour. Je n'avais pas le choix. Si je sors de la maison, l'oiseau s'envole aussitôt. Je l'ai vue une première fois mais elle ne m'a pas laissé le temps de lui tirer le portrait. La deuxième fois elle ne m'a laissé faire qu'une photo mais une deuxième n'aurait pas été meilleure.

 

Je vous montre cette mauvaise photo car il y a une "anomalie" sur cet oiseau. Voici d'abord la photo d'origine :

 

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Ce n'est ni une tourterelle turque ni une tourterelle des bois car elle a un étrange collier, du jamais vu pour moi. Ce collier est complet, il est blanc, il est fait de plumes saillantes qui surmontent les autres plumes. J'ai trituré l'image pour mettre en évidence ce collier : 

 

tourterelle 16 dec 005.jpg

 

tourterelle collier p 16 dec 005.jpg

 

tourterelle collier 16 dec 005.jpg

 

tourterelle collier près 16 dec 005.jpg

Tourterelle de collection ?

 

Teinture végétale

Pour les passionnés de teintures végétales voici le violet de sureau.

Sambucus hookeri

Sambucus hookeri vient de perdre son feuillage et, comme d'habitude, il refait aussitôt des feuilles :

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hookeri f et b romi 11 dec 037.jpg

 

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C'est cet entêtement à ne pas rester sans feuillage qui limite sa rusticité. Les trois premiers hivers qu'il a subis n'ont pas été trop froids et il n'a pas du tout souffert. Mais l'hiver dernier a été plus dur et il a refait deux fois son feuillage en plein hiver ! La destruction de son système racinaire par un rongeur a aggravé son état. Il s'est pourtant entièrement reconstitué, en fin d'été il était aussi beau que l'année précédente. Il a tout de même trop souffert et l'hiver qui commence est précoce et je crains qu'il ne soit dur. Je vais donc pour la première fois le protéger :

 

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Il a aussi un tapis de feuilles au pied et une couronne de petits piquets contre les rongeurs.

A sa gauche on voit les têtes florales fanées de Hydrangea 'Annabelle'.

Sambucus palmensis se comporte comme lui, il refait des feuilles dès que les précédentes sont tombées. Cependant il a réagi plus raisonnablement l'hiver dernier, le grand froid lui a fait retarder l'apparition des feuilles. Je crains moins pour lui. Et puis, comment le protéger,  il est beaucoup trop grand. Aujourd'hui il n'a pas encore perdu son feuillage de la saison précédente, il le fait habituellement fin décembre ou début janvier, et ses feuilles pendouillent sous le gel comme celles des sureaux noirs ou de miqueliana.

 

15.12.2009

Viburnum bodnantense

Cette viorne d'hiver est un arbuste assez banal et discret mais joli en été. Son intérêt apparaît dès novembre. Alors que l'arbuste perd ses feuilles les petits bouquets de fleurs rose pâle apparaissent, parfumés. Il a une allure un peu dégingandée avec ses tiges raides et peu ramifiées mais sa floraison est la bienvenue en plein hiver et elle va durer jusqu'en mars.

 

Fin août il commence à prendre son feuillage d'automne, peut-être plus tard dans les terrains moins arides.

 

bodnantense 24 août 2008 001.jpg

En septembre les feuilles prennent une teinte nettement orangée :

 

bodnantense 8 sept 2008 011.jpg

 

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Les premières petites grappes de fleurs apparaissent alors qu'il y a encore quelques feuilles.

 

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Ces fleurs blanches, ou légèrement rosées ont de bien jolies étamines rose vif :

 

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Les boutons sont blancs mais fortement marqués de rose sur les angles :

 

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Il va fleurir ainsi tout l'hiver. Ces fleurs sont résistantes au gel. Si le gel est vraiment intense et prolongé, elles peuvent disparaître mais pour revenir dès le premier radoucissement.

Je ne l'ai pas vu noté ailleurs mais chez moi il drageonne. Il craint la sécheresse, une année je ne l'ai pas assez arrosé et j'ai failli le perdre.

 

Juste en face les petites pommes de Malus 'Evereste' n'ont pas encore été toutes dévorées.

 

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Pour les jardins d'Ile de France

Pour les franciliens amateurs d'exotisme, j'ai trouvé un blog remarquable qui étudie les conditions de culture et la rusticité des plantes exotiques acclimatables en région parisienne. La description pour les plantes que j'ai moi-même tenté d'acclimater correspond exactement à mes constatations. Je lui fais donc confiance pour les autres.

 

Ah, les lapins...

C'est l'hiver, les bois alentour à Romilly ne sont sans doute plus aussi accueillants : il y a peu de plantes de petite taille et les lapins ne trouvent plus rien à se mettre sous la dent. Ils refluent donc sur mon terrain et celui du voisin.

Tout le terrain, mais c'est surtout visible dans les allées, est plein de bosses et de trous. Les bosses sont dues aux taupes. Elles sont encore plus nombreuses sur la vaste pelouse du voisin. Mais les trous sont plus visibles chez moi et sont dus aux lapins. Je rebouche sans cesse les trous au pied de mes arbustes fraichement plantés. Il est si facile de faire des trous dans la terre remuée et allégée. Mais il y en a aussi tout au long des allées.

Je vais vous montrer les pires dégâts récemment constatés.

 

Ma petite zone terre de bruyère que je viens tout juste de créer a été attaquée. Ils n'ont pas fait de trous, ils n'aiment sans doute pas la terre acide. Les bruyères ne les intéressent pas, pas assez tendres sans doute. Les perce-neige ont été légèrement grignotés. Mais ils ont voulu goûter au camellia :

 

camellia lapins romi 11 dec 006.jpg

Vous voyez des feuilles et une branche coupées mais ils n'ont pas consommé. Ils ont sans doute été déçus par la consistance ou le goût de ses feuilles. J'espère qu'ils n'y toucheront plus.

 

Le figuier leur plait davantage. C'est un très petit figuier planté à la fin de l'été, minuscule mais il a eu une figue. Regardez ses branches complètement rongées :

 

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J'ai dû couper tout ce qui n'avait aucune chance de survivre mais j'ai laissé un peu de branches rongées, sinon il n'en resterait plus rien. Je ne sais s'il repartira sur le peu qui reste. Je l'ai emballé dans du plastique perforé que j'avais amené pour protéger une ou deux plantes du froid. Des piquets tiennent l'ensemble au sol. Ce n'est pas une protection contre le froid, un figuier n'en a pas besoin, mais une protection contre l'appétit des lapins.

 

S'il ne survit pas j'en planterai un autre plus grand avec des branches hors d'atteinte et le tronc  sera protégé dès la plantation.

figuier couvert romi 11 dec 052.jpg

14.12.2009

Pigeons

Ce matin il fait froid, à peine 0° au lever du jour et ce sera pire le reste de la semaine. Les arbres sont maintenant complètement nus et on voit mieux les habitants des arbres, pas toujours faciles à photographier car c'est très haut.

 

Je m'installe devant l'ordinateur et j'aperçois une boule sur une branche :

 

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C'est un pigeon, un des ramiers qui occupent le terrain depuis de nombreuses années. Que fait-il ? Est-il gelé ou me surveille-t-il ? Non, ce n'est pas moi qui l'intéresse, il me tourne le dos :

 

pigeon près 14 dec 002.jpg

Et il n'est pas gelé, il bouge la tête :

 

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Et même il s'agite franchement :

 

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C'était pour se tourner

 

pigeon tourne 14 dec 008.jpg

 

pigeon tourne près 14 dec 007.jpg

car il a vu son conjoint sur une autre branche. Ils s'envolent tous les deux pour rejoindre ensemble la première branche :

 

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Armel, le chat, n'est pas du genre à prendre l'air sur une branche en hiver. Il préfère la chaleur de la maison. C'est à peine s'il sort le temps d'un pipi et j'entends de nouveau la chatière à peine 5 mn plus tard. Il fait si bon sur une couverture, de préférence imprégnée de mon odeur :

 

armel 14 dec 001.jpg

 

13.12.2009

Araignée

J'ai reçu aujourd'hui un commentaire très intéressant pour l'araignée très noire que j'avais photographiée dans mon séjour en juillet. Le diagnostic de ce lecteur est exact. Je disais qu'elle ressemblait à une mygale. C'est bien une mygale, du genre Atypus, mais une mygale européenne qui n'a pas la taille des mygales tropicales. Saviez-vous qu'il existe des mygales en Europe ?

Le terrain de Veneux est tout-à-fait ce qui lui convient, un terrain très friable puisque de sable pur, un terrain dont la consistance lui permet de creuser son long terrier.

Si vous voulez voir d'autres photos et des explications sur son mode de vie, c'est ici.

Mais que faisait-elle dans mon séjour ?

Il semble qu'elle soit protégée mais je ne lui ai fait aucun mal, elle s'est sans doute échappée rapidement, car elle était rapide, par une des portes toujours ouvertes en plein été.

 

J'espère que mon lecteur si connaisseur va lire cette note et me donner son avis. C'est une autre araignée, trouvée cette fois en pleine nature sur le terrain de Romilly sur Seine le 3 décembre. Je ne vous l'avais pas encore montrée parce que je cherchais son nom.

Elle ressemble davantage, et même beaucoup à la tégénaire trouvée dans mon séjour  le 2 novembre. Comme elle, elle n'est pas très vive. Mais elle n'a pas le même "décor" sur le corps et ses pattes sont aussi poilues mais présentent des rayures.

Plusieurs photos paraissent identiques mais ne le sont pas. En effet elle cache son corps en relevant ses pattes (attitude de peur ?) et des positions différentes des pattes permettent de voir des parties différentes du corps.

 

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Pour comparaison, la tégénaire du 2 novembre :

 

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12.12.2009

Plumosa Aurea

Le deuxième sureau auquel je me suis attaquée à Trifouilly avant-hier, c'est Sambucus racemosa 'Plumosa Aurea'.

Il a été très beau. Le voici le 7 avril 2008 :

 

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et un peu plus tard en saison le 16 avril 2007 :

 

Plumosa Aurea fleurs 16 av 2007.jpg

C'est l'un de ceux qui s'étaient le mieux adaptés au terrain, du moins au début car cette année il a commencé à perdre beaucoup de branches, il a pris un port étroit qui n'était pas son aspect naturel.

 

plumosa aurea trifouilly 10 dec 030.jpg

Je me demande si l'un des problèmes du terrain de Trifouilly n'est pas la proximité de la nappe phréatique. Aucun sureau n'a de racines très profondes, une racine pivotante serait vite noyée.

De ses premières années magnifiques 'Plumosa Aurea' a gardé un système racinaire superbe :

 

plumosa aurea racines trifouilly 10 dec 026.jpg

J'ai mis plus d'une heure à sortir au mieux toutes ses racines. J'ai même cassé le manche de la fourche. J'ai même dérangé une coccinelle :

 

coccinelle trifouilly 10 dec 024.jpg

Le voici en cours de plantation à Romilly :

 

plumosa aurea plantation romi 11 dec 008.jpg

La racine la plus longue s'étalait jusqu'à 1 mètre du tronc.

Il a lui aussi un bourgeon juste au dessus du point de greffe (c'est un sureau horticole donc greffé). Si tout se passe bien il va pouvoir s'étoffer de nouveau.

 

plumosa aurea bourgeon romi 11 dec 010.jpg

L'hépiale se déshabille

Aujourd'hui j'étais à Romilly et j'ai planté des sureaux ramenés de Trifouilly. Lorsque j'ai fait le premier trou de plantation, j'ai trouvé 4 chenilles d'hépiale. Lorsque j'ai creusé le deuxième trou, moins large, je n'en ai trouvé qu'une. Mais là, je crois que j'ai tiré le gros lot.

 

Sur le terrain je n'ai pas compris pourquoi le corps de cette chenille était bicolore, sombre, presque noir à l'avant, et blanc à l'arrière. Un instant je me suis même demandé si je ne l'avais pas blessée.

C'est sur l'ordinateur, grâce au grossissement des photos que j'ai compris.

Voyons la bestiole :

 

hepiale dos romi 11 dec 027.jpg

 

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Et voici le détail de la zone très blanche :

 

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Je crois que je ne me trompe pas en disant que je l'ai surprise en pleine mue. Cette charmante chenille mange beaucoup, beaucoup de racines de houblon mais aussi de diverses plantes dont celles des légumes de votre potager. Ne criez pas au scandale, il faut bien que tout le monde trouve de quoi vivre. Et, si elle mange beaucoup, elle grossit beaucoup. Mais son exosquelette, sa peau, n'est pas capable de grossir. Il lui faut donc en changer de temps en temps, c'est la mue. L'ancienne peau éclate au milieu du dos et elle pourra s'en débarrasser.

Dans la zone très blanche vous voyez cette peau effilochée vers l'avant et vers l'arrière et fendue sur le dos. Au travers de cette fente on devine des anneaux identiques à ceux de l'avant du corps.

 

Ce qui reste pour moi un mystère, c'est son comportement. Elle était très active, beaucoup plus que celles que j'avais trouvées auparavant, cela ne correspond pas aux descriptions qui sont habituellement données. Elle avançait très vite, se retournait très vite lorsque je la renversais, au point que je n'ai pas pu la photographier sur le dos. Et elle avançait aussi bien en marche avant qu'en… marche arrière ! Les dernières fausses pattes, les fausses pattes anales semblaient avoir le rôle le plus actif dans cette marche arrière.

Enfin, pour le plaisir, une jolie vue de la tête :

 

hepiale tête romi 11 dec 028.jpg

 

11.12.2009

Callicarpa et Jasminum

C'était joli ce matin sous un rayon de soleil. Le callicarpa bodinieri a encore beaucoup de ses fruits car ils n'intéressent pas les oiseaux, ce violet ne fait décidément pas naturel. Ces fruits à la couleur étonnante se voient encore mieux sur le fond jaune du jasmin d'hiver qui continue à épanouir ses fleurs.

 

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10.12.2009

Sambucus buergeriana

Il est temps de déplacer mes plantes de Trifouilly et en particulier les sureaux qui y sont encore. Tout se passe comme si ce terrain était toxique et même les plus résistants commencent à aller mal. Je veux aussi me débarrasser de ce terrain le plus vite possible.

 

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Voici donc le départ de mon unique Sambucus buergeriana. Il a peu de branches car il en perd une quantité qui me parait anormale tous les ans.

 

Il a un beau système racinaire très groupé. :

buergeriana racines trifouilly 10 dec 010.jpg

 

 

 

Il a des bourgeons qui donnent espoir de le voir s'épaissir, dont un près du collet :

 

buergeriana b base trifouilly 10 dec 012.jpg

 

buergeriana b base trifouilly 10 dec 021.jpg

Comme sureau de la 3ème section il a aussi des bourgeons floraux bien dodus :

 

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09.12.2009

L'hépiale du houblon

Sur mon terrain de Romilly il y a du houblon, de plus en plus de houblon dont  les fruits se voient bien partout maintenant que les feuilles des autres plantes sont tombées et qu'ils ont pris une teinte rousse. C'est le paradis de Hepialus humuli, l'hépiale du houblon. L'imago n'est pas facile à voir. Le mâle a des ailes toutes blanches avec un fin liseré rouge :

hepiale mâle p romi 1 juin 013.jpg

 

 

 

La femelle est plus colorée :

 

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hepiale fem romi 9 août 065.jpg

Mais les chenilles sont souvent sorties de terre par ma fourche lorsque je creuse un trou de plantation. Voici la dernière, déjà de belle taille :

 

hepiale côté romi 3 dec 004.jpg

 

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Détails de la tête :

 

hepiale avant p romi 3 dec 020.jpg

 

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La tête vue de dessous :

 

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L'arrière et les fausses pattes :

 

hepiale arr romi 3 dec 022.jpg

 

08.12.2009

Graines de sureau

J'ai trouvé cette annonce sur eBay : 8 graines de sureau noir pour 1 €. Est-ce valable ? Je crois que oui.

 

Pour l'acheteur : le produit est gratuit dans la nature mais si vous ne savez pas où en trouver ou s'il n'y en a pas dans votre région, ou si vous avez la flemme de courir dans la nature, à 1 € + 1,30 € de port, c'est bien. Reste à savoir combien de temps elles mettront à germer.

 

Pour le vendeur : s'il veut gagner le salaire modeste de 10 € l'heure, il doit emballer 80 graines. Il faut donc aller chercher les fruits mais le déplacement peut se faire pour de grandes quantités. Il doit "décortiquer" une vingtaine de fruits. Il doit les emballer par 8, consulter les demandes sur Internet, les expédier. C'est faisable. Reste à savoir s'il y aura beaucoup de demandes. Mais en proposant diverses plantes sauvages intéressantes, cela peut être une façon agréable d'arrondir ses fins de mois.

 

Pernettya mucronata

Aux Jardins de Provence il y avait de longues files de bruyères mais aussi plusieurs rangées d'une plante très étonnante. A vrai dire, avec ses nombreux fruits rouges très voyants, c'est elle qui attirait le plus le regard. Il y en avait vraiment beaucoup, sur plusieurs étagères en plusieurs endroits, mais pas la moindre étiquette, et pourtant j'ai cherché. J'ai cru reconnaître un Pernettya, j'ai appuyé sur la sonnette pour appeler un jardinier. Il m'a confirmé que c'était un Pernettya, qu'il mesurera environ 80 cm à l'âge adulte. Je lui ai reproché le manque d'étiquetage, il m'a répondu que ça coûterait plus cher, je pense pour plaisanter. Mais pour avoir le nom d'espèce, cela coûte sans doute encore plus cher.

 

Voici donc la petite plante en place à Romilly. Je suppose qu'il s'agit de Pernettya mucronata.

 

pernettya romi 7 dec 004.jpg

C'est encore une plante de terre acide. Je l'ai placée dans ma deuxième zone de terre acide mais au bord de cette zone à l'ombre du couple frêne-bouleau. C'est une zone en creux du terrain ce qui facilite l'aménagement d'une fosse acide. A l'autre bout il y a Erica erigena. Je ne vous la montre pas pour l'instant parce qu'elle mesure à peine 15 cm, elle ne ressemble pas à ce qu'elle deviendra, une grande bruyère arborescente.

 

Mais avec le Pernettya il y a un gros problème. Tous les sites, y compris les sites de vente, précisent que c'est une plante dioïque et qu'il faut un mâle pour avoir une fructification valable. Mais on ne trouve en vente que des femelles couvertes de boules pour attirer le client. Le mâle s'appelle Pernettya 'Mascula', le bien nommé. Il est beau lui aussi, il n'a pas de boules, ou parfois très peu, mais il a une belle floraison. Personne ne le vend. On fait comment ?

 

Le transport de mon Pernettya n'a pas été simple. Je l'ai tenu à la main en poussant le caddie de l'autre main. Les secousses du caddie lui faisaient perdre ses fruits. Dans la voiture je l'ai calé dans des lainages (je me suis déshabillée). Tous les fruits tombés ont été récupérés et enterrés autour de lui. J'espère quelques plantules avec au moins un mâle.

 

Ce problème avec les plantes dioïques, je l'ai rencontré il y a 20 ans avec l'argousier, Hippophae rhamnoides. On ne trouvait que des plantes, de semis probablement, dont on ignorait le sexe. Combien fallait-il en acheter pour avoir une bonne chance d'avoir les deux sexes ? Maintenant les pépiniéristes sérieux vendent des plantes sexées. A quand pour le Pernettya ?

07.12.2009

Erica x darleyensis

Je continue le récit de ma recherche de plantes fleuries fin novembre-début décembre car cela manque à Romilly. J'étais prête à installer des zones de terre acide avec pour commencer des bruyères. J'avais bien l'intention de mettre une épaisse couche de vraie terre de bruyère. Pendant un temps je trouvais une terre argileuse acide, c'est meilleur pour la rétention d'eau en été, mais je n'en trouve plus. Je voulais cependant par précaution une bruyère qui accepte le calcaire et j'étais certaine de trouver Erica carnea. Déception. Il n'y avait qu'une grande quantité de pots de Erica x darleyensis. Je n'avais aucune idée de sa tolérance du calcaire. Je suis donc rentrée chez moi demander l'avis de Google.

 

Erica x darleyensis est un hybride de carnea et erigena, toutes deux tolérantes au calcaire. J'ai d'ailleurs déjà planté Erica erigena (mediterranea). J'ai donc commencé une zone de terre acide, près des grands conifères pour entretenir l'acidité, entre deux bouleaux. J'ai mis derrière les bruyères le Camellia 'Scentsation' récupéré à Veneux car l'endroit où je l'avais planté ne lui plaisait pas, il n'est d'ailleurs pas boutonné mais j'espère une belle floraison parfumée pour l'année suivante.

Entre les touffes de bruyère j'ai mis des touffes du grand perce-neige, également récupéré à Veneux où il débordait dans le passage, il devrait fleurir à la fin du mois et en profondeur des narcisses et des tulipes botaniques.

 

bruyères romi 7 dec 005.jpg

06.12.2009

Bords de routes

Sur la route entre Montereau et Bray une quantité incroyable de petites touffes de fleurs blanches m'intrigue depuis des jours. Les bords de la route semblent pourtant avoir été tondus récemment. Sur cette petite route il y a peu de possibilités de stationner. Je finis par m'arrêter en bordure du village La Tombe. Les touffes y sont moins denses mais il y en a. Je vois enfin ces fleurs de près : une astéracée aux pétales blancs avec un feuillage découpé très fin, sans doute la camomille sauvage ou matricaire inodore, Matricaria perforata. Elle dépasse d'au moins un mois sa période de floraison.

 

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Mais je découvre aussi un tas de petites fleurs. Elles aussi ont prolongé leur floraison et bien que j'en reconnaisse certaines, elles ont une taille plus petite qu'à leur habitude, sans doute à cause de la tonte et de semis tardifs. Les photos ont été prises sur moins de 2 m2, c'est vraiment très fleuri.

 

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n7 chardon 29 nov 023.jpg
n7 colza 29 nov 014.jpg

 

n7 comp blanc 29 nov 025.jpg
n7 gera 29 nov 021.jpg
n7 jaune 29 nov 016.jpg

Sureau noir

Quel triste dimanche humide et venteux ! Si vous n'avez pas le courage de sortir, prenez tout de même un bain de nature et de sureau avec cette belle page pédagogique de l'OPIE (Office pour les insectes et leur environnement). Les photos sont superbes. Le syrphe qui pond dans une colonie de pucerons, c'est génial. C'est ici : Les insectes du sureau.

 

Ensuite, pour vous remonter le moral faites-vous, s'il vous reste quelques baies de sureau au congélateur, cette crème bavaroise. 

Si cela ne suffit pas, si votre dépression est profonde, il ne reste que le punch de Noel pour vous sortir de cette torpeur. Même si vous n'avez plus de jus de sureau, on en trouve dans tous les magasins bio.

05.12.2009

Perce-neige

Il est trop tôt pour parler des perce-neige ? Pas sûr.

C'est devant la maison et jusque contre les fenêtres que s'accumule le plus grand nombre de feuilles, à cause d'un chêne et de cinq hêtres rapprochés. J'avais déjà enlevé plusieurs grands sacs de feuilles pour dégager l'entrée. Aujourd'hui j'ai donné la priorité pour le ramassage à l'élargissement de cette zone. Je voyais déjà les perce-neige pointer à travers les feuilles.

Je pense qu'ils sont une variété de Galanthus elwesii, appelé perce-neige géant, parce qu'ils sont beaucoup plus grands que le perce-neige le plus répandu dans les jardins, Galanthus nivalis, et plus précoces d'environ 3 semaines.

La végétation a déjà bien démarré.

 

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J'avais il y a quelques années une grosse touffe à l'emplacement de la touffe du premier plan sur cette photo. Ils se sont étendus selon une ligne droite vers la maison, sans doute parce que cette ligne est limitée d'un côté par du carrelage, de l'autre par du lierre trop dense et trop à l'ombre.

Voici de près, ils sont pâles parce qu'ils étaient enfouis sous les feuilles :

 

galanthus elw 5 dec 008.jpg

J'ai enlevé la grosse touffe trop proche de la maison où elle risquait d'être écrasée. Elle sera transportée à Romilly. C'est alors que je découvre une toute petite touffe, une nouvelle, tout contre le mur :

 

galanthus elw 5 dec 010.jpg

Dans 3 semaines au plus tard tout cela sera fleuri comme l'an dernier le 25 décembre : les fleurs ne sont pas encore ouvertes, on ne voit que les tépales externes, mais elles sont déjà totalement développées :

 

galanthus 25 déc 003.jpg

 

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Sureau d'hiver

Les sureaux noirs perdent tardivement leur feuillage et le récupèrent très tôt en fin d'hiver. En voici un exemple, un petit sureau sauvage de semis spontané, photographié le 2 décembre. Il s'est installé au bord de l'escalier et je dois rabattre régulièrement les branches qui encombrent le passage.