07.11.2009

Arbutus unedo

J'ai un arbousier de plusieurs années à Veneux mais celui que je vous montre aujourd'hui c'est mon bébé de Romilly, à peine 75 cm de haut. C'est sa première floraison donc il n'y a pas de fruits mûrs. On dit que ses fruits n'ont pas beaucoup de goût ni de parfum mais moi je les adore, sans doute parce que c'est l'un des fruits de mon enfance.

 

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Sambucus nigra 'Haschberg'

'Haschberg' est un sureau noir sélectionné pour la production fruitière.

Mais le mien, planté à Veneux il y a plusieurs années, ne se plait pas du tout dans le sable, arrosages et Or Brun n'y changent rien. Il fait partie des sureaux à déplacer vers Romilly. Il est tellement petit, malingre et peu productif que je ne pensais plus à lui. Mais lorsque le 4 novembre je suis passée près de lui je l'ai surpris à porter deux petits corymbes de fruits en pleine maturité. Au moins deux mois de retard sur les autres sureaux noirs !

Pourquoi ce retard ? Est-ce normal pour lui ou est-ce dû à sa souffrance ?

Mais ce qu'il y a de remarquable c'est la belle taille de ses fruits et surtout qu'ils sont tous au même degré de maturité, ce qui n'est pas le cas du sureau sauvage, et c'est un gros avantage.

Il va bientôt partir pour la terre riche et lourde de Romilly et on verra bientôt ce qu'il est capable de faire.

 

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06.11.2009

Cocon blanc

Hier à Romilly j'ai vidé un pot contenant des plantes. Lorsque je l'ai retourné, j'ai trouvé ce joli cocon bien blanc. Il est tellement blanc que, même de très près, on voit mal le "téton" à son sommet, j'ai dû trouver une incidence pour vous le montrer de profil au dessus de la boule bien ronde.

 

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Qu'y-a-t-il dans ce cocon ? J'ai remis le pot à l'endroit et je l'ai lesté d'un bout de bois. Je le retournerai chaque fois que je suis à Romilly, dans l'espoir de voir sortir la bébête.

05.11.2009

Euonymus europaeus

Le fusain d'Europe aime bien les terrains calcaires. Lorsque j'ai pris ce terrain à Romilly je l'ai cherché car j'aime beaucoup cet arbuste, surtout pour ses fruits. J'en ai trouvé quelques exemplaires, petits et maigres, et qui n'ont pas fructifié. La raison en est qu'ils étaient étouffés et ne voyaient pas le soleil. Je les ai dégagés et cette année j'ai des fruits, ils auront sans doute récupéré toute la beauté dont ils sont capables dès l'année prochaine. Admirez ces jolies capsules rose vif qui commencent à s'entrouvrir pour laisser voir les arilles orange. Ces capsules sont pendantes. A ce stade les arilles ne dépassent pas beaucoup donc je les ai prises dans la main pour les retourner pour les photos de près.

 

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Callicarpa bodinieri

Ses curieuses boules d'une étonnante couleur parme simili-plastique sont bien visibles depuis fin septembre. Leur couleur est tellement particulière que les oiseaux n'y ont jamais touché bien que l'arbuste soit là depuis des années. Maintenant les boules commencent à pâlir mais je vous ai déjà montré ce callicarpa et je voulais cette fois le photographier sans feuilles.

 

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Un arbuste facile, sans taille (certains la conseillent en fin d'hiver) ni besoins d'aucune sorte, assez résistant à la sécheresse.

04.11.2009

La ville haute

Nous sommes arrivés tard à Provins, je vous déconseille d'en faire autant car même une journée entière ne suffirait pas pour tout voir.

Cette visite superficielle nous a permis tout de même de voir de belles tours et des clochers

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et des vieilles rues bordées de vieilles maisons.

 

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De la tour César tout au sommet de cette vieille ville qui surmonte la colline la vue est magnifique.

 

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Non seulement nous sommes arrivés tard mais notre marche a été ralentie par les fontaines publiques. Elise a deux passions, les pompiers et les fontaines. Il n'y avait pas de pompiers mais trop de fontaines. Faire tourner la pompe, cela vaut tous les tours de manège.

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Et ainsi la nuit est vite arrivée. On fait encore un petit tour de fontaine, la première sous les remparts :

 

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Et c'est la dernière vision des remparts sous la lune :

 

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Allez voir cette belle cité médiévale inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Il y a beaucoup de merveilles à voir, jusqu'aux souterrains.

Les remparts

Mais Provins, c'est aussi des vieilles pierres, de très belles vieilles pierres.

La grande porte dans les remparts par laquelle nous sommes entrés, et les nombreux touristes :

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mais aussi les travaux :

 

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La plupart des photos seront prises vers le haut pour limiter le nombre de ces touristes. Mais parmi eux il y a mon fils et ma petite-fille, Elise, 4 ans. Elise se fera porter jusqu'à ce qu'elle aperçoive la première fontaine.

 

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Rachel, ma belle-fille, est prête à escalader les remparts avec Juliette, 11 mois, sur le dos :

 

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L'automne à Provins

L'automne est arrivé aussi à Provins avec ses tapis de feuilles mortes,

 

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les couleurs de la vigne vierge,

 

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les beaux fruits du cotonéaster.

 

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Mais la valériane des jardins s'entête et reste couverte de fleurs tout contre la muraille de la tour César

 

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et cette petite fougère est bien méritante, elle se contente de peu, de vraiment très peu alors qu'elle n'avait presque pas vu l'eau tout l'été en plein soleil au sommet de son mur.

 

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Je ne sais quel est cet arbre dégoulinant de guirlandes car il était trop loin et l'éclairage naturel était déjà insuffisant. Pterocarya ?

 

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03.11.2009

Le renard

Un article paru dans le dernier Rustica, semaine du 4 au 10 novembre, que je viens de recevoir m'a beaucoup touchée. Oui, pourquoi tant de haine ?

 

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L'horrible image de cet article m'a remis aussitôt en mémoire l'extraordinaire beauté d'une autre image, celle d'un renard vivant.

C'était il y a plus de vingt ans, à une époque où les hivers étaient plus froids. Il y avait une belle couche de neige. Soudain, par la fenêtre de ma cuisine, à peine à trois mètres de la maison j'ai vu cet animal superbe : fourrure épaisse d'un roux éclatant, longue queue, tête fine triangulaire avec de grandes oreilles dressées, regard vif. Que c'est beau un renard !

Comment peut-on tuer et mutiler tant de beauté sans aucune raison ?

Car il n'y a plus aucune raison de tuer les renards, la rage a disparu. La rage a été éradiquée, mais pas par l'abattage systématique dont l'effet a été nul, seulement par la vaccination orale.

On l'a accusé de décimer les poulaillers. Seulement quelques poules, n'exagérons pas. Il suffit de mettre les poules derrière un bon grillage la nuit et il s'occupera des bestioles dont il est le prédateur naturel, les mulots et autres rongeurs qui dévastent les potagers. Oui, j'aimerais bien qu'une renarde s'installe sur mon terrain de Romilly pour limiter les petits monstres qui ont failli détruire mon unique et introuvable Sambucus hookeri. Et mon voisin aussi apprécierait, celui qui a renoncé à cultiver un potager. Un seul renard tue plusieurs milliers de petits rongeurs par an, il fait partie d'un système écologique et y est indispensable.

Mais la photo de l'article montre plus qu'une tuerie sans raison. L'animal a été laissé à pourrir sur place et la queue a été coupée. Pourquoi tant de haine ?

Messieurs les chasseurs, la chasse est bonne lorsqu'il s'agit de manger, elle est indispensable quand il faut réguler les populations. Mais si vous voulez que tout le monde vous accepte et vous respecte, n'acceptez pas de tels comportements dans vos rangs.

Pour tout savoir sur ce beau, sociable, intelligent et indispensable animal, voici encore un article intéressant, c'est ici.

02.11.2009

Tegenaria

L'un des avantages de vivre dans les bois, c'est le plaisir qu'apporte la visite des araignées. Les petites se remarquent à peine, sauf leurs toiles mais ce n'est pas leur meilleur côté.

Ce qui est beau, ce sont les grosses qui traversent à toute vitesse le séjour.

Celle-ci vue sans loupe ressemble beaucoup à la précédente, la toute noire que je vous ai montrée le 29 octobre. Mais sur les photos on voit bien qu'elle est différente, seulement des taches noires sur un fond plus clair. Ces dessins sur son corps sont bien ceux d'une tégénaire, sans doute Tegenaria atrica. Et elle a du poil aux pattes comme il se doit. Elle est moins farouche que la toute noire et se laisse photographier un peu plus facilement.

 

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Quelle est sa taille ? Evidemment elle ne se laisse pas mesurer. J'ai jeté le premier objet que j'ai trouvé près d'elle

 

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et la comparaison des dimensions a donné : 45 mm pattes comprises, 15 mm pour le corps seul.

 

01.11.2009

L'érable de Provins

Peu avant le départ des "américains" (mon fils, sa femme, les deux petites, et un ado très gentil mais qui sur le plan de la bouffe est une caricature de ce qui se raconte sur les américains), je ne pouvais échapper à la visite de Provins.

Provins est une ville magnifique mais tout le monde connaît et les photos n'étaient pas faciles, encombrées de la foule des visiteurs. Je vous montrerai juste quelques photos du haut des bâtiments, au-dessus des gens, surtout des vues moins habituelles. Mais nous allons commencer sur ce blog de botanique par la végétation (elle n'est pas médiévale).

En sortant de la voiture sur le parking de la ville haute, nous avons été éblouis par les feuilles d'or d'un érable. Il y en avait autant sur l'arbre qu'au sol.

 

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C'est un érable champêtre, Acer campestre. Cela se voit à la forme de ses feuilles :

 

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et à ses samares. Elles sont encore nombreuses sur l'arbre, groupées par paquets :

 

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Leur forme est caractéristique de cet érable : les deux ailes sont exactement dans le prolongement l'une de l'autre.

 

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Pyracantha

Partout les pyracanthas brillent de l'éclat de leurs fruits rouges ou jaunes, ces fruits qui leur font mériter leur nom de buisson ardent. Mais le mien n'a plus que ces quelques fruits oubliés sur une branche.

 

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Il était pourtant superbement fleuri en mai lorsqu'il se mêlait aux branches de Sambucus tigranii.

 

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Et ses fruits étaient magnifiques lorsqu'ils ont commencé à rougir début septembre.

 

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Il s'élance tout contre la maison et s'en sert d'appui (il n'est pas attaché) pour s'élever bien haut

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Mais il nargue et excite la voracité de tous les oiseaux que je protège et nourris l'hiver et qui ont tant d'arbres alentour  pleins de branches pour nicher…

 

Trop d'oiseaux pour espérer encore des fruits à Noel, les houx les perdent encore plus vite. Tant pis, les oiseaux sont si beaux, si gais, si pleins de vie.

 

31.10.2009

Les fruits de Sambucus chinensis

Les fruits de Sambucus chinensis sont maintenant bien mûrs.

 

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C'est à peu près à la même période que les années précédentes. C'est tard et cela limite les zones climatiques où on peut obtenir un cycle complet. Mais je vous ai déjà dit que je considère que sa limite de rusticité est la zone 8, même si son feuillage supporte de courts gels et s'en remet parfaitement. Des gels plus intenses ou prolongés comme l'an dernier lui font perdre son feuillage qui normalement ne se renouvèle qu'en fin d'hiver.

 

Ces fruits sont beaucoup moins nombreux que ceux des autres sureaux et c'est ainsi tous les ans. Problème de pollinisation dans mes conditions de culture ou comportement habituel de ce sureau ? Il attire pourtant beaucoup de pollinisateurs et en particulier les syrphes.

 

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Ce corymbe a de superbes bractées à sa base mais on voit aussi plus haut de minuscules bractéoles qui prouvent que ce n'est pas une ombelle.

 

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Même de près on ne voit pas beaucoup de détails sur ce fruit qui est parfaitement lisse.

 

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On en voit un peu plus sur un fruit moins mûr, moins tendu, le 5 octobre.

 

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30.10.2009

Actinidia sauvage

J'attendais la venue de mon fils pour sévèrement élaguer un grand sureau qui dépassait chez le voisin. Mais je vous ai déjà dit que les actinidias ont tout envahi alentour et souvent bien plus haut qu'un sureau. Cet élagage a ramené 3 branches et leurs fruits, pas encore tout-à-fait mûrs ; ils mûriront dans la cave :

 

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J'avoue qu'ils ne sont pas très calibrés et plutôt petits. Mais c'est du bon kiwi sauvage, Actinidia chinensis très proche de l'espèce botanique. A l'époque où je l'ai planté, on trouvait difficilement et uniquement des très jeunes plants d'actinidias, essentiellement Hayward et Tomuri, quand c'était précisé. Hayward, vous savez, c'est ce gros kiwi qu'on trouve partout. Il présente bien, il est très productif. Mais la qualité ? Je suis incapable de le manger frais, aucun parfum et tellement acide… Mais il est si beau, n'est-ce pas ?

Comment donc ma forêt presque vierge s'est-elle retrouvée envahie par un kiwi sauvage ? Tout simplement grâce à un sanglier.

Il y a quelques années un sanglier, sans doute traqué par une chasse à courre car la forêt domaniale est au bout de la rue, a dévasté mon terrain. J'ai su que c'était un sanglier à cause des marques de ses sabots dans le sol. Un cerf en avait fait autant l'année précédente, c'est le voisin qui l'avait vu. Le cerf n'a fait aucun dégât, le sanglier a pulvérisé toutes les arcades qui soutenaient les actinidias et arraché les jeunes plantes.

L'année suivante le pied mâle a fleuri. Mais il a fait de toutes petites fleurs… femelles !! C'est le porte-greffe seul qui a survécu. Il est vrai que seules les racines étaient en bon état. Ces fleurs ont été suivies de petits fruits de la taille d'une belle cerise, plutôt vert-jaune, à peau très lisse, à manger sans épluchage. Délicieux. Rien à voir avec Hayward qui me fait grimacer. Malheureusement j'ai tenté plusieurs fois de planter un pied mâle, ils ne survivent pas dans le sable. La fécondation par un mâle d'un terrain voisin est très aléatoire et c'est pourquoi je n'ai plus eu de fruits.

L'actinidia dont je vous montre les fruits aujourd'hui fructifie pour la première fois. De toute évidence c'est, lui aussi, la survie du porte-greffe.

Je viens de goûter le fruit qui paraissait le plus mûr. Il est très bon. Je n'ai pas fait la grimace. Il est bien sucré puis on sent une légère acidité, juste ce qu'il faut. Délicieux et rafraichissant.

29.10.2009

Araignée

Voici une araignée qui a traversé à toute vitesse mon séjour au mois de juillet : les joies de la forêt de plein pied.

Je n'ai pu trouver son nom.

Elle me fait un peu penser à une tégénaire, la tégénaire noire en particulier, mais la mienne est d'un noir absolu ce que je n'ai pas retrouvé sur les photos ailleurs.

Ses pattes paraissent plus courtes, épaisses et trapues, et moins poilues. Je trouve qu'elle ressemble davantage à une araignée du genre Atrax mais elle n'en a ni la taille ni la dangerosité et encore moins la localisation géographique.

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Elle est d'un noir si sombre et en même temps si brillant, comme un vernis, que les détails sont difficiles à percevoir et elle courait beaucoup trop vite pour que j'aie le temps de faire des essais d'éclairage. Pour les yeux, je crois que c'est sur cette photo qu'on les voit le mieux, du moins 6 d'entre eux :

 

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27.10.2009

Evereste

L'automne est arrivé aussi pour le joli pommier à fleurs, Malus 'Evereste'. Ses adorables petites pommes de la taille d'une cerise et souvent groupées par deux comme elles commencent à se couvrir de stries rouges qui vont peu à peu confluer, et ses feuilles prennent une couleur jaune beurre.

 

 

'Evereste' est un beau petit arbre couvert au printemps de boutons roses puis de la neige de ses fleurs blanches. Se belles petites pommes décorent une partie de l'hiver, jusqu'à ce qu'elles aient toutes été dévorées par les merles. Elles sont comestibles mais plutôt insipides, certains les utilisent en gelées, je les laisse plutôt aux oiseaux qui en sont très friands.

'Evereste' a un pollen de champion et c'est un excellent pollinisateur pour les pommiers à fruits. Il résiste à la plupart des maladies des pommiers puisqu'il est une retombée d'un programme de résistance des pommiers. Il supporte tous les terrains, d'acide à calcaire. Le mien se débrouille seul dans le sable à l'ombre d'un grand chêne et surplombé par un rosier-liane. Il ne vous décevra pas.

 

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Nota : il est souvent écrit Everest comme le mont mais il n'a rien à voir avec ce mont. Son nom est l'assemblage de Eve, la tentatrice à la pomme, et reste parce que ses mini-pommes restent longtemps sur l'arbre.

26.10.2009

Et ailleurs

Sur la route entre Villiers en Bière et Pringy, on voit au loin une forêt encore toute verte.

 

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Entre Bois le Roi et Avon

 

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la forêt flamboie et des arbres sont déjà dénudés.

 

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et juste à côté tout est jaune.

 

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Il y a au plus 25 km depuis Veneux pour la première forêt, 10 km pour la deuxième. Pourquoi une telle différence ? Ce n'est pas à cause d'essences différentes, elles sont variées et sans doute à peu près les mêmes partout.

 

 

L'automne arrive

mais à peine. Autour de la maison, seules quelques feuilles d'érables et de chênes commencent à rougir.

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25.10.2009

Amélianchier

Pas loin de la petite mare un amélanchier illumine le fond du terrain. Un éclat d'or aussi beau que celui d'un ginkgo.

 

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De l'autre côté de la mare il y a un camellia et des lauriers sauce. Les lauriers sont des semis spontanés et ils poussent vite. A gauche de cet ensemble il y a d'autres lauriers et un autre camélia, trop petits encore pour être visibles sur la photo mais j'aurai bientôt une belle haie bien dense et bien verte toute l'année,

 

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avec parfois de superbes fleurs.

 

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Les fruits clairs du sureau noir

La saison des fruits du sureau noir est maintenant largement passée. Je possède 6 spécimens à fruits clairs portant des noms différents mais 4 d'entre eux seulement ont déjà fructifié. J'espère la fructification de ''Alba' (ou 'Leucodermis') et de 'Fructo Luteo' pour l'année prochaine. Ils ont tous été obtenus de façon différente mais cela ne veut pas dire qu'ils sont obligatoirement différents.

Nous pouvons déjà comparer les fruits de ceux qui ont fructifié. Ils sont tous différents mais leurs différences sont trop faibles pour un amateur non collectionneur.

 

'Viridis' a des fruits d'un vert très pâle :

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nigra var. albida a des fruits jaune d'or :

 

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'Cae Rhos Lligwy' a des fruits couleur de miel :

 

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Si vous n'en voulez qu'un, pourquoi ne pas choisir 'Urban Lace' ? C'est à Sambucus nigra var. albida que ses fruits ressemblent le plus. Mais son originalité tient dans son feuillage lui aussi très attrayant, lacinié comme celui de 'Laciniata'.

 

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Certains vous vanteront leur manque d'attrait pour les oiseaux qui ne les connaissent pas. C'est faux. Les oiseaux les ont dévorés dès la première saison alors qu'ils ne les avaient jamais vus, et bien plus vite que les fruits noirs. Le premier dévoré cette année a été albida. J'avais photographié ses corymbes intacts le 7 septembre, le 11 il n'y avait plus rien, que des pédicelles sans fruit au bout. S' il a été attaqué encore plus vite que les autres, c'est probablement parce que ses fruits étaient disposés de façon plus visible et leur accès était plus facile.

Il est assez facile de se procurer tous ces sureaux.

23.10.2009

L'hôtel "Au Paon du Jour"

C'est ainsi que je vais devoir appeler ma maison car elle devient un lieu de villégiature pour paons du jour en toutes saisons.

 

Je vous avais montré celui qui a hiberné dans mon garage l'hiver dernier. Il en était sorti vers le 20 février.

 

Je vous l'avais montré ensuite faisant la sieste dans la buanderie en plein mois d'août. Il faisait alors très chaud. Etait-il entré pour se mettre à l'abri de la canicule ? Sa présence n'était pas un hasard puisqu'il y en a eu jusqu'à trois en même temps. Le site Papillons de Charente Poitou m'a confirmé que ce papillon n'aime pas la chaleur excessive.

 

Hier 22 octobre j'en ai encore trouvé un sur la porte de communication entre la buanderie et le garage. Pourquoi est-il là ? Ce n'est pas encore l'hiver. Il fait + 10°C le matin et + 16°C l'après-midi.

 

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Peut-être est-il tombé, comme les cétoines, par la cheminée de ventilation de la chaudière ?

21.10.2009

L'épeire diadème, encore elle

Celle-ci je l'ai trouvée dans la maison. Elle est superbe, plus grosse que celle que j'avais photographiée sur un cosmos. C'est la première fois que je vois une araignée aussi grosse et la première fois que je vois une épeire diadème dans la maison. Mais elle n'a sans doute pas choisi d'y entrer. Hier j'ai rentré mes clivias qui avaient passé la belle saison dehors et c'est justement sur un clivia que je l'ai trouvée au milieu de sa très belle toile tendue entre plusieurs feuilles.

 

Cette fois nous allons l'admirer vue de dessous :

 

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Détails de la fabrication du fil :

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La tête :

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J'ai dû me contorsionner pour pouvoir photographier l'autre côté et voir le diadème pour vérifier que c'est bien elle :

 

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La toile n'est pas facile à photographier. Elle est très fine, très régulière, splendide :

 

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20.10.2009

Sambucus kamtschatica et l'automne

Nous sommes toujours à Veneux. Juste à côté du laurier-tin dont j'ai mis la photo des fleurs sur la note précédente, il y a Sambucus kamtschatica. Lui aussi supporte la sécheresse du sable. Il a encore son feuillage de la belle saison, un peu plus clair que celui de Sambucus nigra.

 

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Sur cette photo prise le 8 avril, on voit trois troncs qui partent du collet qui à cette époque est couvert par le feuillage des jonquilles : un gros tronc principal épais et vertical, un tronc à droite, le plus ancien, incliné d'où partent la majorité des branches horizontales, et à gauche une très fine tige verticale.

 

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Cette fine tige verticale qui part de la base a beaucoup grossi depuis et c'est elle qui domine en hauteur maintenant, alors que le tronc principal du printemps s'est incliné :

 

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Je devrai sans doute tailler un peu après la fructification au printemps pour éviter la casse. En cela il se comporte comme Sambucus nigra.

La fine tige est devenue un véritable tronc et domine l'ensemble de l'arbuste :

 

Comme tous les sureaux rouges il a déjà les gros bourgeons ronds. Vous remarquerez que les tiges jeunes sont très velues et ont même encore quelques poils alors qu'elles sont lignifiées.

 

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Sur ce jeune tronc, les feuilles sont très grandes, plus grandes que celles des éléments plus anciens.

 

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J'ai posé une feuille de lierre sur la deuxième paire de foliole pour donner une idée de la taille de ces feuilles :

 

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19.10.2009

Viburnum tinus

Mon laurier-tin, Viburnum tinus, a un peu fleuri en septembre. Il a de nouveau des fleurs encore en boutons. C'est le début de sa grande floraison qui va durer au moins jusqu'à fin avril. Il supporte bien la sécheresse du sable même si, depuis juin il n'a plu que trois fois, 10 ou 13mm. On nous promet de la pluie pour mercredi mais seulement ce jour-là, et si ça se confirme.

 

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J'ai repris les photos depuis un an :

20 septembre

 

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28 octobre

 

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1 décembre

 

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9, 15, 20 janvier

 

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19 février

 

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1, 23 mars

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6, 14 avril

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Et il reste vert et bien touffu toute l'année.

17.10.2009

Sambucus nigra chez l'Ami des Jardins

Les variétés très sombres et aux étonnantes fleurs roses du sureau noir sont de plus en plus connues et appréciées. Elles sont à l'honneur dans le numéro de novembre de l'Ami des Jardins que je viens de recevoir :

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J'ajouterai que leur prix est modique pour une telle présence dans le jardin. Et ils peuvent donner (mais aussi Sambucus nigra 'Laciniata', variété spontanée version verte de 'Black Lace') l'illusion d'érables du Japon là où ils ne peuvent être cultivés, c'est-à-dire en terrain calcaire, avec, en plus, une magnifique floraison et des fruits comestibles.

 

16.10.2009

Fleurs d'octobre

Ces photos ont été prises au bord du Loing le 11 octobre.

J'admire particulièrement les plantes qui assurent longtemps le décor comme les graminées géantes mais aussi celles qui fleurissent très longtemps : le volubilis et la verveine de Buenos Aires ont fleuri tout l'été et sont encore en fleurs au milieu de l'automne. Les sauges aussi sont admirables.

 

 

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15.10.2009

Araignée

Voici une autre bestiole que j'ai eu du mal à déterminer. Je n'ai qu'une photo et c'est un recadrage car elle ne m'a pas laissé le temps de prendre l'objectif macro.

Elle a 8 pattes, c'est une araignée, mais on ne voit pas trace de soie.

Je pense que c'est Pisaura mirabilis, une grosse araignée qui effectivement ne tisse pas de toile. Elle chasse à courre. Ce qu'elle a d'admirable c'est qu'elle porte ses œufs et met à l'abri et surveille ses bébés après éclosion jusqu'à leur première mue.

 

 

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14.10.2009

Et les bernaches ?

Il y a beaucoup de canards et de cygnes sur le Loing. Mais les bernaches ? Elles sont bien là l'hiver. Certaines se sont sédentarisées à Chamarande où je vous ai montré leurs oisillons. Pourquoi pas à Moret ?

Depuis plusieurs jours je les cherche. Et je les ai trouvées. Il y a bien des bernaches sédentaires à Moret sur Loing. La différence avec l'hiver, c'est qu'elles s'isolent loin des berges.

Les photos ne sont pas très bonnes car elles sont loin et à contre-jour. Mais je n'avais pas le choix et je vous les montre pour prouver leur présence. Elles sont peut-être installées sur l'îlot que l'on voit derrière elles.

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Le sureau yèble à Veneux

Cela se passe à Veneux. Vous allez voir des fruits de Sambucus ebulus qui semblent entrainer les branches vers le sol. Je vous ai pourtant dit qu'une des différences importantes entre sureau yèble et sureau noir c'est que les fruits du sureau yèble restent dressés alors que les corymbes du sureau noir  se renversent vers le sol. En fait ici l'aspect penché est dû à l'ensemble de la tige. Ce sureau yèble très envahissant s'est tellement multiplié, les tiges sont tellement nombreuses et serrées qu'elles se gênent et s'écartent faute de place car l'espace " autorisé" était très étroit. De plus on a rabattu tout ce qui dépassait trop vers la chaussée et les tiges qui se maintenaient sur celles qui ont été coupées se laissent aller vers l'espace libre.

Mais d'autres arguments prouvent qu'il s'agit bien du sureau yèble : c'est une plante herbacée, même près du sol il n'y a pas de bois. A ce stade les tiges ont pris l'aspect nettement cannelé et la couleur rouge que nous avons vus chez Sambucus chinensis. Comme pour le sureau chinois les feuilles fanent en commençant par le bas. Une autre différence très visible c'est le nombre élevé de folioles, souvent 11 ou 13, cela ne se voit jamais chez Sambucus nigra qui n'a que 5 à 7 folioles, très exceptionnellement 9.

Vous remarquerez que le jardinier communal a laissé toutes les parties de cette belle plante qui ne gênaient pas. Merci de nous laisser toutes les beautés de la nature quand c'est possible.

 

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13.10.2009

Le pholque dans la baignoire

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Lorsque j'ai voulu prendre un bain, la baignoire était déjà occupée par un pholque. J'en connais une qui aurait poussé des hurlements et n'aurait pas pris de bain jusqu'à ce qu'une âme charitable et courageuse vienne trucider le fauve. Mais cette araignée qui aime bien les lieux chauds et humides est absolument inoffensive pour l'homme. C'est un carnivore redoutable capable de tuer des araignées plus grosses qu'elle mais ses chélicères minuscules sont incapables de transpercer notre peau coriace.

J'adore cette bestiole que je vous ai déjà montrée. Je suis allée chercher mon appareil photo. Elle était toujours là, incapable d'escalader les parois lisses et verticales de la baignoire.

Il y a très souvent des pholques dans la baignoire, et sans toile tendue pour pouvoir en sortir. Ils sont donc si bêtes ? Je ne crois pas. J'ai donc examiné de près l'anatomie de la baignoire. La vidange se fait verticalement et sans siphon vers l'étage inférieur, c'est-à-dire la buanderie. Le tuyau aboutit dans le réseau d'évacuation juste à côté de l'évacuation de la machine à laver. C'est un tuyau ouvert sur lequel se pose le tuyau coudé d'évacuation de la machine. Je pense que c'est par là que les pholques pénètrent. L'étage de la buanderie et des garages est le grand lieu de rencontre entre la nature et la maison. C'est le lieu de villégiature des pholques et autres araignées, des papillons qui hibernent et de ceux qui fuient la chaleur l'été, et même des troglodytes si j'oublie de fermer les garages au printemps.

Je suis repartie chercher l'autre objectif macro. Lorsque je suis revenue, il n'était plus là. Pourtant il était incapable de grimper sur les parois trop lisses et je ne l'ai trouvé nulle part. Il est probablement reparti dans la buanderie.

Voici donc la terreur des chaumières avec quelques gros plans sur des détails de sa délicate anatomie.

 

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12.10.2009

et le grèbe

Au bord du Loing je ne voyais que canards et cygnes lorsque mon regard s'arrêta sur une forme inhabituelle. L'oiseau était loin mais son "look" est inimitable et je l'ai reconnu aussitôt :

 

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Je l'ai rapproché au téléobjectif et c'est bien lui, le grèbe huppé :

 

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Les oiseaux du Loing

A cette époque au bord du Loing il fait encore très doux et les rives sont trop fréquentées, même agitées. On n'y voit donc que les oiseaux les moins farouches, ceux qui recherchent l'homme et accourent dès qu'on approche des berges :

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Il y a donc des cygnes :

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dont la technique de pêche m'a toujours fascinée :

 

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et des canards colvert souvent en couple :

 

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avec le mâle très coloré :

 

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et la femelle plus discrète mais très gracieuse :

 

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11.10.2009

et la Seine à Veneux

Veneux les Sablons, en continuité avec Moret sur Loing, est bordé par le Loing avec en face Saint-Mammès, et par la Seine avec en face Champagne sur Seine. Ce plan est copié de Google Maps.

 

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La Seine à Veneux avec tout au fond Saint-Mammès et l'arrivée du Loing dans la Seine :

 

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Les berges de la Seine aussi commencent à être enflammées par l'automne :

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Le Loing à Moret

avec le début des couleurs d'automne.

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10.10.2009

Drôle de mouche

Il s'est posé sur un tuyau d'arrosage. Il semble maladroit et lent. Il a les gros yeux d'une mouche mais une façon de tenir ses ailes au repos qui n'est pas habituelle.

Les photos sont du 28 septembre à Romilly.

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Je pense qu'il s'agit d'un Bibio sp, un genre de diptère proche des mouches. Je peux ajouter que c'est un mâle, à cause de ses gros yeux.

 

09.10.2009

Epeire diadème

Cet animal n'a rien de mystérieux, ce que je n'ai pas compris, c'est son comportement.

 

Cette très belle épeire diadème a choisi avec beaucoup de goût une jolie fleur de cosmos. Je l'ai découverte à 14h le 28 septembre. Les photos sont dans l'ordre où elles ont été prises.

 

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Enfin, je crois qu'elle m'a vue, elle semble vouloir se cacher. Je pars pour ne pas gêner.

 

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Je reviens à 15h30, elle a changé de pétale.

 

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Enfin à 17h30 elle paraît toute recroquevillée.

 

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Ce que je ne comprends pas : en 3h30 elle n'a pas tissé de toile. On aperçoit seulement deux ou trois fils. Que fait-elle recroquevillée ? Est-elle malade ? Est-elle en train de pondre ? Est-elle en train de manger un insecte. A aucun moment je ne l'ai touchée. Je ne veux pas la retourner pour voir ce qu'elle fait, je photographie, je ne nuis pas.

 

Mais vous avez droit à un gros plan sur sa jolie tête à l'étonnante coiffure :

 

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08.10.2009

Petit coléoptère noir

J'attends les américains. Les américains, c'est mon fils Franck et toute sa petite famille. Ils seront cinq ou six, plus une amie qui passera les voir. Cela fait des chambres à préparer et la maison à mettre en sécurité pour bébés, des tas de trucs à acheter. Heureusement il a plu, je vais pouvoir laisser les rhododendrons se débrouiller : 13mm, pour la deuxième fois depuis juin !

Mais pendant un mois, je n'aurai pas le temps de batifoler dans la nature. Je vais quand même essayer de passer une heure par jour sur mon blog, en récupérant toutes les photographies que je n'ai pas montrées faute d'avoir pu mettre un nom sur la bestiole. Pour moi, les bestioles c'est plus difficile à déterminer que les plantes.

Nous allons commencer par ce petit coléoptère noir. J'en ai trouvé quatre d'un coup en creusant un trou de plantation mais je suis incapable de dire s'ils étaient dans la terre ou à la surface du sol. Je les ai posés sur un carton mais, le temps d'aller chercher mon appareil photo ils avaient tous disparu, sauf celui-ci, sans doute plus craintif. Je préciserai que je n'avais pas le temps d'aller chercher l'objectif macro dans la voiture.

Il est d'abord resté "en boule", toutes pattes rentées, antennes rabattues.

 

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Très vite, il s'est mis à courir

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jusqu'au bord du carton

 

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puis il m'a échappé mais à aucun moment il ne s'est envolé.

Il a la forme d'une coccinelle en un peu plus petit. Surtout, regardez ses pattes : les segments terminaux ressemblent à des chapelets de grosses perles en forme de cœur :

 

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A cause de ses pattes je pense à une chrysomèle, Chrysolina coerulans. On la trouve sur la menthe et la menthe il y en a beaucoup à Romilly.

 

06.10.2009

Sambucus chinensis

Rappel : ce sureau de Romilly est issu de celui de Veneux. Ce sont les rhizomes du fond d'un pot

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qui ont été transplantés à la fin de l'hiver 2008. Voici ce qu'il y avait en terre le 17 mars 2008 :

 

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Un an plus tard il s'est beaucoup étendu, il y a plus de 20 tiges et 2m de distance entre les deux tiges les plus éloignées. Le 23 mai 2009 :

 

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Début octobre le feuillage commence à faner dans la partie basse des tiges, plus tôt qu'à Veneux mais il est plus exposé au soleil et il a été moins souvent arrosé. Ce sureau est l'un de ceux qui ont le plus besoin d'eau. Il est probable qu'il va perdre toute sa partie aérienne pour l'hiver comme l'an dernier, contrairement à celui en pot.

 

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Les premiers fruits sont parvenus à maturité. La floraison a évolué lentement du centre vers les bords du corymbe, il en est de même pour les fruits.

 

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Il y a encore de petits corymbes en fleurs, ils ne parviendront pas à maturité.

 

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05.10.2009

La première coccinelle

Je n'avais encore jamais vu de coccinelle sur le terrain de Romilly. C'est normal, c'est une zone sauvage presque entièrement boisée. Quelques terrains sont couverts de broussailles. Le terrain du voisin, entretenu, n'a que de la pelouse et des arbres, plutôt des conifères. Nulle part il n'y avait une plante pouvant porter des pucerons.

Il n'y a pas encore de pucerons sur mes rosiers mais il y en a eu très vite sur les sureaux, je vous en ai déjà montré. Ces pucerons, Aphis sambuci, accompagnés des fourmis qui les élèvent, semblent s'intéresser à tous les sureaux et sont inoffensifs pour eux. Les fourmis ont d'abord goûté aux nectaires de Sambucus chinensis et de Sambucus hookeri. Les nectaires, peu nombreux, de Sambucus hookeri sont sans doute maintenant taris. Elles viennent donc d'amener de quoi compenser, un petit troupeau de pucerons :

 

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Mais les sureaux noirs avaient leurs pucerons depuis plus longtemps et les coccinelles ont fini par trouver le chemin de mon terrain. Voici donc ma première, posée comme un bijou sur une tige :

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04.10.2009

Sambucus canadensis

Je vous avais montré la production de mon tout petit sureau canadien d'1m30 seulement le 6 septembre puis le 25 septembre. Les premiers corymbes étaient très chargés en fruits et tellement lourds qu'ils entrainaient les branches jusqu'au sol.

Voici la suite. Le 2 octobre il y a encore un corymbe assez chargé qui traine sa branche au sol,

 

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et un autre moins rempli.

 

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Il y a encore d'autres corymbes aux fruits verts mais la fécondation a été moins réussie en fin de saison, ils ont beaucoup moins de fruits.

 

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La floraison est maintenant terminée.

 

La production de mes sureaux du Canada est dans l'ensemble encore faible puisqu'ils viennent d'être plantés à Romilly. Pour ne pas faire des quantités trop faibles de gelées à chaque cueillette, je mets ma récolte bien égrenée dans des coupes directement au congélateur. Les fruits des sureaux supportent parfaitement ce traitement, une fois dégelés ils ont l'aspect de fruits frais. Lorsque j'aurai tout récolté je ferai les gelées en une seule fois.

 

03.10.2009

Cantharide

Je ne vous ai pas parlé des cantharides, ces adorables bestioles souvent amoureuses, depuis bien longtemps. En voici une nouvelle (mais les photos datent du 26 mai).

 

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Cantharis bicolor et Cantharis lateralis se ressemblent beaucoup mais je pencherais pour Cantharis bicolor parce qu'elle a beaucoup de noir sur les pattes.

Bébé lézard

Je l'ai trouvé dans ma gamelle de transport de terre.

 

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Comment y est-il entré ? Minuscule, il faisait des efforts désespérés pour sortir :

 

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Il n'aurait pas survécu si je ne l'avais trouvé à temps pour l'en sortir.

 

Une jolie patte :

 

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Une mignonne petite tête pointue :

 

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Sureau noir

France5 Silence ça pousse fait honneur au sureau noir.

Celui-ci, à Varennes, avait de quoi occuper les abeilles, il a été remplacé par une zone commerciale :

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Fleurs d'octobre

Ces plantes méritent d'être citées pour leur très longue floraison.

 

Verbena bonariense qui a fleuri tout l'été est encore en fleurs le 2 octobre, elle semble même préparer de nouvelles fleurs. Ici elle se mélange au feuillage de Sambucus nigra 'Sambu', un cultivar danois sélectionné pour son rendement. Quoiqu'il en soit il pousse vite, plus de 3m dès la première année.

 

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Les grands asters d'automne durent plus longtemps que les petits, du moins pour leur première année de plantation et ils n'ont pas été arrosés. On nous promet enfin de la pluie pour lundi, j'espère que c'est vrai.

 

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Les chrysanthèmes aussi ont des fleurs mais je ne vous les montre pas, ils font pitié. Leur problème c'est qu'une bestiole farceuse leur coupe des branches et les sort de terre régulièrement. Je les replante et ça recommence, déjà 4 fois. Un lapin sans doute. Je les vois courir sur la pelouse bien tondue à côté, d'adorables petits garennes mais en surnombre. C'est pourquoi j'ai planté mes crocus safran dans des caisses sans fond pour les surélever. L'an prochain j'en ferai autant pour la ciboulette et le persil car ils les aiment trop et aussi pour les grosses tomates mangées par les limaces.

30.09.2009

Sambucus callicarpa, les bourgeons

Les sureaux de la section Botryosambucus, les sureaux rouges à grappes, voient leurs bourgeons se développer dès la fin de l'été et particulièrement les gros bourgeons à fleurs bien dodus, contrairement à ceux de la section Eusambucus, sureaux noirs à corymbes, qui vont garder tout l'hiver des petits bourgeons pointus.

 

Le plus précoce a été Sambucus callicarpa. Dès le 17 août les bourgeons étaient remarquables :

 

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Mais on voit aussi les petits bourgeons à feuilles, ici en bas des gros bourgeons :

 

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Le 28 septembre ils sont encore plus développés :

 

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29.09.2009

Responsable mais non coupable

Il a été pris par mon appareil photo mais il n'y aura pas de jugement ni de sanctions. Il a en effet été jugé irresponsable car il est atteint d'une maladie génétique qui le pousse à consommer les racines de mes plantes les plus précieuses mais il est incapable de contrôler cet instinct destructeur.

Hier, en arrivant à Romilly, surtout pour arroser car la pluie ne vient toujours pas, j'ai trouvé mon Sambucus hookeri avec les feuilles pendantes. J'ai aussitôt arrosé copieusement mais j'espère que ce n'est pas encore une fois une action du misérable rongeur souterrain. Il y avait encore un trou près des racines. Est-ce une zone que j'avais mal comblée ?

Un peu plus loin j'ai vu un trou, comme il y en a partout sur le terrain. Un trou net, sans amas de terre :

 

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A partir de ce trou, la galerie part horizontalement sous la surface du sol. J'ai défoncé cette zone à la fourche. Peu de temps après j'ai aperçu une sorte de souris, une rapide que je n'ai pas eu le temps de photographier. Enfin, une heure plus tard, j'ai réussi à prendre ces photos de la bestiole :

 

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Les photos ne sont pas de bonne qualité mais je vous assure que je n'avais pas le temps de faire les réglages. J'estime sa taille à 9 ou 10 cm, sans la queue que je n'ai pas vue. Au dernier moment j'ai aperçu une deuxième bestiole identique mais deux fois plus petite.

Je ne pense que ce soit le rat taupier, Arvicola terrestris, il laisse des monticules de terre comme la taupe et je crois qu'il est plus grand que ce que j'ai vu. C'est peut-être le campagnol souterrain, Microtus subterraneus.

 

Que faire ? Vu le nombre de trous je pense qu'il y en a de vastes troupeaux. A chaque plantation d'un arbuste précieux je mettrai désormais tout autour des racines des piquets. J'ai ajouté autour de Sambucus hookeri qui semble beaucoup leur plaire une vingtaine de bulbes de narcisses, non comestibles car toxiques pour eux.

28.09.2009

Exuvie

Lorsque je suis arrivée près de la mare de Romilly aujourd'hui, une grande libellule bleue faisait des allers-retours devant moi. Impossible de la photographier, elle est trop rapide. Cela ne m'a pas étonnée, j'en vois deux en ce moment sur les mares deVeneux. Mais je ne pensais pas que l'émergence pouvait avoir lieu aussi tard en saison, le 28 septembre. Pourtant lorsque j'ai renoncé à la photographier mon regard s'est posé un peu plus bas, là où je prends toujours de l'eau avec mon arrosoir. Sur une longue feuille d'iris, la plus proche de moi, tout au bord, j'ai vu une exuvie. Je l'ai photographiée en place puis j'ai coupé la feuille et je l'ai ramenée au sol. C'est sans problème, elle est bien accrochée. Ce soir je l'ai ramenée à la maison mais je ne sais comment la conserver.

 

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Elle mesure 45 mm. Aeschne ou Anax ? Je suis incapable de les différencier. Il y a pourtant de très bonnes explications ici.

27.09.2009

Sambucus nigra, nectaires

Pour les fous de sureaux (y en a-t-il d'autres que moi ?), voici les toutes dernières nouvelles des nectaires extra-floraux de Sambucus nigra, par des gens qui ont des moyens techniques supérieurs aux miens. C'est juste ici.

 

Bien sûr, ces nectaires extrêmement discrets, dont la nature n'est détectable qu'au microscope, ne ressemblent en rien aux gros nectaires bien organisés, bien voyants et d'un jaune claquant de Sambucus chinensis. Ils se présentent sous la forme des très rares stipules ou stipelles, donc à la base des feuilles ou des folioles.

 

Sureau du Canada, corymbe

Les corymbes de Sambucus canadensis, surtout ceux de début de saison sont très larges, plus étalés que ceux de Sambucus nigra.

Comment s'explique cette différence ? Un corymbe de sureau noir typique voit son pédoncule se diviser en 5 ramifications, puis de nouveau 5, etc.

Voici le "squelette" d'un corymbe de sureau du Canada :

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Le pédoncule s'est d'abord divisé en 3 ramifications. Les deux pédicelles latéraux se sont ensuite divisés en 5 pédicelles plus petits comme chez nigra. Le pédicelle central se divise de nouveau en 3 et ensuite en 5 parties, ce qui explique que cette partie centrale est plus longue et va donner la forme bombée au corymbe. Si on regarde l'ensemble on a l'impression de voir un groupe de corymbes et non un seul.

Cela est donc l'explication de la forme étalée du corymbe de Sambucus canadensis et aussi de sa forme bombée alors que la surface du corymbe de Sambucus nigra est plane. De plus les premières ramifications sont très longues, augmentent cet étalement et donnent son aspect léger, vaporeux, au corymbe en fleurs.

Le résultat est superbe en fleurs

 

'Maxima' en fleurs Poerop.jpg

 

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mais aussi quand les lourdes masses de fruits pendent.

 

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26.09.2009

Les noisetiers se préparent

Les noisetiers ont à peine fini de livrer leurs noisettes et ils exhibent déjà leurs chatons pour la prochaine fécondation. Certes, ils ne finiront de se développer qu'à la fin de l'hiver mais, tout de même, ils n'ont pas peur d'affronter l'hiver.

Ils fréquentent les fleurs de houblon, présentes depuis longtemps :

 

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Les jolies grappes de chatons de plus près :

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Le noisetier pourpre en fait autant :
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noisetier rouge chatons romi 24 sept 010.jpg

 

 

 

25.09.2009

Les fruits du sureau canadien

Voici une partie de la production d'un très jeune Sambucus canadensis d'environ 1m20 de haut. J'avais déjà cueilli des fruits et il a encore des fruits verts et des fleurs. Il était temps de le soulager, ces fruits faisaient  ployer les branches jusqu'au sol.

 

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Je vous les montre surtout pour voir comme leur maturation sur un corymbe est plus uniforme que sur le sureau noir sauvage.

 

Sambucus hookeri

Sur cette photo on voit que 3 corymbes de Sambucus hookeri portent des fruits encore verts. Celui du fond a encore quelques fleurs, un quatrième à droite est en fleurs.

 

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L'an dernier il avait fleuri mais n'avait eu aucun fruit. Cette année, alors qu'il a beaucoup souffert et à deux reprises, il a un taux de fécondation équivalent à ce qui s'était produit à Trifouilly. Cette différence est probablement due au fait que l'an dernier il était le seul sureau en fleurs car sa floraison est tardive. Cette année, comme à Trifouilly il est à côté d'un canadensis en fleurs et pas loin d'autres canadensis et chinensis. Son corymbe encore en fleurs sera sans doute fécondé car il y a encore des fleurs de canadensis et chinensis.

Cela confirme mon impression qu'il n'est pas autofertile. Il faudrait que je lui trouve un copain de son espèce, mais où ?

24.09.2009

Les fruits du sureau chinois

A Romilly des fruits de Sambucus chinensis approchent de la maturité :

 

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En vert, ce sont les nectaires.

Mais il continue de fleurir, voici ces nouveaux corymbes avec des nectaires encore jaune orangé :

 

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23.09.2009

Palmipèdes

A Sens, dans le parc du Moulin à Tan, un joli ruisseau serpente sous les arbres. Il est vif,

 

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parfois il prend des airs de petit torrent.

 

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Là où il se calme, il est le lieu de séjour préféré de ces jolis oiseaux :

 

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Cyclamen

Les cyclamens d'automne, Cyclamen hederifolium, sont en fleurs depuis 15 jours.

Les blancs

 

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et les roses

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Mais ceux-là n'étaient pas prévus :

 

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Ils se sont semés au bord du chemin d'accès à la maison. On voit qu'il y a déjà des glands et des feuilles mortes. Les arbres perdent déjà beaucoup de feuilles, ils ont sans doute soif. Quant aux cyclamens, je vais devoir les déplacer, ils seraient écrasés par la voiture un jour où je ne ferai pas attention ou lors d'une visite. Ils partiront à Romilly.

 

Sable

Sable et désespoir. Sur le terrain de Veneux c'est la période la plus difficile de l'année. Trois mois sans pluie et pas d'espoir de pluie avant fin octobre, et sans certitude. Ici, quand le ciel est gris et triste, il ne pleut pas, quand le tonnerre gronde, il ne pleut pas. Et c'est ainsi tous les ans.

Mon bois ressemble au reste de la forêt de Fontainebleau, des arbres et c'est tout. Pas tout-à-fait, c'est plus vert grâce au lierre. Tout le sol est vert. Il y a trente ans, j'avais déjà envie de respecter la nature mais ce n'était pas à la mode. La famille s'était moquée de moi parce qu'il y avait du lierre au sol et "ça ne faisait pas propre". Je n'avais pas compris, le lierre c'est beau, un tapis vert uniforme qui n'a pas besoin d'entretien, là ou le gazon ne peut pousser, dans du sable trop sec et trop pauvre. A l'époque j'avais peur de déplaire, j'avais passé des heures à arracher le lierre pour ensuite passer tout l'été à arracher des mauvaises herbes qui repoussaient plus vite que ma vitesse d'extraction. Maintenant je suis moins bête, j'ai un tapis de lierre qui vaut tous les gazons, ne demande pas d'eau, pas de tonte, et reste vert même par les pires sécheresses.

Mais le problème que je n'arrive pas à résoudre, c'est le fleurissement de ce sous-bois extra-sec. En hiver et au printemps, c'est bien fleuri : mahonias, camélias, rhododendrons, sureaux, et des centaines de bulbes. Les bulbes, c'est un déluge de fleurs de fin décembre à début mai. Et les bulbes dorment en été et n'ont pas peur de la sécheresse.

Mais ensuite ? Des bulbes d'été c'est impossible, ils n'auraient ni eau ni soleil. Des plantes qui résistent à la sécheresse et fleurissent en été ? J'ai acheté tous les livres sur le sujet. Ces plantes qui aiment le sec veulent aussi du soleil, pas l'ombre des arbres.

Maintenant, je déprime, parce que je crois que je vais perdre plusieurs rhododendrons. Pourtant, je les ai plantés dans de la bonne terre, je laisse les feuilles mortes des arbres et il y en a des quantités impressionnantes, je mets plusieurs fois par an des paillis en tous genres et depuis des années, j'arrose. Mais ça ne suffit pas. Si on soulève les paillis, on trouve du sable pur. Où est passé le reste ?

J'ai renoncé depuis longtemps à planter des rhododendrons, j'en perdais un sur deux dès la première année. Mais je croyais pouvoir compter sur ceux qui étaient là depuis plus de dix ans. Un été sec de trop et ils renoncent. Aucun arrosage ne peut leur redonner un aspect normal. Je vais en perdre au moins trois.

 

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J'aime les arbustes à fleurs. En sous-bois il ne me restera que les mahonias et les camélias.

22.09.2009

Sureau noir en Allemagne

Un américain y est tombé en admiration devant notre sureau noir. Les photos sont belles, cliquez dessus, elles supportent d'être agrandies.

Bourdons

Les bourdons sont mes principaux compagnons de jardinage, il est temps que je vous en présente quelques uns.

 

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20.09.2009

Chenille

Les eupatoires sont fanées, je rabats au sol. Et au sol, au pied des eupatoires, je fais des trouvailles.

D'abord ces cocons, très blancs, très épais, au pied d'au moins une plante sur trois :

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cocon romi 20 sept 038.jpg

 

Puis cette jolie chenille, toute enroulée :

 

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J'ai dû attendre longtemps pour qu'elle se déroule :

 

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Vue sur la tête :

 

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et sur la houppette de la tête :

 

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Vues sur la queue :

 

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et sur la houppette de la queue :

 

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Je voudrais bien vous montrer son petit ventre mais se n'est pas facile, dès qu'on la touche elle s'enroule, et mes grosses pattes ne peuvent la manipuler davantage sans risquer de l'écraser :

 

ventre romi 20 sept 033.jpg

Je n'ai pas trouvé ce que c'est. Elle ressemble à celle de Callimorpha dominula mais plusieurs détails ne vont pas. Elle est très douce au toucher.

 

 

 

Les Hydrangeas et le calcaire

Les hydrangeas sont de magnifiques arbustes à la belle floraison durant plusieurs mois. Pourtant vous n'osez pas en planter dans votre jardin au sol calcaire parce qu'ils sont souvent considérés comme des arbustes de terre de bruyère. La terre de bruyère a rarement quelque chose à y voir, cela veut dire arbustes de terrain acide. Je vous déconseille la terre de bruyère pure pour planter ce genre d'arbuste, elle est trop pauvre et trop asséchante. Ils ont besoin d'une terre acide suffisamment argileuse pour retenir l'humidité et riche.

Mais dans le cas des hydrangeas c'est faux. Jusqu'à un pH de 7,5, vous pouvez les planter tous sans problème.

Pour un terrain franchement calcaire, il existe des hydrangeas qui le supportent. Je vous conseille seulement d'amender la terre du trou de plantation avec des substances humifères et nutritives, terreau de feuilles, algues, etc.

Si la terre est trop lourde, il faut l'alléger, les hydrangeas n'aiment pas faire de la natation avec leurs racines. Utilisez de préférence des substances fibreuses. Si vous utilisez du sable, il doit être très grossier car le sable fin + de l'argile donne du béton.

 

Voici donc 3 espèces d'hydrangeas qui acceptent le calcaire :

 

Hydrangea arborescens, la forme botanique ou la variété radiata :

 

arborescens 22 juillet 2008 004.jpg

ou le superbe 'Annabelle'. Le mien a été planté en juin et voilà le résultat le 13 juillet :

 

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car il fleurit sur les pousses de l'année et cela va très vite. De ce fait il peut être rabattu en fin d'hiver, s'il a gelé ou pour obtenir de plus grosses inflorescences. Il drageonne et forme vite un beau massif.

 

Hydrangea paniculata est souvent de grande taille avec de grandes inflorescences coniques dressées. Ces inflorescences sont blanches et sur certaines variétés sont peu à peu piquetées de rose, c'est particulièrement marqué chez 'Vanille-Fraise' :

 

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ou chez 'Kyushu' qui a des fleurs fertiles et stériles :

 

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Hydrangea quercifolia a de grandes feuilles ressemblant à des feuilles de chêne et qui deviennent rouges en automne. Il garde ces feuilles si l'hiver est doux. Les grosses inflorescences sont blanches. Voici 'Harmonie' :

 

Harmonie 15 juin 003.jpg

 

19.09.2009

Le pholque

Après vous avoir proposé des rosiers pour terrain calcaire, j'allais récidiver avec les Hydrangeas (mais oui, des Hydrangeas pour terrain calcaire, ça existe). Mais un autre blogueur s'était installé sur le clavier et m'a fait reporter ma note Hydrangeas à ce soir.

 

Ce blogueur inattendu, je le connaissais déjà, il visite souvent ma maison et je vous l'ai déjà montré. Il est très longiligne, pourtant il mange beaucoup, un sérieux carnassier. Son long corps est cylindrique, ses pattes sont interminables. C'est une araignée puisque, dès qu'il m'a vue, il est parti se cacher sous la table au bout d'une longue soie. J'ai mis un papier blanc au sol pour qu'il soit plus visible :

 

araignée pp 19 sept 002.jpg

Sa situation dans le vide et à l'ombre ne se prêtait pas à des photos de détail. Je suis allée rechercher parmi les photos de décembre un plan rapproché de sa tête. Pas banale sa bouille. C'est une personnalité, le pholque.

 

pholque tête 9 dec 008.jpg

18.09.2009

Les rosiers et le calcaire

Vous avez renoncé aux rosiers parce que votre terrain est trop calcaire ? Vous avez tort. Mes terrains de Trifouilly et Romilly ont un pHde 8 à 8,5. J'ai planté des rosiers à Trifouilly il y a 3 ans et depuis  un an à Romilly, ils sont sains, ils fleurissent bien, ils ne présentent aucun signe de carence et aucune maladie. Il faut bien les choisir, c'est tout.

Pour finir de vous convaincre, allez voir sur ce site une roseraie en terrain calcaire.

 

Le premier point, essentiel : ne jamais planter des rosiers greffés sur un porte-greffe inconnu ni greffés sur Rosa multiflora. On trouve de plus en plus de sites de producteurs de rosiers qui les proposent au choix ou uniquement sur Rosa canina et ses variétés, comme laxa pour terrains très lourds ou très humides et Pfänder pour les rosiers-tiges. Avec ça tous les rosiers vous sont permis. Si vous ne savez pas les trouver écrivez-moi, adresse de courriel en bas à droite.

 

Sur leurs propres racines (ou sur porte-greffe adapté au calcaire) il y a encore, selon mon expérience, Rosa rugosa et ses variétés et Rosa mulliganii. Voici à Trifouilly une bouture d'un an de mon rosier de Veneux, donc sur ses propres racines :

 

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Il a un feuillage impeccable, sans carence ni maladie.

 

mulliganii trif 18 juin 018.jpg

 

 

16.09.2009

Rosiers pour le sable, suite

Il faut préciser que Rosa rugosa et ses cultivars ne peuvent présenter tous leurs avantages que s'ils ne sont pas greffés sur une autre espèce de rosier !

 

Il y a aussi la solution de creuser une grande fosse et de la remplir de bonne terre. Mais toute cette bonne terre sera toujours posée sur une passoire. Cela peut marcher si vous êtes prêts à arroser, toujours arroser et nourrir, encore nourrir, et pailler…

 

Pour habiller un arbre dans un terrain sableux, c'est plus difficile. Les rosiers lianes ont besoin de beaucoup d'eau et de beaucoup de nourriture pour élaborer leur énorme végétation. Il y en a pourtant un que je peux vous recommander. C'est Rosa mulliganii. Il est planté dans mon sable pur depuis au moins 10 ans, c'est le seul liane qui a survécu. Pire, il est planté au pied d'un chêne centenaire qui prend au passage tout ce qu'il y a à boire et à manger et qui ne laisse pas arriver au sol les faibles pluies d'été. Ce rosier je l'arrose un peu, pas plus d'une fois par semaine, je lui mets de l'Or brun quand j'y pense, pas plus d'une fois par an. Et il est exubérant, il envahit arbres et arbustes alentour. Certes il ne fleurit qu'une fois par an comme beaucoup de rosiers lianes mais quelle floraison !

 

mulliganii 14 juin 003.jpg

Il se bouture très facilement.

 

Les rosiers et le sable

Pendant des années on a sélectionné des rosiers avec comme seul critère la beauté de la fleur, sans tenir compte de l'aspect de l'arbuste, de sa résistance aux maladies, du parfum, de ses possibilités d'adaptation au terrain. Il fallait les cultiver dans un "bon' terrain et les entourer de vivaces pour cacher son vilain squelette et ses feuilles tachées. Je vous conseille pour cette raison les variétés anciennes ou les variétés très récentes.

 

Mais pour le sable ? Les terrains très sableux sont sans doute les plus difficiles. Je l'ai éprouvé à Veneux mais je ne me suis pas beaucoup penchée sur le problème car j'ai peu de place pour eux au soleil. Je vais pourtant remplacer les cinq valeureux qui survivent mais sans enthousiasme et avec une seule maigre floraison au printemps. Par quoi ? Il y en a peut-être d'autres mais je sais qu'il y en a au moins un qui va aimer mon sable : Rosa rugosa.

 

Rosa rugosa est originaire d'Asie où il vit sur les côtes souvent sur des dunes sableuses ! Pour nous, pauvres jardiniers ensablés, c'est bien le rosier qui convient. Il commence même à être considéré comme invasif sur les côtes en Europe.

Rosa rugosa est beau, avec un feuillage dense à folioles gaufrées, jamais malade, résistant à tout, même au sel et au froid (rustique jusqu'en zone 2), acceptant tous les terrains, pouvant retenir les talus en drageonnant. Il est très parfumé. Il a de belles grandes fleurs, déjà nombreuses le 4 mai à Paris

 

rugosa paris 4 mai 081.jpg

et qui assurent le décor d'hiver en donnant de gros fruits qui ressemblent à des tomates, de quoi attirer les oiseaux et les pots de confitures. Un fruit de rugosa ' Roseraie de l'Haÿ' à Trifouilly le 27 août :

 

roseraie de l'hay fruit 27 août 2008 091.jpg

et sur le même terrain des fruits et une belle coloration du feuillage de rugosa 'Rotes Meer' :

 

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Car il a de nombreux cultivars et hybrides, souvent à grandes fleurs doubles et très parfumées. En voici quelques exemples.

 

'Blanc Double de Coubert'

 

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'Roseraie de l'Haÿ'

 

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x 'Agnes'

 

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x 'Conrad Ferdinand Meyer'

 

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x 'Hansa'

 

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x 'Max Graf''

 

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x 'Schneezwerg'

 

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Difficiles les rosiers ?

rose mme isaac 22 mai 2008 046.jpg

Vous rêvez de rosiers et vous n'avez jamais pu en maintenir un en vie dans votre jardin. "On" vous a dit que les rosiers n'aiment pas le sable. "On" vous a dit que les rosiers n'aiment pas le calcaire.

"On", c'est tous les revendeurs qui sont incapables de vous dire sur quoi sont greffés les rosiers qu'ils vous vendent. Ils vendent, un point c'est tout.

"On", c'est tous les rosiéristes, parfois de renom, qui savent très bien sur quoi sont greffés leurs rosiers mais ne vous le disent pas. Ils vendent, sans se préoccuper de la nature de votre terrain.

Croyez-vous que la nature n'a prévu aucun rosier sur le sable ou sur les terrains calcaires ? Pourtant, si le sable pur de Fontainebleau est une exception, les terrains du Bassin Parisien sont en majorité calcaires. J'ai vu une photo d'une plage de sable en bord de mer couverte de rosiers 'Blanc Double de Coubert', un rugosa. J'ai des églantiers sur mon terrain de Romilly, pourtant très calcaire et ils se ressèment abondamment. Alors, ces Rosa qui ne supportent que des terrains parfaits, juste un peu argileux mais pas trop, juste bien neutres ou un peu acides, ils viennent d'une autre planète ?

Heureusement, il existe des rosiers qui supporteront votre terrain, il suffit de trouver les bons rosiéristes, ceux qui ne donnent pas la priorité à la facilité.

Les rosiers dont le porte-greffe n'est pas indiqué sont en général greffés sur Rosa multiflora. C'est plus facile, il y a plus de branches, ils sont plus florifères, mais pas longtemps. Ils vous éblouissent le premier jour, mais les années suivantes ? Il ne drageonne pas mais Rosa canina drageonne peu si on enterre le point de greffe.

Et multiflora a plus d'inconvénients que d'avantages. Sa longévité est réduite. Ces vieux rosiers qu'on retrouve enfouis dans des jardins abandonnés étaient autrefois greffés sur Rosa canina. Ils sont plus florifères mais à quel prix ? Ils sont moins résistants aux maladies, vous pouvez sortir le pulvérisateur ou admirer vos roses dans un environnement de feuilles tachées.

Et surtout il vous faut le terrain parfait : profond, riche, argileux mais pas trop, pas humide mais alors il faut arroser, neutre ou à peine acide. Je ne crois pas que ce soit la majorité des jardins.

Je vais vous donner dans mes prochaines notes mes réflexions sur les terrains extrêmes, sable et calcaire. J'espère qu'elles vous aideront. Mes terrains sont à classer dans ces deux catégories et j'ai bien l'intention d'y cultiver des rosiers.

 

Coreus marginatus

C'est une jolie punaise, la seule de son genre en Europe. Elle aime bien les polygonacées. Il y a justement beaucoup de persicaires sur mon terrain de Romilly. Allons l'y chercher :

 

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coreus pers romi 4 août 007.jpg

Rapprochons-nous encore. Il semble que c'est bien elle, avec son thorax en porte-manteau et ses antennes rouges au dernier segment noir.

 

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Elle daigne enfin nous montrer son dos :

 

coreus romi 4 août 014.jpg

 

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Problème : elle ressemble beaucoup à Enoplops scapha. Le plus sûr moyen de les distinguer : elle a deux petits tubercules entre les antennes alors que Enoplops les a à l'extérieur des antennes. Nouveau problème : je ne le savais pas lorsque j'ai pris ces photos et mes photos ne se sont pas centrées sur sa tête. J'ai donc recadré sur une photo, agrandi, joué sur les contrastes. C'est bien elle :

 

coreus tête pp romi 4 août 013.jpg

Et, si vous voulez tout savoir sur cette charmante bestiole, c'est ici.

 

15.09.2009

Rosiers

En cette fin d'été et après des semaines sans pluie et sans arrosage, deux de mes rosiers sont encore performants et méritent mon admiration.

 

'Jacques Cartier' aux fleurs très, très doubles, essayez donc de compter les pétales, a aussi un beau feuillage sain et dense.

 

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'Red Parfum' a aussi un feuillage sain et des roses d'un rouge éblouissant.

 

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D'autres rosiers ont quelques boutons, ils attendent sans doute la pluie pour les épanouir.

 

14.09.2009

L'hépiale du houblon

Je vous ai déjà parlé de Hepialus humuli, ce papillon de nuit qui a envahi mon terrain de Romilly où il y a beaucoup de houblon et d'autres plantes dont les racines intéressent la chenille. Je trouve très souvent la chenille lorsque je creuse un trou de plantation :

 

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Il m'est arrivé de trouver une nymphe :

 

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Mais le papillon est plus discret et il vole plutôt la nuit. Je crois ne pas me tromper en disant que j'en ai trouvé deux. D'après ce que j'ai compris sur des sites spécialisés, le papillon peu coloré, presque totalement blanc, serait le mâle :

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La femelle est plus décorée :

 

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Ce qui les rassemble c'est leur superbe crinière bien touffue et leurs jolies pattes roses.

 

Cae Rhos Lligwy

Sambucus nigra 'Cae Rhos Lligwy' est le dernier arrivé des sureaux noirs à fruits clairs.

Il a été planté fin novembre 2008 et je craignais pour sa survie. Je l'ai en effet reçu avec le tronc fendu à la base :

 

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Mais il s'est développé comme s'il n'avait pas eu ce handicap et il est vigoureux. Il a produit 3 corymbes dès sa première saison, moins d'un an après sa plantation.

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Comme vous le voyez ses fruits ont une couleur de miel.

Les Anglais leur trouvent un goût de groseilles à maquereaux. Je ne sais pas si c'est vrai, je ne connais pas le goût des groseilles à maquereaux. Ils sont très doux, un peu sucrés.

 

12.09.2009

Hemerocallis

J'avais commandé en juillet pour livraison en septembre Hemerocallis flava à un site de vente de plantes très, très connu. J'ai eu un premier doute lorsque j'ai lu sur la confirmation de commande : hémérocalle jaune. Pas très scientifique comme dénomination.

J'ai reçu les plantes il y a 10 jours. Elles étaient étiquetées hémérocalle jaune. Surtout cela ne ressemblait pas à ce que j'attendais. C'étaient 3 petites touffes de minuscules (pour une hémérocalle) feuilles très fines. J'ai aussitôt pensé à Hemerocallis 'Stella de Oro'. Et j'ai eu confirmation de mon diagnostic trois jours après la plantation avec cette première fleur :

 

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C'est bien 'Stella de Oro'. Très florifère, elle ne renonce pas, même juste après transplantation et transport. Elle fleurit jusqu'en automne. Et sa fleur est typique : aussi grosse que celle des grandes, à pétales larges et un peu gaufrés sur les bords, d'un jaune soutenu et non pastel.

J'ai été trompée mais je ne m'en plaindrai pas. J'ai eu 'Stella de Oro' autrefois parce que j'adore cette plante. Elle n'avait pas supporté la sécheresse du sable. Elle avait pourtant trouvé le temps de s'étaler. A Romilly elle a le terrain qui lui convient, humide et calcaire. Sa petite taille ne lui donne pas le même usage que pour les grandes mais elle ensoleillera le bord de la pelouse.

Tout le monde n'a pas un sens aigu de la nomenclature scientifique.

 

Filipendula ulmaria

Les Reines des Prés sont maintenant presque toutes défleuries

 

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et les fleurs ont fait place à ces curieux fruits enroulés vert pâle puis bruns.

 

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Mais que va donc chercher cette mouche ?

 

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Malgré sa couleur ce n'est pas la grosse mouche de la viande, elle est plus petite, la taille de la mouche domestique. C'est une femelle, ses yeux ne se touchent pas. Elle ne s'est pas posée là au hasard, elle cherche quelque chose. Elle se retourne, vérifie de nouveau

 

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et s'installe.

 

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Je ne sais ce qu'elle fait mais je remarque que son abdomen qui était bien arrondi au bout semble maintenant prolongé par une sorte d'appendice.

 

Je ne m'attendais pas à ce que je vois sur les photos et je n'ai pas utilisé l'objectif macro. Mais en recadrant on y voit peut-être un peu mieux :

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Ponte ??? Sur des fruits ???

 

 

 

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Si vous êtes passionnés par les mouches, n'ayez pas honte de ce penchant. Allez plutôt vous délecter sur ce site, et n'oubliez pas de cliquer pour les pages suivantes.

11.09.2009

Criquet

J'ai trouvé ce gentil criquet à Romilly aujourd'hui. C'est bien un criquet puisqu'il a des antennes courtes mais je n'ai pu trouver son nom. Il a pourtant une crinière particulière, avec des franges.

 

 

 

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L'arbre à papillons

Les buddleias ont une très longue floraison.

 

Buddleja davidii est le plus connu. Certains jours il est difficile de le photographier sans papillons.

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bud dav robert romi 9 août 022.jpg

 

bud dav robert romi 9 août 035.jpg

 

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Mais il n'attire pas que les papillons.

 

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En cette fin d'été ses grappes de fleurs  sont toutes petites.

 

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Est-ce parce que je ne l'arrose pas et qu'il n'a pas vu la pluie depuis longtemps ?

 

Buddleja alternifolia semble attirer davantage les syrphes et les bourdons. Ses longues grappes très fines sont gracieuses. Le mien n'a que quelques mois et je me demande si je n'aurais pas mieux fait de le mettre sur une butte car son port est très pleureur.

 

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Buddleja x weyeriana maintient sa floraison sans se soucier de la sécheresse. Lui aussi est  très jeune et je crois qu'il va prendre beaucoup de place. Il est stérile et cela peut rassurer ceux qui reprochent à davidii d'être envahissant.

 

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09.09.2009

Kiwis

Voilà ce qui pendouille des arbres de ma jungle de Veneux. Ceux-là au moins je pourrai les attraper.

 

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Je ne les ai pas assez surveillés, ils ont envahi les arbres. J'espère que les écureuils aiment ça car beaucoup de fruits ne sont plus à ma portée. L'actinidia est bien une liane.

Je n'ai que des femelles parce que je n'ai jamais pu maintenir un mâle en vie, mais j'ai vu sur les forums que je ne suis pas la seule dans ce cas. Toujours fragiles les mâles ! Le sable c'est dur à vivre et les mâles sont sans doute moins résistants à la sécheresse. Mais vous voyez qu'elles sont fécondées, un jardin voisin y pourvoit certainement.

A Romilly, je vais m'y prendre autrement. Il y a une haie de cornouillers sanguins de plus de 10m de long. Je vais la tailler, en hauteur seulement, et la maintenir à 2m. Il y a aussi deux saules qui resteront de petite taille et qui sont distants de 3m. Ils feront une magnifique arcade.

 

08.09.2009

Les fruits de 'Monstrosa'

Je vous rappelle que nous sommes partis de fleurs monstrueuses, mais très jolies, qui peuvent avoir jusqu'à 8 pétales, autant d'étamines et de nombreux pistils comme on peut le voir sur cette photo du 26 mai :

 

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Des pétales en excès mais, contrairement aux fleurs de 'Plena', cette fleur a tous les éléments constitutifs d'une fleur, elle est fertile. Mon petit monstre m'a donné pour la première fois des fruits. Il n'en a fait que 5, trop occupé à s'installer sur un terrain enfin favorable mais cela suffit à mon bonheur, au plaisir de les voir enfin. Il faut préciser qu'ils sont sur une branche qui s'étale au ras du sol, à la merci de tous les prédateurs. Ils sont à environ 10cm au dessus du sol. Les voici le 26 août, ils ne sont pas encore mûrs :

 

monstrosa fruits 26 août 223.jpg

 

 

Le 3 septembre, ils ne sont plus que 4, mais l'un d'eux est mûr. Veuillez excuser la couleur de la main qui le tient, je travaille la terre à mains nues.
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Le 7 septembre la maturité est dépassée, il commence à se friper.

 

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Le voici sur papier millimétré. Les deux fruits à gauche sont des fruits de Sambucus canadensis. En plus de sa grande taille, il a une forme aplatie.

 

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J'en ai extrait tout ce qui avait la consistance dure de graines, ou plutôt de noyaux puisque les fruits des sureaux sont des drupes.

 

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Ils sont 13 ! Sambucus nigra, et presque tous les sureaux ont de 3 à 5 noyaux par fruit, le plus souvent 3. Sambucus peruviana, qui est tétraploïde, en a 5 à 7. Ces noyaux n'ont pas une forme normale. Ils sont très plats (comme les tiges ! encore la fasciation ?) et courbes. Cela se voit bien sur le noyau en bas, à droite.

 

Je vais semer tous ces noyaux en espérant avoir au moins une plantule. Un botaniste, aussi farfelu que moi, ou pire, a étudié 'Monstrosa' et sa descendance. 'Monstrosa' est une mutation spontanée de cause inconnue. Il est parfaitement fertile et transmet à ses "petits" sa mutation et toutes les anomalies qu'elle porte. Une seule différence : les descendants ont une couronne plus régulière. Ils n'ont pas l'aspect dégingandé de 'Monstrosa' père. Pour cette raison il les a appelés 'Monstrosa compacta'.

 

Vous ne verrez pas de telles photos ailleurs. Je les ai donc faites cliquables pour agrandissement.

Monstrosa

Ce sureau noir hors normes, Sambucus nigra 'Monstrosa' avait été planté à Trifouilly au printemps 2007. Il était bien sûr encore très petit mais il avait fleuri aussitôt, cependant sans donner de fruits. Au printemps suivant il n'avait pas pris un seul centimètre de haut et n'a pas fleuri. Il a donc fait partie des nombreux sureaux mis en réanimation à Romilly à l'automne 2008.

Au printemps 2009 il avait légèrement grandi et a fleuri, je vous ai montré cette floraison. Mais ensuite il s'est mis à grandir à une vitesse inattendue. Les tiges verticales dépassent maintenant les eupatoires de 2m. Mais à la base des grandes tiges, celles qui portaient les fleurs, s'étendent horizontalement à ras du sol, lui donnant une largeur de presque 2m mais uniquement près du sol. Cela lui vaut un aspect inhabituel pour un sureau.

 

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Son feuillage est superbe, très dense, très vert. Evidemment il n'a pas tout-à-fait l'aspect d'un feuillage de sureau à cause de l'implantation anarchique des feuilles.

 

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Quelques vues de ses principales anomalies, à type de fasciation, tiges très larges et aplaties, enroulées à leur extrémité, implantation anarchique de feuilles anormales :

 

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monstrosa tige romi 7 sept 089.jpg

 

monstrosa tige romi 7 sept 090.jpg

  

Demain je vous parlerai des fruits, ce n'est pas triste…

07.09.2009

Ginkgo d'automne

Les feuilles mortes commencent déjà à s'accumuler autour de la maison. C'est sans doute parce que l'été a été trop sec et ça devient une habitude. Il est impossible d'arroser un chêne ou un hêtre de 100 ans.

 

Mais mon bébé ginkgo à Romilly présente aussi déjà sa belle parure d'automne.

 

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C'est une petite femelle plantée au printemps. Elle restera étroite, c'est rare pour une femelle, j'ai beaucoup cherché pour la trouver. J'ai un autre ginkgo de sexe inconnu, sans doute un semis récent car je l'ai eu pour un prix dérisoire dans une jardinerie. Il est encore en pot et toujours vert parce qu'il a été mieux arrosé.

06.09.2009

Sambucus canadensis

Le sureau du Canada a une floraison remontante jusqu'en septembre. Certains prétendent qu'il faut couper les corymbes défleuris pour que la floraison continue. C'est faux et je vous l'ai déjà démontré avec le superbe Sambucus canadensis 'Adams' de Trifouilly :

 

Adams fruits 2 juillet 041.jpg

Voici maintenant le très jeune Sambucus canadensis 'Nova', transplanté depuis seulement quelques mois à Romilly, ce qui explique le léger retard de maturité des premiers fruits le 3 septembre. Mesurant seulement encore 1m30, il est déjà très productif, une vingtaine de corymbes.

 

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Il a des corymbes de fruits à divers stades :

 

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et des corymbes de fleurs à divers stades également :

 

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Bien sûr la présence des fruits diminue le nombre de corymbe en fleurs parce que l'espace est occupé. Mais les corymbes de fruits sont aussi très beaux, même quand les fruits sont verts. Cela vaut-il la peine de se priver de délicieuses confitures ?

 

05.09.2009

Les bourdons

Les bourdons s'intéressent aux fleurs d'eupatoires autant que les papillons. Mais ils ont une autre passion, les asters.

 

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Sambucus chinensis vu de plus près

Pour ces photos rapprochées, j'ai choisi le confort donc le sureau de Veneux, proche de la maison et abrité du vent.

 

Les nectaires ne sont plus jaune vif, voire jaune orangé, depuis que les fleurs sont fanées ils sont devenus verts.

 

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Un fruit encore vert, déjà un peu plus gros qu'à Romilly :

 

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Fruit et nectaire :

 

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Au pied du pédoncule sont apparus des nectaires mais plus tard qu'à Romilly. Mais ici, ils n'ont jamais été jaunes et n'ont pas la belle forme en coupe parfaite.

 

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04.09.2009

Inachis io

Je n'avais pas vu le Paon du Jour depuis des semaines. Même pas à Romilly malgré les eupatoires. C'est mon papillon préféré. C'est même bien plus, presque un compagnon de vie puisqu'il passe l'hiver dans mon garage et l'été il fuit la canicule dans ma buanderie.

 

La semaine précédente j'étais environnée de Vulcains. Et le 31 août, soudain, plus un seul Vulcain. Mais les Paons du Jour étaient là, enfin. Ils avaient investi la forêt d'eupatoires, délaissant même le buddleia.

 

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 C'est vraiment un beau papillon, à la fois lumineux

 

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et sombre

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J'en étais cernée car ils sont peu farouches. Ce n'est pas ma présence qui gênait leur festin. On se bouscule sur les fleurs d'eupatoires,

 

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jusqu'à se toucher.

 

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Les fruits clairs du sureau

Je n'ai pas encore de quoi faire des confitures mais j'ai le plaisir de vous montrer des fruits clairs de Sambucus nigra.

 

Sambucus nigra var. albida :

 

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albida fruits romi 3 sept 065.jpg

Il mesure 2m de haut mais il se tient tout seul, les fils à droite, c'est pour les tomates d'à côté.

 

Sambucus nigra 'Viridis' :

 

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L'arbuste est beaucoup plus trapu et dense, il s'est étoffé mais n'a pas beaucoup grandi cette année.

 

La différence de couleur entre les fruits de ces deux variétés horticoles est peu importante. Ceux de 'Viridis' sont d'un vert très pâle, ceux de albida sont d'un jaune doré.

 

Enfin, le clou du spectacle : 'Urban Lace' qui ne mesure encore que 150cm. Il a le feuillage de 'Laciniata' et les fruits de 'Viridis'.

 

urban romi 3 sept 068.jpg

 

urban fruits romi 3 sept 070.jpg

 

02.09.2009

Sambucus chinensis, la nouaison

Le 31 août, Sambucus chinensis a beaucoup changé d'aspect. La floraison des premiers corymbes est terminée ou partiellement terminée (la floraison d'un corymbe est progressive, du centre vers les bords du corymbe).

 

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Les fleurs non fécondées sont tombées, les autres ont fait place à des fruits encore verts.

 

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Les fruits encore verts se confondent avec les nectaires car les nectaires, qui resteront fonctionnels même après la maturation des fruits, deviennent verts lorsque les fleurs sont fanées. Seule leur forme les distingue, les nectaires ont la forme d'une coupe avec un creux central, les fruits verts forment une boule terminée par une pointe et ont des rainures semblant délimiter des lobes :

chinensis fr nect p romi 31 août 032.jpg

 

 

 

 

La fourmi la plus gloutonne

Elle m'a affirmé que le nectar de Sambucus hookeri est un délice :

hookeri nect fourmi romi 26 août 014.jpg
Cette image donne l'impression qu'il y a deux nectaires à la base du pédoncule et un troisième, celui sur lequel se trouve la fourmi est en place de stipule.

Les nectaires de Sambucus hookeri

Une étrange attraction de Sambucus hookeri sur les insectes m'a fait l'examiner de près de nouveau. Je ne l'examinais plus autant, je l'avais déjà fait il y a deux ans.

Pourquoi attirait-il les cantharides en juillet alors que les corymbes se formaient à peine ?

 

hookeri cantha romi 24 juil 038.jpg

Pourquoi est-il parcouru comme Sambucus chinensis par des fourmis qui n'y élèvent pas de pucerons ? Ont-elles trouvé quelque sucrerie meilleure que le miellat des pucerons ?

 

hookeri nect et fourmi romi 27 juil 097.jpg

Cela fait penser à la présence de nectaires comme chez Sambucus chinensis. Mais il n'y a pas de nectaires dans les corymbes et, s'il y en a, ils sont actifs avant la floraison.

 

Ces nectaires, je les ai trouvés. Voici le 27 juillet, alors que les corymbes sont encore très petits, à un mois de la floraison :

 

hookeri nect romi 27 juil 103.jpg

 

hookeri nect pp romi 27 juil 099.jpg

Les voici le 26 août, dans une zone où le bois prend une teinte brune :

 

hookeri nect bois romi 26 août 024.jpg

Ces nectaires ont une couleur jaune, comme ceux de chinensis mais moins intense, il ont la même taille mais une forme différente avec une petite pointe qui leur donne un aspect en cœur. Et voici la preuve que ce sont bien des nectaires, une fourmi qui s'y délecte :

 

hookeri nect fourmi près romi 24 juil 046.jpg

Ces nectaires ne sont jamais dans le corymbe. J'en ai trouvé comme pour chinensis au pied du pédoncule mais aussi à d'autres niveaux, sur des nœuds, en position de stipules. Voici de tels nectaires à deux niveaux :

 

hookeri nect 2 étages romi 27 juil 107.jpg

Il y a à ma connaissance 3 sureaux qui présentent de tels gros nectaires :

Sambucus chinensis avec des nectaires en forme de cupule en demi-sphère parmi les fleurs du corymbe et au pied du pédoncule

 

Sambucus formosana avec des nectaires en forme de cupule cylindrique parmi les fleurs du corymbe

 

Sambucus hookeri avec de nectaires en forme de cupule en cœur au pied des pédoncules et des pétioles.

 

01.09.2009

Chenille arpenteuse

J'avais égrené ma récolte de sureau et je me préparais à la mettre dans l'extracteur de jus. Mais j'ai cru voir bouger un pédicelle qui serait resté sur un fruit. Pourtant un pédicelle ça ne bouge pas tout seul sans raison. Et pourtant cela a la couleur et l'épaisseur d'un pédicelle. J'aiguise mon regard perçant et je vois que la "chose" qui bouge a pris une forme en demi-cercle.

Regardez bien, au dessus des fruits, au milieu, contre le verre.

 

chenille p 1 sept 003.jpg

En recadrant sur la bestiole :

 

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Posée sur du papier à carreaux de 5 mm, encore avec son fruit un peu trop mûr :

 

chenille pp 1 sept 009.jpg

 

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C'est une minuscule chenille très sombre, tellement petite et sombre qu'elle n'est pas facile à photographier. Mais quand elle avance, on peut voir que c'est une chenille arpenteuse, sans doute une chenille de Geometridae, mais lequel ?

 

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N'est-elle pas mignonne ?

31.08.2009

Encore un Sambucus hookeri déraciné

J'avais prévu de parler ce soir des gros nectaires de Sambucus hookeri, une nouveauté.

 

Mais j'ai découvert encore un accident grave sur un sureau à Romilly aujourd'hui et c'est de cela que j'éprouve le besoin de parler.

 

Il s'agit d'un fils de Sambucus hookeri issu du semis des graines de ses premiers fruits. Voici ce que j'ai trouvé : un trou sous les racines et des racines il ne restait que ça :

 

hookeri fils romi 31 août 085.jpg

 

hookeri fils racines romi 31 août 083.jpg

De gauche à droite on voit un gros rhizome très blanc, une grosse racine jaune d'où partent des racines plus fines et longues, un tronçon de 2 cm de la plus grosse racine, très brune mais sectionnée net, sous le tronc un fin chevelu dense de très fines racines.

Qu'il y ait un rhizome n'a rien d'étonnant car ce très jeune sureau est soit un hookeri pur, soit un hybride de canadensis, soit mais c'est peu probable un hybride de chinensis. Or ces trois sureaux ont des rhizomes.

 

C'est le deuxième sureau déraciné avec les racines coupées de cette façon et le premier c'était son père. La bestiole qui fait ça creuse à partir de la profondeur et rien n'est apparent en surface. Est-ce le hasard ou bien une attirance pour ce sureau précisément ?

 

J'ai mis ses racines à tremper dans une cuvette puis je l'ai replanté dans du bon terreau à l'Or Brun. Ses feuilles pendent mais ne sont pas encore desséchées. J'espère qu'il reprendra. Maintenant ses racines sont entourées de bouts de plastique, métal, et cernées de piquets à titre de protection.

 

hookeri fils replanté romi 31 août 086.jpg

Cela me fait penser à ma première plantation d'actinidias. A l'époque j'ignorais totalement l'attraction de cette plante sur les chats et elle était peu connue, je n'avais trouvé que de très jeunes pieds aux racines très tendres. Le lendemain il ne restait de mes trois plantes que des petits bouts de racines dispersés. Par la suite j'ai protégé les racines et j'ai compris qui était le prédateur le jour où j'ai taillé pour la première fois des actinidias : mes deux chats, Bulle et son fils, se sont roulés frénétiquement dans les branches tombées à terre, ils étaient comme fous.

 

Sambucus hookeri, la floraison

Toutes les photos sont du 26 août.

Ce jour-là il est sans doute au maximum de sa floraison. Cette floraison est remontante et on voit déjà des corymbes à différents stades.

Il est reparti depuis mai sur trois troncs.

 

Sur le tronc le plus avancé, il y a déjà 5 corymbes. De part et d'autre du premier corymbe, deux autres corymbes sont partis du pied du pédoncule du premier, comme chez Sambucus chinensis. C'est la seule ressemblance car, même si on voit parfois des rayures longitudinales mais moins marquées que sur chinensis, les corymbes ne portent aucun nectaire parmi les fleurs et ils ont un aspect totalement différent. Un corymbe de hookeri ressemble à ceux de nigra et canadensis, moins plat que celui de nigra, moins bombé que celui de canadensis. Partis de plus bas, encore deux corymbes sont apparus. Celui que vous voyez à droite est encore en boutons.

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Un cadrage plus large montre le corymbe du deuxième tronc, situé un peu plus haut, il a pris tout son temps pour grandir.

 

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Ce deuxième tronc ne porte pour l'instant qu'un seul corymbe encore en boutons.

 

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Enfin le troisième tronc qui semble être un drageon a peu grandi et ne portera sans doute pas de corymbe cette année.

30.08.2009

Sambucus chinensis

Sambucus chinensis a une floraison remontante, comme canadensis et hookeri. Le 9 août il était au maximum de sa floraison à Romilly.

 

chinensis romi 9 août 090.jpg

Les fleurs de ces premiers corymbes sont maintenant fanées mais de nouveaux corymbes sont en développement.

 

chinensis nx cor romi 26 août 026.jpg

Je vous ai déjà montré que ce sureau de Romilly a, non seulement comme celui de Veneux (le pied-mère) des nectaires dispersés parmi les fleurs, mais aussi des nectaires au pied du pédoncule. Et maintenant il en a un peu partout :

 

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chinensis cor ped près romi 26 août 028.jpg

 

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Le sureau de Veneux, toujours en avance de floraison, montre des nouveaux corymbes déjà en fleurs de part et d'autre du premier corymbe :

 

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 Au-dessus de lui, il y a des nèfles. En recadrant dessus :

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29.08.2009

Le temps des confitures

La grande saison des confitures de fruits sauvages commence. Je ne vais pas vous parler de la gelée de sureau, vous allez dire que je radote.

 

Donc voici la préparation de la confiture de prunes myrobolans

 

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Je les coupe seulement en deux, j'aime bien trouver des morceaux.

 

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Avant de les mettre dans la bassine, je les laisse dans le sucre quelques heures, cela m'évite d'ajouter de l'eau.

 

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Vous voyez que j'ai la mauvaise habitude de laisser la cuiller en bois dans la bassine, c'est pourquoi elle a été un peu grillée. Celle-ci est une belle cuiller sculptée trouvée il y a 40 ans en Bavière.

 

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Sa fourchette a eu moins chaud, mais un peu tout de même.

 

cuiller 29 août 004.jpg

Les noyaux sont collectés pour un amateur d'un pays qui n'a pas la chance d'avoir des myrobolans.

 

prunes noyaux 25 août 002.jpg

Et pour ceux qui ne mangent pas de confitures à cause du sucre soupçonné de faire grossir, voici quelques idées sur ce site.

Il reste encore des fruits sur l'arbre. Je pense que je vais en cuire au porto pour les surgeler.

 

Punaise

ou plus précisément punaise d'eau. Les notonectes sont sans doute nombreuses dans la mare, j'en ramène souvent dans l'arrosoir.

 

En voici une :

 

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et une autre :

 

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On voit bien que ce n'est pas la même, celle-ci a perdu l'extrémité d'une "rame".

En fait je les ramène maintenant deux par deux :

 

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Elles étaient au début très sautillantes et j'avais du mal à faire la mise au point. Ensuite elles se sont calmées. Au bout d'une demi-heure elles ne s'étaient pas encore envolées. Je les ai récupérées dans un gobelet, pas envie de me faire piquer, et je les ai remises dans la mare. Sont-elles incapables de décoller du sol sec ?

 

28.08.2009

Les libellules, gardiennes du domaine

Lorsque je suis arrivée, elles étaient là, comme si elles surveillaient l'entrée du terrain. Mais l'arrivée de la voiture ne les a pas fait bouger.

 

Voici la photo du portail avec les deux libellules, j'ai mis un carré au-dessus de chacune.

 

libe x 2romi 28 août 002.jpg

La première libellule, la plus grosse :

 

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L'autre, plus pâle :

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libel2 romi 28 août 012.jpg

 

 

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Elles semblent bien de la même espèce, peut-être un couple en période prénuptiale. Elles me plaisent beaucoup, j'espère qu'elles auront beaucoup d'enfants.

Sambucus hookeri, les tiges

Avant de décrire les tiges de Sambucus hookeri, rappelons les caractéristiques des tiges des sureaux. Les tiges naissent vertes et

chez les sureaux ligneux elles se couvrent rapidement de lenticelles (zones d'échanges respiratoires nécessaires lorsque les parois se durcissent) alors qu'elles sont encore vertes. Le vert de ces tiges encore vertes est uniforme. Il y a parfois un aspect cannelé mais ce sont des variations de relief, pas de couleur. Ici, sur Sambucus nigra, les lenticelles existent jusqu'à proximité du bourgeon terminal :

 

nigra 28 juillet 2008.jpg

chez les sureaux herbacés, il n'y a jamais de lenticelles. Les tiges sont toujours vertes, même les plus anciennes et sont parcourues de stries longitudinales, alternance de vert clair et de vert foncé. C'est net chez Sambucus ebulus :

 

ebulus stipules-feuilles 15 juillet 022.jpg

aussi chez Sambucus adnata,

 

adnata 24 juillet 056.jpg

bien qu'un peu masqué par les poils.

 

adnata poils 12 mai 004.jpg

Et c'est très marqué chez Sambucus chinensis, et jusqu'au sol :

 

chinensis tiges romi 27 juil 119.jpg

Chez Sambucus hookeri, les très jeunes tiges présentent  ces rayures vert sombre et vert clair des sureaux herbacés

 

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mais se couvrent aussi rapidement de lenticelles, d'abord sous l'aspect de taches blanches allongées :

 

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puis les lenticelles sont typiques :

 

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La lignification se fait lentement. Les zones brunes sont encore très localisées près du pied le 13 juillet :

 

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Elles sont plus avancées le 26 août

 

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mais elles s'étendent lentement par taches confluentes :

 

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27.08.2009

Une chenile rouge et noire

avec des bosses et tout plein de poils.

Une jolie chenille, toute petite mais très colorée, encore trouvée par Maurice, mon jeune copain qui se ronge les ongles.

C'est la chenille d'un papillon de nuit, Acronicta ou Triaena tridens. Elle n'est pas difficile, elle mange un peu de tout, fruitiers et saules dans le coin où elle se trouvait.

 

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Sambucus hookeri

En attendant de continuer l'étude détaillée de Sambucus hookeri, voici où il en est le 26 août.

Trois mois et demi après l'anéantissement total de ses parties aériennes, il est splendide, bien plus fleuri que l'année précédente. Le pied le plus avancé, au premier plan sur la photo, est en train de développer un nouveau corymbe sur sa droite.

 

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26.08.2009

La carte géographique, le retour

J'ai photographié la carte géographique, Araschnia levana, le 2 juillet pour la dernière fois.

Les eupatoires sont maintenant en fleurs depuis longtemps et elle ne revient pas ? Est-ce le seul papillon insensible au charme des eupatoires ?

Aujourd'hui, je suis rassurée, je l'ai vue, sur les fleurs d'eupatoires bien sûr.

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25.08.2009

Anemone hupehensis

L'anémone du Japon, voilà une belle plante pour égayer les sous-bois pas trop sombres. Elle fleurit longtemps puisque j'ai pu la photographier en juillet à Sens :

 

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en août à Marnay :

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et l'an dernier le 25 septembre à Marnay :

 

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Sambucus hookeri, croissance

L'accident de début mai 2009 va permettre de voir un aspect particulier de sa croissance. Il avait été presque totalement déraciné par un animal et est sans doute resté ainsi plusieurs jours puisqu'il a alors perdu toute sa végétation aérienne. Lorsque je l'ai trouvé ainsi le 8 mai et que j'ai enterré ses racines, il avait déjà repoussé :

 

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Vous remarquerez que la plus belle pousse se trouve à distance de l'ancien tronc, sans doute sur un rhizome qui est resté sous terre. Elle continuera à se développer mais ce n'est pas elle qui grandira le plus vite. Il préfère se développer à partir du collet.

A partir de là, ce qui va être étonnant, c'est sa vitesse de développement, digne d'un sureau herbacé. En effet, deux mois plus tard, début juillet, apparaîtra le premier corymbe. La floraison n'aura qu'un mois de retard sur la date habituelle. Pour un sureau ligneux, il faut le faire !

 

Le 22 mai :

 

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Le 19 juin :

 

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Le 13 juillet (devant Hydrangea 'Annabelle') :

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 Il commence à se lignifier (les deux tiges totalement lignifiées sont celles de l'an dernier qui sont mortes) :

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Ce même 13 juillet, le premier corymbe apparaît. Il y en aura deux alors qu'il n'y en avait qu'un seul l'an dernier.

 

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24.08.2009

Un amour de chèvre

Sa nonchalance était due à la chaleur, plus de 30°. Sa ravissante robe bouclée était un peu trop chaude pour la saison. Sa belle coiffure ne lui a peut-être pas semblé suffisante pour séduire, elle s'etait mis en plus un joli pendentif sur l'oreille. Cette beauté coquette est une chèvre angora.

 

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