13/04/2013
L'anémone sylvie
Notre mignonne anémone locale, Anemone nemorosa, est en fleurs. Je l'avais déjà vue au bord de la route samedi dernier de retour de Lorrez le Bocage mais il n'était pas possible de se garer pour la photographier.
Mais c'est dans la forêt de Fontainebleau qu'elle est la plus abondante. Elle y forme de vastes tapis en profitant de l'absence de feuilles pour se dorer au soleil. Elle est si petite que les tontes fréquentes des bords de routes ne la gênent pas. La voici au bord de la Route Ronde entre la N6 et la N7 :
et sous les arbres :
Les touffes souvent bien denses se laissent parfois ponctuer du jaune d'une ficaire ou d'un pissenlit :
Comme la ficaire, elle disparaît totalement après la floraison. J'en ai planté une touffe dans mon jardin il y a quelques années. Elle est toujours là mais elle ne s'étend pas. Le terrain est sans doute trop sec pour elle :
18:43 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/04/2013
Fleurs
Les floraisons continuent à Veneux. Les fleurs précédentes sont encore là, les jonquilles et même quelques perce-neige. Hellébore et jacinthes naturalisées sont au mieux de leur forme :
La ravissante petite ficaire a envahi tout le terrain dans la moindre zone libre, mais aussi elle émerge du lierre et du lamium, envahit les joints des dalles, les pots. Elle illumine de ses fleurs jaune vif et de son feuillage bien vert et disparaitra dès sa floraison terminée :
Les fleurs de petite pervenche sont si nombreuses qu'elles se permettent quelques fantaisies, corolles à 4 pétales et corolles doubles :
Les grands narcisses vont remplacer peu à peu les jonquilles :
D'autres fleurs de camellia s'ouvrent :
22:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/04/2013
Camellia 'Desir'
14:45 Publié dans camellia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/04/2013
Callimorpha dominula
On ne s'attend pas à trouver une chenille de papillon dans une mare. Et pourtant c'est la surprise qui m'attendait à Romilly aujourd'hui. Je suis allée à la mare puiser de l'eau avec l'arrosoir. Avant de m'éloigner, je vérifie toujours que je n'ai pas ramené une bestiole aquatique afin de la remettre à l'eau aussitôt. Quelle n'a pas été ma surprise de voir remonter lentement dans l'eau de l'arrosoir… une chenille ! Une ravissante chenille jaune et noire :
Comment est-elle arrivée là ? Venait-elle de tomber dans la mare ? Etait-elle au fond de l'arrosoir quand il était sec ? Je l'ai bien sûr posée sur la terre ferme.
Cette chenille, je l'avais déjà rencontrée le 16 février. C'est la très belle chenille d'un papillon encore plus beau, l'écaille marbrée ou écaille rouge, Callimorpha dominula qui se plait bien sur mon terrain en été :
18:46 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/04/2013
Le pin-lierre
A Lorrez le Bocage, dans le parc du château de la Motte,
une monumentale masse végétale s'impose au regard. C'est un très grand pin dont les troncs sont couverts d'une luxuriante végétation de lierre. Le tiers supérieur de ce monument vert est constitué par la cime de l'arbre, le reste c'est du lierre.
En 2010 :
en 2013 :
Le lierre n'est pas un parasite, il ne fait que prendre appui sur l'arbre. Il ne lui nuit pas tant que son poids n'est pas excessif, et les troncs du pin sont forts, et qu'il ne prive pas son feuillage de lumière. Le houppier du pin reste libre et accède totalement à la lumière. Le seul risque que je vois, c'est la prise au vent. Heureusement nous ne sommes pas dans une région ventée, même s'il y a eu 2 tempêtes exceptionnelles, et c'est pour cela que nos arbres peuvent être si grands.
Tout près de lui il y a un platane remarquable par son écorce tourmentée :
L'accès du public vers le parc, et le pin, se fait dans une double allée de mahonias en début de floraison :
14:29 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08/04/2013
Cyclamen pseudibericum
Il y avait Cyclamen hederifolium en fin d'été et en automne, Cyclamen coum en hiver et maintenant c'est la floraison de Cyclamen pseudibericum. Il a 15 jours de retard mais il était déjà en boutons à la mi-mars. Il a gardé ses boutons bien fermés et n'a déployé ses corolles qu'aujourd'hui lorsqu'il a vu enfin le printemps.
01:45 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06/04/2013
Raphiolepis umbellata
J'ai divers néfliers dont Eriobotrya japonica et x Raphiobotrya dont il est l'un des parents. Je n'avais pas le chainon manquant, l'autre parent du x Raphiobotrya, un Raphiolepis. Je ne voulais pas l'acheter parce que j'avais des doutes sur sa rusticité et parce qu'il ne produit pas des fruits comestibles.
Mais aujourd'hui, à la fête des plantes de Lorrez le Bocage, je suis tombée en arrêt devant un magnifique Raphiolepis umbellata. Et je n'ai pu résister à la tentation.
On lit n'importe quoi sur ses dimensions, de 1m x 1m à 2,5m x 2,5m.
On lit n'importe quoi sur sa rusticité, de -5° à -15° ! Je crois qu'il est parfaitement rustique en zone 8. C'est le plus rustique des Raphiolepis.
23:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05/04/2013
Salix
Dans la plaine de Sorques il y a un bosquet de saules que j'aime bien, un mélange imbriqué de deux espèces. Je les connais depuis quelques années et ils ne dépasseront jamais 4m de haut. Ce sont donc des arbustes.
Salix purpurea ne peut être confondu avec aucun autre saule, à cause de ses anthères rouges et des ses feuilles opposées. C'est le seul saule spontané en France qui a des feuilles opposées. Las anthères rouges sont sublimes, elles deviennent jaunes quand le pollen s'échappe.
L'autre est, je pense, Salix viminalis, le saule des vanniers. Il est légèrement plus grand mais à peine.
Salix caprea, le saule marsault, le saule des chèvres, est un petit arbre. Il pousse sur mon terrain de Romilly. Les photos sont des années précédentes parce que j'ai élagué les branches basses pour faire un peu de place à d'autres plantes et les chatons sont maintenant trop haut pour de bonnes photos.
Il y a des mâles :
et des femelles :
Tout ce petit monde se multiplie joyeusement, presque autant que les frênes, mais je contrôle.
20:37 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Jardins en Gâtinais
Demain j'irai à Lorrez-le-Bocage pour une fête des plantes que je manque rarement parce que c'est seulement à 20km de chez moi, parce qu'elle est organisée au profit d'œuvres, parce qu'elle a lieu dans le très beau cadre du parc du château de la Motte, parce qu'on y trouve de belles plantes et des produits du terroir à déguster, parce que la petite ville est ravissante et la région de bocage qui l'entoure digne d'une promenade.
Pour donner envie d'y aller, j'ai récupéré quelques photos prises les années précédentes.
Au château :
La ville :
11:25 Publié dans Plantes, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/04/2013
Cassandra
20:29 Publié dans camellia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/04/2013
Salix 'Tristis'
C'est la grande saison des saules qui exhibent leurs beaux chatons. Nous allons les admirer mais commençons par les plus beaux, mes saules pleureurs.
Sur mon terrain de Romilly il y a deux magnifiques saules pleureurs. Mais qui sont-ils vraiment ? J'ai bien étudié la question. Leur grande taille, on peut se promener dessous car les branches ne commencent qu'à 3m sur le tronc, ne permet que deux possibilités : Salix babylonica et Salix 'Tristis'.
Ont-ils été plantés ? Je ne crois pas. La zone du terrain où ils se trouvent a toujours été sauvage. La partie déboisée ne l'avait été que pour planter quelques arbres fruitiers et de la vigne.
Salix babylonica est facilement exclu. En effet ce saule dioïque semble n'exister en Europe que sous la forme femelle et n'y est reproduit que par voie végétative. L'argument choc, c'est que mon plus grand saule a des chatons mâles :
C'est donc Salix 'Tristis', souvent appelé Salix alba 'Tristis' mais c'est un hybride de babylonica et alba. Il est appelé saule pleureur doré. C'est en hiver qu'il est doré, quand il n'a pas de feuilles. Et il est vraiment doré :
Dès la fin mars les feuilles apparaissent et il devient vert. Le 30 mars le feuillage est encore très fin mais cache déjà totalement la couleur des tiges :
Pourquoi l'a-t-on appelé Tristis ? Evidemment parce qu'il pleure. Mais celui qui lui a donné ce nom n'a pas su voir ce qu'il exprime. Il pleure mais c'est de joie, de joie de vivre.
22:44 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02/04/2013
Les sureaux herbacés
Notre sureau yèble, Sambucus ebulus, n'est pas visible pour l'instant. Il va sans doute garder encore quelques semaines ses rhizomes bien cachés sous terre. Mais les sureaux herbacés "exotiques" sont plus précoces. Les voici aujourd'hui :
Sambucus chinensis
Sambucus adnata
Ce sont ceux que je garde en pot à Veneux mais ceux qui sont en pleine terre à Romilly sont aussi bien visibles, avec juste un léger retard sur ceux de Veneux.
La raison pour laquelle je garde des exemplaires en pot n'est pas la même pour ces deux sureaux.
Je n'ai aucune crainte pour Sambucus chinensis en pleine terre. Il s'y comporte très bien et étend même son territoire. Je n'ai pas à craindre la survenue d'un gel tardif, je sais que son feuillage y résiste. Je le sais parce qu'en pot à Veneux où je l'ai depuis 2007, il garde son feuillage tout l'hiver et ne le perd que lorsque le nouveau feuillage apparaît (à Romilly il est totalement caduc). Le 11 décembre :
Le 25 décembre :
Le 19 février :
Gardant son feuillage l'hiver, il en a déjà subi les rigueurs. Le 9 décembre 2008 sous la neige :
Il a subi la neige tous les ans et abondamment cette année. Le 22 janvier 2010 il a survécu à un gel de -8°C :
Si je le garde en pot, c'est parce qu'il s'y comporte magnifiquement et fait de plus beaux corymbes qu'en pleine terre. Evidemment, je dois le dépoter tous les 2 ans environ sinon il s'étoufferait tant il se multiplie.
Je garde un exemplaire de Sambucus adnata (album photo colonne de droite en bas) en pot pour pouvoir le rentrer car je ne sais comment son feuillage supporterait un gel tardif. Mais il y a pire pour lui que le gel. Celui qui était planté à Romilly il y a 2 ans a été totalement dévoré par les campagnols et je ne l'ai jamais revu. Les campagnols adorent les racines tendres et dodues, les dahlias ne s'en sont pas remis non plus. Je dois le planter dans une forteresse souterraine de grillage, sans garantie. Et c'est un sureau presque impossible à trouver.
11:04 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/04/2013
Les pommiers
Quels sont les Malus les plus courageux, ceux qui osent affronter cet hiver qui n'en finit pas ? Ce ne sont pas les Malus à fruits cultivés mais les sauvages et les pommiers à fleurs.
Le plus hardi est Malus niedzwetzkyana :
Malus 'Evereste' :
Malus sylvestris n'ose pour l'instant qu'une petite touffe au sommet :
09:56 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31/03/2013
Sambucus mandschurica
Ce sureau que vous n'aurez sans doute jamais l'occasion de voir en France a des particularités qui permettent de le distinguer de tous les autres sureaux aussi bien en hiver qu'en été.
C'est un sureau de la section 3, les sureaux à grappes. Il est répertorié, cité, localisé géographiquement, mais il est impossible d'en trouver une description ou des photos. Je le découvre donc peu à peu. Il est planté à Romilly.
Lorsqu'on le voit en hiver, on est frappé par la couleur rouge de son écorce, unique parmi les sureaux, aussi étonnante que l'écorce blanche de Cae Rhos Lligwy.
Mais en été aussi il met du rouge en des endroits inattendus, sur les nervures centrales de ses feuilles (celles qui portent les folioles) alors que les limbes sont franchement verts :
Pour comparaison je vous montre l'écorce de 'Black Lace' et les feuilles de 'Black Beauty', deux sureaux qui s'y connaissent en pigment rouge :
D'où me vient ce sureau ? J'en ai obtenu des semences d'une botaniste russe. Je les ai semées en 2008 et j'ai obtenu une plantule que voici en mars 2010 :
Le l'ai planté à Romilly à l'automne 2010 et cela lui a beaucoup plu, il était déjà magnifique en juin 2011 :
Vous avez peut-être remarqué des piquets jaunes à son pied sur la première photo. Ces piquets ont été plantés serrés pour protéger les racines principales de mon trésor des campagnols :
Je tiens en effet beaucoup à ce sureau introuvable. Je ne peux même plus contacter la botaniste. Je vais cette année le reproduire par boutures.
20:39 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'amandier-pêche en fleurs
Comme prévu, Prunus x persicoides 'Ingrid' a ouvert sa première fleur hier.
Il est autofertile. Il est dit que la pollinisation peut-être améliorée par un amandier mais j'ai des doutes, l'amandier fleurit plus tôt. Il est dit aussi qu'il faut éviter la pollinisation par un pêcher car cela peut rendre les amandes amères. Heureusement les pêchers n'ont pas bougé. Je vais procéder la prochaine fois à l'autre méthode pour garantir une bonne pollinisation : la pollinisation manuelle avec un pinceau. L'an dernier il n'a eu que 2 amandes alors qu'il avait eu davantage de fleurs et cette année avec cet hiver qui dure les insectes ne sont pas très actifs.
10:24 Publié dans fruitiers, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/03/2013
Le ginkgo se repose encore un peu
Ces photos ont été faites aujourd'hui pour rassurer Loïc sur l'état de santé de son bébé ginkgo.
C'est mon Ginkgo biloba femelle à Romilly, planté en 2009, environ 1m20 de haut :
Hé oui, il n'est pas encore sorti de son long sommeil hivernal. Pourquoi le ferait-il alors que les grands arbres de forêt qui m'entourent ne se sont pas encore réveillés et ont même encore leur feuillage marcescent qui ne tombera que sous la poussée des nouveaux bourgeons. La très longue expérience de son espèce, 270 millions d'années, n'a pu qu'apprendre au Ginkgo la sagesse, se méfier des froids tardifs.
20:27 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Arbutus x andrachnoides
Arbutus unedo fleurit en automne. Arbutus andrachne fleurit au printemps. Leur enfant hybride (spontané dans la nature) fleurit entre ces deux périodes, en hiver.
J'ai reçu Arbutus x andrachnoides au printemps 2012. En automne j'ai été déçue de ne pas voir de floraison. Je l'ai surveillé jusque début décembre. Rien. Après tout, il n'était pas obligé de fleurir dès la première année.
Je ne m'occupais plus de lui lorsque, en passant par hasard à côté le 29 décembre j'ai aperçu des fleurs. Il y avait même déjà début de formation de fruits. Il avait 2 grosses grappes de fleurs et 2 ou 3 très petites. Il avait sans doute commencé à fleurir vers le 15 décembre :
Comment a-t-il supporté l'hiver ? Plutôt bien. Voici les 2 grosses grappes :
Les fruits ont légèrement évolué mais pas trop. Le froid ne donne pas envie d'accomplir des prouesses.
Mais là, c'est quoi ?
Je n'avais pas vu de boutons floraux en décembre parce que j'avais remarqué la floraison un peu tard. Mais là, il me semble bien que c'est un bouton floral. Cela voudrait dire qu'il peut fleurir jusqu'au printemps. Mais alors, si un hiver plus dur détruit les jeunes fruits, tout n'est pas perdu. Il pourra avoir une petite production à partir de cette floraison de printemps.
10:03 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/03/2013
Et les promesses de fleurs à Veneux
D'abord, honneur à la plus belle, la première fleur du Camellia 'Ave Maria' :
Premières fleurs de Mahonia aquifolium. Ne vous inquiétez pas des épines qu'on voit sur les feuilles, elles sont molles et ne m'ont jamais piquée :
L'Anemone blanda n'ose pas ouvrir ses fleurs et les met sous la protection des feuilles de crocus :
Premières fleurs du Forsythia suspensa :
Lamium sauvage :
Les jacinthes ensauvagées, plus gracieuses que les jacinthes obèses plantées il y a quelques années :
Les boutons du Cyclamen pseudoibericum sont visibles depuis plusieurs jours mais n'osent s'ouvrir, il fait si froid :
Les bourgeons de Laurus nobilis, le laurier-sauce, sont peut-être moins frileux, ils ont beaucoup gonflé en 2 jours, la floraison est pour bientôt :
Viburnum tinus, le laurier-tin ne cesse de fleurir depuis des semaines :
Dernières fleurs de Lonicera fragrantissima :
Dernières fleurs de Edgeworthia chrysantha, il me tarde de voir les fruits que je ne connais pas :
Dans la maison le bégonia bambusiforme a au moins quelques fleurs toute l'année :
Le cactus de Noël me fait comme tous les ans une deuxième présentation à Pâques :
Et le clivia prépare une troisième floraison dans le même pot :
15:41 Publié dans camellia, Plantes, viburnum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/03/2013
Promesses de fleurs
Je ne supporte plus cet hiver interminable. Certes, il n'y a pas eu de gels intenses (-5°C seulement) mais prolongés et sans pauses pour récupérer. Beaucoup de neige même si nous n'en avons pas eu autant qu'à Paris. Si peu d'ensoleillement. Et surtout ça dure, ça dure… Je déprime et les plantes aussi.
Presque toutes les floraisons sont en retard. Pour obtenir l'induction florale, il faut un temps de froid suffisant et ensuite un temps de réchauffement suffisant, et c'est ce qui manque.
Le plus frappant, car il y en a dans tous les jardins, c'est le retard des forsythias. A part celui du voisin que je vous ai montré, ils ont du mal à démarrer. Ils ont plus d'un mois de retard !
Voici les promesses de fleurs à Romilly le 22 mars. Le seul fruitier qui aura probablement ouvert des fleurs les derniers jours de mars, c'est Prunus x persicoides 'Ingrid', hybride amandier-pêcher qui produit des amandes. Son intérêt, c'est de fleurir plus tard que l'amandier, donc de moins craindre la destruction des fleurs par le gel. Il fleurit habituellement quelques jours avant les pêchers :
Le pêcher 'Pourpre de Saint Genis Laval' :
Le pêcher 'Lacrima' qui est habituellement le premier en fleurs dès les derniers jours de mars, est sans doute plus méfiant, il est encore plus en retard.
Les bourgeons des poiriers et nashis ont encore leurs écailles bien serrées. Poirier :
Nashi :
L'argousier mâle commence à débourrer, on voit les feuilles qui verdissent au sommet. Mais les bourgeons floraux sont toujours bien fermés et ne montrent pas les étamines :
L'if mâle sort des fleurs composées uniquement d'étamines :
Enfin Viburnum lantana se réveille un peu. Il a quelques petites feuilles en bout de branches mais surtout les écailles des bourgeons floraux s'écartent et laissent apercevoir les fleurs en boutons :
20:11 Publié dans fruitiers, Plantes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26/03/2013
La sève du bouleau
Il semble que la sève du bouleau soit très utilisée et réputée. Elle a des qualités nutritives et thérapeutiques.
Il y a 4 jolis bouleaux dans l'entrée du terrain de Romilly, jeunes et fringants. Il faut faire un petit trou dans le tronc à 50cm du sol et y mettre un tube. Mais aurai-je le courage de faire ces trous ? Cela serait sans conséquences pour l'arbre qui ne donne que ses excédents et si l'on procède proprement il n'y a pas de risque d'infection. C'est un peu tard cette année, j'essaierai peut-être l'an prochain.
09:10 Publié dans betula | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/03/2013
Cornus mas 'Kazanlak'
Cornus mas 'Kazanlak' a une floraison très abondante et une grosse production de gros fruits en forme de poire jusqu'à 37mm.
Le 22 mars j'ai planté à Romilly un minuscule Cornus mas 'Kazanlak'. Il n'avait au-dessus de la greffe que 2 nœuds mais tous deux porteurs d'un bouquet de fleurs :
Un cornouiller mâle greffé ne produit pas de fruits avant au moins 4 ans. Nous allons tenter de comprendre pourquoi. Voyons ces bouquets de fleurs de plus près :
Les fleurs évoluent de façon différente :
Certaines fanent encore en bouton ou bien la zone de l'ovaire noircit :
Des fleurs s'épanouissent de façon apparemment normale :
On peut voir que même le style et le stigmate ont une apparence normale avec adhésion du pollen sur le stigmate mais la région de l'ovaire prend déjà une teinte brune :
Pour conclure, je vois que la cause de la non production de fruits sur un Cornus mas trop jeune, c'est uniquement la dégénérescence précoce des fleurs parce qu'il n'a pas encore assez de force pour mener leur évolution à terme.
Le 3 mars j'avais planté 'Yellow', beaucoup plus grand, mais il n'a pas fleuri :
16:30 Publié dans cornus, fruitiers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24/03/2013
Puschkinia libatonica
Elle apparaît presqu'en même temps que la scille à deux feuilles, aussi petite, aussi délicate et gracieuse. Je lui reproche seulement de ne pas être aussi envahissante. Plantée il y a quelques années, les touffes n'ont pas grossi, et elle ne s'est pas ressemée.
Les fleurs sont d'un bleu très pâle et deviennent blanches en vieillissant.
13:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/03/2013
Forsythia
On commence à apercevoir quelques fleurs de forsythia dans les jardins mais le plus beau rencontré aujourd'hui était chez un voisin à Romilly. Le mien, juste en face n'est pas encore en fleurs mais il a été planté il y a moins d'un an et celui du voisin est beaucoup plus vieux :
A ses pieds et devant lui il dispose d'un parterre d'admiratrices, des primevères de toutes les couleurs :
Mes primevères aussi sont en fleurs mais plus dispersées et toutes sont blanches :
Au bord d'un fossé de drainage, les premiers Caltha palustris se mirent dans l'eau :
21:17 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nouvelles fleurs
Le Camellia 'Adolphe Audusson', mon plus beau camellia ouvre enfin sa première fleur :
Il est très en retard sur sa date habituelle de floraison (il lui est arrivé de fleurir fin décembre) et aussi sur celle de son rival habituel en précocité 'Gloire de Nantes' en fleurs depuis déjà un mois :
'Madame Martin Cachet' :
Un autre dont j'ai oublié le nom :
Premières jonquilles doubles, des cultivars plantés, très différents, beaucoup plus grands que les jonquilles sauvages doubles de mutation spontanée que je vous avais déjà montrées :
10:46 Publié dans camellia, Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20/03/2013
Allium ursinum
L'ail des ours n'est pas spontané sur mon terrain de Veneux trop sec pour lui au printemps et en été mais dont l'excellent drainage en hiver lui est favorable. Je l'ai planté près d'une mare pour qu'il bénéficie d'une atmosphère un peu humide et je l'arrose lorsqu'il fait sec pendant sa période de végétation.
Il n'est pas encore en fleurs mais il s'y prépare sérieusement. Les touffes sont plus nombreuses chaque année et surtout cette année les plus anciennes touffes semblent trop denses.
L'an dernier :
Cette année :
Je crois qu'il est souhaitable de dédoubler les plus grosses touffes. Je me demande seulement quand le faire. Je crois que j'attendrai la fin de l'été quand le feuillage sera sec pour ne pas risquer de perdre une floraison et les semis qui vont avec.
Bien sûr il y a davantage d'ail des ours dans la nature que dans les jardins. Cependant pour les cueillettes dans la nature il est conseillé de se méfier avant la floraison de deux plantes très toxiques, les colchiques
et le muguet
En cas de doute, il suffit de froisser les feuilles, l'odeur d'ail est intense.
20:38 Publié dans légumes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19/03/2013
Scilla bifolia, l'adorable scille à deux feuilles
Les fleurs de perce-neige sont de plus en plus rares, elles se transforment en fruits. Les jonquilles les remplacent. Le terrain était tout blanc, il devient peu à peu tout jaune.
Mais il est une zone au sud-est du terrain que ni les perce-neige, ni les jonquilles, n'osent envahir. Cette zone c'est le domaine des très petites scilles à deux feuilles. Elles étaient là il y a 40 ans et, bien que le terrain soit trop sec pour elles, elles sont toujours là. Ici, le sol est vert toute l'année grâce au lierre et maintenant ce vert s'illumine d'éclairs bleus.
Ces minuscules scilles n'ont vraiment que 2 feuilles, exceptionnellement 3 :
Elles sont aussi ravissantes en boutons
qu'en fleurs :
Comme toute monocotylédone bien née ses fleurs exhibent leurs éléments par multiple de 3 :
Elle a essaimé un peu sur le reste du terrain, même au bord de l'escalier d'accès à la maison.
18:26 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/03/2013
L'enfance de Jolico
L'intérêt de 'Jolico', c'est que je l'ai planté tout petit et que je peux suivre son développement. Il a été planté sous forme d'un très petit arbuste greffé en octobre 2007. Il a donné 2 fruits en 2010 et plus tien ensuite.
Pour expliquer ce retard de production, il a été émis la possibilité qu'il ne fasse que des fleurs mâles au début. Il n'est évidemment pas question de vraies fleurs mâles. Cornus mas n'a que des fleurs hermaphrodites. Cela voudrait dire plutôt que les premières années ses fleurs sont immatures et que la partie femelle des fleurs est encore mal développée. C'est possible mais je ne crois pas que ce soit la seule explication.
Jolico a fleuri dès sa première année, en février 2008. Malheureusement les photos de ses 2 premières années n'étaient pas axées sur les fleurs d'un si petit arbuste et les recadrages donnent des images trop floues des fleurs :
Mais, à partir de 2010 les photos plus nettes montrent des fleurs anatomiquement complètes. En 2010 :
En 2012 :
Sur cette dernière photo on voit que le pollen adhère bien sur le stigmate. Il n'y a pourtant pas eu de fruits.
Cette année :
Il a maintenant 5 ans, j'espère des fruits.
Je rappelle que Cornus mas ne produit pas de fruits avant 4 ans s'il est greffé, 10 ans s'il est issu de semis. A-t-il des fleurs incomplètes les 2 premières années, physiologiquement immatures ensuite ? Peu importe. Il est comme la plupart des arbres fruitiers, il lui faut plusieurs années, le temps qu'il soit assez fort pour ne pas s'épuiser. Il est d'ailleurs souvent conseillé d'éliminer les fruits la première année de production d'un arbre fruitier. La seule différence, c'est que Cornus mas a besoin d'encore plus de temps que les autres.
J'ai rencontré le même problème avec Cornus officinalis et avec Elaeagnus umbellata qui avaient pourtant montré un début de grossissement de l'ovaire. Un humain n'est pas capable de faire des enfants à l'âge de 5 ans. Comment en vouloir à des arbres qui parfois vivent plus de 100ans, et Cornus mas peut vivre 300 ans, de ne pas faire mieux.
Il est sans doute préférable d'avoir 2 arbustes de clones différents. Comme pour d'autres arbres fruitiers autofertiles, la fécondation croisée améliore la production. Mais elle n'est pas indispensable.
03:58 Publié dans cornus, fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/03/2013
Cornus mas, de la fleur au fruit
Les années nécessaires à la mise à fruits de Cornus mas ont été une surprise pour moi et pour d'autres. Il semble établi qu'il faut en moyenne 4 ans pour une plante greffée et jusqu'à 10 ans pour un arbuste issu de semis.
Mais d'autres questions m'ont été posées, des explications ont été données. Nous allons essayer d'y voir clair. J'ai passé des heures à explorer mes livres de botanique et Internet et à "éplucher" mon stock de photos anciennes. Ces photos n'avaient pas été faites dans les buts précis qui nous intéressent et ce sont souvent des recadrages sur des photos suffisamment nettes pour le supporter.
Nous allons d'abord voir la floraison, et son évolution, d'un Cornus mas sauvage en âge de produire.
Un groupe de fleurs est entouré de 4 grandes bractées :
Au bout d'un long pétiole velu on peut voir l'ovaire infère, 4 pétales jaune vif, 4 étamines insérées entre les pétales et entourant une formation en couronne également jaune vif. Cette formation en couronne surplombe l'ovaire et laisse passer un style terminé par un stigmate. Cette formation est une zone nectarifère décrite par Gaston Bonnier : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5439008w/f144.image
Les pétales et les étamines vont tomber. La zone nectarifère persiste longtemps. L'ovaire grossit.
Là, je dois reconnaître que j'ai triché. Les deux dernières photos sont prises sur Cornus officinalis parce que ma photothèque ne contenait pas l'équivalent en Cornus mas mais leurs fleurs sont très semblables.
Enfin formation des fruits. Du grand nombre de fleurs entourées de 4 bractées, il ne va le plus souvent résulter que 2 fruits. C'est peut-être le groupement de ces fruits par deux qui leur a fait donner le nom de couilles de Suisse.
15:48 Publié dans cornus, fruitiers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15/03/2013
Ma forêt (débutante) du Kazakhstan
Pour ceux qui s'intéressent à mes semis de Malus sieversii, voici où nous en sommes aujourd'hui :
Il y a 8 jolies plantules. La plus avancée a 3 feuilles et une minuscule 4ème.
Et depuis hier il y a une nouvelle germination :
Tout cela pousse très, très lentement. C'est sans doute normal, ce n'est pas du petit pois annuel, mes petites plantes doivent prendre le temps de former un tronc solide. Pour comparaison je vous montre un petit plant de Malus hupehensis (un rigolo qui a trouvé le moyen de faire des semences alors qu'il est triploïde). Un an après la germination il est encore très petit. Mais il débourre à peine et son jeune tronc est déjà ligneux :
13:25 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13/03/2013
Oeufs en danger
Il a fait très froid. Ce n'est rien en comparaison du reste de la région parisienne. J'ai même l'impression que nous n'en faisons pas partie lorsque je vois à la télé les amoncellements de neige à Paris et même à Melun qui est seulement à 25km. Ici il a très peu neigé et cela n'a pas tenu. Mardi je suis allée à Nemours, les routes étaient à peine humides. Il est vrai que nous sommes à l'extrême sud-est de la région, à moins de 20km du Loiret et de l'Yonne, départements qui n'ont pas été mis en alerte.
Jusqu'à la nuit dernière il n'y a eu aucun problème sur les mares. Mais cette nuit il a fait -4° et au matin il y avait une fine couche de neige. Le ciel était entièrement bleu et à midi la neige avait disparu. Mais la surface des mares a gelé :
Que sont devenus les œufs des grenouilles ? S'ils ont gelé, j'espère que ce n'est qu'à la surface des amas et qu'une grande partie des œufs a été préservée. Ce sera bien la première fois que je perds des œufs de grenouille.
Le 14 mars : il n'a pas gelé cette nuit. Les œufs sont en bon état sauf peut-être les deux en haut à gauche qui sont devenus jaunes :
Beaucoup d'amas d'œufs ont coulé mais je les vois et ils semblent en bon état. Peut-être est-ce une réaction normale de protection.
23:36 Publié dans Animaux, mare | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









































































































































































































































































