07.04.2008
Neige d'avril
Alors que je n'avais pas vu de neige depuis des années, à mon grand désespoir car maintenant je pourrais jouir de sa beauté sans être obligée d'y conduire, je me suis réveillée devant un spectacle éblouissant : le jardin sous la neige avec un ciel tout bleu le 7 avril !
Je me suis empressée de faire des photos, à 10 h il n'y avait plus rien.
En bas, à gauche, c'est Sambucus chinensis.
Même mon camélia 'Adolphe Audusson' toujours en fleurs, il sait faire durer le plaisir, n'en croyait pas ses fleurs. Et cela lui va bien au teint.
En fait de camélia, je n'ai pu prendre des photos, je n'ai pas l'appareil greffé au bout des doigts, mais il s'y passe des choses étranges : j'ai surpris des oiseaux, encore les mésanges, à fourrager dans le cœur des fleurs. Qu'y cherchent-elles ? Du pollen, c'est le seul à avoir des étamines, du nectar ? Se prennent-elles pour des colibris ?
Selon Meteo-France, ces 3 cm de neige sur Paris en avril constituent un record, il y avait 1 cm en 1970. Ils ne disent pas quel jour mais je le sais, c'était le 4 avril, le jour de mon mariage.
11:25 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature
07.10.2007
Le pot !
Je le cherchais depuis des années mais ne l'avais jamais trouvé : un pot de grande taille à parois verticales et sans rebords, pour pouvoir en aligner plusieurs tout autour d'une terrasse. C'est curieux comme ces pots ont toujours des côtés obliques ou des rebords. Cela empêche de les accoler. Il en existait mais en béton et il faut un engin pour les mettre en place, ou en bois et le bois, dans la terre, ça pourrit, surtout quand on enlève le fond pour que la plante se sente comme en pleine terre. C'est acceptable pour des plantations saisonnières, on change le pot quand il est pourri.
Mais lorsqu'on veut y mettre une plante rare, presque introuvable, ça ne va plus. Je m'étais résignée à des pots en bois il y a 7 ans. Récemment tout s'est effondré et mon petit Sambucus nigra 'Heterophylla' s'est retrouvé les racines à l'air. Il était dans cet abri sans fond parce qu'il est trop petit pour se battre contre d'autres plantes, comme tous les sureaux à feuillage extrêmement découpé (racemosa 'Tenuifolia' ou ' Golden Locks') qui ne dépassent pas 1 m.
J'ai trouvé ce pot chez Jardiland à Dammarie lès Lys :
Je l'ai pris en 40 cm de côté mais il existe en plus petit et en plus grand, et aussi en couleur terre. Sa matière ressemble à du ciment, sans doute allégé par des fibres. Il est lourd mais pas trop, je peux le porter.
Il ne coûte pas cher, heureusement car il en faut beaucoup pour cerner une nouvelle terrasse que je crée au nord de la maison.
23:30 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.09.2007
Les rocailleurs
Aujourd'hui, entre deux sureaux, je veux vous parler de mon mobilier de jardin.
Celui que j'utilise couramment est en plastique, premier prix de préférence. En effet, je ne pense pas qu'il soit intéressant d'investir dans le plastique. C'est pratique et c'est tout. Et je me suis promis de ne plus jamais l'acheter en blanc, il se couvre rapidement de taches d'aspect sale dues aux moisissures, sans doute à cause des arbres. Aucun problème avec le plastique vert ou bleu, ou bien ça ne se voit pas.
Celui dont je veux vous parler, je ne l'utilise pas de peur de l'abimer car il est très vieux. Parmi les trésors trouvés sur ce terrain acheté en 1971, il n'y avait pas que les végétaux, il y avait aussi cet adorable salon de jardin en ciment armé. Il n'était pas à cet endroit, j'ai dû le déplacer pour sa sécurité (avec de l'aide, ce n'est pas le poids du plastique !) quand le gros hêtre a commencé à perdre d'énormes branches.
Il y a une table, un fauteuil, et 3 tabourets. Un des tabourets n'est pas visible car un de ses trois pieds est cassé : le ciment s'est fendu et s'est détaché de l'armature, et il ne tient plus debout. Depuis des années je me dis que j'aimerais trouver un bricoleur compétent pour le réparer.
17:15 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.08.2007
Le coin chinensis
J'ait fait une autre découverte : un bébé néflier du Japon, noyé dans le tapis de petites pervenches. Quelqu'un a sans doute mangé des nèfles dehors.
Si vous mangez des nèfles et si vous les trouvez très bonnes, n'hésitez pas à planter un noyau, il germera au printemps. Celui-là, je le transplanterai en automne sur le nouveau terrain, en plein soleil. Ici, j'en ai un depuis 15 ans ou plus. Il est en pleine forme, ni maladies ni parasites. Ses grandes feuilles assurent le décor en hiver. Mais il ne fleurit pas parce qu'un chêne plus que centenaire a pris de l'ampleur, et il ne voit plus le soleil. Il est trop grand pour être transplanté.
Ensuite, il faudra faire une grande fosse et la remplir de bonne terre, de pH 6 au maximum à cause de la proximité des camélias et d'un rhododendron. Je trouve la terre qu'il faut aux Jardins de Provence sur la RN 7. C'est une bonne terre argileuse qui lui gardera nourriture et eau.
22:30 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je prépare le déménagement
Ouf ! Je me repose un instant. Aujourd'hui, je suis très occupée à Veneux. J'essaie d'aménager des coins pour rapatriement de sureaux.
Au passage, j'admire un Tircis

Bulle ne m'aide pas beaucoup, elle fait la sieste
Il est vrai qu'elle n'intervient que lorsque je creuse, pour faire un pipi au fond du trou, après qu'Armel m'ait aidée à creuser.
Premier emplacement, pour Sambucus chinensis : je dégage un coin entre Camellia 'Gloire de Nantes' et Camellia 'Adolphe Audusson'. Je vais en profiter pour leur ajouter un peu d'humus, ils ont chaud.
Je rabats sévèrement un sureau sauvage souffreteux qui a des petits corymbes mais tous mûrs, voire déjà secs
Cela fera un tout petit peu de gelée à préparer ce soir.
17:50 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.07.2007
A Veneux au coin du feu
Morne été. C'est tout gris, tout humide, tout venteux. Mais il ne pleut pas, ou si peu, il faut arroser. Tous les inconvénients d'un été pourri sans les avantages. Il ne fait pas froid mais cette humidité donne envie de faire un bon feu.
Un hiver très doux et ensoleillé, un été triste et humide, la différence n'est plus très grande.
Les oiseaux étaient bien agités ce matin. Un groupe de merles s'est abattu sur les fruits des mahonias pendant que, juste à côté, des mésanges charbonnières et une mésange bleue s'occupaient du sureau tigranii. Le malheureux n'a plus que 5 ou 6 fruits, pas pour longtemps sans doute. Un minuscule oiseau tout brun avec des reflets presque rouges, sans doute un troglodyte, s'est posé effrontément sur un sureau à 1 m de la fenêtre de la cuisine. Je n'ai pu le photographier mieux. Si j'avais ouvert la fenêtre, il serait parti. J'espérais qu'il se dégage du feuillage mais il s'est envolé sans doute à cause du flash.
Si l'on n'a pas le courage de s'ébattre dans la nature, il ne reste plus qu'à la cuisiner et faire des réserves de préparations délicieuses. Il faut attendre encore pour les fruits des sureaux, il n'y a plus de fleurs sur les sureaux noirs (sauf les caprices de Thundercloud), mais il y en a sur les sureaux canadiens. Et si vous coupez des corymbes, il y a des chances qu'il en fasse d'autres.
12:45 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.03.2007
Nouvelles de Veneux
Hier, j'ai vu les premières pontes de grenouilles dans mes petites mares enluminées d'un camélia en fleurs depuis décembre et d'un forsythia en fleurs depuis 2 jours. Mes grenouilles sont exactes au rendez-vous. Depuis 20 ans elles arrivent tous les ans avec une précision étonnante entre le 28 février et le 2 mars. Je crois que ce sont des grenouilles rousses. Leur chant est presque inaudible. Heureusement. Sinon j'aurais des problèmes avec un couple de voisins mal léchés (ils ont tenté de me faire signer une pétition contre le coq d'un voisin pourtant enfermé la nuit).
Une année j'avais en septembre creusé des trous de plantation. J'ai découvert à temps que de minuscules grenouilles, pas plus grosses qu'un ongle, y étaient piégées. Je les ai sorties, j'ai rebouché les trous, et depuis je ne prépare plus de trous à l'avance : c'est un piège, et pas seulement pour les grenouilles.
Les jonquilles sauvages aussi sont en fleurs, un vaste tapis jaune sur le vert du lierre qui a envahit tout le terrain, alors qu'au départ elles étaient localisées au nord-est de la maison.
Les 2 camélias roses en fleurs depuis des semaines sont maintenant accompagnés d'un autre camélia rose et de 4 rouges.
Le terrain du voisin est envahi de primevères.
Les oiseaux chantent à tue-tête. Le tronc d'un très vieux hêtre mort depuis quelques années et qui mesure plusieurs mètres de haut a été élargi par une énorme masse de lierre : c'est grouillant de vie, oiseaux, écureuils et probablement les chauve-souris que je vois l'été.
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05.11.2006
Ma cabane au fond des bois
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