23/05/2013
La floraison du houx
Le houx, Ilex aquifolium, est en fleurs, avec 20 jours de retard comme les autres arbres et arbustes.
Aux Grandes Bruyères le 18 mai, c'est un mâle :
Nous pouvons étudier cette floraison plus en détail avec mes houx sauvages de Veneux. Le 2 mai les fleurs sont encore en boutons :
Comme pour toutes les plantes dioïques il faut savoir distinguer les sexes.
Les fleurs mâles ont 4 belles étamines avec des filets longs et des anthères à 2 loges bien développées. Le pistil est à peu près inexistant ou réduit à une tache rose :
Les fleurs femelles sont remarquable par la taille du pistil formé d'un très gros ovaire avec le stigmate directement posé dessus, sans style. Cet ovaire est si gros qu'on ne voit d'abord que lui quand le bouton s'ouvre. Les 4 étamines stériles sont à peu près réduites au filet avec au bout quelque chose de petit et informe, sans pollen.
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18/05/2013
Retour à Ingrannes
Je n'étais pas retournée à l'arboretum des Grandes Bruyères depuis 6 mois. Il était temps que j'aille de nouveau admirer les superbes plantes de cet arboretum.
Le trajet fut un enchantement. Les genêts étaient en fleurs. Dans la forêt ils étaient tout le long des routes du côté le mieux exposé et dans la moindre trouée parmi les arbres. Cytisus scoparius, le genêt à balai, ainsi appelé parce qu'on en faisait des balais mais il servait aussi de monture aux sorcières, est un superbe envahisseur. Il faut dire qu'il a une façon très efficace de faire exploser ses fruits pour envoyer les graines au loin.
Arrivée dans le Loiret, j'en voyais de plus en plus, le long des routes mais aussi dans les champs non cultivés, dans les jardins. Le long du chemin d'accès à l'arboretum ils formaient une ligne continue :
Il n'est donc pas étonnant qu'il se soit introduit dans cet arboretum où on respecte la flore sauvage. Il y en avait un peu partout et c'était l'une des plus belles plantes de l'arboretum :
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16/05/2013
Galium, les gaillets
Le genre Galium comprend de nombreuses espèces. Je ne vous parlerai que des deux les plus communes en France et présentes sur mon terrain.
Vous avez peut-être remarqué que la lunaire vivace dominait un joli tapis aux fleurettes blanches. C'est Galium odoratum ou Asperula odorata, l'aspérule ou gaillet odorant. Elle ne sent rien, l'odeur apparaît quand on la coupe, la froisse ou lorsqu'elle est séchée. Elle n'est pas spontanée car le terrain ne lui convient pas. Il y a bien le sous-bois qu'elle aime mais pas l'humidité qui lui est nécessaire. Je l'ai plantée il y a longtemps, quand je n'y connaissais rien et ne tenais pas compte des besoins des plantes. Pourtant elle a survécu et devant tant d'entêtement à vivre, j'ai décidé de l'arroser de temps en temps l'été. Et ce fut l'explosion, j'en ai maintenant 10m2 et aucune plante ne lui fait peur, même pas le lierre qu'elle semble éliminer.
L'aspérule a un joli feuillage, des feuilles disposées en verticilles. Les tiges fines sont carrées. Les fleurs sont groupées. Une fleur a 4 pétales disposés en étoile, 4 étamines, 2 pistils qui donneront 2 fruits. Ces fruits sont couverts de minuscules crochets qui forment comme du velcro qui s'accroche aux vêtements et aux poils des animaux pour se disséminer alentour.
L'autre gaillet, c'est le gaillet-gratteron, Galium aperine. Il n'est pas très beau et il est casse-pieds. Il est annuel, il grimpe en s'accrochant à tout ce qu'il trouve. Ses fleurs sont semblables à celles de l'aspérule mais plus petites et dispersées, on ne les remarque pas. Il a les mêmes tiges carrées et les feuilles disposées en verticilles mais elles sont couvertes de petits poils en crochet style velcro comme les fruits et c'est pourquoi il se colle à vous quand vous passez. Les fruits ressemblent à ceux de l'aspérule, groupés par deux. Il y en a à Veneux mais pas trop car lui aussi a besoin d'un peu d'humidité. A Romilly il se plait, je l'arrache par poignées.
21:46 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/05/2013
Cardamine pratensis
La crue de la Seine passe maintenant à Romilly mais la ville est assez loin de la Seine. Ce qui est à craindre sur mon terrain, c'est la montée de la nappe phréatique. Pour des montées banales de printemps (fonte des neiges) la nappe phréatique arrive en surface de mon sol et pour peu de temps, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Beaucoup de plantes sont en zone non inondée d'habitude mais qu'en est-il en ce moment ?
Le 20 avril j'ai planté un frémontodendron mais j'avais pris la précaution de le planter sur un bac sans fond pour le relever au dessus du risque. J'espère que cela suffira, il n'aime pas nager, surtout à la belle saison.
Une nouvelle plante s'est installée sans autorisation mais elle est acceptée avec plaisir car elle est très mignonne et égaie les zones herbeuses. C'est la cardamine des prés. Il est possible que le l'aie ramenée de Veneux où elle est beaucoup plus petite à cause de la sécheresse du terrain mais s'entête à y vivre depuis des années.
Les feuilles basses peuvent être consommées en salade mais je vous le déconseille sauf si elle est prélevée dans un jardin de ville. Elle peut en effet être infestée par la douve du foie, comme le cresson sauvage ou le pissenlit. Ce parasite est transmis par les ovins, les bovins et le ragondin. Un lavage soigneux et prolongé ne suffit pas à l'éliminer, seule la cuisson la détruit de façon certaine.
20:38 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/05/2013
Ail et fines herbes
Sur mon terrain de Veneux, j'ai deux plantes qui remplacent l'ail tout en fournissant de la verdure, l'ail des ours et l'alliaire. Leurs avantages : aucun effort à faire pour les cultiver, un goût d'ail avec fraîcheur, une meilleure digestibilité que l'ail, pas d'effet sur l'haleine.
Je vous ai déjà présenté l'ail des ours, Allium ursinum. Il est en ce moment au maximum de sa floraison ce qui ajoute l'esthétique à son intérêt culinaire :
J'en ai planté 3 pieds et depuis je ne m'en occupe pas. Il s'étend un peu plus chaque année.
Tout est comestible dans l'ail des ours mais je n'utilise que les feuilles. Il est évident que prendre le bulbe détruit la plante. Utiliser les boutons floraux, les fleurs, les graines empêche la propagation de cette plante merveilleuse.
Il n'est présent que quelques mois dans l'année mais on peut le conserver : en poudre (sécher puis moudre les feuilles, c'est sous cette forme qu'on le vend en épicerie fine), les feuilles au congélateur, en pesto conservé au mieux en congélateur.
Nombreuses recettes : http://www.la.cuisine-sauvage.org/les-plants/lail-des-our...
L'alliaire, Alliaria petiolata, est une petite sauvage qui a toujours vécu sur mon terrain mais en petite quantité sans doute parce qu'il ne lui convient pas mais elle reste fidèle.
Les feuilles sont utilisées finement ciselées dans les salades mais ne supportent pas la cuisson. Les graines ont un goût très fort et servent de condiment.
Elle est bisannuelle et se ressème n'importe où. Il faut donc accepter son humeur vagabonde.
Pour voir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'anatomie de l'ail des ours :
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/02/18/allium-u...
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/05/02/allium-u...
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/06/15/allium-u...
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/06/16/les-habi...
00:08 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/05/2013
De la taille des orties
Il est certain que pour beaucoup de plantes la taille va dépendre de la richesse du terrain. Marie me parle d'orties de 2m de haut. C'est bien celles contre lesquelles je me bats, au point qu'elles arrivaient à me cacher l'existence d'un vieux pêcher et d'un vieux cerisier.
Le terrain de Romilly est riche car nous sommes dans une zone d'alluvions de la Seine toute proche et que ce terrain n'a jamais été cultivé selon les méthodes "modernes" qui détruisent les sols. Pour vous montrer à quoi j'étais affrontée, je vous ai retrouvé une photo de 2008. C'est moi sur la photo et je mesure 1m56 + l'épaisseur des talons car je porte des après-ski en plein mois de juillet et un pantalon épais pour ne pas être piquée :
C'est pris de loin, on ne voit pas bien de quoi est composée cette énorme masse végétale. Pour prouver qu'il s'agit bien d'orties, j'ai fait des recadrages-agrandissements dans des zones où on peut deviner la silhouette des plantes. En fait c'est un mélange à parts égales d'orties en fleurs et d'épilobes à petites fleurs qui, eux aussi, dépassent la taille habituelle. Sur la deuxième photo deux orties sont bien reconnaissable au centre où elles dépassent et les épilobes sur les côtés :
A Veneux je leur ai réservé une zone peu accessible au bord d'une mare. Le terrain est très sec et très pauvre et elles ont du mal à atteindre le mètre même en plein été :
15:19 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/04/2013
Un autre coin bien fleuri
La scène est dominée par le grand sureau Sambucus kamtschatica difficile à photographier en entier :
A ses pieds le Camellia 'Paul Maymou' et le laurier-tin défleuri depuis peu :
Plus à gauche le Rhododendron 'Cunningham's White' commence à peine à fleurir :
Devant s'étale un large tapis de monnaie du Pape :
23:57 Publié dans camellia, flore locale, Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28/04/2013
Valeriana officinalis
J'adore la valériane officinale (rien à voir avec la valériane des jardins, Centranthus ruber). C'est une plante médicinale inscrite à la pharmacopée mais il faut utiliser ses racines et il n'est pas question que j'y touche si je n'en ai pas davantage de plants). Ce qui m'intéresse surtout c'est son élégance, la beauté de ses feuilles et de ses fleurs.
Elle aime les terrains calcaires et un peu humides. J'ai pour cela tout ce qu'il lui faut. Il y en avait à Trifouilly. J'ai eu le plaisir de la découvrir à Romilly en 2010 au pied d'un sureau :
Elle était toujours là en 2011 mais ne s'était pas multipliée :
Je ne l'ai pas retrouvée en 2012 et j'étais déçue. Cette année j'en ai donc acheté un pied que je m'apprêtais à planter devant le même sureau :
C'est alors que j'ai aperçu un jeune plant de l'autre côté du sureau. Par bonheur elle s'était ressemée avant de mourir, sans doute de soif en été :
La voici en détail, photographiée les années précédentes :
Elle ne plait pas qu'à moi :
Elle améliore le sol en attirant de nombreux vers de terre. Elle plait aussi aux chats, mais c'est une autre histoire.
C'est une plante de terrain humide, je l'arroserai l'été pour ne plus la perdre.
11:44 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19/04/2013
L'abeille et le prunellier
A Romilly, sur un terrain non entretenu en face du mien, j'ai vu un magnifique prunelier. Il a dû pousser très vite car je ne l'avais pas remarqué l'année précédente. Il est couvert de fleurs, en rangs serrés.
Une abeille ne savait plus où donner de la trompe :
Je crains que plus tard elle ne soit tombée à pic, entrainée par son overdose de pollen :
Je n'ai trouvé qu'une seule branche sans fleurs. J'en ai tiré 3 boutures.
00:55 Publié dans flore locale, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/04/2013
L'anémone sylvie
Notre mignonne anémone locale, Anemone nemorosa, est en fleurs. Je l'avais déjà vue au bord de la route samedi dernier de retour de Lorrez le Bocage mais il n'était pas possible de se garer pour la photographier.
Mais c'est dans la forêt de Fontainebleau qu'elle est la plus abondante. Elle y forme de vastes tapis en profitant de l'absence de feuilles pour se dorer au soleil. Elle est si petite que les tontes fréquentes des bords de routes ne la gênent pas. La voici au bord de la Route Ronde entre la N6 et la N7 :
et sous les arbres :
Les touffes souvent bien denses se laissent parfois ponctuer du jaune d'une ficaire ou d'un pissenlit :
Comme la ficaire, elle disparaît totalement après la floraison. J'en ai planté une touffe dans mon jardin il y a quelques années. Elle est toujours là mais elle ne s'étend pas. Le terrain est sans doute trop sec pour elle :
18:43 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/03/2013
Forsythia
On commence à apercevoir quelques fleurs de forsythia dans les jardins mais le plus beau rencontré aujourd'hui était chez un voisin à Romilly. Le mien, juste en face n'est pas encore en fleurs mais il a été planté il y a moins d'un an et celui du voisin est beaucoup plus vieux :
A ses pieds et devant lui il dispose d'un parterre d'admiratrices, des primevères de toutes les couleurs :
Mes primevères aussi sont en fleurs mais plus dispersées et toutes sont blanches :
Au bord d'un fossé de drainage, les premiers Caltha palustris se mirent dans l'eau :
21:17 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/03/2013
Scilla bifolia, l'adorable scille à deux feuilles
Les fleurs de perce-neige sont de plus en plus rares, elles se transforment en fruits. Les jonquilles les remplacent. Le terrain était tout blanc, il devient peu à peu tout jaune.
Mais il est une zone au sud-est du terrain que ni les perce-neige, ni les jonquilles, n'osent envahir. Cette zone c'est le domaine des très petites scilles à deux feuilles. Elles étaient là il y a 40 ans et, bien que le terrain soit trop sec pour elles, elles sont toujours là. Ici, le sol est vert toute l'année grâce au lierre et maintenant ce vert s'illumine d'éclairs bleus.
Ces minuscules scilles n'ont vraiment que 2 feuilles, exceptionnellement 3 :
Elles sont aussi ravissantes en boutons
qu'en fleurs :
Comme toute monocotylédone bien née ses fleurs exhibent leurs éléments par multiple de 3 :
Elle a essaimé un peu sur le reste du terrain, même au bord de l'escalier d'accès à la maison.
18:26 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/03/2013
Narcissus pseudonarcissus, la mutation
Hier on ne voyait que quelques jonquilles et ce matin elles s'étaient toutes épanouies d'un seul coup sur tout le terrain.
Je les appelle jonquilles parce que c'est ainsi qu'on les nomme dans la plupart des régions. Mais ce n'est pas Narcissus jonquilla qui a des fleurs groupées à la corolle d'un jaune uniforme.
Narcissus pseudonarcissus, jonquille ou narcisse des bois, est le narcisse sauvage le plus répandu dans notre pays. La fleur de grande taille en proportion de la taille de la plante est formée de 6 tépales entourant un tube central. Les tépales sont plus pâles que le tube. Une bractée encore plus pâle surmonte le tout :
Le centre du tube est occupé par 6 étamines qui restent reliées entre elles et encerclent le style en laissant émerger le stigmate :
On peut compter 12 loges polliniques soit 6 anthères :
Mais cette année mes jonquilles m'ont réservé une surprise : une mutation à fleur double. Les pervenches m'avaient déjà fait cette blague mais c'est la première fois pour les jonquilles. En fait cela devait déjà exister l'an dernier parce que c'est une touffe où on voit déjà 2 fleurs doubles donc le bulbe s'est déjà multiplié.
On voit nettement les tépales clairs à l'extérieur. Les nombreux pétales plus foncés au centre, de la couleur du tube qu'on ne peut plus y reconnaître, sont formés par les étamines transformées en pétales. Le tout a un aspect un peu froissé, un peu brouillon :
On dit qu'il lui faut un sol suffisamment humide pour qu'il s'installe durablement. Pourtant sur mon sol très sec il prolifère et envahit. Il se multiplie par multiplication des bulbes donnant des touffes de plus en plus denses et par semis pour envahir tout le terrain, aussi envahissant que les perce-neige. En fait tous les bulbes printaniers se naturalisent et prolifèrent sur mon terrain. Au printemps il y a suffisamment de pluie pour qu'ils ne souffrent pas et l'été ils sont en dormance et le sable si sec leur évite alors de pourrir. Ils étaient localisés au nord est lors de l'achat du terrain. Maintenant ils sont partout, ils ont grimpé sur les buttes, ils ont envahi les escaliers, ils sont jusqu'à la route au sud-ouest. Cet été j'en mettrai à Romilly. Même s'ils ne sont plus visibles en été, il me suffit de planter une bêche n'importe où pour en ramener une dizaine.
05:04 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26/02/2013
Qui suis-je ?
Au printemps dernier j'avais installé à Romilly une grosse jardinière, environ 70 x 50 x 50cm pour cultiver quelques petites plantes aromatiques. Je ne m'en suis pas beaucoup occupée, mes plantes ont disparu, étouffées par des plantes sauvages. Mais il en a émergé rapidement un arbuste, jusqu'à 80cm de haut, belles feuilles vertes épaisses et des bourgeons floraux en octobre :
J'attendais l'épanouissement de ces bourgeons floraux pour savoir ce que c'est. Mais 4 mois plus tard, le 16 février, nous en sommes toujours au même point :
J'ai l'impression que ce bourgeon cache un corymbe. Serait-ce la viorne lantane ? Elle existe peut-être dans la région, le terrain lui conviendrait parfaitement. Si c'est elle, il faudra attendre jusqu'en avril l'apparition des fleurs. Il me tarde de savoir qui elle est. Si vous avez une idée…
PS. J'ai fait des recadrages avec très fort agrandissement (on était passé de 53 Mo à 286 Ko) dans des zones où on aperçoit des poils. Ils semblent disposés en groupes en étoile.
21:17 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
10/02/2013
Viscum album, les embryons
Sur la route entre Moret et Montigny, dans la plaine de Sorques, les barrières à crapauds sur les crapauducs sont en place depuis plusieurs jours. C'est tôt, mais il vaut mieux se méfier des variations annuelles difficilement prévisibles.
C'est dans la plaine de Sorques que j'avais repéré des boules de gui faciles à observer sur un arbre pas trop haut et avec des branches basses envahies. Cette fois encore j'ai eu la chance de voir la migration des embryons d'un fruit qui n'avait pas pu aller plus loin dans le bec d'un oiseau. Les embryons pendent soutenus par la pulpe. Dès qu'ils toucheront une branche, ils s'y colleront grâce à la viscine, substance collante, et plus tard enverront leur suçoir à travers l'écorce.
05:28 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28/01/2013
Le sureau des Canaries et les oreilles de Judas
Après cette période de quelques jours de neige et des températures qui ont pu descendre jusqu'à -5°C, ma colonie d'oreilles de Judas, Auricularia auricula-judae, est en pleine forme, individus resplendissants et plus nombreux que jamais. Ce champignon est présent toute l'année sauf quand le temps est trop sec donc en été. Il ne craint pas le froid et, comme tous les champignons, adore l'humidité. Voici donc la colonie sur le tronc de sureau mort :
Sambucus palmensis, le sureau des Canaries a perdu toutes ses feuilles sous le poids de la neige. Mais c'est parce qu'elles étaient prêtes à tomber. En effet ce sureau se comporte à Veneux comme semi-caduc. Les feuilles tombent lorsqu'elles sont poussées par le débourrage des nouveaux bourgeons et cela se produit en général en janvier. C'est bien ce qui se passe encore cette année et voici les jeunes feuilles :
Ces photos sont prises au téléobjectif parce que cela se passe à 4m de haut. Il a en effet la morphologie d'un arbre avec un tronc élevé. Ce débourrage est sans risque en cas de gel. J'ai déjà vu une fois des jeunes feuilles supporter -8°C sans flétrir. Mais en descendant j'ai fait une découverte : une nouvelle colonie d'oreilles de Judas sur une grosse branche morte que je n'avais que partiellement coupée, juste ce qu'il faut pour qu'elle ne casse pas en entrainant l'écorce du tronc :
Ce champignon est un saprophyte, il est sans danger pour l'arbre. Je vais cependant couper cette branche pour transporter la colonie à un autre endroit, près d'un tronc mort de grande taille couché où j'aimerais bien qu'il forme une grosse colonie. J'ai déjà fait une telle tentative, cela n'a pas marché. Ce champignon se dissémine quand il veut, pas quand je veux. Je n'y toucherai pour le consommer que lorsqu'il y en aura beaucoup plus.
20:09 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/01/2013
Cantines, la relève
14:24 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/12/2012
Auricularia auricula-judae
Sur le tronc mort de sureau que je conserve précieusement au fond du jardin parce qu'il porte cette colonie de champignons, les oreilles de Judas sont toujours là.
Auricularia auricula-judae, oreille de Judas, le champignon noir de la cuisine chinoise, pousse sur les troncs âgés ou morts de feuillus, surtout les sureaux. Mes champignons ont bien aimé l'automne pluvieux. Ils sont là une bonne partie de l'année, ils disparaissent en cas de sécheresse prolongée.
23:30 Publié dans flore locale, Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/12/2012
Sorbus latifolia
Il y a tellement à voir au Jardin des Plantes, j'en découvre chaque fois.
J'ai trouvé un jeune exemplaire du vrai alisier de Fontainebleau, forme botanique, dans sa parure d'automne. La forme de ses feuilles est bien différente de celles du cultivar horticole 'Henk Vink' que je vous avais montré.
22:16 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/12/2012
Viscum album
Je vous avais déjà montré cet arbre couvert de gui :
Il est loin de la route et je ne savais pas de quelle espèce il était. Le 19 novembre, alors qu'il n'avait presque plus de feuilles, un grand besoin de savoir m'a submergée. Je m'en suis approchée mais c'est un très grand arbre, les feuilles sont très haut et le temps est très sombre :
Voici donc des feuilles au sol, c'est plus facile :
Je pense que c'est un peuplier noir, l'un des hôtes préférés du gui.
Au début était l'embryon :
11:58 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/12/2012
Clematis vitalba
Cette liane somptueuse est à admirer dans la nature. Regardons la maintenant de plus près.
Les fleurs très blanches sont petites mais très nombreuses, en bouquets denses, et la floraison dure de fin mai à fin août. Ces photos ont été prises du 3 juin au 27 août :
Cette floraison est suivie par une fructification encore plus décorative qui débute en septembre et durera tout l'hiver :
Si vous avez, comme moi, perdu trop de clématites à grandes fleurs, pourquoi ne pas tenter d'apprivoiser au jardin cette plante magnifique qui n'a besoin de personne pour vivre 25 ans ou plus. Son caractère exubérant, en apparence incontrôlable, vous inquiète ? Il ne faut pas l'installer sur un autre végétal. Sur un arbuste ou un petit arbre elle aurait le tort de vite le cacher au regard et de le priver de lumière. Sur un grand arbre elle peut monter jusqu'à 30m et vous ne pourriez profiter de sa beauté. Il faut lui donner un support qui l'obligera à limiter sa taille et où elle restera contrôlable.
Sur une arche :
Sur un support installé à son intention où elle remplacera son expansion en hauteur par une végétation dense :
08:32 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02/12/2012
Une liane puissante
Regardez ces lianes incroyables. On se croirait dans une forêt tropicale. Mais c'est seulement sur mon terrain de Romilly en bordure du bois. On peut trouver les mêmes lianes dans la forêt de Fontainebleau, surtout au bord des routes qui laissent passer le soleil La partie verte et fleurie se trouve très haut, au sommet des arbres.
Ces lianes puissantes, c'est Clematis vitalba, notre sauvage clématite. Une puissance qui n'a rien à voir avec la végétation fragile des clématites que nous installons dans nos jardins avec toute une technique de plantation, un bon drainage mais suffisamment d'humidité, une surveillance de tous les instants qui ne les empêche pas de mourir d'un coup, on ne sait pourquoi.
Clematis vitalba est capable de monter jusqu'au sommet des plus grands arbres, de recouvrir totalement un saule pleureur. Voici mon saule en fleurs au printemps et en été :
et couvert de neige en automne et en hiver :
Elle illumine les haies l'hiver :
00:53 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16/11/2012
Hypericum perforatum
Notre millepertuis sauvage, millepertuis perforé ou millepertuis officinal, est sans doute le plus gracieux des millepertuis.
Ce fut d'abord une plante magique qui faisait fuir les esprits maléfiques. Il est connu depuis la plus haute antiquité, nous en avons trace au moins depuis 2400 ans, pour ses vertus médicinales. Il a cédé devant la vague du tout chimique et a disparu de la pharmacopée. Ses propriétés sont de nouveau reconnues et utilisées, surtout pour traiter la dépression et, en macération dans l'huile, pour des affections cutanées.
On l'appelle perforé à cause de ses feuilles couvertes de glandes transparentes qui donnent l'impression que ces feuilles sont percées de nombreux trous.
Il adore les terrains calcaires et s'est donc installé sur mon terrain de Romilly. Depuis que j'ai un peu nettoyé le terrain il se ressème avec enthousiasme. Il est en fleurs dès le mois de juin et le restera jusqu'à la fin du mois d'août.
Le 27 août les fruits sont formés :
Le 10 octobre les fruits sont secs
et libèrent les graines :
13:47 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11/11/2012
Sorbus torminalis et Sorbus latifolia
L'automne est arrivé. En quelques jours tout est devenu jaune :
Il ne reste de vert que le lierre, les lauriers-sauce, les houx et les sureaux (au centre de l'image Sambucus palmensis). Le plus bel or est celui du sorbier torminal, Sorbus torminalis, à droite sur la photo.
Dans notre belle forêt il a donné naissance par hybridation avec Sorbus aria à l'alisier de Fontainebleau, Sorbus latifolia, qui est protégé. Cet hybride se multiplie par apomixie mais il ne m'a pas fait le plaisir de se semer chez moi. Je l'ai photographié à Paris, un sujet encore jeune :
'Henk Vink' est une variété horticole de croissance rapide et résistante à la pollution.
23:35 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/11/2012
Euonymus europaeus
Les fusains d'Europe, bien sauvages et spontanés sur le terrain de Romilly, sont de plus en plus nombreux. Je ne m'en occupe pas, ça pousse tout seul, cela n'est gêné ni par l'ombre ni par le soleil ni par la sécheresse ni par les inondations. Ma seule action : les reconnaître er ne pas les couper lorsque je défriche.
Les fruits étaient roses depuis plusieurs semaines mais fermés. Quelques uns commencent à s'ouvrir.
21:19 Publié dans euonymus, flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/10/2012
La persicaire
Je vous ai montré récemment ma charmante persicaire sauvage. Elle a vite évolué puisque le 27 septembre elle avait pris une coloration rouge intense des tiges puis des feuilles. Les années précédentes je n'avais pas remarqué cette coloration car c'était des plantes isolées auxquelles je ne prêtais pas beaucoup d'attention. C'est la première fois qu'elle forme des touffes denses.
Ces touffes nettoient le terrain, rien ne pousse à l'intérieur, même pas les orties qui pourtant reviennent sans cesse dans cette partie du terrain.
Les plantes sauvages sont pleines de ressources. Mais attention, la guayule est cultivée à Montpellier mais originaire d'Amérique du Nord.
18:22 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/09/2012
La persicaire
Je ne vais pas vous parler des persicaires que l'on voit dans les jardins mais de la petite sauvage, la renouée persicaire, Polygonum persicaria ou Persicaria maculosa.
Elle profite des espaces défrichés du terrain de Romilly pour vite y germer car c'est une annuelle. Il y en a un peu plus chaque année, surtout dans les zones bien ensoleillées. Elle pourrait même devenir envahissante mais elle est mignonne, facile à supprimer et plus agréable à fréquenter que les orties. Elle est en fleurs depuis juillet. Ses épis de fleurs sont trapus avec l'extrémité arrondie et non effilée comme les autres persicaires.
Le 17 septembre j'ai vu pour la première fois une petite touffe à fleurs blanches :
Une persicaire de jardin observée aux Grandes Bruyères :
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15/09/2012
Fin d'été à Romilly
A Romilly les fleurs d'eupatoires sont maintenant fanées et les insectes refluent vers les asters
et les sauvageonnes qui fleurissent longtemps comme le séneçon jacobée ou plutôt peut-être Senecio aquaticus presque identique mais qui n'a pas de pointe noire sur les bractées des fleurs
tandis que d'autres se réfugient sur des feuilles :
La floraison de la consoude officinale s'épuise un peu et les fleurs commencent à penser à faire des graines :
Les fruits des fusains prennent peu à peu des couleurs :
Ceux du Cornus alba grossissent :
Et Viburnum opulus montre fièrement ses fruits maintenant bien rouges :
21:03 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/09/2012
Le buis
Je n'aime pas le buis. C'est sans doute parce que je ne l'ai jamais rencontré à l'état naturel mais toujours affublé de tailles au carré ou plus fantaisistes en topiaires. Je n'aime pas cette façon de traiter le vivant comme des meubles.
On rencontre le plus souvent Buxus sempervirens
et sa variété horticole 'Suffruticosa', plus petite sans doute parce que ses tiges sont moins dressées avec des feuilles plus rondes :
Même taillé, je le trouve déjà plus intéressant parsemé des jolies fleurs de Calystegia sepium, le liseron des haies :
J'ai trouvé une jolie photo d'un buis "libre". C'est un bel arbuste au feuillage permanent et bien vert. Il serait magnifique couvert de liserons des haies si abondants à Romilly.
22:49 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25/08/2012
Pastinaca sativa
C'est une ombellifère bisannuelle à fleurs jaunes qui occupe tous les ans une large bande le long du grillage de l'entrée à Romilly. Elle est très encombrante, au point que je me demande si c'est bien le panais sauvage qui ne devrait pas dépasser 1m ou bien une variété cultivée toujours plus grande. Le mien atteint 1m50.
Malgré ce fort encombrement je tiens à le garder et je ne l'élimine qu'après la formation de quelques graines. C'est en effet un théâtre passionnant. On s'y bouscule :
On y perpétue l'espèce :
On s'y empile :
22:48 Publié dans Animaux, flore locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

















































































































































































































































































































