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05/05/2017

Cytisus et Genista, le temps des genêts

Cytisus scoparius, genêt à balais, c’est le genêt sauvage de la forêt de Fontainebleau. Il y en a tout le long des routes, du côté très ensoleillé.

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Mais il envahit aussi les zones déboisées :

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Il se ressème à plaisir et j’en avais eu une belle touffe il y a quelques années. En 2015 il y en a eu une grosse touffe sur le terrain du voisin :

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Mais sa durée de vie est très courte. Il se ressème, certes, mais n’importe où et on ne peut compter sur lui.

C’est pourquoi j’ai planté un Genista tinctoria ‘Porlock’. Beaucoup moins rustique, je crois qu’il ne faut pas descendre sous la zone 8. Il n’a qu’un an, il était encore en pot le 23 février 2016 :

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Le voici cette année :

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La forme type de Genista tinctoria, le genêt des teinturiers, photographiée à Paris :

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01/05/2017

Le muguet, comme au bois de Chaville

Le muguet de mon jardin vous souhaite tout le bonheur du monde. C’est le tout petit muguet sauvage, celui qui est le plus doué pour porter bonheur.

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27/04/2017

Viburnum lantana

Je l’avais découvert en 2013. C’est un Viburnum lantana sauvage qui s’était installé dans une très grande jardinière dont j’avais supprimé le fond. C’est donc comme s’il était en pleine terre. Dès la première saison il avait atteint 80 cm. Maintenant il est superbe, déborde la jardinière que l’on ne voit plus.

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23/04/2017

Les Aracées de mon jardin

J’ai 4 espèces d’Araceae sur mon terrain, deux sont spontanées, Arum maculatum et Arum italicum, deux ont été ajoutées par mes soins, Lysichiton americanus et Dracunculus vulgaris.

Arum maculatum et Lysichiton americanus ont la floraison la plus précoce, début avril.

Arum maculatum est toléré sur mon terrain parce qu’il est assez abondant, ses feuilles ont une belle forme et il est peu gênant mais son intérêt esthétique est très limité. En particulier ses fleurs, comparé à celle des autres surtout, sont petites d’un vert pâle terne, avec une spathe molle qui s’avachit sur le spadice et le cache. Il disparait en hiver :

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Lysichiton americanus fleurit en avril, souvent, mais pas toujours, avant l’apparition des fleurs. Il est interdit à la vente en Europe depuis 2016 parce qu’il serait envahissant. Il n’y a rien à craindre avec le mien, il est planté depuis des années, sa touffe ne grossit pas, il ne se ressème pas. La taille de ses feuilles et de ses fleurs est impressionnante :

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Les deux autres ne fleuriront qu’en mai, je vous montrerai leurs fleurs plus tard.

Arum italicum est séduisant par son feuillage qui persiste presque toute l’année et surtout en hiver quand le décor est pauvre :

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Dracunculus vulgaris est très élégant. Il disparait dès la fin de la fructification en fin d’été pour réapparaitre au début du printemps. Certains le disent peu rustique, à limiter aux bords de la Méditerranée. C’est faux, le mien est là depuis des années et ne souffre que du manque d’arrosage en été qui le fait s’effondrer. Depuis des années il est entouré de sa cour d’Arum italicum :

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19/04/2017

Convallaria majalis et Fragaria vesca

Deux ravissantes petites sauvages font des efforts pour persister dans mon sous-bois : le charmant muguet des bois, le sauvage, et le fraisier de nos régions tout aussi sauvage.

Convallaria majalis ose à peine sortir des clochettes mais il sera prêt pour le 1er mai. Il pousse sur le côté un peu ombragé du chemin d’entrée.

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Fragaria vesca, notre fraisier sauvage, différent des fraisiers cultivés Fragaria x ananassa et Fragaria moschata, a des petites fleurs et des petits fruits mais tellement parfumés. Il est en fleurs depuis quelques jours. Il a choisi le côté ensoleillé du chemin d’entrée car, si on l’appelle fraise des bois, il préfère le bord du bois, là où il y a du soleil :

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A Romilly où il a plus de place il peut former un beau tapis :

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16/04/2017

Allium ursinum et Alliaria petiolata

Le 6 avril le tapis d’Allium ursinum est devenu très dense et il y en a même davantage car il a essaimé, des petites touffes à distance. A ce stade il n’y a plus de confusion possible avec les colchiques ou le muguet (si vous avez encore un doute, il suffit de frotter une feuille pour sentir l’odeur d’ail) :

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Le 15 avril, la superbe floraison apparait :

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Mais une autre plante sauvage à odeur d’ail est en fleurs. Elle aussi est utilisable dans les salades, feuilles et fleurs. Les graines ont un goût piquant, pouvant servir d’ersatz de poivre, les racines ont un goût également piquant, parfois utilisées comme le raifort. C’est Alliaria petiolata, l’herbe à l’ail, garlic mustard :

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27/03/2017

Encore du jaune

Alors que les jonquilles fanent, les narcisses horticoles sont moins nombreux et pas toujours jaunes :

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Mais de nouvelles fleurs jaunes apparaissent. Les ficaires, de plus en plus nombreuses forment des tapis un peu partout dans le jardin. Ces petites sauvages envahissantes sont adorables et illuminent le jardin et ne sont d’aucune gêne car après la floraison tout disparaitra. Ces jolies fleurettes aux pétales nombreux mais en nombre variable attirent de tout petits coléoptères noirs :

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Sur la rive opposée de la mare, la floraison des Caltha palustris commence. Ficaria et Caltha se ressemblent, c’est normal, elles font partie de la même famille. Mais fleurs et feuilles de la ficaire sont beaucoup plus petites, sur cette photo elles sont derrière les caltha :

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Les Kerria illuminent l’entrée :

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Et à leur pied, les plus tardifs des narcisses, les curieux petits Narcissus bulbocodium au feuillage filiforme :

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Et aussi une surprise. Certes pas jaune mais d’une certaine blondeur, une morille en plein soleil au pied des lilas que, parait-il, elle affectionne :

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J’en avais trouvé une le 21 avril 2010 mais en sous-bois :

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17/03/2017

Papillon Citron et fleurs bleues

Des plages de bleu sont maintenant apparues dans le jardin. Les bleus les plus visibles sont ceux des jacinthes « ensauvagées » depuis de nombreuses années et dont l’aspect est beaucoup plus gracieux que leur aspect massif à la plantation :

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Les petites scilles à deux feuilles forment maintenant des tapis qui les rendent bien visibles malgré leur petite taille :

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Les jolies fleurs bleu pervenche de Vinca minor (sauvage, spontanée sur le terrain depuis 40 ans) s’ouvrent un peu partout :

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Scilles et pervenches ont envahi tout le terrain. Ce déploiement de fleurs bleues semble faire le bonheur des papillons Citron. Je les voyais depuis au moins une semaine mais il était impossible de les photographier car ils ne se posaient jamais, semblant toujours à la recherche d’on ne sait quoi. Maintenant ils sont posés en nombre parfois enfouis dans la végétation, toujours suçant une fleur bleue, uniquement les bleues :

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Étonnant décollage  à l’envers, ventre en haut :

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10/03/2017

Galanthus à Fontainebleau

Les perce-neige n’envahissent pas que mon terrain. Voici des photos prises aujourd’hui en forêt :

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Bientôt une deuxième vague blanche les remplacera : l'anémone sylvie.

 

23/02/2017

Cornus, Taxus, Clematis, ça bouge

Le printemps météorologique, celui qui correspond le mieux au radoucissement des températures, commence dans moins d’une semaine, et les plantes semblent en être informées.

Cornus mas exhibe sa floraison, certes encore discrète :

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Mais on aperçoit déjà des étamines :

 

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Mon if, Taxus baccata mâle, ne m’a pas noyée sous son pollen mais il se tient prêt :

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La première fleur de Clematis armandii s’est ouverte ce matin. Je n’ai pu faire une meilleure photo car elle se trouve au sommet de la liane et je n’ai pu la voir que depuis la cuisine :

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Un crocus s’est ressemé là où je n’aurais jamais osé le planter :

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Les premiers petits Iris reticulata noyés dans le feuillage du Sternbergia :

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J’ai trouvé la première Scilla bifolia au ras de la maison. Cette adorable minuscule scille à deux feuilles est une sauvageonne qui existait déjà sur le terrain il y a 40 ans et étend son territoire lentement mais avec entêtement :

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Et les tout aussi sauvages jonquilles commencent à conquérir le territoire des perce-neige :

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Prunus subhirtella automnalis se décide à fleurir. Il m’a beaucoup déçue cette année. Il n’a pas du tout fleuri en automne et en hiver et pour un Prunus de printemps il n’est pas sérieux, ses fleurs sont trop petites :

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21/02/2017

La première jonquille

La première jonquille sauvage, Narcissus pseudonarcissus, s'est ouverte aujourd'hui. C'était mon petit plaisir du jour :

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19/02/2017

Galanthus

La grande vague blanche est à son maximum devant la maison.

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Mais des grosses touffes de perce-neige, il y en a partout sur les 1500 m2 du terrain. Cela se ressème partout, le moindre interstice entre deux dalles est envahi :

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La grande vague jaune va bientôt suivre, elle se prépare déjà :

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07/02/2017

Des rubis pour décorer l'hiver

A Romilly après la grave période de gel il y a encore quelques bijoux rouge vif.

Un tout jeune Nandina domestica exhibe ses fruits :

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On le dit sensible au froid. Pourtant il n’a pas perdu une seule feuille et, même, il a poussé depuis l’automne une longue branche, à gauche sur la photo, reconnaissable à sa teinte d’un vert encore soutenu :

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Les jolis fruits rubis de Rosa nitida jouent avec les plumeaux nuageux du Miscanthus :

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Ravissant petit champignon d’hiver, la pézize écarlate, commence à être abondante sur le terrain, toujours accrochée à un bout de bois mort. Comestible mais sans goût, elle peut décorer joliment une salade de fruits.

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31/12/2016

Viscum album, au gui l'an neuf

Vous avez accroché le gui et à minuit vous vous embrasserez dessous. Il vous apportera bonheur, amour ou réconciliation pour une année sans problème. Si vous l’avez trouvé sur un chêne c’est encore meilleur mais c’est très rare, les chênes qui l’acceptent sont exceptionnels, sans doute par une déficience génétique. Mais connaissez-vous bien cette curieuse plante ?

On la considère comme un parasite mais c’est un hémiparasite. Elle ne prend à l’arbre que de l’eau et les sels minéraux, comme une plante « normale » les prend à la terre. Pour la chlorophylle elle se débrouille toute seule. La preuve en est qu’en plein hiver ses feuilles sont d’un vert intense alors que l’arbre a perdu toutes les siennes.

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Mais il épuise l’arbre, finit même par le tuer. Il existe pourtant des arbres qui le supportent de façon remarquable. Ce peuplier (un de ses arbres préférés) était totalement envahi depuis des années lorsque je me suis décidée, devant son entêtement à survivre, à le photographier et vous le montrer il y a 5 ans :

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Aujourd’hui, il est toujours en vie, aussi parasité sinon plus.

Le gui est toxique pour nous mais il a d’importantes utilisations thérapeutiques. Pour les oiseaux il est inoffensif et il les nourrit en hiver. Certains oiseaux comme les grives en sont particulièrement friands. Mais les oiseaux en ont aussi une utilisation inattendue : ils s’en servent pour cacher leur nid. Cette poule d’eau se dirige vers la boule de gui, à droite, où elle a caché sa nichée :

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Son conjoint attend en bas dans l’eau et ils se relayaient ainsi toute la journée :

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Le gui est une plante dioïque, il y a des plantes mâles et des plantes femelles. Les tiges ont un mode de ramification dichotomique par avortement du bourgeon terminal et elles se dirigent vers le bas :

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Les feuilles ont des nervures parallèles :

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Les fleurs sont minuscules et le plus souvent groupées par trois au niveau des bifurcations. Mes photos de fleurs ont été prises en janvier, les fleurs ne s’ouvriront qu’en mars.

Les fleurs femelles sont à peine discernables :

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Les fleurs mâles sont plus visibles, même déjà en octobre :

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En janvier  elles contiennent déjà beaucoup de pollen :

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Les fruits, ces jolies boules blanches sur les plantes femelles, sont bien connus. Ils sont visibles toute l’année car leur maturité demande 2 ans :

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Ils ne tombent qu’au début de la troisième année. Voici l’écoulement de la graine entourée de sa viscine, substance collante qui va l’agripper à une branche. Les photos sont prises un premier janvier :

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On devine déjà l’embryon :

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Et ça colle aussitôt :

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Je vous souhaite de gros bisous sous le gui et une merveilleuse année.

 

17/11/2016

La chalarose du frêne est arrivée... chez moi

J’ai fait une très grosse crise de procrastination. Les constatations sur mon terrain de Veneux m’ont tellement traumatisée que j’ai eu du mal à écrire cette note sur mes horribles constatations d’il y a environ une semaine.

En 40 ans mon terrain en est à sa troisième catastrophe. La première a été un gros chancre sur un énorme hêtre, le tronc de hêtre le plus gros que je n’aie jamais vu. Il avait sans doute été traumatisé par des travaux sur un terrain voisin. J’avais fait intervenir un spécialiste : curage à la tronçonneuse puis traitement, rien n’y a fait. A la chute de sa première énorme branche j’ai dû me résoudre à faire supprimer toutes ses branches, le danger était trop grand. Le tronc est toujours là. Couvert de lierre, c’est mon HLM pour oiseaux et chauve-souris.

Quelques années plus tard, ce fut la graphiose des ormes. J’en ai perdu 13, plus ou moins grands. Le vide ne se voit plus, les autres arbres l’ont comblé avec leurs branches.

L’atteinte de mon frêne, je l’ai découverte par la présence d’une énorme touffe d’armillaire à son collet. Mais l’armillaire n’a fait que profiter de la situation.

Le feuillage vert qu’on voit derrière le charme et le sorbier torminal, c’est une branche encore saine du frêne :

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Mais si on vise plus bas, on voit toutes les branches mortes :

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A la base du tronc l’écorce est pourrie sur toute la circonférence :

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L’armillaire :

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Évidemment, il est condamné. Et j’ai un deuxième frêne !

 

26/10/2016

Mespilus germanica

Appelé néflier d’Allemagne, il n’a pas pour origine l’Allemagne mais le sud-est de l’Europe et le sud-ouest de l’Asie. Mais il est naturalisé en France et répandu dans toutes les régions. Il est parfois cultivé pour son port tortueux, sa belle floraison, ses belles colorations d’automne et parfois pour ses fruits.

Les miens sont d’origine naturelle garantie. J’en ai deux. Ils sont vieux car ils avaient déjà leur taille actuelle il y a 40 ans. Il y en avait même un troisième plus petit, je l’ai donné.

Sa belle floraison à grandes fleurs blanches en mai :

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Des fleurs très appréciées :

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Voici mes petits arbres aujourd’hui :

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C’est aussi la saison des fruits. Ils ne sont pas extraordinaires et doivent être consommés blets. Pour cela on nous dit de les cueillir après les premières gelées mais il n’y a généralement pas de gelées avant décembre. Une année je les ai cueillis en octobre et mis au congélateur. Je ne recommencerai pas, même blets ils n’ont pas soulevé mon enthousiasme. Cette année je ne pourrais d’ailleurs pas les cueillir en octobre, ils ont presque tous disparu, j’en ai trouvé seulement 3 sur l’arbre près de la maison. Il y en avait pourtant au bout de toutes les branches. Mais, si les fleurs plaisent aux insectes, les fruits font le bonheur des oiseaux, surtout les merles je crois. Et des oiseaux, j’en ai de plus en plus. C’est maintenant le seul terrain tranquille dans le quartier et je fais tout pour attirer les oiseaux, plantes à fruits consommables par eux et nourrissage en hiver. Merles et pies viennent même chiper les croquettes pour chat.

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20/10/2016

Automne à Romilly, fleurs et fruits

Un autre signe de l’automne à Romilly, c’est l’assiduité de mon aide jardinier. Certes, il m’approche toute l’année mais en ce moment il est à côté de moi dès que j’arrive et m’accompagne de près pendant au moins 2 heures. C’est sans doute parce qu’il trouve moins d’insectes. S’il pouvait parler, il me dirait qu’il préfère que j’utilise la bêche plutôt que le sécateur qui ne déterre pas les vers. Hier il est resté longtemps à moins d’un mètre de moi, même pas gêné par un mouvement un peu brusque. Je crois qu’il me fait entièrement confiance.

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Admirez l’intensité de son regard noir :

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Le Fuchsia reitzii continue inlassablement sa floraison :

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Les Hydrangea paniculata et arborescens sont en fin de floraison. Ils garderont leurs inflorescences sèches tout l’hiver et je les couperai au début du printemps :

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Le houblon a profité de mon absence pour envahir arbres et arbustes. Les cônes femelles sont maintenant desséchés :

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Les fusains d’Europe sont couverts de fruits mais ne montrent pas encore l’arille :

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Un autre signe fort de l’arrivée de l’automne (et de l’ouverture de la chasse) : la présence des chevreuils. Ils ont attaqué le tronc du cognassier Krymsk qui était pourtant caché par les ronces bleues :

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Je l’ai aussitôt protégé, j’espère qu’il s’en remettra :

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01/10/2016

Hedera helix, ça commence

Le lierre est partout sur le terrain de Veneux : au sol, avec la pervenche, il remplace le gazon qui ne peut survivre dans le sable sous les arbres. Il grimpe sur les arbres, sur le grillage. A cet endroit, sur une très légère butte, il n’a pas trouvé de support pour grimper et a pris spontanément une forme arbustive, celle qui fleurit.

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Beaucoup de fleurs sont encore en boutons. Celles qui sont ouvertes attirent abeilles, syrphes et même fourmis.

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Ces fleurs vont assurer la nourriture des butineurs à une période de l’année où les fleurs ne sont pas nombreuses et les fruits qui suivront feront dans la première partie de l’hiver le bonheur des oiseaux qui en raffolent comme ces pigeons à Paris un 4 décembre :

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11/08/2016

Lunaria annua pour un bouquet sec

C’est une bien jolie plante mais bisannuelle. Cependant elle se ressème à profusion.

La floraison est très belle :

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Elle est suivie par la formation des siliques d’abord de couleur verte. A ce stade elles ne se conserveraient pas en bouquets.

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Ensuite elles deviennent brunes :

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Ce n’est pas très joli pour un bouquet sec. Pourtant on appelle cette plante monnaie du Pape à cause de ses jolies siliques argentées. Pour obtenir ce bel aspect argenté

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il faut que les pellicules externes des fruits tombent en laissant apparaître la cloison centrale transparente et brillante. Mais la plante est alors en fin de vie et va s’effondrer voire casser avant que les parties ternes soient tombées :

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Pour faire un beau bouquet sec, on vous dit qu’il faut enlever manuellement les pellicules externes ternes. C’est un travail fastidieux et il faut être très délicat  et très doué pour ne pas casser une bonne partie des pédoncules fins et fragiles.

Je vais donc vous parler de ma méthode. Alors que la plante se tient encore bien droite et que les siliques sont bien sèches, je fais sauter les parties ternes au jet d’eau (pas la pomme large mais le jet fin). Les pédoncules résistent parfaitement, je ne perds aucune cloison argentée.

Après 5 mn de ce traitement, il ne reste plus qu’à cueillir et faire le bouquet. Si quelques siliques résistent au traitement, il suffit de revenir quand elles sont plus sèches 2 jours plus tard.

Avant :

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Après :

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07/08/2016

Flore sauvage à Varennes

Sur la bande d’herbe entre les yèbles et la route, il y a de jolies petites fleurs. L’origan domine, un origan sauvage semblable à celui de Romilly, plus grand que celui que j’ai planté à Veneux, mais ce sont les mêmes fleurettes

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L’origan est particulièrement attractif pour les insectes. Photographié dans mon jardin à Veneux :

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29/07/2016

Myrobolan sauvage

Je vous avais montré un Prunus sur le parking Gamm Vert à Ecuelles qui était en pleine floraison le 23 février. A cause de sa grande précocité et de la ressemblance de ses fleurs avec mon myrobolan, seulement légèrement plus petites, j’avais pensé qu’il s’agissait d’un myrobolan très sauvage, Prunus cerasifera.

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J’attendais la fructification pour confirmer son identité. J’ai un peu trop tardé et j’ai d’abord été très déçue de ne trouver aucun fruit. Les oiseaux avaient tout mangé. Mais j’ai longuement fouillé dans ce petit arbre touffu et j’ai fini par trouver l’unique prune bien cachée par les branches et le feuillage que les oiseaux n’avaient pas trouvée :

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C’est donc bien un myrobolan. Mais je ne peux vous dire quel goût elle a, elle était hors de portée de ma main.

 

20/07/2016

Heracleum sphondylium

C’est la berce commune, une belle grande plante qui me dépasse largement en hauteur. Le plus souvent bisannuelle, elle peut être vivace et cela semble le cas pour la mienne car elle réapparait tous les ans exactement au même endroit sans se disséminer. Elle aime les zones humides  et si elle persiste dans le sable uniquement à cet endroit, c’est parce qu’elle pousse contre l’érable à sucre qui souffre de la sécheresse du sable et que donc j’arrose tout l’été, la berce en profite. A sa droite sur les photos, c’est un grand camellia, bien arrosé lui aussi.

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Je l‘admire mais je n’y touche pas. Il lui arrive de donner des irritations cutanées mais elle est bien moins dangereuse que la grande berce du Caucase, Heracleum mantegazzianum, une vraie peste envahissante et qui cause des lésions cutanées graves.

Tout est comestible dans cette plante, pour l’homme et pour le lapin, et ses fleurs attirent une foule d’insectes.

Ces photos d’inflorescences couvertes d’insectes dont beaucoup de syrphes ont été prises à Romilly, zone plus sauvage et ensoleillée :

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La formation des graines en août :

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berce graines 27 août 2008 034.jpg

 

17/07/2016

Buxus 'Elegantissima'

Je n’ai jamais eu d’attirance pour le buis. Feuillage persistant dense, immuablement vert, floraison discrète sans attrait, croissance très lente, il sert surtout pour topiaires et haies parfaitement taillées. Je préfère les haies d’aspect libre, naturel, pour lesquelles le troène est plus adapté avec une belle floraison.

Cependant j’ai reçu en cadeau dans un colis de plantes un petit Buxus sempervirens ‘Elegantissima’. Je l’ai gardé car il est ravissant avec ses petites feuilles largement marginées de jaune. Mais sa croissance est incroyablement lente, moins de 0,50m à 10 ans. C’est plutôt un petit bijou à planter en pot. A sa plantation le 1 février 2013 :

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Aujourd’hui :

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Buxus sempervirens, les fleurs blanches qui le parsèment sont celle d’un envahissant Calystegia sepium, le liseron des haies :

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Buxus sempervirens ‘Suffruticosa’ adapté aux bordures basses car il ne dépasse pas 70cm :

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Buxus balearica, au feuilles un peu plus grandes, moins rustique mais supportant sans problème la zone 8. Sa floraison est intéressante :

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13/07/2016

Ligustrum vulgare

C’est notre troène commun, celui qui borde les routes dans la forêt de Fontainebleau, partout où il trouve une trouée de lumière. Il arrive même à se ressemer en ville dès qu’une zone propice est libre comme celui-ci devant la gare de Veneux un 3 juin :

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Notre troène est très beau. Si Anne n’a vu que des haies atrophiées, c’est parce que des jardiniers dont les goûts me paraissent douteux les taillent anormalement, voire même en font des topiaires. J’ai horreur des topiaires qui me semblent correspondre à un besoin sadique de dominer et mutiler les plantes. Notre troène est vigoureux et peut atteindre 3m si on le laisse libre de croitre comme il l’entend. Voici ce que peut être une haie de troènes libres, environ 3m de haut, c’est dans le jardin botanique de Marnay sur Seine :

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Les fleurs ont des pétales un peu moins récurvés, les feuilles sont plus étroites que celles de Ligustrum japonicum.

 

11/05/2016

Sorbus torminalis

L’alisier torminal est un très bel arbre mais peu fréquent. En forêt de Fontainebleau il s’est hybridé avec Sorbus aria pour donner un hybride capable de se reproduire par apomixie Sorbus latifolia, endémique et protégé et appelé alisier de Fontainebleau.

Sa croissance est lente, le mien à 25 ans mesure 6m. Il est protégé de l’excès de soleil par des arbres. On l’appelle alisier des bois car il vit à l’abri d’au moins un autre arbre.

En ce moment il est en fleurs. Je l’ai vite remarqué car il forme un magnifique tableau derrière la grande vitre du séjour :

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10/05/2016

Fleurs de houx

Le houx n’est pas réputé pour sa floraison et elle passe souvent inaperçue. Mais cette année ils sont très florifères et il n’est pas possible de l’ignorer.

Mes houx sont tous des Ilex aquifolium locaux, ceux de la forêt, sauf un que j’ai planté pour sa fructification différente.

Voici le plus jeune. C’est sa première floraison et je connais enfin son sexe. C’est un mâle comme espéré car je n’avais qu’un seul mâle de l’autre côté de la maison et il risquait de moins bien féconder mes deux belles femelles de ce côté :

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On voit que c’est un mâle parce que l’ovaire n’existe pas, très atrophique ou même réduit à un point noir. Les 4 étamines sont bien développées.

Voici maintenant une femelle. Ne vous étonnez pas si ses feuilles ont un bord lisse sans épines. C’est celle que j’ai plantée. C’est aussi un Ilex aquifolium mais une variété à fruits jaunes. On me l’a vendu comme ‘Bacciflava’ mais c’est ‘Amber’ et elles sont confondues. Bacciflava a des feuilles épineuses comme le houx sauvage. Les fruits jaunes attirent moins les oiseaux mais ils finissent toujours par les manger.

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Dès l’ouverture de la fleur on voit le gros ovaire vert surmonté du stigmate gluant et entouré de 4 étamines blanches et atrophiques. La forme de l’ovaire laisse deviner l’existence de 4 carpelles.

 

29/04/2016

L'herbe à Robert

C’est un géranium sauvage, Geranium robertianum. Il est présent tous les ans sur mon terrain de Veneux mais en quantités raisonnables jusque-là. Je ne l’ai jamais trouvé beau et les mains puent quand on le touche. Les anglais l’appellent stiking Bob. Donc jusqu’à présent je l’arrachais. Mais cette année, sans doute parce que les pluies ont été fréquentes, c’est l’explosion. Il y en a partout, il forme même de larges tapis.

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A Romilly j’ai un Geranium nodosum qui fleurit tous les ans :

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A Veneux j’ai eu le très beau Geranium phaeum :

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Mais il ne s’est pas maintenu sans doute à cause de la grande sécheresse du terrain.

Ils sont beaucoup plus beaux que l’herbe à Robert mais je dois reconnaître que Geranium robertianum n’est pas si laid quand il pousse en larges tapis. Je viens d’apprendre de plus que frotté sur la peau il permet de repousser les moustiques. C’est à essayer à Romilly où rien n’est efficace, on doit s’habituer à l’odeur. Je crois que je vais le garder.

 

25/04/2016

L'alliaire

Encore une plante sauvage comestible qui a un goût d’ail et comme l’ail des ours aime les sous-bois. C’est pourquoi, si je la laisse faire, j’en serai envahie. Elle commence à fleurir et fleurira au moins jusqu’en juin.

Alliaria petiolata est une Brassicaceae comme les choux. Elle est bisannuelle.

Tout chez l’alliaire est comestible, il faut seulement préférer les feuilles du haut, celles du bas sont filandreuses. Dans une salade, on peut ajouter des fleurs pour la décoration. On peut faire du beurre au goût d’ail, la faire macérer 15 jours pour parfumer un vinaigre, etc. Son gros avantage, comme pour l’ail des ours, c’est un parfum délicat d’ail sans les conséquences sur l’haleine.

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Siliques :

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17/04/2016

Allium ursinum

L’ail des ours montre des fleurs depuis 3 jours :

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03/04/2016

La ficaire

Ranunculus ficaria est une adorable petite plante considérée par certains comme une mauvaise herbe. C'est au point que l'on voit dans les revues de jardinage des demandes de conseils de la part de lecteurs qui veulent s'en débarrasser. On ne s'en débarrasse pas, jamais. Elle s'installe un jour et elle se répand à grande vitesse.
Mais pourquoi vouloir s'en débarrasser ? Elle est si mignonne avec ses petites fleurs jaune vif. Elle apparaît à la fin de l'hiver sous forme d'un feuillage impeccablement vert, un tapis irréprochable au ras du sol, et cela, à une époque où les autres plantes ne sont pas encore sorties, donc elle ne les gêne pas. Ce tapis vert est vite parsemé des jolies petites fleurs jaunes.

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Puis tout disparaît. Eh oui, plus rien à voir. En quoi donc dérange-t-elle ? Pourquoi tant de haine ? Elle est là dans toute sa beauté quand il n'y a pas grand-chose d'autre, elle ne nuit à aucune plante, elle fournit du pollen aux premiers insectes.
En été plus rien n'est visible. Mais sans doute, à la seule idée qu'il y a sous terre, bien invisibles, ses petits bulbes, ça fait désordre, ce n'est pas propre... Un jardin bien bêché, au point de détruire la microfaune indispensable à l'équilibre, une pelouse bien tondue pour la transformer l'été en paillasson, ça c'est propre, ça c'est un jardin bien entretenu. Mais un jardin qui a besoin d'insecticides, de pesticides, d'engrais. Il paraît propre, est-il sain ?

Elle aime l’ombre et l’humidité. Dans mon bois elle ne manque pas d’ombre. Pour l‘humidité, c’est moins sûr mais elle profite sans doute de l’arrosage en été.

Elle a de jolies feuilles en forme de cœur :

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La fleur a 8 à 12 pétales jaunes très brillants,

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un grand nombre d’étamines qui d’abord recouvrent le pistil (nombreux carpelles libres) puis s’allongent et le dévoilent alors qu’il est déjà couvert de pollen :

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Elle a une foule d’admirateurs gourmands, des très petits coléoptères noirs :

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