Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/05/2015

Cytisus scoparius

C’est la grande époque du genêt à balai. Il aime la silice et les lisières de forêt. Alors, quoi de mieux que la forêt de Fontainebleau qu’il a envahie partout où il y a suffisamment de soleil car c’est un fanatique du soleil, bords de routes, trouées où pénètre le soleil. Il est du côté soleil tout le long de la N6 entre Veneux et Fontainebleau :

1 genet veneux 8 mai 2015 009 (2).jpg

2 genet veneux 8 mai 2015 009 (1).jpg

Mais tout est jaune le long de cette route. Plus près du bord, là où la tondeuse passe souvent, ce sont des vivaces plus petites. Mais c’est le même jaune pour les boutons d’or

3 bouton d'or veneux 8 mai 2015 015.jpg

Les pissenlits agrémentés du jaune plus pâle d’un papillon citron

4 citron veneux 8 mai 2015 011 (4).jpg

5 citron veneux 8 mai 2015 011 (1).jpg

Et la chélidoine :

6 chelidoine veneux 8 mai 2015 016 (2).jpg

7 chelidoine veneux 8 mai 2015 016 (1).jpg

Ce genêt n‘a pas une durée de vie très longue mais il se ressème en abondance, même dans le jardin du voisin. Ce jardin n’est pas entretenu sauf le passage de la tondeuse une fois par an et cette année elle n’est pas encore passée. Il a donc eu le temps d’implanter 2 arbustes :

8 genet veneux 8 mai 2015 002 (1).jpg

9 genet veneux 8 mai 2015 002 (2).jpg

Il est appelé genêt à balai parce que ses rameaux rigides étaient utilisés comme balais autrefois, même par les sorcières. Il aime les sols sans calcaire et pauvres mais, comme toutes les fabacées, il les enrichit en azote.

10 genet fleurs 24 mai 2008 049.jpg

genet 24 mai 2008 rec 052.jpg

genet 31 mai 011.jpg

genet fleurs 24 mai 2008 rec 051.jpg

05/05/2015

Viburnum lantana

C’est le Viburnum lantana que je n’ai jamais planté. Il s’était semé sans permission dans un grand pot sans fond, donc comme en pleine terre. Le 23 avril il est en pleine floraison, cerné par les sureaux du Canada, les seuls sureaux avec le sureau noir ‘Aurea’ et les sureaux de Corée qui ont résisté sans dommages aux grandes inondations de 2013, et qui drageonnent.

1 vib lantana romi 23 avril 2015 108.jpg

2 vib lantana romi 23 avril 2015 109 (1).jpg

vib lantana romi 23 avril 2015 109 (3).jpg

vib lantana romi 23 avril 2015 109 (4).jpg

vib lantana romi 23 avril 2015 109 (5).jpg

vib lantana romi 23 avril 2015 109 (6).jpg

vib lantana romi 23 avril 2015 pr 109 (4).jpg

vib lantana romi 23 avril 2015 pr 109 (5).jpg

vib lantana romi 23 avril 2015 pr 109 (6).jpg

01/05/2015

Lily of the valley, muguet de mai

Aujourd’hui, c’est le jour de Convallaria majalis, le muguet des bois, le muguet porte-bonheur. Savez-vous que sa présence à l’état naturel est considérée comme signe de l’ancienneté et de la naturalité d’une forêt ? C’est aussi le cas pour la petite pervenche. Ces deux plantes sont à l’état spontané dans mon petit bois. Il est vrai qu’il faisait partie, il y a bien longtemps, de la forêt de Fontainebleau qui persiste encore à 300m. Tous les terrains autour du mien ont été déboisés pour installer des maisons entourées de jardins « propres » et ensoleillés pourvus d’une pelouse et de deux rosiers et, de préférence entourés de béton vert, une haie uniforme et soigneusement taillée de thuyas. Les thuyas sont morts maintenant, problème de monoculture, mais ils ont été aussitôt remplacés par des haies aussi uniformes et tristes, et peu engageantes pour la faune, de laurier-palme. C’est pour quand les maladies du laurier-palme ?

Voyons d’abord mon petit muguet sauvage. J’en ai aussi à Romilly.

1 convallaria veneux 1 mai 2015 003 (1).jpg

2 muguet veneux 1 mai 002.jpg

3 convallaria veneux 24 mai 2013 007 (1).jpg

4 convallaria sauvage romi 1 mai 2013 028 (4).jpg

5 convallaria veneux 1 mai 2015 003 (3).jpg

6 convallaria 1 mai 2015 013.jpg

Il y en avait davantage au début, je n’ai pas compris pourquoi sa surface se réduisait, j’ai toujours fait bien attention à le respecter. Et puis cette année, c’est le miracle, il s’étend. Malheureusement il ne le fait pas dans la bonne direction, il va sous les roues de la voiture.

6 convallaria veneux 1 mai 2015 003 (4).jpg

7 convallaria veneux 1 mai 2015 003 (5).jpg

J’y fais attention en attendant de déplacer ces jeunes pieds après la floraison. Je crois comprendre qu’il cherche davantage de soleil. C’est une plante de sous-bois mais les arbres ont beaucoup grossi. Je vais lui trouver une place à l’ombre mais sans excès.

Pour le plaisir, les fruits un 25 septembre :

8 convallaria veneux 25 sept  2010 002.jpg

Le muguet sélectionné et cultivé est plus grand, il a davantage de fleurs :

9 convallaria romi 24 avril 2015 034.jpg

10 convallaria 1 mai 2015 001.jpg

11 convallaria Premier Mai  2010 001[1].jpg

12 convallaria 1 mai 2015 002.jpg

Admirez le gros ovaire supère qui déborde au fond :

13 convallaria 1 mai 2015 013.jpg

14 convallaria 1 mai 2015 009.jpg

Mise au point sur le stigmate :

15 convallaria stigmate 1 mai 2015 014.jpg

29/04/2015

Encore des fleurs

Le tapis d’aspérule odorante qui ne disparait pas totalement en hiver redevient dense et commence à fleurir :

1 aspérule odorante veneux 25 avril 2015 036 (1).jpg

2 aspérule odorante veneux 25 avril 2015 036 (2).jpg

3 aspérule de près 25 avril 2015.jpg

4 asperule fl veneux 25 avril 2015 060.jpg

Le sceau de Salomon, un vrai sauvageon qui n’a jamais été planté :

5 sceau de salomon veneux 25 avril 2015 035 (1).jpg

6 sceau de salomon veneux 25 avril 2015 035 (2).jpg

7 sceau de salomon veneux 25 avril 2015 035 (3).jpg

8 sceau de salomon veneux 25 avril 2015 035 (4).jpg

L’ail des ours est maintenant en pleine floraison. Il s’est semé à distance et je devrai arroser ces nouvelles zones si je veux les conserver.

9 allium ursinum veneux 25 avril 2015 022 (1).jpg

10 allium ursinum veneux 25 avril 2015 022 (2).jpg

11 allium ursinum veneux 25 avril 2015 022 (3).jpg

12 allium ursinum fourmi veneux 25 avril 2015 022 (3).jpg

13 allium ursinum.jpg

La chélidoine s’est semée dans un grand pot et je l’ai basculée pour qu’elle n’étouffe pas le jeune actinidia que j’y ai planté cet automne.

14 chelidoine veneux 25 avril 2015 006 (1).jpg

15 chelidoine 26 avril 002.jpg

16 chelidoine veneux 26 avril 057.jpg

17 chelidoine veneux 25 avril 2015 006 (6).jpg

18 chelidoine veneux 25 avril 2015 006 (7).jpg

Le fraisier des Indes, Duchesnea indica, comestible mais sans intérêt gustatif, s’est semé un peu partout sur le terrain. Si son feuillage imite celui du fraisier, la couleur de ses fleurs le trahit.

19 duchesnea veneux 25 avril 2015 014 (5).jpg

20 duchesnea veneux 25 avril 2015 014 (3).jpg

21 duchesnea 10 mai 2012 029.jpg

22 duchesnea 10 mai 2012 016.jpg

23 duchesnea 10 mai 2012 024.jpg

24/04/2015

Le muguet sera prêt

Le 15 avril à Romilly je suis allée inspecter la zone du muguet, du grand muguet planté il y a 2 ans. Rien n’était visible, même pas une pointe de feuille. Et hier, 8 jours plus tard, il y a déjà des fleurs.

muguet romi 23 avril 2015 089 (1).jpg

muguet romi 23 avril 2015 089 (2).jpg

muguet romi 23 avril 2015 089 (3).jpg

muguet romi 23 avril 2015 089 (4).jpg

Il y a à peine quelques jours, samedi dernier, mon fils m’a demandé si j’avais toujours du muguet sauvage. A Veneux, c’est du vrai muguet sauvage, celui qui porte le plus bonheur. Sa quantité tend à diminuer au fil des ans. Ne pas le voir m’a beaucoup inquiétée. Mais ce n’était qu’une fausse alerte, hier il était là et il y avait déjà quelques fleurs. Il s’étend à nouveau mais il ne va pas dans la bonne direction, il veut pousser dans l’allée sous les roues de la voiture. Nous allons devoir faire attention et je le déplacerai après la floraison.

muguet veneux romi 23 avril 2015 008 (1).jpg

muguet veneux romi 23 avril 2015 008 (2).jpg

muguet veneux romi 23 avril 2015 008 (4).jpg

muguet veneux romi 23 avril 2015 008 (5).jpg

Ce sont des plantes qui poussent librement, sans serre, sans protections, sans tentative d’avancer ou retarder la floraison. Et quelle que soit la situation météorologique de l’hiver et du printemps, les fleurs sont toujours là le 1er mai. A croire qu’elles ont un calendrier incorporé.

22/03/2015

Le lamier pourpre

A Romilly il pousse spontanément du lamier blanc et du lamier pourpre.

1 lamium rouge veneux 9 avril 2011 009.jpg

2 lamium rose paris 1 dec 2013 067 (3).jpg

Je n’ai pu jusqu’à présent conserver le lamier pourpre parce qu’il était noyé dans les orties :

3 lamier rose 10 avril 050.jpg

J’espère avoir suffisamment éradiqué les orties dans les zones cultivées pour obtenir désormais un joli tapis.

Le lamier pourpre est une petite sauvage annuelle qui se sème facilement là où la terre est nue. Elle fleurit presque toute l’année. Elle germe en hiver et fleurit jusqu’en décembre. Si vous en trouvez dans votre jardin, gardez-la là où elle ne gêne pas, elle est belle, très mellifère et bonne pour les premiers insectes, elle structure le sol. Lorsque vous aurez besoin de l’emplacement qu’elle occupe, elle sera facile à arracher et vous en profiterez pour la consommer en salade.

Ainsi à Paris elle s’est semée (ou a été semée car c’est dans une partie très entretenue du jardin) au pied d’un sureau noir et elle y forme un tapis vraiment superbe. Sa floraison est si belle que je me demande si ce n’est pas une sélection. Les photos sont du 18 mars :

4 lamier pourpre paris 18 mars 2015 028.jpg

5 lamier pourpre paris 18 mars 2015 029.jpg

lamier pourpre paris 18 mars 2015 030.jpg

18/03/2015

Ranunculus ficaria, le retour

Les premières ficaires apparaissent. Bientôt tout le terrain en sera envahi. Elle est beaucoup plus envahissante à Veneux qu’à Romilly. C’est à cause de son caractère extrêmement envahissant que certains la détestent et veulent l’éradiquer à tout prix. Mais il est impossible de l’éradiquer, ses bulbilles sont partout et un seul resté en terre fait repartir l’invasion. Mais pourquoi tant de haine ? Elle est ravissante, joyeuse, et on ne la voit que lorsqu’elle est en fleurs. Ensuite on ne voit absolument plus rien. En quoi gêne-t-elle donc ?

Sur la première photo la branche qui la surplombe est une branche de gogi.

1 ficaire veneux 18 mars 2015 002 (1).jpg

2 ficaire veneux 18 mars 2015 002 (5).jpg

3 ficaire veneux 18 mars 2015 002 (6).jpg

Je ne peux étudier en détail cette gentille sauvageonne tous les ans. Je vous ai donc ressorti en vrac des photos des années précédentes :

4 ficaire 2 avril rec 011.jpg

5 ficaire étamines + 27 mars 2011 034.jpg

6 ficaire veneux 26 mars 2011 047.jpg

7 ficaire veneux 21 avril 2013 026.jpg

ficaire coeur veneux 26 mars 2011 041.jpg

Stigmates couverts de pollen ;

ficaire stigmates pollen 27 mars 2011 pp 005.jpg

10/03/2015

Les jonquilles

Le 5 mars de nombreuses jonquilles avaient ouvert leurs corolles :

1 jonquilles veneux 5 mars 2015 001.jpg

2 jonquilles veneux 5 mars 2015 002.jpg

3 jonquille veneux 7 mars 2013 033.jpg

Elles côtoient les perce-neige qui sont encore en fleurs :

4 galanthus veneux 4 mars 2015 002.jpg

Et envahissent peu à peu leur tapis :

5 jonquilles veneux 8 mars 2015 002.jpg

Comme les perce-neige et les petites scilles sauvages, elles ont envahi les escaliers, les bords des marches,

6 jonquilles 002.jpg

Et tout doucement un grand tapis jaune va remplacer le tapis blanc.

Mais d’autres ont des idées de floraison. L’ail des ours émerge déjà du tapis de feuilles mortes permanent qui le protège non du froid mais de la sécheresse :

7 allium ursinum veneux 5 mars 2015 017.jpg

8 allium ursinum veneux 5 mars 2015 016.jpg

Et le houx mâle montre des boutons floraux :

9 ilex m veneux 8 mars 2015 014.jpg

10 ilex m veneux 10 mars 2015 007.jpg

Un bourgeon très différent d’un bourgeon végétatif, encore un peu couvert de bourre :

11 ilex m veneux 8 mars 2015 017.jpg

12 ilex m rec veneux 8 mars 2015 017.jpg

Camellias et edgworthia sont toujours là :

desir veneux 8 mars 2015 008.jpg

edgeworthia veneux 8 mars 2015 010.jpg

06/03/2015

Leucojum vernum

Une lectrice de mon blog m’a dit avoir vu des nivéoles le 3 mars dans la forêt de Ecouvottes dans le Doubs.

J’ai d’abord eu du mal à y croire car elle parlait de Leucojum aestivum qui fleurit en avril et du Jura où elle n’a pas été observée. Mais elle m’a envoyé des photos. Il s’agit bien d’une nivéole, Leucojum vernum qui pousse dans les départements de l’Est, y compris le Jura d’ailleurs car son territoire est plus étendu, et fleurit de février à avril, tout de suite après les perce-neige.

Voici les belles photos que m’a envoyées Francine Ducrot :

niveole IMGP6905.jpg

niveoles IMGP6904.jpg

J’aimerais bien la voir dans la nature moi aussi, elle pousse dans l’Aube et je l’invite à venir sur mon terrain naturel garanti sans herbicides ni aucun autre cide.

http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-38804

16/01/2015

Viola odorata

Les trois espèces de violettes sont visibles partout en France à l’état sauvage.

Viola riviniana peut être éliminée facilement. Elle a un éperon très clair, presque blanc alors que celui de ma violette est violet sombre.

Viola reichenbachiana a bien un éperon violet, souvent plus sombre que la corolle. Mais il est très long et les sépales sont effilés, pointus, ce n’est pas le cas ici. De plus le style est parsemé de protubérances, on le dit d’aspect hirsute.

Les feuilles de ces deux espèces sont certes à peu près aussi larges que longues mais avec un bout pointu.

Ces feuilles en cœur sont celles de Viola odorata et tous les autres détails correspondent. Même la date de floraison. C’est la plus précoce, elle peut fleurir dès février et non avril comme les autres. Elle n’a donc que 15 jours d’avance. La voici dans son pot un 10 mars :

1 viola odorata veneux 10 mars 2011 040.jpg

L’avantage que j’avais sur vous, ce n’est pas le parfum. Je n’ai pas vraiment senti mais c’est la première et elle a osé fleurir en janvier alors qu’il fait froid, il ne faut pas trop lui en demander. Mon avantage, c’est de l’avoir découverte dans un pot où je l’avais plantée il y a quelques années.

Mais alors quelle est l’espèce spontanée sur mon terrain. J’ai repris mes archives :

viola riviniana veneux 28 mars 019.jpg

C’est Viola riviniana à l’éperon clair. En voici une touffe qui a colonisé un pot car elle se ressème partout, cela nous permet de voir ses feuilles avec un bout pointu :

viola riviniana veneux 28 mars 020.jpg

J’ai aussi retrouvé des violettes qui occupaient en abondance le bord du parking du château de Lorrez-le-Bocage. Ce sont des Viola odorata. Spontanées ou plantées ?

violette odorata lorrez 27 mars 021.jpg

violette odorata lorrez 27 mars 024.jpg

Une violette en janvier !

Aujourd’hui une violette est née. C’était imprévu, la violette est une fleur de printemps.

1 violette veneux 16 janv 2015 038.jpg

2 violette veneux 16 janv 2015 042.jpg

3 violette veneux 16 janv 2015 043.jpg

4 violette veneux 16 janv 2015 046.jpg

5 violette veneux 16 janv 2015 049.jpg

6 violette veneux 16 janv 2015 050.jpg

7 violette veneux 16 janv 2015 051.jpg

8 violette rec veneux 16 janv 2015 042.jpg

Mais qui est-elle ? Il y a toujours eu des violettes sur mon terrain de Veneux, sous les arbres. Je me contentais de l’admirer et je l’appelais violette des bois. Mais cette floraison anormalement précoce m’a obligée à étudier le cas des violettes sauvages. Il y en a au moins 3 espèces : Viola reichenbachiana dite violette des bois, Viola riviniana, la violette de Rivinius appelée elle aussi violette des bois, et Viola odorata, la violette odorante qui ne dédaigne pas les bois.

Etes-vous assez doués pour dire de laquelle il s’agit ? En se basant sur le plus facile, la couleur de l’éperon, on peut en éliminer une facilement. La date de floraison aide aussi, et l’aspect de la feuille :

veneux 16 janv 2015 045.jpg

La suite dans une heure ou deux avec le diagnostic. Mais j’ai un avantage sur vous.

13/01/2015

Cardère des villes et cardère des champs

La cardère, c’est l’un des trésors naturels du terrain de Romilly. Les rosettes sont déjà là :

1 dipsacus romi 9 janv 2015 038.jpg

La mienne c’est la cardère sauvage, Dipsacus fullonum, traduit en français, cardère à foulon. C’est la cardère cultivée qui devrait porter ce nom mais il y a eu un imbroglio dans les noms et la cardère cultivée, celle qui servait pour « gratter » les tissus de laine est désormais appelée Dipsacus sativus. Elles sont toutes deux bisannuelles et se ressemblent beaucoup. La sauvage a des fleurs rose violacé et la cultivée des fleurs blanches et une inflorescence plus haute. Cette cardère cultivée a presque disparu lorsqu’elle a été remplacée par des machines. C’est La Hulotte qui a récupéré des graines et l’a multipliée pour la distribuer gratuitement et ainsi la sauver (tiens, Baumaux ne leur a pas fait un procès ?)Je veux moi aussi aider à la sauver. Des sites proposent des graines mais la photo ou la description qu’ils en donnent ne correspond pas, je l’ai donc commandée à La Hulotte.

Vous trouverez une très belle photo de la cardère cultivée sur ce site avec description de son emploi et des photos des instruments et machines sur lesquels l’inflorescence séchée était fixée.

Pour la cardère sauvage, je peux reprendre la description de tout son cycle, identique à celui de la cardère cultivée.

C’est donc une bisannuelle. Tout commence par la rosette et tout finit par les graines lorsque les fleurs sont fanées. Sur cette photo, le début et la fin :

2 cardère 4 avril 2013 018.jpg

Elle se ressème et j’en ai toujours mais sans excès, j’en ai à peu près le même nombre qu’il y a 7 ans, sauf un nouveau pied à plusieurs mètres à l’entrée du terrain.

La deuxième année, de cette rosette part une longue tige anguleuse et épineuse de près de 2m de haut qui se terminera par une inflorescence en forme de capitule.

3 cardère romi 21 mai 047.jpg

La rosette basale disparait lors de la floraison. Les feuilles qui accompagnent cette tige sont très différentes. Elles engainent la tige en formant une coupe qui retient l’eau de pluie, parfois en quantité, presque 1 litre. C’est ce qui vaut à la cardère le nom de cabaret des oiseaux :

4 cardère romi 17 mai 044.jpg

5 cardère romi 8 mai 093.jpg

La floraison a lieu de juillet à septembre. Les petites fleurs sont bien rangées sur le capitule. Elles sont presque bleues puis roses puis presque blanches. Elles sont séparées par des bractées piquantes. Leur nectar attire toutes sortes d’insectes dont nos plus beaux papillons.

6 cardère romi 22  juil  2010 164.jpg

6 d cardère romi 22  juil  2010 163.jpg

7 cardère romi 22  juil  2010 150.jpg

8 cardère romi 22  juil  2010 151.jpg

9 cardere romi 20 juil 2011 014.jpg

10 cardère romi 17 sept  2010 074.jpg

11 cardère rec romi 27juil 2014 002 (1).jpg

11 d cardère romilly 29 juil  2012 020 (3).jpg

12 cardère romilly 29 juil  2012 020 (2).jpg

13 cardère romilly 29 juil  2012 020.jpg

cardere étam romi 20 juil 2011 013.jpg

cardère étam romi 17 sept  2010 005.jpg

Cette cardère abreuve et nourrit les oiseaux par ses graines riches en graisses, dont bien sûr le chardonneret, fournit du nectar aux insectes, les abrite l’hiver dans ses tiges creuses, même la chenille d’un sphinx se nourrit de ses feuilles.

05/01/2015

De beaux envahisseurs

Dans la plaine de Sorques les aulnes ne sont pas les seuls à se ressemer. J’ai repéré deux joyeux lurons en bien plus grand nombre que les années précédentes.

Ligustrum vulgare, notre troène, dont je vois de plus en plus d’exemplaires, également le long des routes dans la forêt :

1 ligustrum sorques 30 déc 2014 023 (1).jpg

2 ligustrum sorques 30 déc 2014 023 (2).jpg

3 ligustrum sorques 30 déc 2014 023 (3).jpg

4 ligustrum sorques 30 déc 2014 023 (4).jpg

5 ligustrum sorques 30 déc 2014 023 (5).jpg

Budddleia davidii, considéré comme envahissant dans certaines régions dont le Bassin Parisien et, lorsque je vais à Paris, j’en vois tout le long de la voie ferrée. A Sorques, il forme de gros massifs :

6 buddleia sorques 30 déc 2014 020 (1).jpg

7 buddleia sorques 30 déc 2014 020 (3).jpg

8 buddleia sorques 30 déc 2014 028.jpg

Il est vrai qu’il n’est pas difficile, je l’ai même vu se contenter d’un mince joint ciment sur le pont d’Austerlitz :

9 buddleja paris 23 mars 002.jpg

Pourtant il ne résiste pas absolument à tout. A Romilly, j’avais planté 3 espèces de Buddleia dont 2 davidii. Aucune espèce n’a survécu aux inondations auxquelles pourtant des plantes de terrain sec ont survécu.

Il me faut donc trouver de quoi le remplacer. Dans les régions où Buddleia davidii sévit, on peut utiliser les autres Buddleia. Il ne faut pas oublier que, s’il attire les papillons, ce n’est qu’un plaisir visuel pour nous. En fait, il leur fait du tort car il supplante les plantes locales qui hébergent les chenilles alors qu’il est incapable de les nourrir. Pour attirer les papillons, il y a un grand nombre de plantes. Vous en trouverez une belle liste ici. A Romilly, j’ai tout ce qu’il faut et en particulier la menthe aquatique et les eupatoires qui m’ont paru encore plus attractives, et sur un nombre incroyable d’espèces :

6 sept 2008 100.jpg

amaryllis sur eupatoire 31 juillet 2008 026.jpg

belle dame romi 12 août 019.jpg

carte geo  6 sept 2008 059 (6).jpg

catocala romi 4 sept  2010 024.jpg

écaile romi 12 août 134.jpg

écaille romi 12 août 191.jpg

lambda 6 sept 2008 166.jpg

paon 6 sept 2008 083.jpg

papillon ++ 27 août 2008 046.jpg

papillon pointe thorax 6 sept 2008 139.jpg

pieride eup 6 sept 2008 091.jpg

pyrale houblon romi 9 août 244.jpg

robert romilly 26 août 2012 025.jpg

sylvain 8 sept 2008 049.jpg

tircis  6 sept 2008 099.jpg

vanessa romi 9 août 140.jpg

vulcain sur eupatoire 31 juillet 2008 016.jpg

Et je n’ai pas traqué les papillons, seulement photographié ceux que j’ai vus en passant. J’ai même vu un moro-sphinx que je n’ai pu photographier bien qu’il soit peu farouche mais mon APN était trop loin.

Si vous souhaitez un arbuste qui ressemble au Buddleia, on vous recommandera la menthe en arbre. Mais laquelle ? J’en ai trouvé trois auxquelles on donne ce nom. Eliminons tout de suite Prostanthera rotundifolia, dite menthe australienne. Elle est gélive et ne peut s’accommoder que des régions les plus douces. Elsholtzia stauntonii que je viens de planter a une bonne odeur de menthe et une floraison tardive, à partir d’août. Rostrinicula dependens, appelé faux buddleia est parfumé et fleurit en fin d’été.

19/12/2014

Le lierre aussi est fou

Le lierre est un magnifique atout de la nature. Il aide et protège les arbres qu’il recouvre contre le feu, contre le gel, contre les mangeurs d’écorce. Il monte toujours très verticalement et n’enserre pas le tronc. Il protège le sol contre l'érosion, il protège les plantes fragiles contre le gel, contre la sécheresse. Sa floraison tardive décalée par rapport à la plupart des autres plantes nourrit de nombreux insectes pollinisateurs qui, encore cette année tardent à hiberner à cause de la douceur des températures. Une abeille solitaire lui est même inféodée. Son feuillage les abrite pour l’hiver et particulièrement le beau papillon citron. Il sert aussi d’abri aux oiseaux et leur apporte ses fruits hivernaux quand ils n’ont plus rien à manger.
C’est avec ces fruits qu’il y a un problème depuis au moins 2 hivers. Ils sont censés être mûrs à partir de février quand tous les autres fruits, en particulier sur mon terrain les faines dont ils se régalent là où elles sont bien accessibles depuis que j’ai enlevé les feuilles mortes, ont disparu. C’est en fin d’hiver que les oiseaux risquent de manquer de nourriture alors que le froid est à son maximum. Or, déjà l’hiver dernier les fruits du lierre ont mûri trop tôt. Le 4 janvier 2004 :

1 hedera veneux 4 janv 2014 019 (3).jpg

Cet hiver, qui n’a pas encore commencé, c’est pire. J’ai vu des fruits mûrs avec 2 mois d’avance le 6 décembre dans le chemin qui prolonge ma rue :

2 hedera helix veneux 6 déc 2014 010.jpg

3 hedera helix fruits veneux 6 déc 2014 010.jpg

A 50m de là, sur mon terrain, le lierre n’est pas aussi avancé, sans doute parce qu’il est à l’ombre mais ce n’est qu’un retard de quelques jours :

4 hedera 19 déc 2014 001.jpg

5 hedera 19 déc 2014 004.jpg

Évidemment mon restau du cœur compensera mais tous les oiseaux ne viennent pas aux mangeoires.

02/12/2014

L'androsème officinal

1 hypericum and marnay 12 juin 2014 052 (1).jpg

En juin j’avais remarqué à Marnay cette magnifique plante qui sait occuper le terrain. Je la voyais former de belles bordures bien denses le long d’allées. Mais en ce début décembre, elle est toujours là, feuillage intact. J’ai donc compris, et vérifié qu’elle est persistante à semi-persistante donc sa présence est assurée la plus grande partie de l’année. Elle peut faire un magnifique couvre-sol, certes assez haut mais suffisamment dense pour empêcher des germinations non désirées, d’autant plus qu’elle semble se multiplier spontanément avec facilité (bourgeons souterrains, semis). Elle est présente spontanément dans l’Aube.

Androsaemum officinale ou Hypericum androsaemum, car c’est un millepertuis, est une vivace à la limite de l’arbrisseau car les tiges sont lignifiées à la base. Vous l’avez vue en juin.

J’en ai planté 2 pieds. Les voici en cette fin d’automne :

2 hypericum androsaemum romi 28 nov 204 022.jpg

3 hypericum androsaemum romi 28 nov 204 023.jpg

Ils portent encore des fruits qui ont dépassé la maturité. J’espère qu’ils donneront des petits. Vous remarquerez que le calice persiste.

4 hypericum androsaemum romi 28 nov 204 024.jpg

4 hypericum androsaemum romi 28 nov 204 025.jpg

29/11/2014

Sarcoscypha coccinea

La saison des pézizes commence à Romilly. Celle-ci, c’est la pézize coccinée ou pézize écarlate, la plus colorée des pézizes. On pourrait la confondre avec la pézize orangée, Aleuria aurantia mais elle en diffère par sa date d’apparition, en hiver et non en été, sa couleur, d’un rouge violent, son support qui est du bois mort et non directement le sol et l’existence d’un pied qui est parfois long pour atteindre le bois espéré alors que l’orangée est sessile. Elles ne sont pas de la même famille.

Elle est sur son support préféré : du bois de noisetier couvert de mousse.

Elle peut atteindre 5cm de diamètre. Elle n’a aucun goût mais est comestible et peut décorer des plats.

1 pezize coccinée romi 29 nov 2014 009.jpg

2 pezize coccinée romi 29 nov 2014 010.jpg

3 pezize coccinée moyenne romi 29 nov 2014 010.jpg

3 pezize coccinée rec romi 29 nov 2014 011.jpg

pezize pr romi 29 nov 2014 009.jpg

4 rec romi 29 nov 2014 009.jpg

pezize près romilly 25  janv 009.jpg

25/11/2014

Persicaria et Capreolus

persicaire romilly 11 août 2012 008.jpg

Je viens de découvrir qu’ils ne sont pas (ou trop) compatibles.

Les persicaires sauvages ont peu fleuri cette année. Je crois même qu’il y en avait beaucoup moins que l’année précédente. J’ai compris qu’elles sont dévorées par les chevreuils pour lesquels elles sont un mets délicieux. J’ai cru comprendre que cela concerne toutes les espèces.

J’avais remarqué cependant une touffe encore en fleurs fin novembre et voilà ce que j’ai trouvé le 22 novembre :

persicaria romi 22 nov 2014 043.jpg

Coupe nette, horizontale à 60cm de hauteur, cela n’est donc pas dû aux lapins.

22/11/2014

La primevère est en fleurs !

Drôle d’année. Je vous ai montré la floraison inhabituellement remontante du forsythia, du lamier blanc, de la reine de près dont un pied est encore fleuri.

La surprise aujourd’hui, c’était la floraison des primevères sauvages, Primula vulgaris :

Remontée ou floraison très, très, précoce ? Comme son nom l’indique, c’est une fleur de début de printemps, floraison à partir de février.

0 primula romi 22 nov 2014 041 (2).jpg

1 primula romi 22 nov 2014 041 (1).jpg

Sur la première photo la primevère est entourée de fraisiers sauvages, de feuilles mortes, de mousse. En bas de la photo on voit 5 jeunes plants de reine des près, c’est une bonne année pour cette plante.

Ces jeunes plants sont très reconnaissables, bien qu’ils n’aient encore qu’une seule feuille, à l’aspect des folioles et surtout à la foliole terminale palmée à 3 ou 5 lobes :

filipendula romi 22 nov 2014 041 (2).jpg

filipendula feuille romi 22 nov 2014 041 (2).jpg

filipendula fe romi 22 nov 2014 041 (2).jpg

19/11/2014

Viscum album attaque mon plus bel arbre

C’est le cadeau de la nature pour cette année : une boule de gui femelle dans mon plus grand arbre, le peuplier grisard, mais je ne pourrai l’enlever, même pas pour le mettre dans le séjour pour le baiser de l’an neuf. Il est situé vraiment très haut, la photo est prise au maximum du zoom.

1 grisard viscum album romi 11 nov 2014 012.jpg

Il doit être là depuis plus d’un an puisqu’il y a déjà des boules :

2 grisard viscum album pr romi 11 nov 2014 012.jpg

3 grisard viscum album fe romi 11 nov 2014 012.jpg

Pourtant, je n’avais rien vu. J’ai repris des photos depuis 1 an et je ne vois toujours rien. Si vous voyez des branches noires sur les photos, ce sont celles du frêne qui lui est presque accolé. L'écorce des branches les plus jeunes du grisard est toujours très blanche.

Le 29 octobre 2013 :

4 grisard romi 29 oct 2013 033 (1).jpg

4 grisard romi 29 oct 2013 048.jpg

Le 16 février 2014 :

5 grisard romi 16 fev 2014 061.jpg

Le 20 avril 2014 :

6 grisard romi 20 avril 2014 043.jpg

Ou peut-être ça sur un fort recadrage du 29 octobre 2013. Les feuilles vertes ne ressemblent pas vraiment à celles du gui mais ce ne sont certainement pas celles du grisard (ses feuilles n’ont pas cette forme et surtout elles ne sont jamais de ce vert franc :

7 grisard romi 29 oct rec 2013 050 (1).jpg

18/11/2014

Cornus alba

Cornus alba peut former des haies denses et très colorées en hiver :

1 cornus alba 16 février 004.jpg

Imaginez cette haie doublée d’arbres ou d’arbustes à feuillage persistant avec, à son pied des hellébores et des bulbes à floraison hivernale. Avec ça, l’hiver n’est plus triste.

Vous pensez qu’il faut beaucoup de plants et que ça coûte cher pour obtenir une telle haie. Pas nécessairement. Il suffit de profiter de ses capacités de multiplication. Voici le mien en janvier 2012 :

2 cornus alba romi 6 janv 2012 001 (1).jpg

Et le 22 octobre 2014 :

3 cornus albaromi 22 oct 2014 064.jpg

Il s’est beaucoup épaissi et s’est étalé vers le grillage et latéralement. Il commence à s’emmêler avec les arbustes voisins et je vais devoir en prélever. Comment fait-il ? Toutes les méthodes sont bonnes : drageons, semis :

4 cornus alba semis romi 14 sept 2011 p 044.jpg

Et aussi, comme intentionnellement, il envoie des branches basses au ras du sol pour les marcotter :

5 cornus alba romi 18 janv 2014 048 (2).jpg

J’en ai soulevé une. Elle avait raciné, même pas dans le sol, dans les feuilles mortes :

6 cornus alba romi 18 oct 2012 073 (8).jpg

Il a d’autres attraits que ce bois rouge. Le feuillage d’automne le 17 octobre 2013 :

7 cornus alba romi 17 oct 2013 019 (1).jpg

8 cornus alba romi 18 oct 2012 073 (2).jpg

De beaux corymbes de fleurs blanches en avril mai. Je n’ai retrouvé qu’une photo des boutons mais vous pouvez imaginer la suite :

9 cornus alba romi 20 avril 2012 025 (2).jpg

Et des fruits un peu plus gros que des petits pois dès le début septembre, d’un beau blanc bleuté :

10cornus alba romilly 5 sept 2012 005.jpg

11 cornus alba romi 14 sept 2011 036.jpg

12 cornus alba fr près romi 14 sept 2011 p 036.jpg

 Mais le sauvage Cornus sanguinea n’est pas inintéressant. Son bois est rouge mais plus sombre si on ne s’en occupe pas :

13 cornus sang romi 30 mars 115.jpg

Plus vif quand il est jeune :

14 cornus sang romi 22 février 003.jpg

Et il est encore plus beau si on prend soin de le tailler en fin d’hiver (ce qu’il faut faire aussi pour Cornus alba) :

15 cornus sang romi 22 février 037.jpg

Son feuillage d’automne est très sombre :

16 cornus sanguinea romi 1 oct 2012 010 (1).jpg

17 cornus sang romi 5 nov 071.jpg

Et les jeunes pousses sont colorées :

18 cornus sang romi 18 oct 2012 036.jpg

La floraison, assez semblable à celle de Cornus alba,

19 cornus sang romi 13 mai 2011 006.jpg

est souvent abondante :

19cornus sang romi 29 mai 2014 002.jpg

20 cornus 24 mai 2008 024.jpg

C’est un envahisseur, pas tellement par ses drageons qui servent surtout à épaissir les touffes, surtout par ses fruits noirs, moins décoratifs que ceux de Cornus alba, très appréciés des oiseaux qui lui permettent d’envahir le terrain.

17/11/2014

Lamium album, remontée

C’est décidément l’année des remontées de floraisons. Cette fois, il s’agit de Lamium album et c’est ce qui l’a sauvé de l’arrachage. En effet, on ne l’appelle pas ortie blanche pour rien et, à moins d’y toucher pour vérifier qu’il ne pique pas, mais c’est risqué, ou de se mettre à genoux pour vérifier que les tiges sont carrées, mais on ne peut le faire 10 fois ou plus, il est difficile de le distinguer de la méchante ortie. Le pire, c’est qu’à Romilly, il est mélangé avec l’ortie. J’essaie d’éradiquer l’ortie au printemps quand il est en fleurs et j’espère qu’ainsi il va prendre le dessus. Bien sûr, je garde des zones d’orties pour les chenilles là où son agressivité ne gêne pas.

A noter : le pied de reine-des prés qui fleurissait en octobre continue à fleurir.

lamium album romi 11 nov 2014 011.jpg

26/10/2014

Euonymus europaeus

Le grand rosier ‘Albert Poyet' est toujours fleuri et il a encore des boutons en réserve. Je l’ai planté parce que j’avais remarqué à Paris son incroyable durée de floraison, cette année-là jusqu’en janvier. Le plus étonnant, c’est qu’un fusain sauvage s’est mis à pousser à côté de lui et a grandi très vite et ses fruits sont exactement de la même couleur que les roses :

1 albert poyet romi 22 oct 2014 001 (2).jpg

Les fusains d’Europe sont maintenant très chargés en fruits rose vif. Ce qui me surprend, c’est qu’il y a davantage de fruits du côté nord de l’arbuste.

2 euo euro romi 25 oct 2014 012 (4).jpg

3 euo euro romi 25 oct 2014 012 (3).jpg

Des fruits commencent à s’ouvrir montrant la graine orange :

4 euo euro romi 25 oct 2014 012 (5).jpg

euo euro rec 25 oct 2014 018.jpg

23/10/2014

Filipendula ulmaria, encore en fleurs, et ses galles à Dasineura

La reine des prés fleurit encore. C’est sans doute parce que l’automne est plus beau et presque plus chaud que l’été :

filipendula ulmaria romi 22 oct 2014 010 (1).jpg

filipendula ulmaria romi 22 oct 2014 010 (2).jpg

filipendula ulmaria romi 22 oct 2014 010 (3).jpg

Il y a même des boutons, promesses de nouvelles fleurs :

filipendula ulmaria romi 22 oct 2014 010 (4).jpg

Mais qui est donc cette bestiole sur une feuille ?

dasineura ulmaria romi 22 oct 2014 015 (1).jpg

dasineura ulmaria romi 22 oct 2014 015 (4).jpg

dasineura ulmaria romi 22 oct 2014 015 (5).jpg

Aile ciliée :

dasineura ulmaria aile ciliée romi 22 oct 2014 015.jpg

Et a-t-elle un rapport avec ces galles sur les feuilles basses de la plante :

filipendula galles romi 22 oct 2014 024 (1).jpg

filipendula galles romi 22 oct 2014 024 (2).jpg

Je crois bien que oui. C’est sans doute Dasineura ulmaria, un diptère cécidomyidé qui vient de sortir d’une galle. En voici une autre, à gauche de l‘image en train d’en sortir et de se transformer en imago :

filipendula galles romi 22 oct 2014 024 (3).jpg

filipendula galles romi 22 oct 2014 026.jpg

15/10/2014

Les perce-neige se réveillent

Dans mon bois à Veneux, il reste par endroits une épaisse couche de feuilles mortes de l’hiver passé car je ne les enlève que sur les terrasses et les allées. Ailleurs elles nourrissent le sol qui en a bien besoin. Sur ces tapis de feuilles mortes est apparue une multitude d’adorables petits champignons en forme de chapeaux chinois :

champignons 12 oct 2014 001 (1).jpg

champignons 12 oct 2014 001 (2).jpg

champignons 12 oct 2014 001 (3).jpg

Au bord de la terrasse sud une très épaisse couche de faines s’est accumulée sous un hêtre. Il faut dire que depuis 2 ou 3 semaines nous y étions bombardés en permanence. Je crois que le hêtre a battu cette année son record de production et c’est sans doute, avec les glands, ce qui attire les écureuils près de la maison en ce moment. Là, j’ai retiré intentionnellement feuilles et faines car c’est un endroit stratégique. Mais je ne croyais pas les voir déjà. Les perce-neige, les plus précoces, les Galanthus elwesii qui fleurissent dès fin décembre, pointent déjà le bout de leur nez :

galanthus elwesii 001.jpg

galanthus elwesii 002.jpg

16/09/2014

Le calament des bois

C'est la première fois que je le rencontre, il semble assez rare. Caché sous de hautes herbes, il était visuellement discret malgré ses belles fleurs. J’ai été attirée vers lui par une forte odeur de menthe. C’était en sous-bois, au bord de la forêt, à quelques mètres d’une grande rue de Fontainebleau. Je n’avais pas d’appareil photo, j’ai ramené une tige racinée. Mes photos ne sont donc pas en décor naturel.

Mais comment l’appeler ? Il a toutes sortes de noms vernaculaires, calament des bois, calament à feuilles de menthe (uniquement pour l’odeur, je pense, pas pour la forme), sarriette à feuilles de menthe, etc., etc. Quant au nom latin, il varie sans cesse, Clinopodium menthifolium, Calamintha menthifolia ssp sylvaticum, Clinopodium nepeta ssp sylvaticum… Vous pouvez imaginer toutes les combinaisons entre Clinopodium, calamintha, nepeta, sylvaticum. Les trois genres ne sont pas faciles à distinguer. Il semblerait que ce qui a la côte actuellement chez les botanistes, c’est Clinopodium menthifolium.

Les caractéristiques les plus évidentes : environ 60 à 70 cm de haut, des fleurs de labiée d’un joli rose un peu violacé, toutes du même côté, la forte odeur de menthe, la tige et les feuilles velues, sa présence dans les bois sous d’autres herbes.

Le haut d’une tige piqué dans un pot :

2 clinopodium 16 sept 2014 011.jpg

dans un pot :

1 clinopodium 16 sept 2014 007.jpg

La plante entière :

3 clinopodium 16 sept 2014 008.jpg

4 clinopodium 16 sept 2014 003.jpg

5 clinopodium 16 sept 2014 006.jpg

6 clinopodium 16 sept 2014 001.jpg

7 clinopodium 16 sept 2014 009.jpg

8 clinopodium 16 sept 2014 013.jpg

9 clinopodium 16 sept 2014 023.jpg

10 clinopodium 16 sept 2014 022.jpg

11 clinopodium 16 sept 2014 024.jpg

12 clinopodium 16 sept 2014 002.jpg

13 clinopodium 16 sept 2014 027.jpg

14 clinopodium 16 sept 2014 028.jpg

15 clinopodium poils 16 sept 2014 028.jpg

13/09/2014

Bourgeons floraux

Les colchiques ne sont pas les seuls à annoncer l’automne. La fin de l’été se voit aussi aux bourgeons floraux des fleurs d’automne et d’hiver.

Le lierre dès le 30 août :

3 hedera veneux 30 août 2014 016.jpg

4 hedera rec veneux 30 août 2014 016.jpg

Aujourd’hui les fleurs sont ouvertes :

5 hedera veneux 12 sept 2014 001 (6).jpg

6 hedera veneux 12 sept 2014 007 (4).jpg

7 hedera veneux 12 sept 2014 013 (2).jpg

8 hedera veneux 29 août 2011 024 (1).jpg

9 hedera veneux 12 sept 2014 001 (2).jpg

Les premières fleurs de sedum le 11 septembre à Romilly :

10 sedum romi 11 sept 2014 006.jpg

Le 14 septembre à Veneux :

11 sedum veneux 12 sept 2014 016 (2).jpg

12 sedum veneux 12 sept 2014 016 (1).jpg

13 sedum veneux 12 sept 2014 019.jpg

Edgeworthia chrysantha est plus précoce d’un mois sur l’an dernier :

1 edgeworthia 11 sept 2014 003 (1).jpg

2 edgeworthia 11 sept 2014 003 (2).jpg

Le 3 octobre 2013 il était moins avancé :

3 edgeworthia 3 oct 2013 001 (5).jpg

 

 

03/09/2014

Calystegia sepium

Le liseron des haies est vraiment une très belle plante. Ses grandes fleurs en entonnoir valent celles des ipomées. Elles sont d’une blancheur immaculée. Son seul défaut : elle est envahissante et elle grimpe partout même sur des plantes qui n’ont pas la force de la supporter. Elle a maintenant un bel emplacement : le grillage de 2m de haut.

1 calystegia romi 31 aoûtv  2014 058.jpg

2 calystegia romi 27 juil 011.jpg

3 calystegia romi 15 juin 2010 058.jpg

4 calystegia romi 15 juin 2010 059.jpg

5 calystegia romi 5 juin 2011 054.jpg

Elle attire les foules :

calystegia sepium romi 18 juin 2014 (2).jpg

calystegia sepium romi 18 juin 2014 (5).jpg

Dans un coin sauvage, enlaçant le sureau yèble :

calystegia  12 juin 019.jpg

02/09/2014

Crataegus monogyna

J’ai maintenant plusieurs petits pieds d’aubépine sauvage sur le terrain de Romilly mais un seul atteint 3m et a fleuri cette année (après avoir été déraciné par les inondations l’année précédente). Je vous avais montré sa floraison en mai :

1 crataegus romi 3 mai 2014 008.jpg

C’est un Crataegus monogyna, sa fleur n’a qu’un seul style :

2 crataegus romi 3 mai 2014 015.jpg

3 crataegus fl romi 3 mai 2014 009 (3).jpg

Comme suite logique car il est hermaphrodite et autofertile, il offre ses fruits à l’avidité des oiseaux :

4 crataegus mono romi 31 aoûtv  2014 003 (2).jpg

5 crataegus mono romi 31 aoûtv  2014 003 (1).jpg

6 crataegus mono romi 31 aoûtv  2014 009 (2).jpg

7 crataegus mono romi 31 aoûtv  2014 009 (1).jpg

Lui aussi a son tapis protecteur, un Lamium galeobdolon argentatum dont j’avais planté quelques pieds et qui, maintenant, couvre plusieurs m2.

26/08/2014

La menthe aquatique

1 menthe 31 juillet 2008 068.jpg

2 menthe romi 17 août 2014 029 (1).jpg

3 menthe romi 7 sept 2013 003 (1).jpg

4 menthe rec romi 7 sept 2013 003.jpg

5 menthe romi 7 sept 2013 003 (4).jpg

menthe azuré romi 17 août 2014 056.jpg

menthe pieride romi 17 août 2014 025.jpg

menthe poliste romi 17 août 2014 057.jpg

menthe romi 1 sept 2013 009 (3).jpg

menthe romilly 12 août 2012 098 (1).jpg

menthe sylvain rec 6 sept 2008 038.jpg

Elle est très parfumée et utilisable en cuisine.

10/08/2014

Viburnum lantana, remontée

Encore une surprise à Romilly : la floraison remontante de Viburnum lantana dont j’ignorais la possibilité.

Je vous avais montré sa floraison en avril :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2014/04/11/viburnum...

Elle a donné des fruits encore en cours de maturation aujourd’hui :

1 vib lantana romi 9 août 2014 029 (5).jpg

Mais il y a aussi des corymbes de fleurs en début d’évolution :

2 vib lantana romi 9 août 2014 029 (1).jpg

3 vib lantana romi 9 août 2014 029 (2).jpg

vib lantana mouche sc romi 9 août 2014 049.jpg

J’en ai compté 10 mais il y a aussi des boutons floraux encore fermés au bout de toutes les tiges. Cette floraison n’est pas aussi visible que celle de printemps car le feuillage est maintenant très dense. Sur cette photo il est cerné par des sureaux blancs qui fleurissent, fructifient et drageonnent :

vib lantana romi 9 août 2014 042 (2).jpg

C’est incroyable. Je n’ai trouvé nulle part indication de cette remontée. Mais j’avais aussi constaté aux Grandes Bruyères une belle remontée  des Viburnum plicatum dont également personne ne parle :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2013/01/09/viburnum...