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26/06/2013

Les curieux fruits de Orlaya grandiflora

 

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25/06/2013

Digitalis purpurea alba ? Non lutea

 

J'ai cherché pendant des heures pour lui donner un nom. Et je ne vois pas d'autre nom que Digitalis purpurea alba. Ce qui la rend difficile à reconnaître, c'est sa très petite taille. Si c'est bien elle, je vois deux explications : c'est un semis récent, la plante considérée comme bisannuelle vit 2 à 3 ans et peut mettre un an à atteindre sa taille maximale et d'autre part elle s'est semée dans un sol totalement inculte fait de graviers sans la moindre trace de terre ou d'humus.

J'en ai trouvé une colonie tout au fond du parking du jardin botanique de Marnay sur Seine, à 1m de la terre normale du jardin, dans une zone faite pour le stationnement des voitures et où presque rien n'arrive à pousser.

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J'ai pris une plantule, très petite mais déjà fleurie, dans le but de la planter à Romilly. Il m'était impossible de creuser ce sol de graviers très tassés. J'ai tiré doucement et elle est venue facilement car elle n'avait pu accrocher efficacement ses racines. Une très longue racine principale courait horizontalement puis avait pu s'enfoncer un peu. Cette extrémité verticale est venue couverte de craie, toujours pas de terre. Je lui ai fait faire 70 km seulement protégée par des feuilles mortes humides. Je l'ai plantée aussitôt dans un pot de bonne terre. Deux jours plus tard elle est en pleine forme. C'est ici que j'ai pu faire des photos plus précises.

Le 23 juin, fleurs encore fermées :

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Le 25 juin :

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J'ai emmené le pot à l'ombre. La première fleur en bas est restée ouverte, la deuxième s'est refermée en rabattant le bas de sa corolle :

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Je vais amener le pot à Romilly mais sans lui faire subir le traumatisme d'une nouvelle transplantation. J'espère qu'elle va se semer abondamment comme elle semble savoir le faire.

 

P.S. François a raison, c'est la petite Digitalis lutea dont les fleurs sont plus près du blanc que du jaune. Cela explique sa petite taille, aggravée ici par le sol qui ne peut la nourrir, et l'aspect étonnamment velu de ses fleurs. C'est tout bon : elle vit plus longtemps et se ressème beaucoup.

http://www.florealpes.com/fiche_digitalejaune.php

  

19/06/2013

Viburnum lantana, la suite

 

Ceux qui suivent régulièrement ce blog se souviennent sans doute de cet arbuste qui s'était installé à Romilly. Nous en avions discuté pour conclure que c'était probablement Viburnum lantana. Il ne restait plus qu'à attendre la floraison pour le vérifier.

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2013/02/26/qui-suis...

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2013/03/03/les-poil...

Mais il y a eu les inondations et il en a souffert comme bien d'autres. L'arbuste est aujourd'hui en bonne santé mais je ne peux vous montrer que le début de la floraison et ce qu'il reste des fruits qui ont réussi à se former. Je crois que cela suffit à confirmer qu'il s'agit de Viburnum latana.

Le 20 avril :

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Le 29 avril :

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Le 5 juin :

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Le 17 juin, après 1 mois d'inondations, il reste peu de fruits :

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En voici un autre, pas inondé, le l6 avril 2007 à Trifouilly :

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Stachys sylvatica, une petite nouvelle

 

Depuis deux mois je suis souvent absente et je n'entretiens pas le terrain de Romilly à cause de l'inondation et maintenant des moustiques. Des zones à peu près nettoyées sont redevenues très sauvages. Quand il y a trop d'ombre pour les orties, c'est la ronce bleue qui prolifère comme dans cette zone :

1 stachys sylvatica romi 17 juin 2013 036.jpg

Au milieu de ces ronces trône un joli épi rose, une plante que je ne connaissais pas. Gênée par les ronces, fatiguée par la chaleur sous mes vêtements imperméables et harcelée malgré ces vêtements difficilement supportables par les moustiques, je me suis contentée de la photographier de loin dans le but de lui donner un nom.

Pour reconnaître une plante sauvage, il y a un site très pratique :

http://plantes.sauvages.free.fr/user/tx_especes/index_mot...

Je l'ai trouvée tout de suite. C'est Stachys sylvatica, l'épiaire des bois. On l'appelle aussi ortie puante parce qu'il parait qu'elle pue. Mais pour l'odeur j'ai trouvé des contradictions. Elle aurait une odeur de cèpe et est utilisée pour cela en cuisine par les amateurs de plantes sauvages comestibles.

Elle aime les bois frais, les lieux ombragés, la proximité de l'eau, en terrain riche et basique. Il y a tout ce qui lui plaît à Romilly.

Elle fait partie de la famille des Lamiacées et sa fleur est typique. Ses feuilles opposées sont en forme de cœur. Elle est bien poilue. J'aurai l'occasion de faire de meilleures photos, d'autant plus qu'il y aura bientôt de plus beaux épis car la coquine a une souche rampante et va vite s'étaler.

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16/06/2013

Orlaya grandiflora

 

C'est une carotte très améliorée sur le plan esthétique grâce à de grands pétales externes. Je l'avais photographiée à Marnay sur Seine le 4 juillet 2008 :

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A cette époque elle commence à former ses fruits :

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Elle est toujours là le 16 juin 2013 :

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Orlaya est une annuelle ou bisannuelle, une jolie sauvageonne de nos régions qui aime l'argile et le calcaire. Mais par sa beauté elle mérite une place dans nos jardins. Il suffit de la semer une seule fois. Elle fait ses fruits et elle meure. Mais ces fruits gros et lourds tombent au pied de la plante-mère et l'année suivante il y a une nouvelle plante au même endroit. A Marnay elle a été semée en 2000, la date est en bas à gauche :

af orlaya marnay 16 juin 2013 050 (1).jpg

Un joli coléoptère se délecte du pollen et en est tout saupoudré. C'est Trichodes alvearius, le trichode des ruches :

trichodes alvearius marnay 16 juin 2013 050 (7).jpg

Il est plus rare que son cousin Trichodes apiarius le clairon des abeilles :

trichodes apiarius pr 30 juin 2012 134.jpg

Pour les distinguer : alvearius a une bande noire un peu en relief tout le long de la jonction des élytres et sa première bande noire transversale est en V. Il est très velu. L'extrémité de ses élytres est rouge alors qu'elle est noire chez apiarius.

Les deux espèces se voient à l'état adulte sur les fleurs d'ombellifères où elles se gavent de pollen. Mais les larves se développent dans les nids d'hyménoptères sauvages où elles se nourrissent des larves.

 

01/06/2013

Une stellaire

 

C'est encore une jolie plante sauvage que je ne connaissais pas. Je l'ai vue aux Grandes Bruyères le 18 mai.

Les jolis tapis d'épimedium ne sont plus en fleurs mais ils sont un peu colonisés sur les bords par de jolies fleurettes, un géranium

epimedium geranium gb 18 mai 2013 126.jpg

 

et ces jolies fleurs blanches

epimedium stellaria gb 18 mai 2013 125.jpg

 

C'est ensuite que j'ai vu que ces fleurs blanches étaient un peu partout, sans doute installées toutes seules car elles avaient une prédilection pour les bruyères, les pervenches, toujours une plante déjà installée. Elles formaient de belles touffes :

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Les pétales très incisés de ses fleurs m'ont aussitôt fait penser à une stellaire :

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Son feuillage fin ressemble à celui d'une graminée :

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Je crois qu'il s'agit de Stellaria holostea qui aime les régions boisées pas trop sèches :

http://www.luontoportti.com/suomi/fr/kukkakasvit/stellair...

 

La nature est pleine de ravissants trésors, souvent aussi beaux que les plantes cultivées.

  

25/05/2013

Mespilus germanica

 

Le néflier est en fleurs, prêt pour la production fruitière mais j'ai malheureusement été obligée de le tailler il y a un mois parce qu'on ne pouvait plus passer. Il sera plus dense et plus beau l'an prochain.

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Il a des amateurs :

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Mespilus germanica n'est pas originaire d'Allemagne mais d'Asie et il s'est bien naturalisé en Europe. D'ailleurs celui-ci est bien sauvage. Il suffit de le regarder pour s'en persuader. Qui aurait osé le planter si près de la maison et surtout complètement accolé à un très grand chêne ? Ses multiples troncs enserrent le gros tronc du chêne :

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Le grillage qu'il repousse maintenant avait servi à transformer la moitié du terrain en enclos pour un chien complètement fou nommé Zorro. Son exubérance, sans jamais la moindre agressivité, aurait affolé même Zorro.

On peut s'étonner que le chêne soit si près de la maison. Avant la construction nous étions venus sur le terrain avec les plans et l'architecte, un spécialiste du respect des arbres, pour orienter la maison au degré près afin de garder le chêne. L'architecte avait fait ce qu'il faut, il appelait cela gaîner, pour que les racines ne passent jamais sous la maison. La terrible tempête de 1999 avait fortement bousculé le chêne, sans conséquences pour la maison.

Il y a un deuxième néflier en sous-bois. Trop à l'ombre, il fleurit peu. Il y en avait même un troisième, lui aussi trop à l'ombre, je l'ai donné.

 

23/05/2013

La floraison du houx

 

Le houx, Ilex aquifolium, est en fleurs, avec 20 jours de retard comme les autres arbres et arbustes.

 

Aux Grandes Bruyères le 18 mai, c'est un mâle :

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Nous pouvons étudier cette floraison plus en détail avec mes houx sauvages de Veneux. Le 2 mai les fleurs sont encore en boutons :

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Comme pour toutes les plantes dioïques il faut savoir distinguer les sexes.

 

Les fleurs mâles ont 4 belles étamines avec des filets longs et des anthères à 2 loges bien développées. Le pistil est à peu près inexistant ou réduit à une tache rose :

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Les fleurs femelles sont remarquable par la taille du pistil formé d'un très gros ovaire avec le stigmate directement posé dessus, sans style. Cet ovaire est si gros qu'on ne voit d'abord que lui quand le bouton s'ouvre. Les 4 étamines stériles sont à peu près réduites au filet avec au bout quelque chose de petit et informe, sans pollen.

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18/05/2013

Retour à Ingrannes

 

Je n'étais pas retournée à l'arboretum des Grandes Bruyères depuis 6 mois. Il était temps que j'aille de nouveau admirer les superbes plantes de cet arboretum.

 

Le trajet fut un enchantement. Les genêts étaient en fleurs. Dans la forêt ils étaient tout le long des routes du côté le mieux exposé et dans la moindre trouée parmi les arbres. Cytisus scoparius, le genêt à balai, ainsi appelé parce qu'on en faisait des balais mais il servait aussi de monture aux sorcières, est un superbe envahisseur. Il faut dire qu'il a une façon très efficace de faire exploser ses fruits pour envoyer les graines au loin.

 

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Arrivée dans le Loiret, j'en voyais de plus en plus, le long des routes mais aussi dans les champs non cultivés, dans les jardins. Le long du chemin d'accès à l'arboretum ils formaient une ligne continue :

 

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Il n'est donc pas étonnant qu'il se soit introduit dans cet arboretum où on respecte la flore sauvage. Il y en avait un peu partout et c'était l'une des plus belles plantes de l'arboretum :

 

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16/05/2013

Galium, les gaillets

 

Le genre Galium comprend de nombreuses espèces. Je ne vous parlerai que des deux les plus communes en France et présentes sur mon terrain.

 

 

Vous avez peut-être remarqué que la lunaire vivace dominait un joli tapis aux fleurettes blanches. C'est Galium odoratum ou Asperula odorata, l'aspérule ou gaillet odorant. Elle ne sent rien, l'odeur apparaît quand on la coupe, la froisse ou lorsqu'elle est séchée. Elle n'est pas spontanée car le terrain ne lui convient pas. Il y a bien le sous-bois qu'elle aime mais pas l'humidité qui lui est nécessaire. Je l'ai plantée il y a longtemps, quand je n'y connaissais rien et ne tenais pas compte des besoins des plantes. Pourtant elle a survécu et devant tant d'entêtement à vivre, j'ai décidé de l'arroser de temps en temps l'été. Et ce fut l'explosion, j'en ai maintenant 10m2 et aucune plante ne lui fait peur, même pas le lierre qu'elle semble éliminer.

 

L'aspérule a un joli feuillage, des feuilles disposées en verticilles. Les tiges fines sont carrées. Les fleurs sont groupées. Une fleur a 4 pétales disposés en étoile,  4 étamines, 2 pistils qui donneront 2 fruits. Ces fruits sont couverts de minuscules crochets qui forment comme du velcro qui s'accroche aux vêtements et aux poils des animaux pour se disséminer alentour.

 

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L'autre gaillet, c'est le gaillet-gratteron, Galium aperine. Il n'est pas très beau et il est casse-pieds. Il est annuel, il grimpe en s'accrochant à tout ce qu'il trouve. Ses fleurs sont semblables à celles de l'aspérule mais plus petites et dispersées, on ne les remarque pas. Il a les mêmes tiges carrées et les feuilles disposées en verticilles mais elles sont couvertes de petits poils en crochet style velcro comme les fruits et c'est pourquoi il se colle à vous quand vous passez. Les fruits ressemblent à ceux de l'aspérule, groupés par deux. Il y en a à Veneux mais pas trop car lui aussi a besoin d'un peu d'humidité. A Romilly il se plait, je l'arrache par poignées.

 

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10/05/2013

Ajuga reptans

 

La bugle rampante est un joli couvre-sol. J'avais tenté d'en planter à Veneux, elle n'avait pas survécu, le sol est trop sec. Mais à Romilly elle est spontanée et prolifère. Elle ne se fait remarquer que lorsqu'elle est en fleurs, sauf pour les cultivars à feuillage rouge.

 

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09/05/2013

Cardamine pratensis

  

La crue de la Seine passe maintenant à Romilly mais la ville est assez loin de la Seine. Ce qui est à craindre sur mon terrain, c'est la montée de la nappe phréatique. Pour des montées banales de printemps (fonte des neiges) la nappe phréatique arrive en surface de mon sol et pour peu de temps, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Beaucoup de plantes sont en zone non inondée d'habitude mais qu'en est-il en ce moment ?

 

Le 20 avril j'ai planté un frémontodendron mais j'avais pris la précaution de le planter sur un bac sans fond pour le relever au dessus du risque. J'espère que cela suffira, il n'aime pas nager, surtout à la belle saison.

 

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Une nouvelle plante s'est installée sans autorisation mais elle est acceptée avec plaisir car elle est très mignonne et égaie les zones herbeuses. C'est la cardamine des prés. Il est possible que le l'aie ramenée de Veneux où elle est beaucoup plus petite à cause de la sécheresse du terrain mais s'entête à y vivre depuis des années.

 

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Les feuilles basses peuvent être consommées en salade mais je vous le déconseille sauf si elle est prélevée dans un jardin de ville. Elle peut en effet être infestée par la douve du foie, comme le cresson sauvage ou le pissenlit. Ce parasite est transmis par les ovins, les bovins et le ragondin. Un lavage soigneux et prolongé ne suffit pas à l'éliminer, seule la cuisson la détruit de façon certaine.

 

 

07/05/2013

Ail et fines herbes

 

Sur mon terrain de Veneux, j'ai deux plantes qui remplacent l'ail tout en fournissant de la verdure, l'ail des ours et l'alliaire. Leurs avantages : aucun effort à faire pour les cultiver, un goût d'ail avec fraîcheur, une meilleure digestibilité que l'ail, pas d'effet sur l'haleine.

 

Je vous ai déjà présenté l'ail des ours, Allium ursinum. Il est en ce moment au maximum de sa floraison ce qui ajoute l'esthétique à son intérêt culinaire :

 

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J'en ai planté 3 pieds et depuis je ne m'en occupe pas. Il s'étend un peu plus chaque année.

 

Tout est comestible dans l'ail des ours mais je n'utilise que les feuilles. Il est évident que prendre le bulbe détruit la plante. Utiliser les boutons floraux, les fleurs, les graines empêche la propagation de cette plante merveilleuse.

 

Il n'est présent que quelques mois dans l'année mais on peut le conserver : en poudre (sécher puis moudre les feuilles, c'est sous cette forme qu'on le vend en épicerie fine), les feuilles au congélateur, en pesto conservé au mieux en congélateur.

 

Nombreuses recettes : http://www.la.cuisine-sauvage.org/les-plants/lail-des-our...

 

 

L'alliaire, Alliaria petiolata, est une petite sauvage qui a toujours vécu sur mon terrain mais en petite quantité sans doute parce qu'il ne lui convient pas mais elle reste fidèle.

 

 

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Les feuilles sont utilisées finement ciselées dans les salades mais ne supportent pas la cuisson. Les graines ont un goût très fort et servent de condiment.

 

Elle est bisannuelle et se ressème n'importe où. Il faut donc accepter son humeur vagabonde.

 

 

Pour voir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'anatomie de l'ail des ours :

 

 

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/02/18/allium-u...

 

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/05/02/allium-u...

 

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/06/15/allium-u...

 

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/06/16/les-habi...

 

 

06/05/2013

De la taille des orties

 

Il est certain que pour beaucoup de plantes la taille va dépendre de la richesse du terrain. Marie me parle d'orties de 2m de haut. C'est bien celles contre lesquelles je me bats, au point qu'elles arrivaient à me cacher l'existence d'un vieux pêcher et d'un vieux cerisier.

 

Le terrain de Romilly est riche car nous sommes dans une zone d'alluvions de la Seine toute proche et que ce terrain n'a jamais été cultivé selon les méthodes "modernes" qui détruisent les sols. Pour vous montrer à quoi j'étais affrontée, je vous ai retrouvé une photo de 2008. C'est moi sur la photo et je mesure 1m56 + l'épaisseur des talons car je porte des après-ski en plein mois de juillet et un pantalon épais pour ne pas être piquée :

 

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C'est pris de loin, on ne voit pas bien de quoi est composée cette énorme masse végétale. Pour prouver qu'il s'agit bien d'orties, j'ai fait des recadrages-agrandissements  dans des zones où on peut deviner la silhouette des plantes. En fait c'est un mélange à parts égales d'orties en fleurs et d'épilobes à petites fleurs qui, eux aussi, dépassent la taille habituelle. Sur la deuxième photo deux orties sont bien reconnaissable au centre où elles dépassent et les épilobes sur les côtés :

 

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A Veneux je leur ai réservé une zone peu accessible au bord d'une mare. Le terrain est très sec et très pauvre et elles ont du mal à atteindre le mètre même en plein été :

 

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30/04/2013

Un autre coin bien fleuri

La scène est dominée par le grand sureau Sambucus kamtschatica difficile à photographier en entier :

 

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A ses pieds le Camellia 'Paul Maymou' et le laurier-tin défleuri depuis peu :

 

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Plus à gauche le Rhododendron 'Cunningham's White' commence à peine à fleurir :

 

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Devant s'étale un large tapis de monnaie du Pape :

 

 

 

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28/04/2013

Valeriana officinalis

J'adore la valériane officinale (rien à voir avec la valériane des jardins, Centranthus ruber). C'est une plante médicinale inscrite à la pharmacopée mais il faut utiliser ses racines et il n'est pas question que j'y touche si je n'en ai pas davantage de plants). Ce qui m'intéresse surtout c'est son élégance, la beauté de ses feuilles et de ses fleurs.

 

Elle aime les terrains calcaires et un peu humides. J'ai pour cela tout ce qu'il lui faut. Il y en avait à Trifouilly. J'ai eu le plaisir de la découvrir à Romilly en 2010 au pied d'un sureau :

 

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Elle était toujours là en 2011 mais ne s'était pas multipliée :

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Je ne l'ai pas retrouvée en 2012 et j'étais déçue. Cette année j'en ai donc acheté un pied que je m'apprêtais à planter devant le même sureau :

 

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C'est alors que j'ai aperçu un jeune plant de l'autre côté du sureau. Par bonheur elle s'était ressemée avant de mourir, sans doute de soif en été :

 

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La voici en détail, photographiée les années précédentes :

 

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Elle ne plait pas qu'à moi :

 

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Elle améliore le sol en attirant de nombreux vers de terre. Elle plait aussi aux chats, mais c'est une autre histoire.

 

C'est une plante de terrain humide, je l'arroserai l'été pour ne plus la perdre.

 

19/04/2013

L'abeille et le prunellier

 

A Romilly, sur un terrain non entretenu en face du mien, j'ai vu un magnifique prunelier. Il a dû pousser très vite car je ne l'avais pas remarqué l'année précédente. Il est couvert de fleurs, en rangs serrés.

 

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Une abeille ne savait plus où donner de la trompe :

 

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Je crains que plus tard elle ne soit tombée à pic, entrainée par son overdose de pollen :

 

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Je n'ai trouvé qu'une seule branche sans fleurs. J'en ai tiré 3 boutures.

 

 

13/04/2013

L'anémone sylvie

Notre mignonne anémone locale, Anemone nemorosa, est en fleurs. Je l'avais déjà vue au bord de la route samedi dernier de retour de Lorrez le Bocage mais il n'était pas possible de se garer pour la photographier.

 

Mais c'est dans la forêt de Fontainebleau qu'elle est la plus abondante. Elle y forme de vastes tapis en profitant de l'absence de feuilles pour se dorer au soleil. Elle est si petite que les tontes fréquentes des bords de routes ne la gênent pas. La voici au bord de la Route Ronde entre la N6 et la N7 :

 

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et sous les arbres :

 

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Les touffes souvent bien denses se laissent parfois ponctuer du jaune d'une ficaire ou d'un pissenlit :

 

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Comme la ficaire, elle disparaît totalement après la floraison. J'en ai planté une touffe dans mon jardin il y a quelques années. Elle est toujours là mais elle ne s'étend pas. Le terrain est sans doute trop sec pour elle :

 

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12/04/2013

Fleurs

 

Les floraisons continuent à Veneux. Les fleurs précédentes sont encore là, les jonquilles et même quelques perce-neige. Hellébore et jacinthes naturalisées sont au mieux de leur forme :

 

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La ravissante petite ficaire a envahi tout le terrain dans la moindre zone libre, mais aussi elle émerge du lierre et du lamium, envahit les joints des dalles, les pots. Elle illumine de ses fleurs jaune vif et de son feuillage bien vert et disparaitra dès sa floraison terminée :

 

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Les fleurs de petite pervenche sont si nombreuses qu'elles se permettent quelques fantaisies, corolles à 4 pétales et corolles doubles :

 

 

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Les grands narcisses vont remplacer peu à peu les jonquilles :

 

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D'autres fleurs de camellia s'ouvrent :

 

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22/03/2013

Forsythia

On commence à apercevoir quelques fleurs de forsythia dans les jardins mais le plus beau rencontré aujourd'hui était chez un voisin à Romilly. Le mien, juste en face n'est pas encore en fleurs mais il a été planté il y a moins d'un an et celui du voisin est beaucoup plus vieux :

 

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A ses pieds et devant lui il dispose d'un parterre d'admiratrices, des primevères de toutes les couleurs :

 

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Mes primevères aussi sont en fleurs mais plus dispersées et toutes sont blanches :

 

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Au bord d'un fossé de drainage, les premiers Caltha palustris se mirent dans l'eau :

 

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19/03/2013

Scilla bifolia, l'adorable scille à deux feuilles

Les fleurs de perce-neige sont de plus en plus rares, elles se transforment en fruits. Les jonquilles les remplacent. Le terrain était tout blanc, il devient peu à peu tout jaune.

 

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Mais il est une zone au sud-est du terrain que ni les perce-neige, ni les jonquilles, n'osent envahir. Cette zone c'est le domaine des très petites scilles à deux feuilles. Elles étaient là il y a 40 ans et, bien que le terrain soit trop sec pour elles, elles sont toujours là. Ici, le sol est vert toute l'année grâce au lierre et maintenant ce vert s'illumine d'éclairs bleus.

 

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Ces minuscules scilles n'ont vraiment que 2 feuilles, exceptionnellement 3 :

 

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Elles sont aussi ravissantes en boutons

 

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qu'en fleurs :

 

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Comme toute monocotylédone bien née ses fleurs exhibent leurs éléments par multiple de 3 :

 

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z scilla près coeur 3 mars 2011 010.jpg

Elle a essaimé un peu sur le reste du terrain, même au bord de l'escalier d'accès à la maison.

 

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08/03/2013

Narcissus pseudonarcissus, la mutation

 

Hier on ne voyait que quelques jonquilles et ce matin elles s'étaient toutes épanouies d'un seul coup sur tout le terrain.

 

Je les appelle jonquilles parce que c'est ainsi qu'on les nomme dans la plupart des régions. Mais ce n'est pas Narcissus jonquilla qui a des fleurs groupées à la corolle d'un jaune uniforme.

 

Narcissus pseudonarcissus, jonquille ou narcisse des bois, est le narcisse sauvage le plus répandu dans notre pays. La fleur de grande taille en proportion de la taille de la plante est formée de 6 tépales entourant un tube central. Les tépales sont plus pâles que le tube. Une bractée encore plus pâle surmonte le tout :

 

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Le centre du tube est occupé par 6 étamines qui restent reliées entre elles et encerclent le style en laissant émerger le stigmate :

 

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On peut compter 12 loges polliniques soit 6 anthères :

 

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Mais cette année mes jonquilles m'ont réservé une surprise : une mutation à fleur double. Les pervenches m'avaient déjà fait cette blague mais c'est la première fois pour les jonquilles. En fait cela devait déjà exister l'an dernier parce que c'est une touffe où on voit déjà 2 fleurs doubles donc le bulbe s'est déjà multiplié.

 

On voit nettement les tépales clairs à l'extérieur. Les nombreux pétales plus foncés au centre, de la couleur du tube qu'on ne peut plus y reconnaître, sont formés par les étamines transformées en pétales. Le tout a un aspect un peu froissé, un peu brouillon :

 

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On dit qu'il lui faut un sol suffisamment humide pour qu'il s'installe durablement. Pourtant sur mon sol très sec il prolifère et envahit. Il se multiplie par multiplication des bulbes donnant des touffes de plus en plus denses et par semis pour envahir tout le terrain, aussi envahissant que les perce-neige. En fait tous les bulbes printaniers se naturalisent et prolifèrent sur mon terrain. Au printemps il y a suffisamment de pluie pour qu'ils ne souffrent pas et l'été ils sont en dormance et le sable si sec leur évite alors de pourrir. Ils étaient localisés au nord est lors de l'achat du terrain. Maintenant ils sont partout, ils ont grimpé sur les buttes, ils ont envahi les escaliers, ils sont jusqu'à la route au sud-ouest. Cet été j'en mettrai à Romilly. Même s'ils ne sont plus visibles en été, il me suffit de planter une bêche n'importe où pour en ramener une dizaine.

 

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26/02/2013

Qui suis-je ?

Au printemps dernier j'avais installé à Romilly une grosse jardinière, environ 70 x 50 x 50cm pour cultiver quelques petites plantes aromatiques. Je ne m'en suis pas beaucoup occupée, mes plantes ont disparu, étouffées par des plantes sauvages. Mais il en a émergé rapidement un arbuste, jusqu'à 80cm de haut, belles feuilles vertes épaisses et des bourgeons floraux en octobre :

 

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J'attendais l'épanouissement de ces bourgeons floraux pour savoir ce que c'est. Mais 4 mois plus tard, le 16 février, nous en sommes toujours au même point :

 

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J'ai l'impression que ce bourgeon cache un corymbe. Serait-ce la viorne lantane ? Elle existe peut-être dans la région, le terrain lui conviendrait parfaitement. Si c'est elle, il faudra attendre jusqu'en avril l'apparition des fleurs. Il me tarde de savoir qui elle est. Si vous avez une idée…

 

 

PS. J'ai fait des recadrages avec très fort agrandissement (on était passé de 53 Mo à 286 Ko) dans des zones où on aperçoit des poils. Ils semblent disposés en groupes en étoile.

 

 

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10/02/2013

Viscum album, les embryons

Sur la route entre Moret et Montigny, dans la plaine de Sorques, les barrières à crapauds sur les crapauducs sont en place depuis plusieurs jours. C'est tôt, mais il vaut mieux se méfier des variations annuelles difficilement prévisibles.

 

C'est dans la plaine de Sorques que j'avais repéré des boules de gui faciles à observer sur un arbre pas trop haut et avec des branches basses envahies. Cette fois encore j'ai eu la chance de voir la migration des embryons d'un fruit qui n'avait pas pu aller plus loin dans le bec d'un oiseau. Les embryons pendent soutenus par la pulpe. Dès qu'ils toucheront une branche, ils s'y colleront grâce à la viscine, substance collante, et plus tard enverront leur suçoir à travers l'écorce.

 

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28/01/2013

Le sureau des Canaries et les oreilles de Judas

 

Après cette période de quelques jours de neige et des températures qui ont pu descendre jusqu'à -5°C, ma colonie d'oreilles de Judas, Auricularia auricula-judae, est en pleine forme, individus resplendissants et plus nombreux que jamais. Ce champignon est présent toute l'année sauf quand le temps est trop sec donc en été. Il ne craint pas le froid et, comme tous les champignons, adore l'humidité. Voici donc la colonie sur le tronc de sureau mort :

 

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Sambucus palmensis, le sureau des Canaries a perdu toutes ses feuilles sous le poids de la neige. Mais c'est parce qu'elles étaient prêtes à tomber. En effet ce sureau se comporte à Veneux comme semi-caduc. Les feuilles tombent lorsqu'elles sont poussées par le débourrage des nouveaux bourgeons et cela se produit en général en janvier. C'est bien ce qui se passe encore cette année et voici les jeunes feuilles :

 

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Ces photos sont prises au téléobjectif parce que cela se passe à 4m de haut. Il a en effet la morphologie d'un arbre avec un tronc élevé. Ce débourrage est sans risque en cas de gel. J'ai déjà vu une fois des jeunes feuilles supporter -8°C sans flétrir. Mais en descendant j'ai fait une découverte : une nouvelle colonie d'oreilles de Judas sur une grosse branche morte que je n'avais que partiellement coupée, juste ce qu'il faut pour qu'elle ne casse pas en entrainant l'écorce du tronc :

 

 

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Ce champignon est un saprophyte, il est sans danger pour l'arbre. Je vais cependant couper cette branche pour transporter la colonie à un autre endroit, près d'un tronc mort de grande taille couché où j'aimerais bien qu'il forme une grosse colonie. J'ai déjà fait une telle tentative, cela n'a pas marché. Ce champignon se dissémine quand il veut, pas quand je veux. Je n'y toucherai pour le consommer que lorsqu'il y en aura beaucoup plus.

 

25/01/2013

Cantines, la relève

Les fruits mûrs du lierre ne sont pas encore assez nombreux mais c'est pour bientôt.

 

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30/12/2012

Auricularia auricula-judae

 

Sur le tronc mort de sureau que je conserve précieusement au fond du jardin parce qu'il porte cette colonie de champignons, les oreilles de Judas sont toujours là.

 

Auricularia auricula-judae, oreille de Judas, le champignon noir de la cuisine chinoise, pousse sur les troncs âgés ou morts de feuillus, surtout les sureaux. Mes champignons ont bien aimé l'automne pluvieux. Ils sont là une bonne partie de l'année, ils disparaissent en cas de sécheresse prolongée.

 

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22/12/2012

Sorbus latifolia

Il y a tellement à voir au Jardin des Plantes, j'en découvre chaque fois.

 

J'ai trouvé un jeune exemplaire du vrai alisier de Fontainebleau, forme botanique, dans sa parure d'automne. La forme de ses feuilles est bien différente de celles du cultivar horticole 'Henk Vink' que je vous avais montré.

 

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17/12/2012

Viscum album

Je vous avais déjà montré cet arbre couvert de gui :

 

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Il est loin de la route et je ne savais pas de quelle espèce il était. Le 19 novembre, alors qu'il n'avait presque plus de feuilles, un grand besoin de savoir m'a submergée. Je m'en suis approchée mais c'est un très grand arbre, les feuilles sont très haut et le temps est très sombre :

 

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Voici donc des feuilles au sol, c'est plus facile :

 

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Je pense que c'est un peuplier noir, l'un des hôtes préférés du gui.

 

Au début était l'embryon :

 

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03/12/2012

Clematis vitalba

Cette liane somptueuse est à admirer dans la nature. Regardons la maintenant de plus près.

 

Les fleurs très blanches sont petites mais très nombreuses, en bouquets denses, et la floraison dure de fin mai à fin août. Ces photos ont été prises du 3 juin au 27 août :

 

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Cette floraison est suivie par une fructification encore plus décorative qui débute en septembre et durera tout l'hiver :

 

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Si vous avez, comme moi, perdu trop de clématites à grandes fleurs, pourquoi ne pas tenter d'apprivoiser au jardin cette plante magnifique qui n'a besoin de personne pour vivre 25 ans ou plus. Son caractère exubérant, en apparence incontrôlable, vous inquiète ? Il ne faut pas l'installer sur un autre végétal. Sur un arbuste ou un petit arbre elle aurait le tort de vite le cacher au regard et de le priver de lumière. Sur un grand arbre elle peut monter jusqu'à 30m et vous ne pourriez profiter de sa beauté. Il faut lui donner un support qui l'obligera à limiter sa taille et où elle restera contrôlable.

 

Sur une arche :

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Sur un support installé à son intention où elle remplacera  son expansion en hauteur par une végétation dense :

 

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