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15/07/2012

Les visiteurs de la reine-des-prés

A Romilly il n'y a pas autant d'abeilles qu'à Paris car il n'y a pas de ruches à proximité, mon terrain est dans une zone boisée. Mais il y a d'autres petits gourmands, les bourdons sont les plus nombreux.

 

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Mais les bourdons et les abeilles ne se contentent pas de consommer sur place. Il leur faut ramener de la nourriture au nid ou à la ruche. Pour ramener des provisions à la maison il faut un panier. Pour ces bestioles, les spécialistes appellent cela corbeille ou corbicule. Ce dispositif ne concerne que les femelles, les mâles n'ont rien à faire de l'approvisionnement des larves.

 

Cette belle femelle bourdon photographiée sur Filipendula montre bien sa corbeille. C'est un élargissement et aplatissement du tibia de la 3ème patte, lisse et brillant et bordé de longs poils. Le métatarse est également élargi. La dame ramène le pollen dispersé sur ses poils avec ses pattes équipées de poils et de peignes et l'entasse sur la corbeille. Arrivée au nid elle le déposera en le poussant avec ses pattes. Le pollen sur le corps sert à féconder les fleurs, quand il est amassé en boule sur la corbeille, il ne sert plus que pour le nid. Il faut bien que tout le monde trouve son compte dans cette coopération. Cette dame bourdon est très sombre, il faudra bien regarder pour voir les longs poils au bord de la corbeille, ils sont plus nets que les poils du corps à l'arrière-plan :

 

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k tibia bourdon cl romi 22 juin 2012 p 091.jpg

Je vous en ai trouvé une au pelage plus clair dans mes archives. Elle a déjà accumulé du pollen :

 

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Celle-ci a été photographiée un 19 mars. C'est sans doute une reine. A cette époque on ne voit que les reines qui construisent leur nid et nourrissent leurs premières larves :

 

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L'abeille a un dispositif semblable :

 

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Ce bourdon est sans doute un mâle, ses pattes arrière sont fines et dépourvues de corbicule :

 

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Il nous reste à voir les fruits, c'est pour la prochaine fois.

 

 

Reine-des-prés

 

Filipendula ulmaria est un peu partout sur le terrain de Romilly. Lorsque je défriche, je n'utilise pas la débroussailleuse, un instrument dont j'ignore totalement l'usage car il me ferait détruire une multitude de trésors. J'élimine les envahisseuses, sans détruire totalement aucune espèce, presque plante par plante. Je conserve toutes les reines des près et elles sont de plus en plus nombreuses, elles se faufilent partout.

 

Fin mai on voit déjà les inflorescences en boutons :

 

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Fin juin débute la floraison.

 

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14/07/2012

Filipendula ulmaria

Une touffe de la Reine-des-prés, une de nos plus belles plantes médicinales a trouvé sa place au Jardin des Plantes de Paris. Très mellifère, elle n'a pas manqué d'attirer quelques abeilles.

 

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Bien qu'elle ne soit pas en danger, elle est en nette diminution en France parce qu'elle aime les zones humides que nous éprouvons le besoin de les éliminer, pas toujours de façon justifiée.

 

Ses utilisations thérapeutiques sont nombreuses et c'est à partir d'elle que Bayer a produit pour la première fois l'aspirine vers 1890. Elle a donné son nom à l'aspirine car elle s'appelait alors Spiraea ulmaria.

 

Anti-inflammatoire, antalgique, antirhumatismale, elle est mieux tolérée par l'estomac que l'aspirine car, en plus de l'acide salicylique (l'aspirine est l'acide acétylsalicylique) elle contient bien d'autres composants et est utilisée aussi contre les gastrites, l'hyperacidité, l'ulcère, comme protecteur des muqueuses. Et elle a encore d'autres utilisations. Elle fait partie de la pharmacopée française et est en vente libre.

 

La belle est copieusement présente sur mon terrain humide de Romilly et nous l'étudierons de façon plus détaillée et surtout prolongée jusqu'à la fructification.

 

 

11/07/2012

Ligustrum vulgare

Nous avons beaucoup parlé de troènes asiatiques. Mais le nôtre est très beau aussi. Il est abondant dans la nature et vous l'avez sans doute rencontré. Vous avez sans doute apprécié sa grâce, sa beauté, son parfum. Peut-être sans savoir son nom. C'était mon cas il n'y a pas si longtemps. On nous a montré des troènes dans les jardins mais pas "ce troène là", plutôt un troène qui ne fleurit jamais, avec une coupe stricte au carré.

 

En effet il est taillable et corvéable à merci. Il supporte plusieurs tailles par an. Il a un feuillage dense, ramifié, jusqu'au sol, semi-permanent ou plus souvent permanent sauf en climat très froid (il supporte jusqu'à la zone 4). S'il est taillé, il ne fleurit pas. On en fait des haies semblables aux haies de thuyas, ce que certains appellent le béton vert. Mais pourquoi, pour le même résultat fonctionnel et esthétique, ne pas utiliser du vrai béton qu'on peindrait en vert. Cela demanderait moins d'entretien. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

 

Si j'ai envie de vous parler du troène d'Europe, Ligustrum vulgare, c'est parce qu'il est en fleurs un peu partout dans la campagne en ce moment et aussi parce que j'ai rencontré une merveilleuse haie de troènes, de troènes libres.

 

Cela se passe au Jardin Botanique de Marnay sur Seine. C'est une très longue haie impénétrable d'arbustes de 3m de haut, fleuris, parfumés, vrombissants de joyeux butineurs. Elle est difficile à photographier dans son ensemble car la haie est très longue et il y a beaucoup de plantes devant. Sur la première photo, elle est au fond et je n'ai pas pu la prendre encore dans toute sa longueur.

 

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C'est beau, ça sent bon, c'est plein de vie, c'est mellifère, cela ne demande pas d'entretien, c'est impénétrable. Il aime un sol frais mais supporte la sécheresse. Il supporte la pollution. Il accepte, et même apprécie le calcaire.

28/06/2012

La nature à Paris

Une autre jolie sauvageonne se fait remarquer parce qu'elle a installé ses touffes tout autour du jardin appelé école de botanique.

 

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La campanule raiponce est une bien jolie bisannuelle qui daigne parfois s'installer dans la zone ensoleillée de mon terrain de Veneux.

 

Elle a même osé s'installer en face d'un groupe de campanules cultivées

 

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et il est vrai qu'elle est aussi belle.

 

La bryone dioïque aussi est fréquente dans la région

 

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Je l'avais photographiée sur une parcelle non attribuée d'une zone commerciale à Nemours :

 

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Mais à Paris les jardiniers ont profité de son exubérance pour l'installer sur un grillage. C'est voulu puisqu'ils lui ont même attribué une étiquette :

 

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Une vigne vierge est encore plus exubérante :

 

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Sur le terrain maintenu sauvage, il y a de belles prairies fleuries :

 

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27/06/2012

Aster sauvage

Au Jardin des Pantes de Paris des espaces ont été volontairement laissés à la flore sauvage et elle ne se fait pas prier pour en profiter. Parmi ces plantes spontanées j'ai revu avec plaisir l'aster qui s'installe sur mon terrain de Romilly partout où j'ai défriché. Ses petites fleurs blanches égaient tout l'été. Il est étroit mais mesure un peu plus d'1m de haut. C'est une jolie plante vivace qui aime les sols un peu frais.

 

A Paris :

 

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A Romilly :

 

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Je pense qu'il s'agit d'Aster lanceolatus devenu Symphiotrichum lanceolatum, un américain qui s'est bien installé en Europe.

 

27/05/2012

L'iris des marais

 

Iris pseudacorus. C'est l'une des plus belles plantes sauvages du terrain de Romilly et la fleur la plus éclatante. Ses belles feuilles dressées sont visibles dès mars :

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Ses rhizomes ont envahi les bords de la mare sur la moitié de la circonférence. La mare reçoit très peu de soleil mais cela ne les empêche pas de fleurir :

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Il se sont semés sur le reste du terrain, bien au-dessus de la mare. Je ne les y arrose jamais et la touffe photographiée ici a parfaitement supporté l'énorme sécheresse de l'an dernier. Là ils sont en plein soleil et c'est sans doute la raison du coloris un peu différent, un jaune plus soutenu :

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C'est la fleur de lys de la royauté :

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12/05/2012

Fragaria

 

Il existe 2 fraisiers sauvages fréquents dans la nature en France, Fragaria vesca et Fragaria moschata. Leurs fraises sont délicieuses, très parfumées mais non commercialisables car trop petites et trop fragiles. Mais quel goût et quel parfum ! Et tous deux forment d’excellents couvre-sol denses et efficaces.

 

L’espèce la plus fréquente dans la nature est Fragaria vesca, la fraise des bois. A Veneux et à Romilly elle est spontanée. A Romilly je favorise son installation comme couvre-sol en désherbant à la main puis quand le tapis est bien installé je me contente d’un fauchage au-dessus en laissant sur place les produits de coupe comme engrais. La production est importante au printemps mais continue plus faiblement jusqu’en septembre.

 

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Je n’ai pas trouvé Fragaria moschata, le fraisier musqué, sur mon terrain mais il existe dans la région. J’ai planté une variété améliorée connue depuis des siècles, le fraisier ‘Capron Royal’. Dans la zone que je vous montre ici j’avais planté 3 pieds il y a 2 ans. Ils occupent maintenant de façon bien serrée environ 4m x 4m avec quelques échappés. Il n’est pas remontant et produit peu mais ses fraises ont un parfum exceptionnel et c’est un couvre-sol de premier choix qui s’étend tout seul. Une particularité de ce fraisier : il est hexaploïde, 42 chromosomes au lieu de 14 pour les autres fraisiers.

 

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Il faut mentionner encore parmi les plantes indigènes le faux fraisier, Potentilla sterilis. Son feuillage ressemble beaucoup à celui du fraisier mais il est facile de dépister la fraude : la dent terminale d’un lobe est plus courte que les dents qui l’entoure ce qui donne une  coupe carrée alors que chez Fragaria elle est plus longue. La floraison est plus précoce, dès février. Les fleurs sont petites, blanches, les pétales sont échancrés en forme de cœur. Le fruit est très petit, sec, non comestible.

11/05/2012

Duchesnea indica


J’ai vu aujourd’hui les premières fleurs du fraisier des Indes, Duchesnea indica, que l’on peut confondre avec le fraisier des bois, Fragaria vesca, avant la floraison.

J’en avais planté 2 ou 3 pieds il y a très longtemps près de la mare parce qu’on m’avait fait croire qu’il aimait l’humidité. L’endroit ne lui a pas plu car il a presque aussitôt disparu. Plusieurs années plus tard je l’ai retrouvé au pied du mur ouest de la maison. Il y a vécu quelques années mais sans beaucoup proliférer. Cette année il en reste un peu mais vers la partie sud du mur. Et, pour la première fois, je le retrouve dans la zone la plus ensoleillée de ce terrain très boisé, en plein soleil près de la clôture sud. De toute évidence il est à la recherche du meilleur coin pour lui, de préférence ensoleillé.

 

Le feuillage est semblable à celui du fraisier. Il y a des petites différences dans la forme des lobes, l’intensité du vert, le nombre de poils… Mais si on n’a pas les deux ensemble ce n’est pas évident.

 

Feuilles de Duchesnea indica :

 

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Feuilles de Fragaria vesca, on voit bien la pilosité du pétiole :

 

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Avec la floraison, la confusion n’est plus possible. Les fleurs de Duchesnea sont jaunes

 

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Celles de Fragaria sont blanches

 

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Parfois roses chez des cultivars.

 

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Mais la couleur de la fleur n’est pas sa seule différence. Elle a une particularité qui permettra aussi de la distinguer d’une potentille dont nous parlerons plus tard et dont la fleur jaune est semblable à une différence près. La fleur de Duchesnea indica présente en dehors du calice un épicalice de grande taille débordant la corolle.

 

Sur le bouton l’épicalice est le premier à se déployer, le calice est encore plaqué sur la corolle :

 

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Epicalice, calice et corolle comportent tous 5 éléments. Sur la fleur ouverte les éléments du calice triangulaires s’intercalent entre les pétales, les éléments de l’épicalice, très larges, sont au même niveau que les pétales et les débordent largement :

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27/03/2012

Anemone nemorosa

L'anémone sylvie, cette ravissante petite sauvageonne qui envahit toutes les forêts de la région en formant des tapis vastes et denses, s'est installée aussi à l'arboretum des Grandes Bruyères.

 

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La ficaire s'y mêle parfois :

 

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14/03/2012

Scilla bifolia

Le terrain de Veneux se remplit de petites étoiles bleues. C'est l'adorable Scilla bifolia, la toute petite scille à deux feuilles. Elle est spontanée sur ce terrain. Comme les perce-neige, comme les jonquilles, elle se ressème partout et elle a commencé à escalader la butte devant la maison en suivant le bord de l'escalier. Elle est adorable.

 

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13/03/2012

Primula vulgaris

Les primevères du voisin sont en fleurs depuis novembre mais c'est maintenant qu'elles sont les plus nombreuses, pas plus que les années précédentes cependant, peut-être moins.

 

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Elles sont de plusieurs couleurs. Ce sont donc des cultivars issus de Primula vulgaris subsp. sibthorpii ou des hybrides des 3 sous-espèces.

 

Les miennes fleurissent depuis peu. Elles sont toutes absolument identiques, d'un jaune très pâle presque blanc avec un cœur jaune vif. C'est probablement l'espèce sauvage de l'ouest et du sud de l'Europe, Primula vulgaris subsp. vulgaris. Elles sont toutes proches de la mare et un peu plus nombreuses chaque année. Trois touffes viennent de s'installer sur les marches qui mènent au bord de l'eau au point que je dois regarder où je mets les pieds pour y aller.

 

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09/03/2012

Plus parasité que moi, tu meurs

 

et ce n'est pas une plaisanterie.

 

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2 viscum romi 9 mars 2012 003.jpg

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Pourtant le gui, Viscum album, n'est qu'un hémiparasite. Pourvu de chlorophylle, il subvient à la plus grande partie de ses besoins. Mais il prend à l'arbre l'eau et les sels minéraux, comme les racines d'une plante "normale" les prennent à la terre. Cependant cet arbre n'aura bientôt plus une place où mettre ses feuilles.

 

Pour la biographie du gui, voyez ici.

 

 

25/02/2012

La première jonquille

La première touffe de jonquilles, Narcissus pseudonarcissus, est en fleurs. Celle-ci a réussi à grimper l'escalier à l'assaut de la maison. Comme les perce-neige elles sont de plus en plus nombreuses et couvrent presque tout le terrain. Hier les fleurs étaient encore fermées

 

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et aujourd'hui :

 

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Les perce-neige, en fleurs depuis décembre, sont toujours là :

 

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Sur cette photo on voit bien la différence de taille du feuillage entre le grand Galanthus elwesii à gauche et le petit Galanthus nivalis à droite :

 

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C'est aussi le jour de la première petite fleur de la scille à 2 feuilles, Scilla bifolia, qui s'est semée dans le tapis de pervenche :

 

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A Romilly c'est l'Hamamelis 'Arnold Promise' qui se fait remarquer :

 

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18/02/2012

Allium ursinum

Ne rêvons pas, ici nous ne sommes pas les champions des floraisons précoces et l'ail des ours sort à peine de terre. Mais c'est ainsi que j'ai pu le repérer pour en transplanter à Romilly. Il se plait bien à Veneux près de la mare mais la surface qu'il peut occuper dans ce terrain ailleurs très sec est limitée. J'espère qu'à Romilly il va rapidement occuper de grandes surfaces.

 

Mais si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce que c'est l'occasion de montrer ce qu'on ne voit pas habituellement, son bulbe :

 

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L'ail des ours est une plante sauvage présente presque partout en France mais pas facile à repérer dans la nature. Je vous conseille donc de la cultiver si vous avez un endroit un peu ombragé et humide. Toutes les parties de la plante dégagent une très forte odeur d'ail et tout est comestible. Mais pour ne pas limiter sa propagation, je me contente des feuilles en n'en prélevant qu'une par plante. On peut les manger crues dans la salade ou cuites. On peut les conserver dans l'huile, séchées ou au congélateur où elles conservent leur goût.

 

Son goût est puissant et elle est beaucoup plus simple à cultiver que l'ail commun. Il suffit d'en planter quelques bulbes dans un terrain qui lui convient et il n'y a plus à s'en occuper.

 

Pour ceux qui ne voient pas très bien de quoi je parle, voici ce que cela donnera en avril :

 

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20/12/2011

Oreilles de Judas, le retour

Depuis 15 jours il pleut davantage. Ce n'est pas le déluge mais l'humidité est plus constante. Ma colonie d'oreilles de Judas, Auricularia (Hirneola) auricula-judae, sur le tronc de sureau mort au fond du jardin en a profité pour se réveiller. Si vous en trouvez dans une zone non polluée vous pouvez le cuisiner comme champignon noir dans la cuisine chinoise ou avec les recettes moins orientales que j'ai données (colonne de droite).

 

Ils sont encore peu nombreux et de couleur claire car très jeunes.

 

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Le plus grand mesure 15 centimètres de large :

 

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Une face inférieure :

 

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D'autres champignons apparaissent :

 

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Lorsque j'ai fait intervenir une entreprise récemment, j'ai lourdement insisté sur le respect de ce tronc mort et même, pour plus de sécurité, je suis restée à proximité. A coup de Kärcher, de tronçonneuse, d'herbicides et autres cides, ils ont un sens de la propreté qui n'est pas le mien, une propreté où le végétal est un meuble et les insectes des ennemis.

02/12/2011

Geranium

 

 

Ceux qui me connaissent se doutent bien que je ne vais pas parler des faux géraniums de balcon. D'ailleurs je les déteste. Certes, vus de loin ils peuvent donner un bel effet de masse. Mais une plante isolée vue de près est vraiment moche en comparaison de la plupart de nos vivaces. Ils ne sont faits ni pour l'extérieur puisqu'ils ne supportent pas notre hiver, ni pour la maison.

 

Nous allons donc parler du genre botanique Geranium. Je vais faire part de mes premières expériences puisque je les étudie depuis peu.

 

Il y a les sauvageons. Geranum phaeum s'est installé à Veneux en plein milieu d'un tapis de lierre prouvant ainsi son courage. Il est vivace. Il est très beau, très original. S'il réapparait l'an prochain, je penserai à prendre des graines pour le terrain de Romilly.

 

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L'herbe à Robert, Geranium robertianum, est annuel ou bisannuel mais il se ressème copieusement. Aucun terrain ne le dissuade de s'installer. Il pousse aussi bien à l'ombre très sèche de Veneux qu'en plein soleil dans le terrain plus consistant de Romilly. Il n'est pas très beau mais pas gênant. Je lui reprocherai seulement les mains qui puent quand on le touche. Il arrive parfois à s'installer en masse dans un coin libre :

 

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A Romilly un autre géranium sauvage occupe le terrain près de l'entrée. Ses fleurs sont petites mais jolies, son feuillage est beau. Je le respecte lorsque je désherbe. C'est peut-être Geranium nodosum :

 

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J'ai planté 3 géraniums horticoles, Patricia, Orion et Rozanne.

 

Je ne vous montrerai pas Patricia. Dès qu'il a ouvert sa première fleur, j'ai su que ce n'était pas lui. La fleur est d'un joli rose, le feuillage bien découpé. La floraison n'a pas battu des records de durée mais j'aurais peut-être dû le tailler si c'est bien comme je le pense Geranium sanguineum :

 

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Le Geranium 'Orion' est le plus beau. Ses fleurs d'un bleu intense sont grandes, 5cm au moins. Il est exubérant et recouvre toutes les herbes sauvages qui tentent de repousser. Il a fleuri de mai à octobre :

 

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Le Geranium 'Rozanne' est aussi très beau et aussi exubérant. Ses fleurs sont légèrement plus petites, d'un bleu un peu plus pâle avec un centre blanc plus important. Sa durée de floraison est exceptionnelle. Le 30 novembre il avait encore 3 fleurs et de nombreux boutons. S'il ne gèle pas, et rien de tel n'est prévu pour les 10 prochains jours, il fleurira encore en décembre. Le 29 mai :

 

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Le 30  novembre :

 

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Le feuillage de Orion et Rozanne commence à rougir le 30 novembre. Les feuilles d'Orion sont un peu plus grandes et plus découpées que celles de Rozanne.

Orion:

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Rozanne :

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01/12/2011

Fougère femelle ou fougère mâle

J'ai reçu des photos faites par Kusuma L; qui doivent m'aider à distinguer la fougère femelle de la fougère mâle.

 

Athyrium filix-femina, la fougère femelle :

 

1 Athyrium filix-femina[1].jpg

Dryopteris filix-mas, la fougère mâle :

 

2 Dryopteris filix-mas[1].jpg

Classiquement la différence repose sur l'aspect plus pointu et plus finement divisé de la fronde de la fougère femelle.

 

Mais si on reprend mes photos de la même fougère, elle a des aspects très différents et sur la deuxième photo on pourrait la prendre pour une fougère femelle sur ces seuls critères :

 

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4 fougère romi 22 mai 040.jpg

A mon avis le plus sûr pour les différencier c'est le bord plus finement découpé du limbe des folioles. Pour mieux voir, j'ai fait des recadrages sur les 2 photos qui m'ont été envoyées :

 

Fougère femelle :

 

5 Athyrium filix-femina détail p [1].jpg

Fougère mâle :

 

6 Dryopteris filix-mas détail [1].jpg

Ma fougère est la fougère mâle :

 

7 fougère sores romi 22 mai 045.jpg

Primevères de novembre

Ce sont des primevères de jardin banales, de celles qui fleurissent à partir de février, les mêmes que celles de mon terrain situées quelques mètres plus loin. Les miennes ont un feuillage totalement développé mais ne fleuriront sans doute qu'en fin d'hiver. Mais celles-ci, situées sur le terrain du voisin, fleurissent dès novembre et continueront à fleurir jusqu'au printemps. Je ne sais pourquoi elles se comportent ainsi. Ce n'est pas un accident dû à une variation climatique cette année. Elles se comportent ainsi tous les ans.

 

Elles ne sont pas très faciles à photographier car le jardin est clôturé et je ne vois jamais ce voisin. Les photos sont prises en glissant l'objectif entre les mailles du grillage. Le 27 novembre :

 

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primula 2 romi 27 nov 2011 044.jpg

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L'an dernier je les ai photographiées le 19 novembre :

 

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29/11/2011

Fougère mâle ou fougère femelle ?

 

La question parait idiote quand on connaît au moins vaguement le mode de reproduction des fougères. C'est pourtant le nom vernaculaire de deux fougères et ce nom botaniquement absurde a été repris en latin par les botanistes. La fougère mâle c'est Dryopteris filix-mas, la fougère femelle c'est Athyrium filix-femina.

 

On me conseille de mettre des fougères au pied de mon Acer griseum. Cela sera sans doute fait mais plus tard, quand il sera assez grand pour en émerger. Mais cela m'a rappelé l'existence d'une fougère sur mon terrain de Romilly.

 

Je ne connais rien aux fougères, ce qui m'intéresse vraiment ce sont les plantes à fleurs. Pendant les cours de botanique j'écoutais bien sûr mais sans trop faire d'efforts pour retenir. De plus les grandes fougères de la forêt de Fontainebleau, sans doute des fougères aigles, qui deviennent brunes en hiver ne me plaisent pas beaucoup.

 

Il faudrait pourtant que je m'intéresse à ma petite fougère, bien jolie, jamais brune. Son feuillage est semi-persistant, plus exactement elle est moins touffue l'hiver. D'où vient-elle ? Sans doute des bois proches, elle semble être une espèce locale adaptée au terrain malgré son pH élevé. J'ai planté l'arbousier en janvier 2009 et pour cela j'ai nettoyé cette zone encombrée de plantes diverses. J'ai remarqué cette fougère en mai 2009. Elle semble avoir profité du nettoyage du terrain pour s'installer au pied de l'arbousier. Elle est trop au soleil mais en est protégée par un saule que j'empêche de grandir et donc s'épaissit à son niveau.

 

Toutes les photos ont été prises en mai 2009 mais elle est toujours aussi belle, un peu plus étendue. Elle mesure environ 80cm de haut. Est-ce la fougère mâle ou la fougère femelle ? Elles se ressemblent beaucoup, la différence entre les deux est la finesse du feuillage. Mais si vous regardez bien les frondes sur les deux premières photos sont moins fines que sur les deux photos suivantes.

 

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Jolies fructifications à la face inférieure d'une fronde :

 

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Sur certains sores (encore un nom souvent mis au féminin mais c'est bien masculin) on voit nettement l'indusie qui les recouvre :

 

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29/10/2011

Champignons de Paris

Pas ceux que vous croyez. Je les appelle ainsi parce qu'ils poussent à Paris sur les pelouses du Jardin des Plantes. Ne sont-ils pas mignons ?

 

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26/10/2011

L'if femelle

 

Voyons maintenant les organes sexuels de l'if femelle. L'if a-t-il des cônes ? Comment est-il passé du cône à l'arille ? Je ne me permettrai pas de répondre à cette question, mes compétences ne sont pas suffisantes. Je me contenterai de vous montrer ce que j'ai observé, les photos ne mentent pas.

 

Fin février les fleurs femelles sont très petites, verdâtres ou roussâtres, difficiles à distinguer des bourgeons à bois.

 

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Cela ressemble à de minuscules cônes dont on voit bien les écailles. Mais il y a une grosse différence avec les autres conifères : chez ceux qui ont des cônes plus évidents chaque écaille porte à sa face inférieure un ou deux ovules. Ici il n'y a qu'un seul ovule situé au centre de l'élément et il est entouré par les écailles. Si c'est un cône il est donc particulier.

 

Début juillet l'ovule fécondé est maintenant une graine immature qui a beaucoup grossi et écarte les écailles pour sortir :

 

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Rapidement du fond de la cupule d'écailles va apparaître un anneau charnu qui remonte progressivement le long de la graine. Il est d'abord vert :

 

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Puis devient rouge vif alors qu'il ne couvre pas encore totalement la graine :

 

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En septembre-octobre beaucoup d'arilles sont complets, couvrant totalement la graine :

 

 

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Cela ressemble à un fruit mais c'est un faux-fruit : l'anneau n'est pas refermé sur la graine, on la voit par l'orifice de l'anneau.

 

 Fin février de l'année suivante vous voyez sur cette photo de gauche à droite : l'arille décoloré et rétracté, l'arille fripé, desséché, la cupule d'écaille restée en place après la chute de la graine

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Il faut au moins un an pour que la graine soit mûre. Mais les oiseaux consomment l'arille et sèment la graine avant. Et si vous souhaitez faire des semis vous les cueillerez aussi à ce stade car ils tombent souvent avant maturité et vous ne trouveriez plus rien. Il faut seulement savoir que quelques mois de conservation sont encore nécessaires pour que la graine soit mûre et germe.

 

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22/10/2011

Une si petite poire

Pyrus pyraster est "notre" poirier sauvage. Il est devenu rare, et il n'est pas toujours pur parce qu'il s'hybride facilement avec le poirier cultivé.

 

Le poirier cultivé, Pyrus communis, est plutôt originaire d'Asie Mineure, peut-être aussi par hybridation de P. pyraster x P. caucasica. Cela remonte à très loin, on en a trouvé sur des sites du néolithique.

 

Ma première rencontre avec notre poirier sauvage a eu lieu hier à l'Arboretum des Barres. J'espère vous le montrer en entier l'an prochain et dès le printemps pour sa floraison. Il avait déjà perdu presque tout son feuillage sauf quelques bribes de ces très belles feuilles dans leur coloris d'automne. Sa poire est minuscule, la taille d'une noisette, et elle est ronde. L'une d'elle avait pourri en restant sur l'arbre et sur cette photo on voit aussi comme un bourgeon se termine souvent par une épine.

 

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21/10/2011

Taxus baccata

 

Quel petit arbre extraordinaire que l'if. Mais il devient très rare dans la nature et il fait l'objet de protection et de plans de restauration d'ivaies. La raison en est sa destruction parce qu'on le considérait comme toxique pour le bétail et son utilisation massive en ébénisterie. Et il pousse très, très lentement. Et cela lui permet de vivre très vieux. Un if autrichien aurait plus de 4000 ans.

 

Je voudrais vous donner envie d'en planter un couple. C'est un arbre, petit mais large. Mais ce n'est pas gênant à cause de la lenteur de sa croissance, il lui faut 100 ans pour atteindre 8m. De plus il peut avoir la taille que vous voulez, il est taillable et corvéable à merci. Et il existe des formes étroites, Taxus baccata 'Fastigiata' est en colonne vraiment étroite.

 

C'est un conifère. Mais il fait tout pour se distinguer des autres conifères.

 

Il est dioïque, c'est très rare chez les conifères. Seuls le ginkgo, lui aussi un conifère très spécial, et le genévrier sont dioïques. Si vous voulez des jolis arilles (nota : on voit arille très souvent au féminin mais c'est un arille, vérifié dans le Grand Larousse), il faut donc un couple. Mais ils sont beaux tous les deux. La femelle est splendide en été et en automne :

 

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mais son mâle est magnifique lors de la floraison en fin d'hiver alors que les fleurs de la femelle sont presque invisibles. Surtout, ne pas secouer sous peine d'être couvert d'une belle poussière jaune :

 

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L'if est un conifère sans résine. Cela non plus n'est pas banal. On distingue chez les conifères l'ordre des pinales, des résineux, et l'ordre des taxales, sans résine, avec un seul genre : Taxus.

 

Il rejette de souche si on le coupe et il peut émettre des pousses adventives sur le tronc. Je vous montrerai à ce sujet quelque chose d'étonnant.

 

Ses épines ne sont ni fines, ni pointues, ni piquantes. Elles font plutôt penser à de toutes petites feuilles, plates et molles avec une nervure centrale. De plus ces aiguilles sont solitaires et non groupées comme chez les pins. Ces feuilles durent environ 8 ans.

 

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L'if est un conifère sans cône. Comme chez toutes les gymnospermes, l'ovule est nu. Mais au lieu de se faire protéger par les écailles d'un cône, la graine va s'entourer d'un renflement annulaire charnu, rouge, qui va la faire ressembler à une baie. Nous verrons cela une prochaine fois

 

 

 

01:39 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : nature

19/10/2011

Mentha aquatica

Du printemps jusqu'à l'automne, encore en ce moment, la marche dans de nombreuses zones du terrain de Romilly provoque une délicieuse odeur de menthe et le départ de quelques papillons. C'est la menthe aquatique à l'aspect délicat avec ses jolies têtes florales et ses feuilles bordées d'un fin liseré rouge. Elle a parfaitement supporté la sécheresse de cette année.

 

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12:12 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature

28/09/2011

Lonicera periclymenum

Au Jardin des Plantes il y a un carré qui expose les arbres des forêts d'Ile de France. Bien sûr, ils ont planté de jeunes arbres de 3m. Mais cela présente l'avantage de mettre le feuillage à hauteur des yeux. Je ne les ai pas beaucoup regardés, je les ai tous les jours autour de moi. Mais j'ai été attirée par le chèvrefeuille des bois, Lonicera periclymenum, qui, lui aussi mettait ses fleurs à portée du regard.

 

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Ses fleurs ont des tons plus rouges que celles d'ici, c'est peut-être parce qu'il est en plein soleil. Ici les fleurs sont surtout jaunes et blanches :

 

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Ce qui était étonnant aussi c'est qu'il soit encore en fleurs, nous en sommes plutôt à la période des fruits :

 

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Il y avait aussi un très bel iris fétide. J'en ai une touffe à Veneux.

 

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01/08/2011

Atropa belladonna

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Ces photos de cette jolie plante vivace extrêmement toxique, la belladone, Atropa belladonna, ont été prises à Paris en 2008.

 

Mais elle m'a fait le plaisir de s'installer sur mon terrain de Romilly en 2010. Il faut dire qu'elle aime les terrains calcaires. Elle commence à fleurir fin avril-début mai.

 

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Vous remarquerez que si son nom s'écrit avec un seul n en français, il lui en faut deux en latin : bella donna, belle dame, car les belles dames de Venise s'en mettaient sur les paupières pour obtenir une mydriase qui leur donnait un regard profond, envoûtant. Elle est utilisée en médecine mais dans des préparations savamment dosées, il ne faut pas l'utiliser en phytothérapie, elle est trop dangereuse.

 

16:16 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature

29/07/2011

Pulicaria dysenterica

La pulicaire dysentérique ou herbe de Saint-Roch est une jolie sauvageonne abondante sur mon terrain de Romilly. Je l'ai photographiée à Paris parce qu'elle était déjà très fleurie le 2 juillet alors qu'elle n'a commencé à fleurir chez moi qu'à partir de la mi-juillet. Mais ses touffes seront aussi imposantes bientôt sur mon terrain. Elle aime les terrains humides.

 

Elle s'appelle pulicaire à cause de son effet insecticide particulièrement sur les puces et dysentérique parce qu'elle était utilisée pour lutter contre la dysenterie.

 

Elle fleurit de juillet à septembre. Ensuite je la fauche parce que les capitules devenus bruns sont moins jolis.

 

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18:23 Publié dans flore locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature

21/07/2011

Mon orchidée sauvage

J'ai bien du mal à assurer la survie de mon espèce d'orchidée sauvage à Romilly sur Seine. Je l'ai vue pour la première fois en juillet 2008. La tonte de la grande allée d'accès pour la voiture en fin d'hiver lui avait permis d'accéder à la lumière. La deuxième tonte de l'année n'avait eu lieu qu'après la disparition de ses parties aériennes. Pour elle j'avais détourné cette allée et c'était un gros travail avec transplantation d'arbustes. L'année suivante elle n'est pas réapparue, ni là ni ailleurs. Quelle ingrate !

 

Je l'ai revue en 2010 en deux endroits près du grillage de séparation avec le voisin. Je vous l'avais montrée. Lorsque ses graines ont approché de la maturité, j'ai placé un écran entre la plus grande de ces orchidées et le grillage pour que ses graines se sèment du côté de mon terrain. Ce n'est pas par désir de l'accaparer mais parce que les traitements infligés au terrain voisin n'auraient pas permis à ses petits de survivre.

 

En débroussaillant avec précautions au printemps, car les herbes prolifèrent toujours, le l'ai retrouvée et je vous l'ai montrée. Sa floraison est apparue très rapidement. Quelques jours d'absence et je l'ai trouvée ainsi :

 

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Elle est visitée par toutes sortes de pollinisateurs car son nectar est facile d'accès dans son hypochile en forme de coupe et les fourmis en font  partie :

 

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L'autre orchidée n'est pas réapparue mais j'en ai trouvé une autre près de l'endroit où j'avais trouvé la première. Elle pousse entre un Sambucus nigra 'Laciniata' et un cerisier. J'ai ajouté un bâton pour éviter de la piétiner. Elle est plus petite, sans doute parce qu'elle est plus jeune :

 

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Recadrage sur les feuilles :

 

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C'est bien la même espèce que celle de 2008 et la même date de floraison :

 

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Je pense qu'il s'agit de Epipactis helleborine.

 

 

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10/07/2011

Valeriana officinalis

 

J'ai beaucoup espéré son arrivée sur mon terrain de Romilly. J'ai vu avec plaisir les premières fleurs de la valériane officinale il y a deux ans.

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Tout est beau chez elle, les feuilles

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les tiges

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les fleurs blanches teintées de rose en boutons.

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Ces fleurs ont beaucoup de succès :

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Ses inflorescences ressemblent beaucoup à celles de la valériane des jardins, Centranthus ruber, dans sa forme blanche car elle sont de la même famille, les Valerianaceae :

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mais les feuilles sont différentes.

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La valériane officinale est plus haute, plus élancée. Surtout elles n'ont pas les mêmes besoins en eau. Centranthus ruber supporte la sécheresse, Valeriana officinalis est une plante de terrain humide.

 

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