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25/05/2014

Iris pseudacorus, le lys des rois

Au début ils étaient au bord de la mare

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Et ils y sont toujours mais pas encore fleuris car ils sont à l’ombre. Pour plus de soleil, ils ont décidé d’envahir le terrain, partout où il y a beaucoup de soleil, jusqu’aux limites du terrain, pas plus loin parce qu’ensuite la tondeuse passe régulièrement. Ils ne souffrent même pas de la sécheresse actuelle. Cela vous étonne que je parle de sécheresse quand la météo nous montre sans cesse des perturbations. C’est pourtant le cas. A Veneux il a plu suffisamment mais Romilly se croit en Alsace. Pas de pluie depuis début mars même si le temps est dégueu. Juste en mai une fois 6mm et 2 fois à peine 1mm. J’y passe tout mon temps à arroser. La terre est craquelée. J’ai failli perdre une clématite. C'est pourtant Clematis jackmanii qui supporte la sécheresse du sable à Veneux depuis de nombreuses années. Heureusement après copieux arrosage elle est repartie de plus bas mais fleurira-t-elle cette année ? Les touffes d’iris restent superbes :

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Les grandes feuilles plates aiment s’orner d’un bijou :

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C’est une chrysomèle, Chrysolina polita, particulièrement abondante cette année.

21/05/2014

Symphytum asperum

C’est la consoude hérissée, spontanée en France (en fait introduite et naturalisée) comme la consoude officinale avec laquelle elle s’hybride pour donner Symphytum x uplandicum, consoude de Russie. Ses fleurs surtout sont bien hérissées.

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A Romilly, la petite consoude bleue qui formait des tapis de plus en plus vastes avait été décimée par les inondations. Il en est réapparu de petites touffes dans des zones un peu surélevées :

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Mais ma consoude sauvage, Symphytum officinale, n’a pas du tout souffert et forme des touffes plus nombreuses.

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12/05/2014

Hesperis matronalis

Cette très jolie plante bien parfumée était autrefois dans tous les jardins sous le nom de julienne des dames. Il existait diverses variétés mais les variétés à fleurs doubles étaient stériles et ont disparu faute d’être multipliées végétativement. C’est une vivace de courte durée de vie mais qui se ressème abondamment et parfois très loin. Il est ainsi difficile de savoir si elles sont spontanées ou échappées d’un jardin.

La forme type a des fleurs violettes :

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La forme blanche dans un jardin :

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Ou dans la nature car elle aussi se ressème facilement :

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09/05/2014

Crataegus laevigata

Je l’ai trouvée dans le Jardin Botanique de Marnay sur Seine. Cela ne répond pas vraiment à la question qui m’a été posée sur sa fréquence dans la nature. Bien que les aubépines soient fréquentes dans la région, celle-ci a peut-être été plantée.

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Un syrphe apprécie son nectar :

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Voir que les fleurs ont 2 ou 3 styles n’est pas facile, les étamines gênent et les stigmates ne sont pas tous de la même couleur. Les stigmates sont d’abord verts puis deviennent bruns. Ici 2 styles partent du même point central, les stigmates vert pâle semblent fusionnés :

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Les 2 styles partent du même point central, l’un est surmonté d’un stigmate brun, l’autre d’un stigmate vert mais déjà tacheté de brun :

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On voit surtout bien les 2 stigmates de teinte brun clair-orange :

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Ici on voit la face supérieure de 3 stigmates verts :

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Mais parfois, par endroits, il semble n’y avoir que des fleurs à 1 style :

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Il faut dire que les deux aubépines s’hybrident très facilement et les hybrides sont nombreux.

06/05/2014

L'aubépine

C’est le début de la floraison des aubépines sur le terrain de Romilly. Il y en a plusieurs, elles sont sauvages et elles sont très jeunes parce qu’elles ont profité du débroussaillage pour se trouver une petite place et s’y semer.

Voici la plus grande, déjà 3m. Elle avait été déracinée par les inondations et j’avais dû la tuteurer. C’est sa première floraison mais il y en aura beaucoup d’autres car une aubépine vit 500 ans ou plus. C’est une Crataegus monogyna, sa fleur a un seul style correspondant à un seul ovaire et ses fruits auront un seul noyau.

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 Une Carte géographique première génération y faisait la sieste, une vraie sieste car, lorsque j’ai bougé sa fleur, elle a à peine reculé 

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Le style unique :

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J’ai une autre aubépine que j’ai plantée il y a de nombreuses années à Veneux. C’est Crataegus laevigata ‘Paul’s Scarlet’. Elle fleurit plus tôt, en même temps que le lilas, et elle est déjà en grande partie fanée. Je n’ai pas pensé à la photographier car je vous l’ai déjà montrée, je vous montre donc une photo d’une année précédente :

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Crataegus laevigata a des fleurs à 2 ou 3 styles et des fruits à 2 noyaux. Mais je ne peux vous montrer ses styles car la fleur est très double chez ce cultivar. Les styles existent, noyés dans les pétales car elle est fertile.

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On dit les feuilles de cette aubépine moins découpées que celle de monogyna mais la différence est subtile, celles de mon aubépine sont bien découpées en plusieurs lobes

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30/04/2014

Arum, une technique de pollinisation sophistiquée

Je vous avais promis de vous montrer l’évolution d’une fleur d’arum italicum. Mais je l’ai fait en 2010. Certains lecteurs ne l’ont donc pas vu, d’autres ne s’en souviennent pas. Je pourrais vous donner un lien vers cette note mais je crains que les photos ne soient un peu défraichies. Je vais donc la reprendre avec ces mêmes photos étonnantes.

Beaucoup de plantes cherchent à éviter l’auto fécondation (pire que la consanguinité pour les animaux) qui pourrait être source de tares et surtout pour les plantes est un obstacle à l’évolution. Les méthodes sont nombreuses : pollen incompatible, non concomitance des floraisons mâle et femelle, diploïdie sont les méthodes les plus utilisées.

Je vais vous montrer ce qui se passe chez Arum italicum mais c’est valable pour toutes les Araceae. Chez ces plantes le pollen pourrait féconder les fleurs femelles de la même inflorescence mais ces plantes très raffinées (à mon goût) ont mis au point pour empêcher l‘autofécondation une stratégie et même une véritable architecture de l’inflorescence digne d’un bureau d’études d’ingénieurs en sécurité. Cette technique comprend :

  • La protogynie, c’est-à-dire la maturation des fleurs femelles avant celle des fleurs mâles

  • Le déclenchement de la maturation des fleurs mâles par la fécondation des fleurs femelles

  • Un système sophistiqué de piégeage des insectes responsables de la pollinisation avec étapes successives de libération vers la sortie

Arum italicum est spontané et abondant sur mon terrain de Veneux. Le beau feuillage marbré est présent la plus grande partie de l’année et forme de beaux tapis :

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Fin avril apparaissent les inflorescences. Elles sont formées d’une grande spathe jaune pâle qui est une bractée. La spathe entoure et enferme le spadice, un épi qui a un axe central charnu entouré des fleurs mâles et femelles sans périanthe.

 

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Ce que l’on voit émerger de la spathe, c’est la partie supérieure du spadice dont l’odeur attire les insectes. Plus bas la spathe est fermée et forme une ampoule. Les insectes pollinisateurs sont attirés par l’odeur du spadice, d’où l’intérêt de ce qui dépasse au-dessus de la spathe. Les insectes glissent à l’intérieur de l’ampoule et y sont piégés. J’ai ouvert une ampoule :

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