19.11.2009
des p'tits trous, encore des p'tits trous
Sur mon terrain de Veneux il y a cette année des monticules de taupes, il n'y en avait pas eu depuis des années. Ce n'est pas beau sur le gazon mais je n'ai pas de gazon. Les taupes n'abiment pas les végétaux, je les laisse vivre.
Sur le terrain de Romilly il y a des monticules, il y a des trous, de plus en plus de trous, ou est-ce parce que le nettoyage me permet de mieux les voir. Il y a là une vie débordante que je ne vois pas mais dont je vois les traces.
Il y a des trous à la base des arbres, entre les racines,

des trous dans les buttes

des trous dans les berges de la mare


des trous sous les tas de branchages : le sol à l'entrée est bien propre, bien tassé, on le croirait balayé tous les jours

mais en examinant bien, on voit deux petites crottes signatures du propriétaire des lieux, un lapin.

Les trous les plus inquiétants étaient vus auprès de Sambucus nigra 'Laciniata'

et de Sambucus callicarpa

tous deux dus de façon évidente à un lapin.
Mais le plus grave de tous c'est celui qui a endommagé et failli tuer Sambucus hookeri. Un trou discret venu des profondeurs sans aucun signe en surface, avec de graves dégâts sur les racines :

Et voici mes dernières trouvailles : dans une zone couverte d'une graminée de nombreux monticules qui ont jusqu'à 30 cm de haut. Celui que j'ai photographié n'est pas le plus gros mais le plus caractéristique avec son trou au sommet.


Ce terrain semble avoir la structure du gruyère. Je ne vais pas sortir le canon, la carabine, les pesticides et la mort aux rats. Mais je vais renforcer la surveillance et la protection de mes végétaux les plus précieux, en particulier protection pour l'hiver de tous les troncs d'arbustes et jeunes arbres, plantation de narcisses, ceintures de piquets rapprochés autour des jeunes sureaux.
09:54 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, jardin, animaux
17.11.2009
La larve orange
Depuis quelques jours lorsque je creuse un trou de plantation à Romilly, je ramène presque à tous les coups une de ces larves, toutes identiques mais de tailles variées.
Avant :
Arrière :
Depuis 10 jours je cherche inlassablement sur le Web ce que ça peut-être. Difficile. Cette larve a pourtant des caractéristiques pas banales.
Ce soir je crois avoir trouvé ce que c'est, grâce au site aramel.
Cela pourrait bien être une larve de tipule, ces bestioles qui ont un aspect de moustique géant mais inoffensif, non piqueur, comme celui-ci photographié fin juin.
Ce qui m'a convaincu sur ce site consacré aux insectes, c'est le dessin. Je me permets de le reproduire ici parce que sur le site il est illisible car trop petit.
Mais faites donc un tour sur ce site consacré aux insectes, c'est plein de jolies bébêtes.
22:03 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
11.11.2009
Le glomeris, suite
Une autre différence entre cloporte et glomeris est très visible à l'arrière du corps. Si le cloporte a moins de pattes, il a davantage de plaques tergales et elles sont nombreuses et très étroites à l'extrémité postérieure du corps :
Au contraire le glomeris n'a pas autant de plaques et la dernière est plus large que les autres :
Voici encore quelques photos de cet adorable glomeris :
J'aurais bien aimé vous montrer son dos mais lorsqu'il se déroule sur un plan dur et lisse comme celui sur lequel je l'avais posé il se retrouve sur le dos et est incapable de se mettre dans l'autre sens. J'ai bien essayé de le redresser mais dès qu'on l'approche il se met en boule. Je ne pouvais passer la journée à tenter d'apprivoiser un glomeris, j'ai abandonné. Je l'ai mis dans l'herbe où il doit pouvoir se débrouiller tout seul.
23:01 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
Glomeris
Encore un petit effort, juste quelques coups de pelle dans le sol de Romilly et nous serons des spécialistes des arthropodes. Quelle richesse en petite faune ce sol, rien à voir avec le sable.
J'ai donc encore planté un pommier aujourd'hui, cette fois un petit pommier en colonne.
Et j'ai ramené un perce-oreille, tellement rapide que je n'ai pu le photographier, et ce que j'ai cru être un cloporte :
Il ressemble beaucoup à celui que j'ai photographié en juin :
Mais il n'a pas ces taches jaunes et la forme des plaques de sa cuirasse (tergites) n'est pas la même. Il y a bien un autre cloporte capable de s'enrouler, avec un corps uniformément sombre, c'est Armadillidium cinereum. Est-ce lui ?
Mon pseudo-cloporte est très, très craintif. Je dois attendre près d'un quart d'heure pour qu'il se décide à se dérouler lentement :
C'est étonnant, il semble avoir un nombre impressionnant de pattes. Le cloporte n'en avait pas tant dans la même position.:
Avant de continuer, voilà le cloporte les 14 fers en l'air, car il a 7 paires de pattes :
Ma bestiole finit par se dérouler complètement mais sur le dos (le cloporte, j'avais dû le renverser pour cela) :
Impressionnant le nombre de pattes ! d'autant plus qu'on ne les voit pas toutes car elles ne sont pas toutes sur le même plan pour la photo. Mais ce qu'on voit bien c'est que leur base est réunie par deux petites lignes réunies en un point, le tout formant un petit triangle, le point de réunion étant proche de la ligne médiane sur l'abdomen. Nous avons déjà vu ça avec mon petit mille-pattes. De très nombreuses pattes, c'est un myriapode, des pattes groupées par deux, c'est un diplopode. Comme l'autre diplopode il sécrète un venin mais n'a pas de crochets pour l'injecter, comme lui il se nourrit de détritus, de végétaux en décomposition. Très craintif, et c'est justifié par la fragilité de son abdomen, on le trouve le plus souvent en boule.
Ce n'est pas un cloporte, c'est Glomeris marginata, un diplopode.
A suivre…
20:32 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
10.11.2009
Pourquoi tant de pattes ?
Voici la deuxième bestiole trouvée dans ma pelletée de terre. La troisième, je vous la montrerai plus tard, lorsque j'aurai son nom, j'ai envoyé ses photos à des spécialistes.
Ces petites bêtes qu'on appelle mille-pattes peuvent être classées dans deux groupes :
les chilopodes sont les moins sympathiques, ils ont des crochets à venin, il vaut mieux ne pas les prendre dans la main. Leur caractéristique la plus évidente est qu'ils n'ont qu'une paire de pattes par segment.
les diplopodes sont les gentils, ils ont un venin mais pas de crochets pour l'injecter et l'expulsent dans l'environnement. Leur caractéristique facile à voir est qu'ils ont deux paires de pattes par segment. En fait c'est plus compliqué : il y a un premier segment sans pattes, les trois segments suivants ont une paire de pattes, et ensuite tous les segments ont deux paires de pattes. On considère que les segments sont fusionnés deux par deux. Ce sont eux qui ont le plus grand nombre de pattes, jamais mille, mais on en a répertorié un qui a 750 pattes ! Encore un peu d'évolution et on arrivera au millier. Si l'homme n'arrive pas à les décimer avant, bien sûr. Ces diplopodes vivent dans le sol comme les vers de terre et font le même travail.
La petite jeune fille de 11 ans qui m'accompagnait ce jour là me l'a amené dans sa main sans hurler de douleur. C'est donc un diplopode. Les photos ne sont pas formidables parce qu'il est vraiment très rapide, il sait se servir de toutes ses pattes. Pour faire des photos je me refuse à immobiliser de force une bestiole au risque de la mutiler ou de la tuer.
Voici le monstre, environ 2 cm de long, cela ne fait pas beaucoup en largeur :


J'ai recadré pour mieux voir les pattes.

Le premier segment, plus étroit, n'a pas de pattes. On devine le début des pattes du segment suivant. On croirait qu'il a perdu les pattes du 3e segment à une paire. Mais sur une photo plus tardive, il n'avait donc pas perdu ces pattes, on les voit très bien, c'est un problème de position de ces pattes.

Les segments suivants ont bien deux paires de pattes.

14:22 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
09.11.2009
Le monde des cloportes
Vous croyez qu'un cloporte n'a aucune personnalité, qu'ils se ressemblent tous ? Pas du tout. Il y a une grande variété de cloportes, avec des décorations différentes sur la carapace et une psychologie différente. Je reconnaîs que par psychologie j'exagère, disons des comportements différents.
Je vous en avais déjà montré un en juin. Je pense qu'il s'agissait de Oniscus asellus à cause de ses nombreuses taches claires. Il était peu rapide, facile à renverser et se mettait en boule à la moindre crainte.
Ces jours-ci, en creusant pour planter un pommier ancien, 'Lineous Pippin' (quel drôle de nom), j'ai ramené d'un seul coup de pelle 3 bestioles : une chenille, un mille-pattes et un cloporte.
Ce cloporte pourrait être Philoscia muscorum parce que son flagelle d'antenne porte plus de 3 articles et à cause de la bande brune médiane sur le dos.
Son comportement n'a rien à voir avec celui du précédent. C'est un rapide, très rapide, difficile à photographier. C'est sa méthode en cas de danger, il ne s'est jamais mis en boule. Et je n'ai pu le photographier sur le dos, il se retourne trop vite.





19:13 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
06.11.2009
Cocon blanc
Hier à Romilly j'ai vidé un pot contenant des plantes. Lorsque je l'ai retourné, j'ai trouvé ce joli cocon bien blanc. Il est tellement blanc que, même de très près, on voit mal le "téton" à son sommet, j'ai dû trouver une incidence pour vous le montrer de profil au dessus de la boule bien ronde.
Qu'y-a-t-il dans ce cocon ? J'ai remis le pot à l'endroit et je l'ai lesté d'un bout de bois. Je le retournerai chaque fois que je suis à Romilly, dans l'espoir de voir sortir la bébête.
09:16 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
03.11.2009
Le renard
Un article paru dans le dernier Rustica, semaine du 4 au 10 novembre, que je viens de recevoir m'a beaucoup touchée. Oui, pourquoi tant de haine ?
L'horrible image de cet article m'a remis aussitôt en mémoire l'extraordinaire beauté d'une autre image, celle d'un renard vivant.
C'était il y a plus de vingt ans, à une époque où les hivers étaient plus froids. Il y avait une belle couche de neige. Soudain, par la fenêtre de ma cuisine, à peine à trois mètres de la maison j'ai vu cet animal superbe : fourrure épaisse d'un roux éclatant, longue queue, tête fine triangulaire avec de grandes oreilles dressées, regard vif. Que c'est beau un renard !
Comment peut-on tuer et mutiler tant de beauté sans aucune raison ?
Car il n'y a plus aucune raison de tuer les renards, la rage a disparu. La rage a été éradiquée, mais pas par l'abattage systématique dont l'effet a été nul, seulement par la vaccination orale.
On l'a accusé de décimer les poulaillers. Seulement quelques poules, n'exagérons pas. Il suffit de mettre les poules derrière un bon grillage la nuit et il s'occupera des bestioles dont il est le prédateur naturel, les mulots et autres rongeurs qui dévastent les potagers. Oui, j'aimerais bien qu'une renarde s'installe sur mon terrain de Romilly pour limiter les petits monstres qui ont failli détruire mon unique et introuvable Sambucus hookeri. Et mon voisin aussi apprécierait, celui qui a renoncé à cultiver un potager. Un seul renard tue plusieurs milliers de petits rongeurs par an, il fait partie d'un système écologique et y est indispensable.
Mais la photo de l'article montre plus qu'une tuerie sans raison. L'animal a été laissé à pourrir sur place et la queue a été coupée. Pourquoi tant de haine ?
Messieurs les chasseurs, la chasse est bonne lorsqu'il s'agit de manger, elle est indispensable quand il faut réguler les populations. Mais si vous voulez que tout le monde vous accepte et vous respecte, n'acceptez pas de tels comportements dans vos rangs.
Pour tout savoir sur ce beau, sociable, intelligent et indispensable animal, voici encore un article intéressant, c'est ici.
20:45 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux
02.11.2009
Tegenaria
L'un des avantages de vivre dans les bois, c'est le plaisir qu'apporte la visite des araignées. Les petites se remarquent à peine, sauf leurs toiles mais ce n'est pas leur meilleur côté.
Ce qui est beau, ce sont les grosses qui traversent à toute vitesse le séjour.
Celle-ci vue sans loupe ressemble beaucoup à la précédente, la toute noire que je vous ai montrée le 29 octobre. Mais sur les photos on voit bien qu'elle est différente, seulement des taches noires sur un fond plus clair. Ces dessins sur son corps sont bien ceux d'une tégénaire, sans doute Tegenaria atrica. Et elle a du poil aux pattes comme il se doit. Elle est moins farouche que la toute noire et se laisse photographier un peu plus facilement.
Quelle est sa taille ? Evidemment elle ne se laisse pas mesurer. J'ai jeté le premier objet que j'ai trouvé près d'elle
et la comparaison des dimensions a donné : 45 mm pattes comprises, 15 mm pour le corps seul.
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29.10.2009
Araignée
Voici une araignée qui a traversé à toute vitesse mon séjour au mois de juillet : les joies de la forêt de plein pied.
Je n'ai pu trouver son nom.
Elle me fait un peu penser à une tégénaire, la tégénaire noire en particulier, mais la mienne est d'un noir absolu ce que je n'ai pas retrouvé sur les photos ailleurs.
Ses pattes paraissent plus courtes, épaisses et trapues, et moins poilues. Je trouve qu'elle ressemble davantage à une araignée du genre Atrax mais elle n'en a ni la taille ni la dangerosité et encore moins la localisation géographique.
Elle est d'un noir si sombre et en même temps si brillant, comme un vernis, que les détails sont difficiles à percevoir et elle courait beaucoup trop vite pour que j'aie le temps de faire des essais d'éclairage. Pour les yeux, je crois que c'est sur cette photo qu'on les voit le mieux, du moins 6 d'entre eux :
20:33 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, animaux




















































