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02/05/2017

Agroforesterie

On parle de plus en plus de l’agroforesterie, une technique qui associe des arbres, même de grands arbres et des cultures fruitières ou maraichères. Les avantages sont nombreux. L’INRA l’étudie.

J’ai découvert les avantages de l’agroforesterie bien avant d’en entendre parler. Je la pratiquais sans le savoir depuis plus de 40 ans et il n’y avait pas alors Internet pour m’informer. Le plus gros avantage que j’y vois, c’est l’atténuation des excès de température :

https://lamaisondalzaz.wordpress.com/2010/04/01/climats-e...

Si vous n’avez pas le courage de tout lire, je vous recopie ici le paragraphe de cette page web qui concerne mon propos d’aujourd’hui :

« L’homme, cet animal religieux, conserve la nostalgie biologique de ses origines : nous sommes, au fond de nous-mêmes, encore des hommes des bois ; dans notre quête de ressourcement, la forêt reste pour nous l’antithèse de la ville. Contrairement au milieu urbain, les conditions biophysiques régnant dans un bois ou une forêt (en bonne santé) sont idéales pour l’ensemble des êtres vivants qui y sont inféodés. Le microclimat y est assez constant, plus doux, plus chaud aussi et surtout plus humide ; il tempère la froidure de l’hiver mais atténue aussi les périodes caniculaires de l’été ; l’air est rafraîchi à midi et les nuits sont plus tièdes ; les différences thermiques sont moins contrastées ; les teneurs en vapeur d’eau, en gaz carbonique et en ozone sont importantes, ce qui crée un effet de serre local naturel. »

Nous avions acheté le terrain de Veneux sans hésiter un instant pour la beauté de ses arbres. Nous avons déterminé l’axe de la maison avec l’architecte pour conserver le plus d’arbres, surtout les arbres au sud. L’hiver leur feuillage inexistant ne gêne pas l’ensoleillement, l’été ils remplacent économiquement l’air conditionné.

Sur ce terrain, même lors de la canicule prolongée d’août 2003 qui a fait tant de morts il était agréable de se reposer sous les arbres et la maison est restée fraiche en gardant portes et fenêtres fermées dans la journée.

Mais l’hiver aussi l’effet sur la température est intéressant et évident. En cas de gel léger, une voiture garée sur mon terrain est intacte alors que toutes les voitures dans la rue sont couvertes de givre. Mes 3 premiers camellias qui venaient d’être plantés ont résisté au gel ahurissant de 1985, -17°C la nuit et sans dégel, même -8°C, le jour. Pour Adolphe Audusson, le plus résistant au froid, c’était prévisible, mais j’étais certaine de perdre les deux autres. La plupart des japonica et x williamsii peuvent tolérer – 15°C mais pas au-delà. Pourtant, ils ont perdu des feuilles mais ont survécu et sans qu’il soit nécessaire de les tailler.

Nous venons d’avoir une période de froid inhabituel à cette époque qui a détruit la production des vignes et de fruitiers  même dans le Sud. Pour le matin le plus froid ici, il a été noté – 4°C à Fontainebleau (mon terrain est à 8 km du château) et pourtant il n’a pas gelé chez moi. Même ce matin-là le thermomètre a chuté mais seulement jusqu’à 0°C. Je vous en ai donné la preuve avec des photos de la floraison en cours de mes cognassiers, fleurs intactes après cette période de gel. Aujourd’hui, les ovaires des fleurs les plus fanées ont grossi, je crois bien qu’il y a nouaison sur Cydonia Krymsk (pour Vranja, cela se passe très haut, je verrai plus tard) :

1 cydonia krymsk veneux 1 mai 2017 003.jpg

2 cydonia krymsk veneux 1 mai 2017 004 (1).jpg

3 cydonia krymsk veneux 1 mai 2017 004 (2).jpg

S’il produit, ce sera la première fois, l’an dernier il était trop jeune, il avait fleuri mais pas fructifié.

A Romilly, le terrain est aussi très boisé et entouré de bois. Je vous ai montré la floraison intacte de Pseudocydonia sinensis le 25 avril.  Voici les fleurs encore fermées de Elaeagnus multiflora (goumi) et celles plus avancées de Elaeagnus umbellata :

4 elaeagnus multiflora romi 25 avril 2017 023.jpg

4 elaeagnus multiflora romi 25 avril 2017 024.jpg

5 elaeagnus umbellata romi 25 avril 2017 025.jpg

Les fruits encore minuscules des cerisiers sont intacts. J’ai photographié ceux du poirier Conférence car sa production en quantité n’est pas banale. J’attends de voir l’éclaircissage naturel avant d’intervenir :

6 poirier conférence romi 25 avril 2017 014.jpg

 

06:14 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

25/04/2017

Pseudocydonia sinensis

Il y a 3 cognassiers à gros fruits comestibles (de valeur à peu près équivalente).

Je vous ai montré récemment mes 2 variétés de Cydonia oblonga (unique espèce dans ce genre).

J’ai semé  Chaenomeles cathayensis mais ils sont encore trop jeunes pour fleurir. Dans ce genre, c’est celui qui porte les plus gros fruits, plus gros même que ceux des deux autres cognassiers à gros fruits. Les autres arbustes du genre Chaenomeles ont des fruits comestibles cuits mais beaucoup plus petits et moins odorants,  moins abondants sur l'arbuste.


Je vous présente aujourd’hui le troisième cognassier à gros fruits, sa date de floraison est la même. C’est Pseudocydonia sinensis, le seul représentant de son genre. Jolie coloration rosée du jeune feuillage et fleurs d’un rose soutenu. Boutons le 4 avril :

1 pseudocydonia boutons romi 4 avril 2017 027.jpg

En fleurs le 25 avril :

2 pseudocydonia romi 25 avril 2017 013.jpg

3 pseudocydonia romi 23 avril 2015 073 (2).jpg

4 pseudocydonia romi 23 avril 2015 073 (5).jpg

5 pseudocydonia romi 25 avril 2017 012.jpg

6 pseudocydonia fl coeur romi 25 avril 2017 012.jpg

Jeune feuillage en avril :

7 pseudocydonia romi 4 avril 2017 027.jpg

8 pseudocydonia rec romi 25 avril 2017 013.jpg

Feuillage en été :

9 pseudocydonia romi 11 nov 2014 034 (2).jpg

Feuillage le 13 décembre 2016 (les hivers précédents le feuillage était resté vert et avait persisté) :

10 pseudocydonia rec romi 13 dec 2016 002.jpg

 

23:39 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

21/04/2017

Mon jardin n'a pas gelé

J’avais émis des doutes sur le dicton qui promet l’absence de gels après la floraison des lilas. C’était sans compter sur l’anticyclone de Sibérie qui a osé revenir. On a parlé de -4° à Fontainebleau ce matin. Je suis à 8 km seulement du château et les thermomètres sur mon terrain sont descendus à 0° mais pas plus. Cela ne m’étonne pas. J’ai déjà souvent constaté la protection contre le gel dont bénéficie mon terrain, sans doute à cause des très grands arbres. En hiver, en cas de légères gelées les parebrises dans la rue sont givrés et les voitures sur mon terrain ne le sont pas.

La preuve qu’il n’a pas gelé, ce sont mes fleurs de cognassiers, les seuls fruitiers en fleurs en ce moment. Les photos ont été prises aujourd’hui en fin d’après-midi.

Cydonia Krymsk à fleurs blanches :

1 cydonia krymsk veneux 21 avril 2017 004.jpg

2 cydonia krymsk veneux 21 avril 2017 006.jpg

3 cydonia krymsk veneux 21 avril 2017 005.jpg

Cydonia Vranja à fleurs roses :

cydonia vranja veneux 21 avril 2017 012.jpg

cydonia vranja veneux 21 avril 2017 013.jpg

 

20:57 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

19/04/2017

Convallaria majalis et Fragaria vesca

Deux ravissantes petites sauvages font des efforts pour persister dans mon sous-bois : le charmant muguet des bois, le sauvage, et le fraisier de nos régions tout aussi sauvage.

Convallaria majalis ose à peine sortir des clochettes mais il sera prêt pour le 1er mai. Il pousse sur le côté un peu ombragé du chemin d’entrée.

convallaria veneux 19 avril 2017 018 (1).jpg

convallaria veneux 19 avril 2017 018 (2).jpg

convallaria veneux 19 avril 2017 018 (3).jpg

convallaria veneux 19 avril 2017 018 (4).jpg

Fragaria vesca, notre fraisier sauvage, différent des fraisiers cultivés Fragaria x ananassa et Fragaria moschata, a des petites fleurs et des petits fruits mais tellement parfumés. Il est en fleurs depuis quelques jours. Il a choisi le côté ensoleillé du chemin d’entrée car, si on l’appelle fraise des bois, il préfère le bord du bois, là où il y a du soleil :

fragaria vesca veneux 19 avril 2017 022.jpg

fragaria vesca veneux 19 avril 2017 023.jpg

A Romilly où il a plus de place il peut former un beau tapis :

fragaria vesca romi 13 avril 2014 034 (1).jpg

 

17/04/2017

Cydonia oblonga

A Veneux les cognassiers sont en fleurs, nos fruitiers à coings (Quince pour les anglais). J’en ai deux : Cydonia oblonga ‘Vranja’, un classique à gros fruits et Cydonia oblonga ‘Krymsk’ (= Aromatnaya) une création russe récente à maturité des fruits plus précoce. J’ai déjà expliqué longuement leur différence :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2016/05/03/la-flora...

Vranja, le plus vieux, mesure environ 5m. La floraison des Cydonia étant en bout de branche celle de Vranja n’est pas facile à photographier à cause de la distance. Les photos sont du 10 avril, les fleurs sont encore fermées :

1 cydonia vranja veneux 10 avril 2017 006.jpg

2 cydonia vranja veneux 10 avril 2017 007 (1).jpg

3 cydonia vranja veneux 10 avril 2017 007 (4).jpg

4 cydonia vranja veneux 10 avril 2017 007 (2).jpg

5 cydonia vranja veneux 10 avril 2017 007 (5).jpg

Le 17 avril toutes les fleurs sont ouvertes. J’ai l’idée (enfin !) de le photographier depuis le dernier étage de la maison :

6 cydonia vranja 17 avril 2017 003.jpg

7 cydonia vranja 17 avril 2017 002.jpg

8 cydonia vranja 17 avril 2017 004.jpg

9 cydonia vranja 17 avril 2017 005.jpg

10 cydonia vranja 17 avril 2017 006.jpg

Le jeune Krymsk le 10 avril :

11 cydonia krymsk veneux 10 avril 2017 002 (1).jpg

12 cydonia krymsk veneux 10 avril 2017 002 (2).jpg

13 cydonia krymsk veneux 10 avril 2017 002 (3).jpg

13 cydonia krymsk veneux 10 avril 2017 002 (4).jpg

Krymsk le 16 avril photographié depuis la mezzanine :

14 cydonia krymsk veneux 16 avril 2017 028.jpg

Vous avez peut-être remarqué une différence. La floraison de Vranja est typique de notre cognassier avec des boutons d’un rose soutenu et des fleurs rose clair. Krymsk a la même floraison mais avec une différence de couleur : les boutons sont rose pâle, les fleurs ouvertes sont blanches.

Bouton et fleur de Vranja, la photo de la fleur n’est pas assez nette à cause de la distance :

cydonia vranja bouton veneux 10 avril 2017 006.jpg

cydonia vranja veneux 3 mai 2016 017 (7).jpg

Bouton et fleur de Krymsk :

cydonia krymsk bouton veneux 25 avril 2015 073.jpg

cydonia krymsk fleur veneux 21 avril 2014 002 (2).jpg

cydonia krymsk fleur veneux 25 avril 2015 068.jpg

 

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05/04/2017

Mes arbres fruitiers à Romilly

Les cerisiers Early River et Sweetheart sont en fleurs. Le griottier Kelleris est un peu plus tardif mais autofertile.

Early River :

1 cerisier early river romi 4 avril 2017 028 (1).jpg

2 cerisier early river romi 4 avril 2017 028 (2).jpg

Sweetheart à floraison très précoce mais fructification tardive, autofertile :

3 cerisier sweetheart romi 4 avril 2017 001 (2).jpg

4 cerisier sweetheart romi 4 avril 2017 001 (6).jpg

5 cerisier sweetheart romi 4 avril 2017 001 (4).jpg

Les nashis et deux poiriers sont en fleurs en même temps. Comme l’an dernier le poirier Williams est plus tardif mais c’est sans problème pour lui, il est autofertile. Cependant il ne remplit pas bien son rôle de pollinisateur.

Nashi Hosui :

6 nashi hosui romi 4 avril 2017 007 (1).jpg

7 nashi hosui romi 4 avril 2017 007 (4).jpg

8 nashi hosui romi 4 avril 2017 007 (2).jpg

Nashi Shinko dont la moitié de la circonférence à la base est envahie jusqu’à 1m50 par un Lonicera kamtschatica (baie de mai)  pourtant planté à distance mais exubérant :

9 nashi shinko romi 4 avril 2017 011.jpg

Les poiriers Conférence et Doyenné du Comice :

10 poirier conférence doyenné romi 4 avril 2017 020.jpg

11 poirier conférence romi 4 avril 2017 021.jpg

12 poirier doyenné romi 4 avril 2017 022.jpg

Amelanchier canadensis est magnifiquement fleuri. Il s’est vite développé. J’ai planté un tronc, il y en a déjà 6 :

13 amelanchier canad romi 4 avril 2017 014.jpg

14 amélanchier canad romi 4 avril 2017 026.jpg

15 amélanchier canad romi 4 avril 2017 024.jpg

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Amelanchier ovalis (le seul européen) plus jeune et encore très petit croit moins vite et n’est pas encore en fleurs. Mais il a déjà un rejet.

Pseudocydonia sinensis est encore en boutons. Il a une multitude de boutons, beaucoup plus que l’an dernier :

17 pseudocydonia romi 4 avril 2017 027.jpg

18 pseudocydonia boutons romi 4 avril 2017 027.jpg

 

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26/03/2017

Eriobotrya japonica, des bébés

J’ai trouvé 3 bébés néflier du Japon au bord de la terrasse noyés dans le Lamium galeobdolon. C’est tout près de la table utilisée pour nos repas l’été et mon fils a l’habitude de jeter les noyaux. Ils germent facilement sans aucune aide.

Le plus petit des 3 a encore sa graine :

1 eriobotrya 3 veneux 26 mars 2017 012.jpg

2 eriobotrya 3 veneux 26 mars 2017 013.jpg

3 eriobotrya 3 rec veneux 26 mars 2017 013.jpg

J’ai déjà deux néfliers de grande taille, je ne peux transformer on terrain en « néflerie ». Je ne peux non plus me décider à les détruire. Je les ai donc transplantés dans un endroit plus approprié en les laissant groupés. J'espère obtenir un bosquet de feuillage d’aspect exotique et persistant. J’ai laissé le lierre à proximité. Il va vite recoloniser le terrain et protéger mes très jeunes plants, encore plus l’hiver en piégeant les feuilles mortes.

4 eriobotrya 3 veneux 26 mars 2017 027.jpg

 

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15/03/2017

Prunus cerasifera et Prunus salicina en fleurs

Ce matin, au réveil, j’ai aperçu une nuée blanche au fond du jardin. C’est Prunus cerasifera, mon prunier myrobolan type sauvage, en pleine floraison. Il est beaucoup plus fleuri que l’an dernier, sans doute sujet à l’alternance. Avec tant de fleurs, j’espère qu’il va polliniser les deux autres pruniers diploïdes, deux pruniers japonais, Prunus salicina.

Contrairement à nos pruniers européens, moins cultivés dans d’autres pays, ils fleurissent plus tôt et sont diploïdes. Les pruniers européens, Prunus domestica, sont hexaploïdes et ne peuvent les polliniser à cause de la date de floraison et surtout d’un nombre très différent de chromosomes.

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/04/02/le-pruni...

Prunus cerasifera ce matin :

1 prunus cerasifera 15 mars 2017 IMG_2765.jpg

2 prunus cerasifera 15 mars 2017 IMG_2766.jpg

3 prunus cerasifera veneux 15  mars 2017 IMG_2755.jpg

4 prunus cerasifera veneux 15 mars 2017 IMG_2756.jpg

5 prunus cerasifera 15 mars 2017 IMG_2758.jpg

6 prunus cerasifera veneux 15 mars 2017 IMG_2757.jpg

Prunus salicina ‘Crimson Glo’ commence à fleurir. C’est sa troisième floraison  mais elle sera beaucoup plus abondante que les précédentes :

7 prunier crimson glo veneux 15 mars 2017 IMG_2760.jpg

8 prunier crimson glo veneux 15 mars 2017 IMG_2759.jpg

9 prunier crimson glo veneux 15 mars 2017 IMG_2762.jpg

10 prunier crimson glo veneux 15 mars 2017 IMG_2761.jpg

11 prunier crimson glo veneux 15 mars 2017 IMG_2764.jpg

La floraison de Prunus salicina ‘Golden Japan’ sera peu abondante, c’est la première. Il a été planté en mars 2016 :

12 prunier golden japan veneux 15 mars 2017 IMG_2754.jpg

 

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09/03/2017

Eriobotrya japonica en Ile de France

1 eriobotrya jardiland 8 mars 2017 IMG_2731.jpg

Ce joli petit arbre au grand feuillage persistant d’aspect exotique est un néflier du Japon, Eriobotrya japonica. Rien à voir avec notre néflier sauvage, Mespilus germanica, au feuillage ordinaire et caduc et aux fruits à peine mangeables même blets. Les fruits du néflier du Japon sont délicieux.

Celui-ci se trouve sur le parking Jardiland à Dammarie-lès-Lys près de Melun. Il est exposé à tous les vents.

Eriobotrya japonica est bien rustique en Ile de France. J’en ai un qui a plus de 30 ans et a toujours gardé un feuillage impeccable, même après l’hiver de 1985 au gel incroyable. Cependant il n’est planté en Ile de France que comme arbre décoratif, très décoratif. Jusqu’à présent on n’espérait pas obtenir des fruits parce qu’il fleurit en automne et fleurs ou fruits sont décimés par le gel en hiver.

Que se passe-t-il depuis 2 ans ? J’ai obtenu 1 nèfle l’an dernier. Est-ce un accident ou un début ? Peut-être s’adapte-t-il au climat. D’une part les hivers sont moins froids, même l’anticyclone de Sibérie n’a pas réussi à obtenir les gels extraordinaires de 1985, chez moi, pas au-delà de -8°C. D’autre part la date de floraison semble reportée à la fin de l’hiver comme vous pouvez le voir sur ces photos du 8 mars.

Il y a des bouquets de fleurs au bout de presque toutes les branches :

2 eriobotrya jardiland 8 mars 2017 IMG_2734.jpg

3 eriobotrya jardiland 8 mars2017 IMG_2733.jpg

4 eriobotrya jardiland 8 mars 2017 IMG_2732.jpg

eriobotrya rec jardiland 8 mars 2017 IMG_2732.jpg

Le mien est encore plus en retard, les boutons floraux sont encore fermés. Ils ont maintenant toutes chances d’échapper à des gels dangereux, les fleurs sont détruites à partir de -5°C.

J’ai 2 semis « spontanés », des noyaux semés par mon fis, c’est son habitude, après consommation de nèfles. Je vais leur trouver un endroit plus abrité, moins exposé au vent, près de la chaleur de la maison, pour tenter une production. La croissance est en général rapide.

Ce gros retard de floraison, est-ce une adaptation au climat de la région ? Pourtant l'an dernier il avait fleuri en octobre. J'avais obtenu sa première nèfle parce qu'il n'avait presque pas gelé. Ou bien a-t-il un station météo interne et performante qui lui permet de programmer correctement sa floraison ? C'est la question que je me suis posée cette année à l'hiver bien froid et où toutes les plantes à floraison hivernale (un record pour le camellias) ont beaucoup retardé leur date de floraison.

 

 

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29/01/2017

Le Moscou- Paris est rentré chez lui

Le Moscou-Paris, c’est le nom que la presse a donné à l’anticyclone de Sibérie qui parfois vient aggraver notre hiver. C’était une semaine avec plusieurs fois -7°C le matin et des journées sans dégel. Mais, heureusement, cela n’a pas été aussi grave qu’en janvier 1985, où il avait atteint -17°C même dans le sud de la France et 15 jours sans dégel, un cauchemar pour mon jardin où des camellias avaient été défeuillés (ils s’en sont remis et Adolphe Audusson, mon champion, n’avait pas perdu une seule feuille).

Depuis jeudi le temps est plus gris et il n’y a plus de gel. C’était donc le moment de faire le tour du jardin pour vérifier l’état des plantes considérées comme peu rustiques.

Je n’avais aucune crainte pour le néflier du Japon, Eriobotrya japonica, bien rustique chez nous, mais il y avait un gros risque pour sa floraison. Il a eu la bonne idée, comme toutes les autres plantes, de retarder l’ouverture de ses fleurs de plus d’un mois. J’ai aimé voir ses boutons floraux qui ont bien résisté (c’est la raison d’être des boutons, protéger les futures feuilles et fleurs) :

1 eriobotrya oliver veneux 29 janv 2017 001.jpg

2 eriobotrya oliver veneux 29 janv 2017 003.jpg

Les bourgeons ont gardé leur aspect duveteux :

3 eriobotrya rec veneux 29 janv 2017 003.jpg

Le feijoa, Acca sellowiana, est intact :

4 acca veneux 29 janv 2017 011 (3).jpg

Le citrangequat Thomasville est intact mais je n’avais pas beaucoup d’inquiétude pour lui puisqu’il en existe un en Ile de France qui vit depuis 1923 et a donc subi le Moscou-Paris de 1985 :

5 citrangequat thomasville veneux 29 janv 2017 015.jpg

Clematis armandii Apple Blossom est intacte :

6 apple blossom veneux 29 janv 2017 020.jpg

Et elle prépare sa floraison :

6 apple blossom veneux 29 janv 2017 021.jpg

Clematis forsteri Avalanche a moins bien supporté. Elle a des zones atteintes :

7 clematis avalanche veneux 29 janv 2017 027.jpg

Mais une grande partie est intacte :

8 clematis avalanche veneux 29 janv 2017 026.jpg

Sambucus hookeri a beaucoup souffert. Mais il est déjà en train de refaire son feuillage et cette « revégétation » immédiate, c’est là son problème. S’il ne subit pas d’autre gel de cette intensité, tout se passera bien pour lui. Mais il ne peut refaire indéfiniment sa végétation et c’est pour cela que je l’ai déconseillé pour la zone 7.

10 hookeri veneux 29 janv 2017 023.jpg

10 hookeri veneux 29 janv 2017 023.jpg

12 hookeri veneux 29 janv 2017 025.jpg

Je n’avais aucune crainte pour mes arbousiers mais davantage pour leur floraison. Les fleurs de Arbutus unedo ont grillé :

13 arbutus unedo veneux 29 janv 2017 016.jpg

Arbutus andrachnoides était en fleurs depuis bien plus longtemps et c’était presque terminé. Il semble que des jeunes fruits ont résisté au gel :

14 arbutus andrachnoides veneux 29 janv 2017 017.jpg

Pileostegia viburnoides a parfaitement résisté :

9 pileostegia vib veneux 29 janv 2017 022.jpg

En résumé, je n’aurai perdu aucune de mes plantes en limite de rusticité. Je n’en avais pourtant protégé aucune.

 

28/12/2016

Arbutus, eriobotrya, des fleurs en hiver

Les arbousiers sont toujours en pleine floraison.

Arbutus unedo que je vous avais montré en fleurs le 28 novembre est encore plus couvert de fleurs :

1 arbutus unedo veneux 28 dec 2016 005.jpg

2 arbutus unedo veneux 28 dec 2016 006.jpg

3 arbutus unedo rec  veneux 28 dec 2016 004.jpg

4 arbutus unedo veneux 28 dec 2016 003.jpg

Arbutus andrachnoides qui avait commencé à fleurir un mois plus tôt est, lui aussi, toujours en fleurs :

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arbutus andrachnoides veneux 28 dec 2016 007.jpg

Ces fleurs sont des promesses de fruits… dans un an.

Eriobotrya japonica, le néflier du Japon, est encore en boutons, lui aussi très en retard sur les autres années :

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5 eriobotrya oliver veneux 28 dec 2016 002.jpg

 

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20/12/2016

Pseudocydonia sinensis

Est-ce dû au froid précoce cette année ? Est-ce dû à son âge ? Après plusieurs années de feuillage persistant, il s’est décidé à être caduc comme il se doit pour son espèce. Des feuilles ont rougi, il en a déjà perdu un peu :

1 pseudocydonia romi 13 dec 2016 001.jpg

2 pseudocydonia romi 13 dec 2016 002.jpg

3 pseudocydonia rec romi 13 dec 2016 002.jpg

Son fruit est tombé avant maturité. Ses graines sont encore minuscules, inaptes à la germination :

4 pseudocydonia 18 dec 2016 011.jpg

5 pseudocydonia 20 dec 2016 001.jpg

6 pseudocydonia 20 dec 2016 003.jpg

7 pseudocydonia rec 20 dec 2016 002.jpg

Les graines d’un fruit mûr :

8 pseudocydonia barres 29 janvier 2012.jpg

 

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07/12/2016

Thomasville, un agrume délicieux pour l'Ile de France

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Sa croissance est désespérément lente mais il est bien sain alors qu’il va commencer son 4è hiver à Veneux sans aucune protection.

Le citrangequat ‘Thomasville’ est un hybride trigénérique  (kumquat, poncirus, citrus) créé en 1909. Le premier introduit en Ile de France y survit depuis 1923.

C’est le plus résistant au froid des agrumes comestibles (on ne peut dire que Poncirus est comestible). Son fruit est déclaré partout comme excellent, à consommer comme un citron vert et donnant de bonnes marmelades.

Je l’avais reçu en décembre 2013 de la pépinière du Bosc. Mais il semble qu’il soit long à produire. La principale qualité du jardinier n’est-elle pas la patience ?

http://www.pepinieredubosc.fr/agrumes-rustiques/#thomasvi...

 

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05/12/2016

Ribes fasciculatum

Le superbe groseillier Ribes fasciculatum femelle commence à prendre sa parure d’automne :

Ce groseillier est d’une taille inhabituelle pour un groseillier, plus de 2m en hauteur et en largeur et très dense. Il est surtout très décoratif toute l’année car s’il est dit caduque, le site Flora of China reconnait qu’il a des feuilles presque toute l’année. Il ne perdra sa parure d’automne qu’à la pousse des nouvelles feuilles.

C’est un véritable fruitier. Vous lirez que ses fruits sont immangeables. C’est vrai seulement s’il y a un mâle. Dans ce cas les grains prennent toute la place de la pulpe. C’est la perte de mon mâle, vraiment peu vigoureux même avant son décès précoce, qui m’a fait découvrir la qualité des fruits non fécondés. Un seul pépiniériste, Ribanjou, vend les deux sexes dûment sexés. Les autres ne précisent pas qu’il est dioïque et vendent sans doute uniquement des femelles. S’il vous plait, plantez-le pour sa beauté et si vous voulez déguster ses fruits, ne plantez qu’une femelle.

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J’ai déjà expliqué en détails les caractéristiques de cette belle plante :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/10/26/ribes-fa...

 

 

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04/12/2016

Mes cognassiers en automne

Mes cognassiers à gros fruits comestibles ont bien fleuri mais très peu fructifié cette année. J’attribue ce défaut de fructification à la pluie trop fréquente au printemps qui a gêné la pollinisation. Les voici maintenant en automne.

Cydonia oblonga ‘Krymsk’ à Romilly :

1 cydonia krymsk romi 23 nov 2016 010.jpg

On devine derrière un large arbuste à feuillage persistant et rameaux très arqués, c’est Rosa multiflora installé spontanément sur le terrain, à la floraison superbe et aux petits fruits nourrissants pour les oiseaux.

Cydonia oblonga ‘Krymsk’ à Veneux :

2 cydonia krymsk veneux 25 nov 2016 001.jpg

Pseudocydonia sinensis qui chez moi reste vert une grande partie de l’hiver. C’est la première fois qu’il montre quelques feuilles jaunes en novembre :

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Il a perdu son fruit unique cette année :

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Chaenomeles cathayensis est un bébé issu de semis que je viens de planter. Il est volontairement planté dans une zone non nettoyée pour échapper aux regards de mes voleurs :

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28/11/2016

Arbutus unedo redécouvre le soleil

Mon arbousier n’a pas fleuri l’an dernier et cela se voit encore puisqu’il ne porte pas de fruits. La raison en est la présence pas très loin d’un grand hêtre. Jusqu’alors il ne gênait pas, les branches étaient très haut et n’empêchaient pas le passage du soleil. Mais il s’est mis à faire une très grande branche qui de plus s’inclinait vers le sol et le pauvre arbousier n’a plus vu le soleil. J’ai fait couper cette branche à l’automne dernier et j’espérais revoir l’arbousier fleurir. J’étais déçue de ne pas voir des fleurs mais c’est seulement qu’il est en retard. Les fleurs ne sont pas encore totalement ouvertes mais elles sont nombreuses, au bout de toutes les branches

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Pendant ce temps Arbutus andrachnoides est toujours en fleurs depuis plus d’un mois :

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23/11/2016

Pyrus caucasica, mon bébé étincelant

J’avais obtenu quelques bébés Pyrus caucasica à partir du semis de graines d’un fruit tombé sous un arbre du Jardin des Plantes.

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J’en ai planté un à Romilly l’an dernier. Cela lui a plu. Il mesure maintenant environ 1m50. Il n’a encore jamais fleuri mais il m’offre aujourd’hui pour la première fois son magnifique feuillage d’automne. Le feuillage presque noir derrière lui, c’est Euonymus grandiflorus :

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Variété naturelle du poirier commun, ses fruits sont comestibles mais petits et seraient insipides. Son intérêt, c’est sa superbe floraison au printemps :

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14/11/2016

Arbutus x andrachnoides, sa première arbouse

Je vous ai montré le début de sa floraison il y a un mois. Il est toujours très fleuri, une grosse grappe au bout de chaque branche. Mais la surprise, le miracle aujourd’hui, c’est une arbouse.

Mon arbre a 4 ans et c’est sa première fructification. Si je parle de miracle, c’est parce que cet hybride a la réputation de très peu fructifier et c’est sa première arbouse alors qu’il ne dépasse pas 1m de haut. Mais il est vigoureux, touffu, en pleine santé. Cette arbouse, un cadeau de la floraison de l’an dernier, est aussi belle mais un peu, à peine plus petite que celles de Arbutus unedo.

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05/11/2016

L'automne des Actinidia

Toutes les espèces d’Actinidia sont cultivées pour leurs fruits. Mais certaines présentent un autre intérêt, les couleurs de leur feuillage.

Actinidia kolomikta est apprécié pour son feuillage panaché au printemps :

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Il a été le premier à présenter une couleur d’automne mais ce feuillage d’automne n’est pas très intéressant car les feuilles tombent aussitôt, au point que j’ai tout juste eu le temps de photographier ces quelques feuilles sur le sujet femelle :

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Actinidia arguta a présenté son feuillage d’automne juste après. Pour l’instant il n’est pas impressionnant. Il était même encore au ras du  sol au printemps et il a fait une belle poussée de croissance de plus de 2m au cours de l’été. L’intérêt de son feuillage d’automne, c’est qu’il dure plus d’une semaine :

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Une bonne semaine plus tard ce fut le début de coloration du plus beau, celui qui m’éblouit tous les ans, Actinidia melanandra. Début de coloration le 1 novembre :

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Les deux pieds supportés par une succession d’arcades forment une belle tonnelle dorée :

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Les Actinidia deliciosa et chinensis ont encore tout leur feuillage bien vert. Les feuilles finiront par tomber mais je sais qu’il n’y aura pas de beau décor d’automne.

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29/10/2016

Arbutus andrachnoides

Cet hybride spontané (unedo x andrachne) a une croissance vraiment très lente. Le mien a 4 ans. Il mesure à peine 1m. Il est cerné de tuteurs parce qu’il veut absolument se coucher.

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Il présente une belle écorce rouge qui s’exfolie avec l’âge. Le mien a déjà une belle écorce mais elle sera beaucoup plus belle quand il vieillira. Il faut que je coupe les petites branches basses pour mieux la mettre en évidence. C’est pour cette écorce surtout qu’il est cultivé. Il la tient de Arbutus andrachne dont la rusticité est très moyenne, vers -10°.

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Voici ce que cela donnera lorsqu’il sera plus vieux :

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Sa longue floraison en grappes pendantes ressemble à celle de Arbutus unedo. Le début de sa floraison varie selon les années. J’ai des photos de ses fleurs de septembre à mai selon les années. Cette année il fleurit tard. On dirait qu’il attendait la saison des pluies pour s’épanouir, comme bien d’autres plantes. L’arrosage ne sert qu’à les faire survivre. Maintenant il pleut régulièrement, pas beaucoup, au mieux 21mm en 2 jours, une toute petite pluie mais fréquente.

Il a fleuri en abondance dès sa première année, une grappe à chaque extrémité de branche, toutes sans exception. Le 18 octobre il est encore en boutons :

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Le 25 octobre une des grappes ouvre ses premières fleurs :

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J’ai déjà cru voir des ovaires fécondés

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mais je n’ai jamais eu de fruits. Il est connu pour très peu fructifier et ses fruits sont discrets. Si, comme moi, vous aimez les arbouses, l’espèce fructifère c’est Arbutus unedo.

 

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26/10/2016

Mespilus germanica

Appelé néflier d’Allemagne, il n’a pas pour origine l’Allemagne mais le sud-est de l’Europe et le sud-ouest de l’Asie. Mais il est naturalisé en France et répandu dans toutes les régions. Il est parfois cultivé pour son port tortueux, sa belle floraison, ses belles colorations d’automne et parfois pour ses fruits.

Les miens sont d’origine naturelle garantie. J’en ai deux. Ils sont vieux car ils avaient déjà leur taille actuelle il y a 40 ans. Il y en avait même un troisième plus petit, je l’ai donné.

Sa belle floraison à grandes fleurs blanches en mai :

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Des fleurs très appréciées :

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Voici mes petits arbres aujourd’hui :

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C’est aussi la saison des fruits. Ils ne sont pas extraordinaires et doivent être consommés blets. Pour cela on nous dit de les cueillir après les premières gelées mais il n’y a généralement pas de gelées avant décembre. Une année je les ai cueillis en octobre et mis au congélateur. Je ne recommencerai pas, même blets ils n’ont pas soulevé mon enthousiasme. Cette année je ne pourrais d’ailleurs pas les cueillir en octobre, ils ont presque tous disparu, j’en ai trouvé seulement 3 sur l’arbre près de la maison. Il y en avait pourtant au bout de toutes les branches. Mais, si les fleurs plaisent aux insectes, les fruits font le bonheur des oiseaux, surtout les merles je crois. Et des oiseaux, j’en ai de plus en plus. C’est maintenant le seul terrain tranquille dans le quartier et je fais tout pour attirer les oiseaux, plantes à fruits consommables par eux et nourrissage en hiver. Merles et pies viennent même chiper les croquettes pour chat.

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10/10/2016

Crataegus ellwangeriana

Je vous ai souvent montré Crataegus pedicellata. Il m’a donné envie de planter d’autres aubépines à gros fruits comestibles. J’en ai planté 3 espèces il y a 2 ans, en novembre 2014 et Crataegus ellwangeriana est le premier des trois qui me donne des fruits.

Après plusieurs mois d’absence sur le terrain de Romilly, je passe tout mon temps de présence à défricher, le terrain est complètement envahi de ronces bleues, une vraie peste très peu productive.

C’est en défrichant que j’ai redécouvert cette aubépine et surtout ses beaux fruits rouges de la taille d’une cerise :

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Le fruit est excellent, un peu mais vraiment très peu farineux, peu sucré, je parlerai plutôt de douceur. Il contient 3 petits noyaux. Le bon gout reste longtemps en bouche.

 

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07/10/2016

Pseudocydonia sinensis

Le cognassier de Chine a subi le même sort que les autres cognassiers : un seul fruit cette année. A Veneux je n‘ai eu aucun fruit sur les Cydonia oblonga, à Romilly un seul fruit par arbre. La cause probable : les pluies du printemps qui ont gêné la pollinisation par les insectes. Mais maintenant la nature se rattrape, un peu trop, pas de pluies depuis des semaines et rien n’est prévu jusqu’au 20 octobre. J’en ai ras le bol d’arroser et mes plantes souffrent. Mais je ne me fais pas d’illusions, c’est tous les ans pareil, pas de pluies sérieuses avant novembre. Le ciel est gris, il fait froid, mais pas d’eau.

Mon Pseudocydonia sinensis a été planté il y a 3 ans, à l‘automne 2013 :

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Un an plus tard, en novembre 2014, il s’était juste un peu épaissi :

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Il n’est presque pas caduc et renouvelle son feuillage en janvier à la poussée des nouveaux bourgeons (c’est bien ce qui est dit sur Wikipédia mais non ailleurs, le comportement est peut-être différent en climat plus froid) :

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Au printemps 2015 il démarre vraiment et c’est sa première floraison, de ravissantes fleurs roses :

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Suivies de 3 fruits :

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Il a tout supporté sans broncher, inondations, absence d’arrosage l’été. Il a un feuillage dense et très sain. Il mesure 3m x 2m. Mais il n’a qu’un seul fruit, encore vert mais déjà très gros :

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9 pseudocydonia romi 4oct 2016 004.jpg

 

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02/10/2016

Korean Big, c'est bien un Lycium barbarum

Je vous ai montré sa floraison début septembre, la première, plutôt tardive mais il n’a qu’un an. Il a mis 3 semaines pour commencer à mûrir quelques fruits mais c’est un bel exploit pour son âge. Il a 3 tiges porteuses de fruits sur lesquels 2 ou 3 fruits sont mûrs, beaucoup d’autres sont encore verts.

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Jusqu’alors je me demandais si ce n’était pas un Lycium chinense. Parce qu’il est moins délicat et sa croissance est beaucoup plus rapide que celle des Lycium barbarum expérimentés jusqu’à présent y compris les deux plantés en même temps que lui, dans le même sol, avec les mêmes soins. Et aussi parce que sur le web on le trouve aussi bien comme Lycium barbarum que comme Lycium chinense. Mais c’est bien un Lycium barbarum, la forme de ses fruits le prouve.

Je vais vous montrer maintenant le Lycium chinense du Jardin Botanique de Marnay sur Seine. Je l’ai photographié le 11 septembre et il était déjà couvert de fruits mûrs. Mais il est bien plus grand, bien plus vieux et bien installé, je le photographie déjà depuis plusieurs années.

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Vous avez sans doute remarqué comme les fruits de Lycium chinense ont une forme plus allongée.

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29/09/2016

Fuchsia regia ssp reitzii

Il a été planté en janvier 2014. Il a fleuri et fructifié dès son premier été. Il occupe maintenant toute la hauteur qui lui a été accordée soit le grillage de 2m. Mais il envoie de longues branches à travers le grillage et c’est de l’autre côté qu’il fleurit le plus. Je pense qu’il n’apprécie pas la proximité d’un actinidia et d’un gogi un peu trop exubérants et il reçoit mieux le soleil de l’autre côté.

Il est en fleurs et fruits depuis fin juin. Le 27 septembre il porte boutons, fleurs, fruits verts et fruits mûrs :

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Il continuera à fleurir et fructifier au moins jusqu’à fin novembre. Le 25 novembre 2014 :

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Contrairement à ce qui est dit, il ne s’est pas montré caduc jusqu’ à présent. Peut-être lors d’un hiver plus froid ? Le 9 janvier 2015 à Romilly :

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Le 14 février 2014 à Veneux, cerné par les perce-neige :

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J’ai bien sûr goûté les fruits. Ils sont très agréables, consistance proche d’une cerise, bien sucrés. On ne sent pas les petites graines.

 

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16/09/2016

Asimina triloba

Mes asiminiers sont encore trop petits, celui du Jardin des Plantes de Paris est le plus vieux, le plus beau, mais il ne porte jamais de fruits parce qu’il est seul et la pollinisation croisée est indispensable sauf pour quelques sélections récentes autofertiles. Je vais donc encore une fois vous montrer ceux du Jardin Botanique de Marnay sur Seine.

La floraison avait eu lieu en mai sur les branches nues car il débourre très tardivement, presque début juin. Ces fleurs très belles ont beaucoup de fans couverts de pollen :

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Asimina triloba  (asiminier, paw-paw) est autostérile. J’ai vu 3 spécimens à Marnay, peut-être un peu trop distants, s’ils étaient plus rapprochés ils auraient plus de fruits mais ils en portent tous.

Le plus vieux que je vous montre déjà depuis plusieurs années drageonne comme un fou :

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Celui-ci est en plein soleil et sur une butte. Il est plus jeune mais drageonne déjà un peu :

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Enfin celui-là est celui qui avait été cassé. Il a fait plusieurs branches au niveau de la plaie et on ne voit plus trace de la mutilation :

12 b asimina 2 marnay 11 sept 2016 082.jpg

Il est planté en sous-bois, complètement à l’ombre. C’est celui qui porte le plus de fruits :

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Si vous voulez planter des Asimina, au minimum 2 de clone différent, au mieux 3, dites-vous qu’il vous faudra vous armer de patience au début. C’est ce que j’ai découvert. Je m’inquiétais de ne pas les voir grandir. Je suis partie explorer les sites qui en parlent. Le comportement de mes bébés est normal. Pendant 3 ans la croissance est nulle, ils installent leurs racines dont une très longue racine pivotante et ne font que ça. Ensuite la croissance sera rapide. Pour cette raison également il faut planter des sujets très jeunes, ou semer, en terre profonde.

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15/09/2016

Cydonia oblonga 'Krymsk'

Cette année n’est pas une bonne année pour mes cognassiers. A Veneux Cydonia oblonga ‘Vranja’ et Cydonia oblonga ‘Krymsk’ n’ont donné aucun fruit malgré une belle floraison.

A Romilly Cydonia oblonga et Cydonia oblonga ‘Krymsk’ n’ont eu chacun qu’un seul fruit malgré là aussi une très belle floraison au printemps. Pourtant l’an dernier le plus vieux avait eu une dizaine de fruits alors que ‘Krymsk’ était trop jeune.

1 cydonia romi 30 août 2015 004 (1).jpg

La raison en est sans doute le printemps très pluvieux qui a empêché la fécondation par les abeilles, leur principal pollinisateur.

Le cognassier donne en France des fruits certes très parfumés mais durs, astringents et acides qui ne sont consommés que cuits. C’est dû à un manque de maturation. Plus au sud, au Portugal ou en Grèce par exemple, un automne long et chaud leur permet de mûrir et ils sont alors comestibles frais, comme des pommes.

Une variété mise au point par les russes, ‘Krymsk’ (= Aromatnaya) murit plus rapidement et le fruit peut être consommé frais en octobre, du moins si l’automne reste assez chaud jusque-là.

Voici le 11 septembre le tout premier fruit du très jeune Cydonia Krimsk :

2 cydonia krymsk romi 11 sept 2016 093.jpg

Le 14 septembre le fruit de l’autre cognassier :

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Il est encore assez vert, loin de la maturité mais de la même taille.

Le 14 septembre le fruit de Krymsk est toujours bien jaune mais il a éclaté :

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Du fait de cet éclatement, j’ai été obligée de le cueillir sinon il aurait pourri. Je l’ai goûté. Il est suffisamment tendre (comme une pomme bien ferme), absolument sans astringence ni acidité donc consommable. Mais il n’est pas du tout sucré car il n’est pas encore mûr, sa maturité est annoncée pour octobre. Cet incident dont j’ignore la cause ne m’a pas permis de le goûter mûr, avec un mois de plus, il serait sans doute sucré. J’espère pouvoir vous confirmer cette qualité l’an prochain.

 

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09/09/2016

Hippophae rhamnoides 'Sandora'

Cette année encore je n’ai aucun fruit sur l’argousier femelle pourtant planté en 2009 en même temps que le mâle. La raison : je ne m’étais pas assez documentée sur les conditions de plantation. Je sais maintenant que mâle et femelle doivent être planté à 1m-1m50, au pire 3m l’un de l’autre. Ils fleurissent en fin d’hiver et il y a peu d’insectes à cette époque. La pollinisation est donc assurée par le vent et les fleurs minuscules ont peu de pollen. Mon couple est espacé de 6m et c’est trop.

Il faudrait que je prenne le temps de faire une bouture du mâle à planter plus près de la femelle mais cela va demander des années avant qu’il fleurisse.

La solution de facilité : une femelle autofertile. J’ai planté ‘Sandora’ en 2012. Elle a donné un petit nombre de fruits dès 2013 et davantage chaque année. Ce sont des fruits sans graine. Cela présente un avantage pour l’utilisation culinaire. La voici le 5 août cernée par les eupatoires :

1 hippophae sandora 5 août 2016 076.jpg

2 hippophae sandora 5 août 2016 077.jpg

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08/09/2016

Lycium barbarum 'Korean Big'

J’ai planté Lycium barbarum à Romilly. Un seul a survécu et il végète. J’ai donc tenté Lycium chinense. Il a démarré aussitôt, a fleuri l’année de la plantation, il est même exubérant. Pourquoi cette différence ? Ils semblent avoir les mêmes besoins pourtant.

J’ai donc tenté Lycium barbarum à Veneux. J’ai planté 3 sélections. Un a disparu, un autre est en bonne santé mais pousse lentement. Le 3è pousse vite et fleurit, c’est ‘Korean Big’.

Il mesure déjà 1m20. Sa floraison est tardive, il a commencé fin août, mais il a des excuses : il n’a qu’un an et Lycium barbarum fleurit souvent à 2 ou 3 ans. C’est une sélection polonaise sur laquelle je n’ai pas de renseignements. Il porte une magnifique étiquette mais entièrement rédigée en polonais, une langue que je ne maitrise pas.

lycium korean 1 001.jpg

lycium korean 02 001.jpg

J’ai cependant trouvé un texte en anglais sur le site du producteur :

http://www.clematis.com.pl/en/encyklopedia?view=plant&...

mais cela n'indique pas la différence avec les autres sélections.

1 lycium korean big veneux 7 sept 2016 001.jpg

2 lycium korean big veneux 7 sept 2016 004.jpg

2 lycium korean big veneux 7 sept 2016 011.jpg

3 lycium korean big veneux 7 sept 2016 005.jpg

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5 lycium korean big veneux 7 sept 2016 012.jpg

La nouaison :

6 lycium korean big veneux 7 sept 2016 010.jpg

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19/08/2016

Rubus phoenicolasius

Cette ronce a besoin d’un sol riche et frais. Je n’arrive pas à la cultiver à Veneux malgré l’ajout d’Or Brun et les arrosages fréquents et la plantation en automne pour qu’elle s’installe avant la sécheresse. Le sol est trop sec et trop pauvre.

Elle se plait à Romilly et elle y est exubérante et envahissante. Mais elle est belle et il faut seulement gérer son marcottage.

Je vous l’avais montrée le 10 novembre 2015 :

1 rubus phoenico romi 10 nov 2015 038 (1).jpg

Mais on voyait encore mieux l’architecture de son marcottage le 14 mars 2016 sur les tiges encore nues :

2 rubus phoeni romi 14 mars 2016 028.jpg

Apparition des magnifiques bourgeons floraux en juin :

3 rubus phoenicolasius bourgeons romi 20 juin 2015 039.jpg

4 rubus phoenicolasius bourgeons romi 20 juin 2015 038.jpg

Les fleurs sont autofertiles et les fruits se forment souvent à l’intérieur du bourgeon floral avant son ouverture. Le 13 juillet :

5 rubus phoenicolasius romi 13 juil 2015 026 (1).jpg

6 rubus phoenicolasius romi 13 juil 2015 026 (2).jpg

Le 5 août 2016 elle forme un massif dense et impénétrable et fructifie toujours :

7 rubus phoenicolasius romi 5 août 2016 069.jpg

8 rubus phoenicolasius romi 5 août 2016 070.jpg

9 rubus phoenicolasius romi 5 août 2016 071.jpg

Sur des « boules » qui sont un mélange de fruits récents et de fruits pourris parce que non récoltés à temps.

Tiges vertes puis rouges :

10 rubus phoenico rec veneux 2 août 2014 004 (5).jpg

11 rubus phoeni veneux 28 fev 2015 003.jpg

12 rubus phoenicolasius romi 30 sept 2014 016 (3).jpg

Feuilles à revers argenté :

13 rubus phoenico veneux 2 août 2014 004 (6).jpg

Marcottage fin septembre : une jeune tige se plante verticalement dans le sol.

14 rubus phoenicolasius romi 30 sept 2014 016 (1).jpg

Elle ne donnera une jeune pousse qu’au printemps. C’est en automne qu’il faut gérer ce marcottage pour que la belle ne dépasse pas la surface autorisée. Elle serait capable d’envahir tout le terrain.

 

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