Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/04/2016

Cerisiers

Mes cerisiers sont en fleurs. Mais pas tous, seuls ceux qui produisent des cerises douces sont en pleine floraison. Ce sont les descendants de Prunus avium, le merisier. J’en ai deux, Early Rivers, une guigne, et Sweetheart, un bigarreau à la floraison très précoce mais à la production tardive. Le troisième, un griottier, descendant de Prunus cerasus, le cerisier acide, est encore en boutons. Mes cerisiers sont très jeunes, ils n’ont encore jamais produit.

Early Rivers :

1 cerisier early river romi 19 avril 2016 023.jpg

2 cerisier early river romi 19 avril 2016 021.jpg

3 cerisier early river romi 19 avril 2016 022.jpg

Sweetheart, plus précoce,  a aussi le feuillage déjà assez bien développé et cela me permet de vous montrer la preuve que c’est bien un Prunus avium : les pétioles portent 2 glandes rouges à proximité du limbe.

4 cerisier sweetheart romi 19 avril 2016 035.jpg

5 cerisier sweetheart romi 19 avril 2016 037.jpg

6 cerisier sweetheart romi 19 avril 2016 044.jpg

7 cerisier sweetheart romi 19 avril 2016 040.jpg

cerisier sweetheart rec romi 19 avril 2016 044.jpg

 

18/04/2016

Un Actinidia surprenant

Je ne sais que faire devant cet Actinidia au comportement hors norme. Je n’ai jamais vu ça et je n’ai rien trouvé de tel sur le web.

J’ai des Actinidia de différentes espèces et de différents âges dont des Actinidia deliciosa et des Actinidia melanandra de plus de 20 ans, tous femelles et un hermaphrodite. Ce n’est pas faute d’avoir tenté de planter un mâle. Le premier a été arraché avec son arcade par un sanglier. Je l’ai replanté mais c’est le porte-greffe qui est reparti et m’a donné un Actinidia melanandra femelle que j’ai multiplié par bouture.

J’ai ensuite fait au moins 10 tentatives de mâles. Tous sont morts dès le premier été. Au printemps 2015 j’ai fait encore une tentative. L’étiquette indiquait Actinidia chinensis mâle sans nom plus précis. D’ailleurs il est probable que c’est un Actinidia deliciosa, les pépiniéristes confondent toujours les 2 espèces et chinensis, le vrai, est peu vendu en France. Celui-ci est mort encore plus vite, dès la fin du printemps. Désespérée, j’ai arrosé l’endroit où je l’avais planté tous les jours et le 28 juillet est apparue une tige 20 cm devant le tronc mort :

1 actinidia mâle veneux 28 juil 2015 006 (1).jpg

J’ai pourtant toujours arrosé 2 fois par semaine mes actinidias dès que le temps est sec. J’en ai tiré la conclusion que si je perdais tous les mâles, c’est parce que leurs besoins en eau sont encore plus grands que ceux des femelles et mon terrain est extrêmement sec. Je l‘ai donc arrosé tous les jours jusqu’à ce qu’il ne soit plus en végétation. Le 30 septembre cette tige avait merveilleusement grandi et se mêlait déjà aux tiges d’une femelle proche :

2 actinidia mâle veneux 30 sept 2015 011.jpg

Problème : est-ce toujours le mâle (obtenu par bouture) ou était-il greffé et dans ce cas, ce sera une surprise à la floraison.

Et, étonnamment, il partait plusieurs tiges du sol :

3 actinidia mâle veneux 30 sept 2015 012.jpg

Je n’ai jamais vu un Actinidia multi-troncs. Le printemps cette année a été bien pluvieux et il a démarré en même temps que les femelles. Mais un nombre encore plus grand de tiges partent du sol, un groupe serré de 7 tiges, environ 20 cm devant le tronc mort que je laisse intact comme repère, une tige à gauche et un groupe serré de 3 tiges à droite :

4 actinidia mâle veneux 18 avril 2016 008 (2).jpg

La grande tige de l’an dernier est en pleine forme et une deuxième a atteint le support et s’y enroule. Une tige grêle entre les deux est celle qui est morte :

5 actinidia mâle veneux 18 avril 2016 008 (3).jpg

6 actinidia mâle veneux 18 avril 2016 008 (4).jpg

Si lors de la floraison il apparait que ce n’est plus un mâle, j’achèterai un mâle en fleur pour fertiliser mes femelles et je sais qu’il faudra l’arroser tous les jours dès la plantation.

Mais que dois-je faire de toutes ces tiges qui partent directement des racines ? Je ne veux pas dénuder les racines pour voir ce qui se passe, j’ai trop peur de le perdre.

 

21:04 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (2)

11/04/2016

Prunus spinosa

C’est maintenant la floraison des prunelliers :

1 prunus spinosa veneux 10 avril 2016 015.jpg

2 prunus spinosa veneux 10 avril 2016 016.jpg

3 prunus spinosa veneux 10 avril 2016 017.jpg

4 prunus spinosa veneux 10 avril 2016 014.jpg

5 prunus spinosa veneux 10 avril 2016 018.jpg

Ce petit arbre est presque accolé à un autre arbre plus haut, au port plus dressé, à la floraison assez semblable mais qui n’est plus en fleurs. Il a été le premier Prunus sauvage en fleurs. Il était en pleine floraison le 23 février alors que Crimson Glo (Prunus salicina), myrobolan (Prunus cerasifera) et myrobolan Pissardii commençaient à peine :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2016/03/07/crimson-...

Je me suis longuement demandé quel était cet arbre. Les fleurs, très nombreuses, m’ont paru plus petites que celles du myrobolan, les feuilles ont mis beaucoup plus de temps à apparaitre puisqu’elles ne sont à peu près développées qu’aujourd’hui, soit presque 2 mois plus tard.

Les Prunus sauvages se ressemblent beaucoup, sauf les dates des fleurs et du feuillage. J’ai eu un doute avec Prunus avium mais pour en être certaine il fallait voir les feuilles qui ont des nectaires sur le pétiole près du limbe. Je sais maintenant que ce n’est pas lui.

Je pense qu’il s’agit d’un myrobolan très sauvage : C’est le premier Prunus sauvage en en fleurs, dès la mi-février et c’est à la fleur de mon myrobolan que sa fleur ressemble avec une teinte rosée à la base des pétales.

Le 23 février :

6 prunus cerasifera ecuelles 23 fev 2016 014 (1).jpg

7 prunus cerasifera ecuelles 23 fev 2016 014 (3).jpg

8 prunus cerasifera ecuelles 26 fev 2016 001.jpg

9 prunus cerasifera ecuelles 23 fev 2016 014 (5).jpg

10 prunus cerasifera ecuelles 23 fev 2016 014 (8).jpg

11 prunus cerasifera ecuelles 23 fev 2016 014 (7).jpg

12 prunus cerasifera fl ecuelles 23 fev 2016 014 (8).jpg

Le 10 juin :

13 prunus cerasifera ecuelles 10 avril 2016 019 (4).jpg

14 prunus cerasifera ecuelles 10 avril 2016 019 (2).jpg

Il commence à former ses fruits :

15 prunus cerasifera ecuelles 10 avril 2016 019 (1).jpg

 

21/03/2016

Rubus phoenicolasius, à dompter comme un fauve

Jusqu’à présent je l’ai laissé pousser librement à Romilly dans le but d’étudier complètement son mode de végétation.

La plante est caduque et développe ses tiges sur 2 ans.

La première année, c’est une tige qui monte verticalement jusqu’à 3m et se courbe ensuite vers le sol. La caractéristique de cette tige, c’est qu’elle est couverte de poils et d’épines, vertes au printemps puis devenant rouge vif et elle porte de grandes feuilles vertes à revers blanc :

0 rubus phoenicolasius romi 13 juil 2015 014.jpg

1 rubus phoenico veneux 2 août 2014 004 (6).jpg

1 t rubus phoenico veneux 2 août 2014 004 (5).jpg

2 rubus phoeni veneux 28 fev 2015 002.jpg

3 rubus phoeni veneux 28 fev 2015 003.jpg

4 rubus phoenicolasius romi 30 sept 2014 016 (3).jpg

La deuxième année cette tige (canne) va émettre des pousses latérales qui porteront les fleurs et les fruits :

5 rubus phoenicolasius romi 28 juin 2015 025.jpg

6 rubus phoenicolasius i romi 13 juil 2015 015.jpg

7 rubus phoenicolasius romi 20 juin 2015 037.jpg

En juin apparaissent les boutons floraux. Ils forment de belles grappes lumineuses car ils sont couverts comme les tiges d’épines rouge vif.

8 a rubus phoenicolasius romi 20 juin 2015 038.jpg

8 rubus phoenicolasius bourgeons romi 20 juin 2015 039.jpg

En juillet et août il en sort les fruits. Il est rare de voir les fleurs :

9 rubus phoeni romi 19 juil 2015 174 (3).jpg

10 rubus phoeni romi 19 juil 2015 174 (2).jpg

parce que la plupart du temps la fleur s’autoféconde à l’intérieur du bouton et lorsqu’il s’ouvre, c’est déjà le fruit. Sur cette photo, la plupart des boutons sont à peine entrouverts et on y voit déjà à l’intérieur le fruit formé :

11 rubus phoenicolasius romi 13 juil 2015 026 (1).jpg

12 rubus phoenicolasius romi 13 juil 2015 026 (2).jpg

A maturité les fruits sont rouges. Ils sont comestibles, sucrés et parfumés :

13 rubus phoenico veneux 2 août 2014 004 (1).jpg

14 rubus phoenicolasius barres 27 juillet 2013 080 (5).jpg

Cette canne ne produira plus, on peut la couper. Jusque-là, tout est positif. Si je dis qu’il faut le dompter, c’est à cause de son mode de propagation. Il le fait par semis, c’est banal. Mais, comme beaucoup de ronces, il le fait aussi par marcottage, comme la ronce bleue dont je n’arrive pas à me débarrasser à Romilly. A son avantage, il est beaucoup plus beau que la ronce bleue et beaucoup plus fructifère. Dans beaucoup d’endroits d’Amérique du Nord où il a été importé comme ronce fruitière, il est devenu tellement envahissant, pouvant former des fourrés impénétrables, qu’il commence à être interdit à la vente. En Nouvelle Calédonie il est interdit.

Voici comment il procède : en septembre les longues tiges courbées vers le sol s’y plantent :

14 rubus phoenicolasius romi 30 sept 2014 016 (1).jpg

Elles restent ainsi plantées dans le sol tout l’hiver et au printemps des jeunes tiges apparaissent tout autour. Et voici le résultat final à la fin de l’hiver suivant :

15 rubus phoeni romi 14 mars 2016 028.jpg

rubus phoeni romilly 1 fev 2016 035.jpg

Bientôt tout cela sera couvert de feuilles, de branches latérales porteuses de fruits. Je vais lui laisser l’espace qu’il occupe actuellement mais il n’en débordera plus. Pour l’empêcher d’envahir hors de la zone autorisée, il faut attacher les tiges à un support ou les tailler avant qu’elles n’atteignent le sol. Ce problème n’existe qu’en terrain favorable, riche et ne séchant pas l’été. A Veneux, en terrain pauvre et trop drainant, je n’arrive pas à le maintenir en vie même en l’arrosant.

 

11:54 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2016

Golden Japan, va-t-il survivre ?

Par crainte de la mort prochaine de mon Prunus cerasifera sauvage (myrobolan), j’ai commandé pour la pollinisation de Prunus salicina ‘Crimson Glo’ le Prunus salicina ‘Golden Japan’ (pour rappel, ils sont incompatibles pour la pollinisation avec les pruniers européens cultivés).

Étant donné que ces arbres ont déjà débourré et même fleuri depuis presque un mois, il ne me paraissait plus possible de l’acheter en racines nues. J’ai donc soigneusement recherché sur Internet un jeune arbre en pot. Malheureusement, j’ai été trompée. J’ai reçu un gobelet de plusieurs années vu l’épaisseur de son tronc en racines nues et hors végétation. Comment est-ce possible ? Le pépiniériste a-t-il une méthode pour retarder le débourrage ? Il a aussi de très grosses racines taillées très court et très peu de racines fines. J’ai des doutes sur sa reprise.

1 prunier golden japan veneux 20 mars 2016 023.jpg

Le seul signe de vie : ces deux bourgeons, pas un de plus, en désaccord total avec le développement normal d’un salicina :

2 prunier golden japan veneux 20 mars 2016 025.jpg

Mais j’ai heureusement découvert que mon myrobolan n’est pas en danger. En fait, je n’avais pas compris la différence de floraison entre salicina et cerasifera.

Les deux espèces commencent leur floraison en même temps. Mais Prunus salicina fleurit aussitôt de façon massive et montre en même temps ses feuilles.

Prunus cerasifera, et j’ai constaté la même chose sur le Prunus cerasifera ‘Pissardii’ du parking de Varennes, a une floraison progressive qui n’est massive que presque un mois plus tard et son feuillage n’apparait qu’après la floraison.

Mon myrobolan est aujourd’hui en pleine floraison mais, vu sa taille, je n’ai pu photographier les fleurs qu’au zoom :

3 prunus cerasifera veneux 20 mars 2016 031.jpg

Seul problème : j’aurai du mal à cueillir ses fruits.

 

17/03/2016

Cornus mas et Cornus officinalis

Je vous ai montré le début de floraison des « cornus à cornouilles », c’est-à-dire Cornus mas et Cornus officinalis le 1 février. Ils sont toujours en fleurs.

Cornus mas ‘Jolico’ avec à gauche un cornouiller sanguin envahissant que je dois tailler au moins 2 fois par an et devant les branches totalement dénudées de Zanthoxylum piperitum :

1 jolico romi 14 mars 2016 007.jpg

2 jolico romi 14 mars 2016 009.jpg

3 cornus jolico fl romi 11 mars 2012 054 (8).jpg

4 cornus jolico fl romi 11 mars 2012 054 (10).jpg

5 cornus 6 mâle veneux 7 mars p 005.jpg

6 cornus jolico romi 11 mars 2012 054 (1).jpg

Cornus mas ‘Yellow’ qui ne grandit pas vite :

7 cornus yellow romi 14 mars 2016 014.jpg

8 cornus yellow fl romilly 1 fev 2016 026.jpg

Cornus officinalis est en fin de floraison :

9 cornus off romi 14 mars 2016 013.jpg

10 cornus off fl fanée romi 18 mars 2011 123.jpg

 

 

14/03/2016

Prunus salicina sauvage et Prunus cerasifera rouge

Je vous ai montré récemment la floraison du Prunus salicina ‘Crimson Glo’, sélection horticole, et du Prunus cerasifera sauvage (myrobolan) sur mon terrain de Veneux.

Cette fois nous sommes à Romilly.

Le Prunus salicina est la forme type, le sauvage. Ses fruits ne sont d’ailleurs pas aussi gros que ceux des fruitiers horticoles, plus proches de la taille des prunes européennes.

Aujourd’hui il est en fin de floraison. Il dépasse 3m de haut et son tronc est haut, les fleurs ne sont pas faciles à photographier, il faudrait un escabeau. Sa floraison très précoce dès février me fait le déconseiller, comme Crimson Glo, en zone plus froide que la zone 8 :

1 prunus salicina romi 14 mars 2016 020.jpg

2 prunus salicina romi 14 mars 2016 021.jpg

3 prunus salicina romi 14 mars 2016 022.jpg

Il est autostérile mais il a heureusement un Prunus cerasifera à proximité et il m’a donné des fruits dès la première floraison de celui-ci.

Mon Prunus cerasifera est une forme pourpre spontanée, intermédiaire entre la forme type et le Prunus ‘Pissardii’. Pissardii a d’emblée des fleurs roses et des feuilles rouges et ses fruits existent mais tombent avant maturité. Le mien a des fleurs blanches avec juste une touche de rose à la base des pétales et ses feuilles naissent vertes pour devenir rapidement pourpres. Ses fruits parviennent à maturité. Il y en a 2 exemplaires presque accolés :

4 prunus rouge romi 14 mars 2016 023.jpg

Le plus vieux atteint au moins 4m :

5 prunus rouge romi 14 mars 2016 024.jpg

Il est encore en pleine floraison :

6 prunus rouge romi 14 mars 2016 027.jpg

7 prunus rouge romi 14 mars 2016 026.jpg

8 prunus rouge romi 14 mars 2016 025.jpg

9 prunus cera rouge romi 1 avril 2015 120 (6).jpg

10 prunus romi 21 mars 2011 038.jpg

Sa couleur un 8 juin :

prunus rouge romi 8juin 2014 011 (1).jpg

 

07/03/2016

Crimson Glo et autres pruniers

Mon prunier ‘Crimson Glo’ est en fleurs depuis la mi-février et en ce moment les fleurs perdent leurs pétales. Je n’espère pas de fruits cette année car il est très jeune et a eu un nombre limité de fleurs. Le 24 février :

1 prunier crimson glo veneux 24 fev 2016 014 (1).jpg

2 prunier crimson glo 29 fev 2016 008.jpg

3 prunier crimson glo 2 mars 2016 001 (3).jpg

4 prunier crimson glo veneux 24 fev 2016 016.jpg

5 prunier crimson glo veneux 24 fev 2016 014 (2).jpg

Crimson Glo est un Prunus salicina, prunier japonais, autostérile et incompatible pour la fécondation avec nos pruniers cultivés européens qui par ailleurs fleurissent plus tard :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/04/02/le-pruni...

Ce qui est grave, c’est que les vendeurs de pruniers japonais ne donnent aucune indication sur ce problème de fécondation, voire même ils les appellent domestica. Heureusement, si vous vous êtes fait avoir par Crimson Glo (tous les pruniers japonais ne sont pas aussi rigoureusement autostériles), il a la chance de pouvoir être fécondé par notre prunier sauvage, Prunus cerasifera, le prunier myrobolan, fréquent dans la nature et sa forme ‘Pissardii’, encore plus fréquente dans les villes, et sans doute proche de votre jardin. Pissardii, c’est ce bel arbre d’alignement au feuillage rouge et à la floraison rose. Les cerasifera ont le même nombre de chromosomes et fleurissent en même temps que les salicina. J’ai déjà eu une production fruitière de mon P. salicina type à Romilly.

Le même jour j’ai photographié mon myrobolan sauvage. Il m’a donné les années passées beaucoup de prunes délicieuses mais cette année il est très grand et peu fleuri, non à cause de son jeune âge mais à cause de son âge avancé. Il n’a que 40 ans mais a passé toutes ces années dans un sol très pauvre et très sec en été et il et trop à l’ombre. Je n’ai pu photographier correctement ses fleurs, elles sont situées trop haut :

6 prunus cerasifera 2 mars 2016 001 (1).jpg

7 prunus cerasifera veneux 25 fev 2016 014 (1).jpg

8 prunus cerasifera veneux 25 fev 2016 014 (5).jpg

9 prunus cerasifera veneux 25 fev 2016 014 (3).jpg

10 prunus cerasifera veneux 25 fev 2016 014 (4).jpg

Je crois qu’il est en fin de vie et il me faut penser à donner un autre compagnon à Crimson Glo. Je pense à un autre prunier japonais (Friar, Black Amber, Fortune, Golden Japan). Ce sera sans doute Golden Japan qui est autofertile, précoce comme Crimson Glo, et dont j’ai gardé un excellent souvenir : des quantités de grosses prunes jaunes. Il n‘a pas vécu très longtemps, c’est le seul problème des pruniers japonais.


Toujours le même jour, j’ai photographié les premières fleurs de Prunus cerasifera ‘Pissardii’ :

11 prunus pissardii veneux 26 fev 2016 002 (1).jpg

12 prunus pissardii veneux 26 fev 2016 002 (3).jpg

13 prunus pissardii veneux 26 fev 2016 002 (2).jpg

14  prunus pissardii veneux 26 fev 2016 002 (5).jpg

15 prunus pissardii veneux 26 fev 2016 002 (4).jpg

16 prunus pissardii veneux 26 fev 2016 002 (5).jpg

 Crimson Glo a été créé aux USA. Il y est donné pour la zone 9. Les américains ne cultivent pas comme nous préférentiellement Prunus domestica mais Prunus salicina. Le prunier japonais est bien rustique mais ce qui limite son utilisation comme arbre fruitier, c’est la précocité de sa floraison.


Cette année la floraison des pruniers japonais et des myrobolans est en avance de presque un mois. En général ils fleurissent à partir de la deuxième partie du mois de mars. Mon Golden Japan me donnait des fruits tous les ans sans exception mais il ne faut pas espérer une fructification tous les ans dans une zone plus froide que la zone 8. Ailleurs vous aurez des fleurs et c’est ce qui est recherché pour Pissardii mais sans doute rarement des fruits. Cela aussi n‘est pas précisé par les vendeurs.

15/02/2016

Le printemps arrive

C’est du moins ce que me disent quelques plantes.


L’Actinidia kolomikta mâle qui a déjà plusieurs années présente sur toutes ses branches de jeunes feuilles d’un vert très tendre déjà teintées de rose :

1 actinidia kolomikta mâle veneux 15 fev 2016 001 (2).jpg

2 actinidia kolomikta mâle veneux 15 fev 2016 016.jpg

3 actinidia kolomikta mâle veneux 15 fev 2016 001 (1).jpg

Elle est encore bien petite, à peine 1m de haut, et je n’ai pas pensé à vérifier aussitôt sa jeune femelle. Je l’ai photographiée presque à la nuit :

4 actinidia kolomikta fem veneux 15 fev 2016 006.jpg

5 actinidia kolomikta fem veneux 15 fev 2016 007.jpg

Une jolie surprise aujourd’hui : le feuillage déjà bien avancé de l’ail des ours, Allium ursinum :

6 allium ursinum veneux 15 fev 2016 013.jpg

7 allium ursinum veneux 15 fev 2016 011.jpg

8 allium ursinum veneux 15 fev 2016 012.jpg

Le persil avait allongé ses branches démesurément en hiver, peut-être à la recherche d’un soleil insuffisant. J’ai coupé ces branches et il redémarre du pied. Il est juste un peu envahi par la ficaire qui a réussi à envoyer des graines aussi haut sur le bac :

9 persil frisé veneux 5 fev 2016 003.jpg

10 persil plat veneux 5 fev 2016 002.jpg

Les fleurs de la Clematis armandii ‘Apple Blossom’ commencent à s’ouvrir :

11 apple blossom veneux 15 fev 2016 007.jpg

Ouvertes, l’intérieur est blanc :

12 apple blossom veneux 15 fev 2016 008.jpg

Dans la maison, le bégonia bambou qui n’a jamais manqué de fleurs, en petit nombre en hiver, redémarre une floraison :

13 begonia veneux 15 fev 2016 024 (1).jpg

14 begonia veneux 15 fev 2016 024 (3).jpg

15 begonia veneux 15 fev 2016 024 (2).jpg

Et les tourterelles sont de plus en plus amoureuses :

tourterelles veneux 15 fev 2016 019 (2).jpg

Mais les prévisions de Météo France tempèrent cet enthousiasme : trois matinées de gel sont prévues, ensuite il semble que l’hiver soit fini. Ce soir, j’ai de nouveau emballé les jeunes fruits du néflier Oliver, bien que leur seuil de résistance ne doive pas être dépassé.

 

31/01/2016

La méthode pour avoir des pommes décoratives tout l'hiver

Vous avez peut-être un pommier à fleurs et vos admirez ses jolies petites pommes en automne, encore plus visibles en début d’hiver quand il a perdu ses feuilles. Mais cela dure rarement longtemps parce que ces petites pommes sont dévorées par les oiseaux. J’ai vu beaucoup de ces charmants Malus dans divers parcs et jardins mais je n’ai jamais pu photographier une seule pomme au-delà de l’automne, ma photo la plus tardive est du 6 décembre.


Sur le parking Jardiland je vous avais montré ce très beau Malus :

1 malus jardiland 19 sept 2013 001 (1).jpg

2 malus jardiland 19 sept 2013 001 (2).jpg

Mais ces photos sont du 6 septembre et, bien sûr, en plein hiver il n’a plus une seule pomme.


Pourtant sur ce parking, le 27 janvier, il y a un autre pommier couvert de jolies pommes rouges :

3 malus jardiland 27 janv 2016 037 (1).jpg

4 malus jardiland 27 janv 2016 037 (2).jpg

Il commence à perdre ses pommes mais par chute naturelle, il y en a beaucoup au sol, elles ne sont pas mangées. Son secret : il est au bord d’une rue fréquentée du centre commercial. C’est sans doute l’agitation de la circulation des voitures qui fait fuir les oiseaux.

 

19:43 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (7)

22/01/2016

Eriobotrya japonica

Un court hiver a eu lieu cette semaine. J’ai noté un gel de nuit de -2°C et même -3°C cette nuit. Mais c’est fini. Il me semble que mon terrain est favorisé, il y a des zones bien plus froides dans les Yvelines puisqu’on y a noté -8°C.


Ne sachant quelle intensité atteindrait le gel, j’ai protégé l’unique grappe de fleurs du petit Eriobotrya japonica ‘Oliver’. On dit que les fleurs ne résistent pas à -6°C. En fait elles n’ont pas couru de risque. Les voilà emballées :

1 eriobotrya oliver veneux 22 janv 2016 008.jpg

2 eriobotrya oliver romi 2 janv 2015 038.jpg

Il était en pleine floraison le 12 novembre. Il ne produirait qu’à partir de 5 ans, ce qui s’est produit pour le plus vieux, mais Oliver n’a qu’un an.

3 eriobotrya oliver veneux 12 nov 2015 007 (3).jpg

Encore en fleurs, bien qu’un peu flétries, le 9 décembre :

4 eriobotrya oliver veneux 9 dec 2015 (3).jpg

Aujourd’hui j’ai enlevé la protection :

5 eriobotrya oliver veneux 22 janv 2016 009.jpg

6 eriobotrya oliver veneux 22 janv 2016 010.jpg

7 eriobotrya oliver fr veneux 22 janv 2016 010.jpg

J’ai aussi photographié la grappe la plus basse du grand néflier :

8 eriobotrya 1 veneux 22 janv 2016 012.jpg

9 eriobotrya 1 veneux fr 22 janv 2016 012.jpg

Un fruit est en cours de formation mais moins avancé, on voit encore les étamines. Je me demande si ce n’est pas la protection posée quelques jours sur les fleurs d’Oliver qui a accéléré la formation des fruits car en pleine floraison il était légèrement en retard sur le grand. Mais le grand n’a pas été protégé, il est beaucoup trop grand et a plusieurs grappes.


Pour référence, j’ai le néflier du Jardin des Plantes photographié 20 jours plus tard, un 10 février :

10 eriobotrya paris 10 fév 2015 072 (2).jpg

20:33 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

06/12/2015

Lonicera kamtschatica

Encore une plante qui ne comprend plus rien aux saisons, Lonicera kamtschatica, dit baie de mai, montre un début de floraison le 2 décembre, en complet désaccord avec la date de floraison qui lui est attribuée et 2 mois avant sa floraison de l’an dernier. Il fleurit sur bois nu, les feuilles n’apparaissent ici que fin février :

1 lonicera caerulea romi 2 dec 2015 010 (2).jpg

2 lonicera caerulea romi 2 dec 2015 010 (1).jpg

3 lonicera coerulea rec romi 2 dec 2015 010 (1).jpg

L’an dernier il fleurissait, un peu en avance mais raisonnablement, début février. Voici donc le rappel de son cycle végétatif.
Le 1 février 2014 les bourgeons floraux grossissent et se colorent sur le bois nu :

4 lonicera caerulea romi 1 fév 2014 038 (1).jpg

Le 6 février ils s‘entourent des premières mini feuilles :

5 lonicera caerulea romi 6 fev 2014 003 (3).jpg

6 lonicera caerulea rec romi 6 fev 2014 003 (3).jpg

Le 23 février :

7 lonicera caerulea romi 23 fev 2014 017.jpg

En mars :

8 lonicera caerulea romi 29 mars 2014 003 (5).jpg

9 lonicera caerulea romi 29 mars 2014 003 (2).jpg

10 lonicera edulis.jpg

11 lonicera edulis 1 mai 2014 3.jpg

En mai :

12 lonicera caerulea romi 23 mai 2014 073 (1).jpg

La première vraie cueillette :

13 lonicera caerulea romi 31 mai 2014 021.jpg

Tous les fruits ne sont pas de la même taille parce que j’ai 3 variétés.

Je pense qu'avec les premiers froids il va se calmer et reprendre plus tard son cours habituel.

lonicera caerulea romi 6 avril 2014 013 (2).jpg

21:01 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

04/12/2015

Les cenelles de Crataegus pedicellata, un délice

La coloration vive des cenelles de Scarlet Hawthorn m’en a fait découvrir une troisième, bien cachée derrière les feuilles, épaisses et grandes pour une aubépine :

1 crataegus pedicellata romi 2 dec 2015 053.jpg

2 crataegus pedicellata rec romi 2 dec 2015 053.jpg

Son feuillage est encore présent, il ne tombera que lors d’un gel en plein hiver. Il faut dire qu’elle est rustique jusqu’en zone 5.
J’ai pris une seule cenelle car je ne sais pas si elles sont mûres dès qu’elles sont rouges. Ce fruit est un piridion, comme la pomme ou la nèfle, avec des noyaux agglomérés au centre :

3 crataegus pedicellata 4 dec 2015 001.jpg

4 crataegus pedicellata 4 dec 2015 002.jpg

5 crataegus pedicellata 4 dec 2015 004.jpg

6 crataegus pedicellata 4 dec 2015 006.jpg

Ce qui ressemble à un noyau est formé de 3 grosses graines accolées :

7 crataegus pedicellata 4 dec 2015 010.jpg

La chair est incroyablement bonne : charnue, légèrement farineuse, très sucrée, avec un goût marqué et exquis que je ne peux comparer à aucun autre fruit mais dont la valeur gustative est pour moi au moins à la hauteur de celle des pommes et des poires et c’est l’avis des américains qui lui ont mis 5 étoiles (fruits) :

http://www.pfaf.org/user/Plant.aspx?LatinName=Crataegus+p...

Il y est dit qu’on peut en faire des confitures et des tartes mais je n’y crois pas car on risque fort de s’en gaver directement sur l’arbre. Heureusement les oiseaux ne semblent pas s’y intéresser mais sans doute seulement parce qu’ils ne les connaissent pas encore et qu’ils ont une multitude d’arilles de fusain à consommer.

10:57 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2015

Cydonia oblonga

Il ne faut pas croire que l’automne fait peur aux cognassiers. Ce sont des durs à cuire et ils ne se laissent pas défeuiller facilement.

Cydonia ‘Krimsk’ il y a quelques jours à Romilly, à sa droite c’est un sureau et à sa gauche feuilles jaunes de Cornus officinalis :

cydonia krymsk romi 10 nov 2015 020 (1).jpg

cydonia krymsk romi 10 nov 2015 020 (2).jpg

Et Cydonia ‘Géant de Vranja’ hier à Veneux :

cydonia geant de v veneux 29 nov 2015 013.jpg

10:40 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

29/11/2015

Un échaffaudage pour Eriobotrya

J’ai monté cet échafaudage fait de bric et de broc autour du petit néflier du Japon ‘Oliver’. C’est parce que demain doit avoir lieu l’élagage de grandes branches d’un grand hêtre qui le surplombe (c’est ma façon de pratiquer l’agroforesterie). Bien sûr, je vais demander aux élagueurs de faire attention mais je ne leur fait absolument pas confiance.

1 eriobotrya veneux 29 nov 2015 005 (2).jpg

2 eriobotrya veneux 29 nov 2015 005 (1).jpg

Les élagueurs sont de magnifiques professionnels, de beaux acrobates souvent, mais ils pratiquent l’élagage pur en dehors de tout amour et respect des autres plantes. J’en ai encore fait l’expérience ce printemps lorsqu’ils ont élagué le peu d’arbres, vraiment très peu, qui avaient été conservés sur le terrain au nord du mien, près des très nombreuses maisons pour la plupart jumelées. Ils ont, certes, fait attention aux maisons mais passaient la tronçonneuse sans un regard sous les arbres pour le reste. Il est tombé beaucoup de branches sur mon terrain et ils les ont ensuite retirées. Mais lorsque je suis allé inspecter mon terrain après leur départ, j’ai eu une grosse surprise : une énorme branche était couchée sur une arcade en métal qu’elle avait cassée avec l’actinidia qu’elle portait. Celle-là, il aurait fallu la tronçonner pour l’enlever, c’était trop de travail, et ils auraient alors trop bien constaté les dégâts :

actinidia melanandra veneux 1 mai 2015 014 (1).jpg

actinidia melanandra veneux 1 mai 2015 014 (2).jpg

actinidia melanandra veneux 1 mai 2015 014 (3).jpg

actinidia melanandra veneux 1 mai 2015 014 (5).jpg

actinidia melanandra veneux 1 mai 2015 014 (6).jpg

actinidia melanandra veneux 1 mai 2015 014 (7).jpg

actinidia melanandra veneux 1 mai 2015 014 (8).jpg

Deux jours plus tard, avec mon fils et ma belle-fille, nous avons tronçonné la branche, coupé toutes les branches cassées de l’actinidia, remis deux arcades neuves, et rattaché tant bien que mal ce qui restait de l’actinidia :

actinidia melanandra veneux 3 mai 2015 003.jpg

Les camélias et rhododendrons à proximité ont échappé de justesse au carnage.
Il y a aussi une branche de chêne cassée à enlever et elle touche le grand néflier de 4m. Lui, il est trop grand, je suis incapable de le protéger.
Mes deux néfliers ont une floraison étonnante par la durée de vie de chaque fleur. La première fleur du grand s’est ouverte le 27 septembre :

eriobotrya veneux 27 sept 2015 001 (2).jpg

Et il est encore en fleurs aujourd’hui :

eriobotrya veneux 29 nov 2015 012.jpg

Le petit 'Oliver' a lui aussi toujours ses fleurs :

eriobotrya oliver veneux 23 nov 2015 002 (1).jpg

20:32 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2015

Hilliers'Dwarf, sureau ou pas sureau ? Plutôt Staphylea

J’ai planté un sureau nain, Sambucus nigra ‘Hillier’s Darf’ en décembre 2008 :

0hillier 8 dec 2008 020.jpg

Il avait 2 troncs principaux et une très jolie écorce :

1 hillier 8 dec 2008 023.jpg

2 hillier 8 dec 2008 023rec.jpg

Le voici au printemps suivant, en juin 2009, il a quelques feuilles à 3 folioles mais la plupart ont 5 folioles et elles ont toutes un aspect typique de feuilles de sureau noir :

3 hillier 13 juin 2009 001.jpg

Alors qu’il était censé atteindre au plus 55 cm, il m’a fait une première surprise en atteignant 1m de haut dès la fin de l’été :

4 hillier 22 nov 2009 013.jpg

Il a grandi l’année suivante pour plafonner finalement à environ 1m70.
Mais la plus grosse surprise, il me l’a faite cette année en avril. Je n’en ai pas parlé parce que je n’y comprenais rien, tout se passait comme si c’était une autre plante et je ne pouvais l’interpréter et lui donner un nom. Il a fleuri d’une façon qui n’a rien à voir avec celle du sureau noir et les sureaux nains ne fleurissent pas et j’espérais une fructification pour l’identifier. Mais il n’a pas fructifié. Il a toujours 2 troncs, son feuillage est resté celui d’un sureau noir, il a toujours sa jolie écorce. C’est donc bien toujours la même plante et je ne sais qu’en penser. Je vous soumets le problème tel quel.
Voici les photos prises le 27 avril :

5 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (1).jpg

6 hillier's dwarf 001.jpg

6 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (7).jpg

7 hillier's dwarf  002.jpg

8 hillier's dwarf 004.jpg

9 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (3).jpg

10 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (8).jpg

11 hillier's dwarf 009.jpg

12 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (12).jpg

12 j hillier's dwarf 007.jpg

13 a hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (13).jpg

13 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (14).jpg

S’il y a bien l’écorce et le feuillage d’origine, la floraison ne ressemble pas à celle d’un sureau noir. Pour rappel voici un corymbe et les fleurs du sureau noir :

14 sambucus nigra.jpg

15 nigra 29 mai 2012 052.jpg

16 nigra fleur 29 mai 2012 034.jpg

Mon sureau nain a des fleurs pendantes, d’une morphologie très différente et on ne reconnait pas un corymbe. Cela évoque beaucoup la floraison d’un styrax. Mais ce ne peut être un styrax qui a des feuilles simples et alternes.
Pourtant, si on regarde en détail, il y a plusieurs caractéristiques de la floraison du sureau noir. Il y a bien 5 pétales externes disposés comme ceux du sureau noir mais avec en plus un canal central semblant fait de pétales d’où émergent étamines et pistil. Cependant le pistil est plus long que les étamines :

17 hillier's dwarf 27 avril 2015 008.jpg

18 hillier's dwarf 27 avril 2015 013.jpg

19 hillier's dwarf 27 avril 2015 017.jpg

20 hillier's dwarf rec 27 avril 2015 015.jpg

21 hillier's dwarf 27 avril 2015 029.jpg

Ce pistil semble ne comporter que 2 carpelles (la fleur de sureau noir donnera un fruit à 3 graines). L’ovaire semble supère alors qu’il est semi-infère chez le sureau noir. Cependant, ce n’est peut-être pas constant, sur cette photo il semble bien exister 5 anthères et 3 stigmates :

22 hillier's dwarf veneux 25 avril 2015 041 (7)rec.jpg

Enfin, si on regarde de près ce groupe de fleurs, cela semble bien correspondre, bien que pendant, à un corymbe de type sureau noir à 5 branches principales :

23 hillier's dwarf corymbe  veneux 25 avril 2015 041 (11).jpg

J’ai déjà vu des fleurs de sureau noir étranges comme celles de ‘Monstrosa’ :

monstrosa fleur monstr p romi 25 juin 2010 047.jpg

Ou celles de ‘Plena’ :

Plena fleur 7 mai .jpg

Je crois qu’il s’agit bien d’un sureau noir, celui qui m’a été vendu comme ‘Hillier’s Dwarf’, mais sa floraison n’est citée ni photographiée nulle part. J’espère qu’il fleurira encore l’an prochain et pourquoi pas, pour mon plus grand bonheur, fructifiera.

Suite :

Lionel me propose Staphylea pinnata. Cela y ressemble énormément. J'y ajouterai cette photo du débourrage un 28 mars que je n'ai jamais vu sur un sureau mais que j'ai retrouvé sur des photos de Staphylea :

staphylea pinnata veneux 28 mars 2010 026 (1).jpg

Je pense que le vendeur s'est trompé à cause de la ressemblance du feuillage. J'espère qu'il produira l'an prochain.

22/11/2015

Scarlet Hawthorn, l'aubépine écarlate

J’ai planté cette aubépine, Crataegus pedicellata ou plutôt Crataegus coccinea car cette dénomination est antérieure, en 2011. C’est une belle américaine aux gros fruits que certains considèrent comme excellents. Vous trouverez très peu de textes en français, voici le meilleur :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crataegus_coccinea

Elle dépasse maintenant 3m. Son feuillage est considéré comme caduc mais ne tombe vraiment qu’au milieu de l’hiver sous l’effet du gel. Le 22 décembre 2014 :

1 crataegus pedi romi 22 déc 2014 029 (7).jpg

2 crataegus pedicellata 22 dec 2014.jpg

Elle a fleuri pour la première fois en mai 2014 mais n’a pas fructifié :

3 crataegus pedicellata romi 23 mai 2014 029 (1).jpg

Belle floraison fin mai 2015. Le 29 mai :

4 crataegus pedicellata romi 29 mai 2015 041 (3).jpg

5 crataegus pedicellata romi fl 29 mai 2015 041 (4).jpg

Mais je n’ai vu qu’une seule cenelle. Le 6 juillet :

6 crataegus pedicellata romi 6 juil 2015 016 (2).jpg

7 crataegus pedicellata romi 6 juil 2015 016 (1).jpg

Pourquoi si peu de fruits ? Peut-être en partie à cause de son jeune âge, surtout par manque de pollinisation croisée. Elle est autostérile et je n’ai trouvé qu’un seul fournisseur. Même si j’en avais trouvé un deuxième, il y avait, étant donné la rareté de la distribution en Europe, toute chance qu’un deuxième pied soit du même clone. Je comptais sur la pollinisation par notre Crataegus monogyna maintenant abondante sur mon terrain. Mais cette abondance fait suite au défrichage du terrain et je n’ai eu deux pieds bien fleuris que cette année. Cependant mon aubépine sauvage a presque totalement fini sa floraison début mai et le 15 mai la belle américaine était encore en boutons :

8 crataegus pedicellata romi 15 mai 2014 062 (2).jpg

Pour l’année prochaine j’espère une meilleure concomitance des floraisons, d’autant plus qu’il y aura davantage d’aubépines en fleurs, et l’apport de deux autres aubépines « exotiques » plantées récemment.
La maturation de ce fruit a été très longue, beaucoup plus longue que celle des cenelles locales. Il faut dire qu’elle est beaucoup plus grosse, la taille d’une olive au lieu de celle d’un petit pois très fin.
Le 11 octobre :

9 crataegus pedicellata romi 18 oct 2015 025.jpg

10 crataegus pedicellata romi 11 oct 2015 010.jpg

Le 10 novembre elle est proche de la maturité :

11 crataegus pedicellata romi 10 nov 2015 040 (1).jpg

12 crataegus pedicellata romi 10 nov 2015 040 (4).jpg

Et la belle coloration me permet d’en repérer une autre sur une branche horizontale :

13 crataegus pedicellata romi 10 nov 2015 040 (6).jpg

14 crataegus pedicellata romi 10 nov 2015 040 (7).jpg

20:19 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

20/11/2015

Rubus phoenicolasius

Rubus phoenicolasius est beau mais se révèle vraiment envahissant. Le voici au printemps, le 28 juin 2015 :

1 rubus phoenicolasius romi 28 juin 2015 025.jpg

Il était grand mais encore raisonnable en largeur. Ses branches se sont depuis beaucoup allongées puis ont pointé vers le sol pour s’y marcotter aussitôt.

2 rubus phoenico romi 10 nov 2015 038 (2).jpg

3 rubus phoenico romi 10 nov 2015 038 (1).jpg

Cela forme ces grands arcs de plus d’un mètre de haut dans toutes les directions. J’en ai déjà enlevé mais cela ne suffit pas, tous les arbustes alentour sont envahis.
Il faudrait lui réserver une zone qui ne serait occupée que par lui comme à l’arboretum des Barres :

rubus phoenicolasius barres 27 juillet 2013 080 (1).jpg

Mais je n’ai pas autant de terrain et le mien est beaucoup plus vigoureux.

20:37 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

19/11/2015

Fuchsia regia ssp reitzii

Imperturbable, le Fuchsia reitzii est en fleurs depuis fin mai. Il porte aussi des fruits à différents stades.


Photos du 10 novembre :

1 fuchsia romi 10 nov 2015 086 (7).jpg

2 fuchsia rec romi 10 nov 2015 086 (7).jpg

3 fuchsia romi 10 nov 2015 086 (1).jpg

4 fuchsia romi 10 nov 2015 086 (2).jpg

 

fuchsia romi 10 nov 2015 086 (4).jpg

20:11 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (2)

16/11/2015

Diospyros, un bel arbre de Noël

Pourquoi n’avais-je pas remarqué les années précédentes ce superbe plaqueminier ? Pourtant il dépasse de plusieurs mètres au-dessus du mur, il croule sous les fruits et cela se passe dans l’avenue principale de Veneux. Je vous laisse admirer :

diospyros kaki veneux 16 nov 2015 019.jpg

diospyros kaki veneux 16 nov 2015 015.jpg

diospyros kaki veneux 16 nov 2015 014.jpg

diospyros kaki veneux 16 nov 2015 016.jpg

diospyros kaki veneux 16 nov 2015 017.jpg

diospyros kaki veneux 16 nov 2015 018.jpg

19:27 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (1)

15/11/2015

Actinidia pilosula

Sur les grilles qui bordent la terrasse à l’est du séjour, il y a déjà Actinidia kolomikta mâle, jolies fleurs blanches et feuilles vert-rose-blanc au printemps :

1 actinidia kolomikta 2377402684.jpg

2 actinidia kolomikta mâle.jpg

3 actinidia kolomikta m 728960318.jpg

Depuis un an il a une compagne qui portait des fruits lorsque je l’ai reçue mais redémarre très lentement :

4 actinidia kolomikta fem 2153336619.jpg

Je viens de planter sur le même grillage un troisième actinidia, c’est pilosula au feuillage teinté lui aussi de blanc et de rose au printemps. Les feuilles sont plus étroites et les fleurs sont roses. Il est probablement dioïque comme les autres mais je n’ai pu trouver de plant au sexe déterminé. J’espère que c’est une femelle, elle pourra être pollinisée par les mâles des autres espèces. Mais c'est probablement un mâle, comme pour kolomikta quand le sexe n'est pas précisé.

5 actinidia pilosula veneux 4 nov 2015 014 (2).jpg

Juste au-dessus, une ravissante mésange nonnette :

veneux 4 nov 2015 018.jpg

19:05 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

13/11/2015

Eriobotrya japonica 'Oliver'

Je vous ai montré les fleurs, nombreuses cette année de mon plus vieux néflier du Japon le 30 octobre.

http://sureaux.blogspirit.com/fruitiers/

J’avais dû faire des efforts pour les photographier de près car elles sont toutes situées plus haut que 2m et en grande partie cachées par les feuilles imposantes et épaisses.

1 eriobotrya 1 veneux 6 nov 2015 027 (1).jpg

2 eriobotrya 1 veneux 4 nov 2015 007 (2).jpg

3 eriobotrya 1 veneux 6 nov 2015 027 (2).jpg

Avec seulement quelques jours de décalage, voici la pleine floraison de la première grappe de fleurs de mon deuxième néflier, le petit jeune d’à peine 1m de haut. C’est ‘Oliver’, la variété la plus utilisée pour la production en Floride.
Oliver le 10 octobre :

4 eriobotrya oliver veneux 10 oct 2015 001 (1).jpg

5 eriobotrya oliver veneux 10 oct 2015 001 (2).jpg

6 eriobotrya oliver veneux 10 oct 2015 001 (4).jpg

Le 12 novembre :

eriobotrya oliver veneux 12 nov 2015 006.jpg

eriobotrya oliver veneux 12 nov 2015 007 (1).jpg

eriobotrya oliver veneux 12 nov 2015 007 (2).jpg

eriobotrya oliver veneux 12 nov 2015 007 (4).jpg

eriobotrya oliver veneux 12 nov 2015 007 (7).jpg

Le duvet roux qui recouvre le pédoncule et se poursuit à la face inférieure des fleurs :

eriobotrya oliver veneux péd 12 nov 2015 007 (5).jpg

20:13 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

31/10/2015

Eriobotrya japonica

Eriobotrya japonica, le néflier du Japon, a ouvert ses premières fleurs le 22 octobre :

1 eriobotrya 1 veneux 22 oct 2015 010 (2).jpg

2 eriobotrya 1 veneux 22 oct 2015 010 (4).jpg

Il est maintenant en pleine floraison :

3 eriobotrya 1 veneux 31 oct 2015 005 (2).jpg

4 eriobotrya 1 veneux 31 oct 2015 005 (5).jpg

5 eriobotrya 1 veneux 31 oct 2015 005 (7).jpg

Regardons les fleurs de plus près. Elles ont 5 pétales :

6 eriobotrya 1 pétales veneux 31 oct 2015 005 (2).jpg

Sur cette photo on voit bien qu’elles sont partiellement couvertes d’un duvet :

7 eriobotrya 1 duvet veneux 31 oct 2015 005 (5).jpg

Celle-ci montre bien tous ses éléments :

8 eriobotrya 1 rec veneux 31 oct 2015 005 (7).jpg

Vous pouvez compter les 20 étamines :

9 eriobotrya étamines veneux 31 oct 2015 005 (7).jpg

Et les 5 styles :

10 eriobotrya styles veneux 31 oct 2015 005 (7).jpg

20:13 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

28/10/2015

Premier rejet d'Hippophae rhamnoides

J’ai planté un argousier mâle et un argousier femelle en 2009. Ils sont dits très drageonnants mais cela n’est pas vraiment le cas. J’avais promis un mâle mais mes tentatives de boutures ont échoué (je viens de découvrir que les boutures doivent se faire dans l'eau comme pour le laurier rose) et je comptais sur un drageon. Mais rien. Sauf cette année, j’ai un drageon mais sur la femelle.

Il y a un drageon au ras du pied mère et un drageon à environ 60 cm du pied mère, c’est la tige fine qu’on voit contre le grillage :

1 hippophae fem rejet romi 18 oct 2015 039.jpg

Feuillage du pied mère :

2 hippophae fem romi 18 oct 2015 040.jpg

Le petit rejet :

3 hippophae rejet romi 18 oct 2015 041.jpg

Le tout émerge d’un tapis de Lamium galeobdolon. J’ai une utilisation évidente de ce rejet : le transplanter près du pied mâle, même de sorte que leurs branches s’emmêlent, pour avoir enfin une vraie fructification.

En effet la femelle m’a donné un petit nombre de fruits en 2013 et rien depuis. Pourtant elle fleurit bien. Mon explication : il y a 4m entre le mâle et la femelle. C’est beaucoup trop parce que la floraison a lieu en fin d’hiver, il y a alors peu d’insectes et le vent n’assure pas la pollinisation à une telle distance.

Si vous plantez des argousiers, je vous conseille de planter les deux sexes très proches l’un de l’autre. L’autre solution, très efficace, c’est de planter une femelle autofertile. La mienne, plantée beaucoup plus tard et plus loin du pied mâle, a eu une assez belle fructification dès la première année :

4 hippophae autof rec romi 2 août 2015 017.jpg

Ses fruits plaisent beaucoup à ce joli mâle de mouche-scorpion, surtout quand ils ont été ouverts par un bec d’oiseau :

5 hippophae autofromi 9 août 2014 012 (2).jpg

Et ils présentent l’avantage pour une consommation agréable de ne pas contenir de gaine :

6 hippophae fem rec romi 15 août 2013 001 (4).jpg

 

Rappelons que cette plante possède des racines avec des nodules fixateurs d’azote. C’est donc une compagne agréable pour les plantes proches.

07:31 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

26/10/2015

Ribes fasciculatum

Ribes fasciculatum est une plante dioïque. J’ai planté en 2008 un pied de chaque sexe à Romilly à environ 2m l’un de l’autre. Même sol, même conditions, pourtant le mâle a végété un an puis est mort. La femelle s’est développée avec vigueur, plus volumineuse chaque année.

Je n’ai pu retrouver aussitôt un pied mâle et j’ai vite renoncé lorsque j’ai compris que sa présence n’était pas souhaitable. Bien sûr, le mâle est nécessaire si on veut obtenir des semences qui donneront des plantes au sexe imprévisible. Mais l’intérêt dans le jardin familial, c’est la production de fruits. Et l’intérêt de ne pas avoir de mâle, c’est qu’on obtient des fruits parthénocarpiques, sans graines. Or, ce qui fait sous-estimer l’intérêt de ses fruits, c’est la présence de nombreuses graines qui laissent peu de place à la chair dans les fruits fécondés et gâchent le plaisir.

Je n’ai donc qu’une femelle, mais quelle femelle ! Elle a atteint des dimensions non prévues par moi car non décrites.

Floraison dès le début mars :

1 ribes fasc romi 1 avril 2015 015 (1).jpg

Grossissement des ovules non fécondés en mai :

2 ribes romi 15 mai 2014 029 (1).jpg

En juin début de coloration :

3 ribes fasc romi 5 juin 2013 030.jpg

4 ribes fasc romi 12 juin 2013 045.jpg

Juillet :

5 ribes fasciculatum romi 3 juillet 017.jpg

Les fruits sont mûrs en septembre, et vite dévorés :

6 ribes fasciculatum romi 28 sept 2013 036 (4).jpg

7 ribes fasciculatum romi 28 sept 2013 036 (7).jpg

En novembre, c’est le début de la superbe coloration d’automne et d’hiver

8 ribes fasc 2 14 nov 2012.jpg

car, bien qu’on le dise caduc, les feuilles persistent en hiver et ne tombent qu’à la poussée des jeunes feuilles en plein hiver. Le 2 janvier :

9 ribes fasc romi 2 janv 2015 068.jpg

Les fruits sont donc parthénocarpiques puisqu’il n’y a pas de mâle, et je n’ai jamais vu une fleur mâle sur l’arbuste. Fleur femelle :

10 ribes fasciculatum fl fem romi 8 mars 2014 035 (3).jpg

Fleur mâle dont les étamines sont plus grosses et on voit bien les deux loges des anthères :

11 ribes fasc fl mâle.jpg