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26/07/2014

Mes noisetiers pourpres

J’en ai marre des noisetiers « normaux » à feuillage vert. Ils sont beaucoup trop grands, trop encombrants, trop envahissants. Je ne peux atteindre leurs noisettes, elles sont donc réservées aux écureuils. Je n’ai rien contre le nourrissage des écureuils mais au prix d’un tel encombrement même pas vraiment esthétique, je vais devoir les limiter. Car ils se ressèment partout et ces jeunes grandissent à une vitesse folle. Je vais tous les supprimer et ne garder que l’alignement d’origine à rabattre sans cesse.

Mais il y a le petit noisetier pourpre. Il est petit parce que c’est la variété pourpre de Corylus avellana, le noisetier spontané de nos régions et il ne dépassera pas 3m. Ce qui est vendu dans les jardineries, c’est Corylus maxima ‘Purpurea’ qui devient encore plus grand que mes noisetiers verts. Le mien gardera toujours ses noisettes à ma portée. Lorsque j’ai acheté le terrain, il était complètement étouffé par les noisetiers verts. Je l’ai dégagé et maintenant il est magnifique, 3m en tous sens et très dense. Au printemps il est rouge vif, en été il est plutôt bronze et il présente donc en plus de sa petite taille l’intérêt d’être très décoratif, non seulement par son feuillage mais aussi par ses chatons roses et ses noisettes rouges.

1 corylus rouge romi 23 juil 2014 036.jpg

Lorsque j’ai défriché en avril 2009, j’ai eu la surprise de trouver son petit à environ 15m de lui. C’est certainement un semis spontané car il était vraiment très petit, juste une branche et moins de 10 feuilles. Il a d’ailleurs failli se faire défricher, ce sont ses belles feuilles rouges qui l’ont sauvé. J’ai planté un piquet devant pour le repérer et ne plus l’agresser :

2 corylus bébé 18 avril 2009 020 (36).jpg

Il a grandi très, très lentement. Maintenant il approche 3m en hauteur mais il est encore fluet. Il me donne cette année ses 3 premières noisettes.

3 corylus rouhge jeune romi 23 juil 2014 070 (2).jpg

Il y a un an, j’en ai planté un troisième. C’est encore un bébé. C’est Corylus avellana ‘Red Majestic’, un petit noisetier tortueux à feuillage rouge. Il ne dépassera pas 2 m.

4 corylus red majestic  romi 23 juil 2014 028 (1).jpg

5 corylus tortuosa romi 23 juil 2014 028 (3).jpg

6 corylus tortuosa romi 23 juil 2014 028 (4).jpg

Il drageonne déjà mais avec des tiges droites et un feuillage très vert. Ce sont donc des rejets du porte-greffe :

7 corylus drageons romi 23 juil 2014 028 (5).jpg

Je les ai aussitôt supprimés et on voit bien maintenant son petit tronc tortueux dès sa base :

8 corylus tortuosa romi 23 juil 2014 028 (7).jpg

 Malgré sa petite taille il sera sans doute très productif. Voici un adulte en version verte à Paris :

9 corylus contorta paris 3 mars 2012 091.jpg

10 corylus av tortuosa paris 27 fev 2011 112 (3).jpg

Mes noisetiers pourpres sont bien des Corylus avellana. En voici pour preuve le charme de leurs noisettes enveloppées d’un jupon ouvert et froufroutant alors que les noisettes de Corylus maxima sont sévèrement et pudiquement cachées par un involucre fermé sans aucun charme.

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15:00 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)

23/07/2014

Rubus odoratus et la mouche scorpion

La ronce odorante continue à fleurir et fructifier :

1 rubus odorata romi 23 juil 2014 023 (1).jpg

2 rubus odorata romi 23 juil 2014 023 (2).jpg

3 rubus odorata romi 23 juil 2014 023 (3).jpg

Mais je me rends vite compte qu’elle intéresse la mouche scorpion, il y en a 3 en même temps, toutes des femelles, en train de sucer un fruit ou à proximité sur une feuille.

4 panorpa romi 23 juil 2014 041 (1).jpg

5 panorpa rec romi 23 juil 2014 041 (1).jpg

6 panorpa romi 23 juil 2014 046.jpg

7 panorpa romi 23 juil 2014 041 (3).jpg

Rappel : la mouche scorpion, Panorpa vulgaris n’est ni une mouche ni un scorpion et elle est totalement inoffensive. Celles-ci sont des femelles car l’abdomen est long et effilé. Le mâle a un abdomen élargi et retourné vers l’avant, terminé par une pince, c’est ce qui lui a valu le nom de mouche scorpion.  Ce qui est remarquable aussi, c’est le « bec » formé par les mandibules longues. Il y a beaucoup de ces bestioles sur le terrain de Romilly mais je rencontre rarement des mâles. En voici un photographié un autre jour :

8 mouche scorpion romilly 16 juil  2012 323.jpg

Elles se nourrissent essentiellement d’insectes morts mais aussi de nectar, de miellat de pucerons et de fruits et ceux de cette ronce, bien sucrés, lui plaisent.

Les fruits aujourd’hui sont différents de ceux montrés précédemment. Ils sont un peu plus petits et pas aussi aplatis. La partie comestible se détache très facilement du réceptacle :

9 rubus odoratus romi 23 juil 2014 051 (1).jpg

10 rubus odoratus romi 23 juil 2014 092 (1).jpg

11 rubus odoratus romi 23 juil 2014 092 (2).jpg

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Il y a trop peu de fruits sur cette ronce débutante pour faire un dessert. Je n’en ai goûté qu’un, je laisse les autres aux minuscules affamés. Cette mûre est facile à détacher, d’une consistance et d’un goût excellents, bien sucrée, un goût légèrement « corsé ».

 

17/07/2014

Rubus odoratus

Je vous l’avais montré l’an dernier à Marnay sur Seine :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2013/06/30/rubus-od...

A l’achat en novembre il n’avait pas fière allure :

0 rubus odoratus barres 23 nov 2013 019.jpg

En avril il n’était toujours pas bien gros :

01 rubus odoratus romi 6 avril 2014 016.jpg

En mai il a commencé à fleurir et avait pris de l’ampleur :

1 rubus odoratus romi 31 mai 2014 054.jpg

2 rubus odoratus  romi 31 mai 2014 053.jpg

Le 16 juillet il s’est encore développé et il continue à fleurir alors qu’il produit des fruits.

rubus odoratus romi 16 juil 2014 067 (1).jpg

rubus odoratus romi 16 juil 2014 067 (2).jpg

rubus odoratus romi 16 juil 2014 067 (3).jpg

rubus odoratus romi 16 juil 2014 067 (4).jpg

Je n’aurai certes pas de quoi faire un pot de confiture cette année mais c’est bon pour l’année prochaine. Il est vigoureux, il s’étoffe vite, il drageonne, avec cependant quelques arrosages en juin.

 

11:35 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (2)

08/07/2014

Prunus salicina et cerasifera

Rappel : Les variétés de Prunus salicina, le prunier japonais, sont les seuls utilisés pour la production et la vente de fruits frais aux USA et dans beaucoup d’autres pays, Australie par exemple. La raison en est que ses prunes sont plus grosses, bien sucrées. Les prunes de Prunus domestica, notre prunier européen sont alors utilisées uniquement pour en faire des pruneaux.

J’ai planté il y a 4 ans à Romilly un Prunus salicina. Il en était cette année à sa troisième grosse floraison mais n’avait jamais donné de fruits. Le vendeur avait juste oublié de préciser qu’il est autostérile et, comme la plupart de nos fruitiers a besoin d’une autre variété pour être fécondé. Mais il ne peut être fécondé par nos pruniers qui sont hexaploïdes. Il lui faut donc une autre variété ou un Prunus cerasifera (myrobolan). J’ai planté des variétés de cerasifera mais elles démarrent difficilement. J'ai planté ce printemps une variété de salicina mais quand fleurira-t-il ?J’avais un Prunus spontané sur mon terrain à feuillage rouge que je soupçonnais d’être un cerasifera, une variété intermédiaire entre le cerasifera sauvage et Prunus cerasifera ‘Pissardii’ à feuillage rouge utilisé en ornement. Mon Prunus rouge est différent de Pissardii car ses fleurs sont blanches et son feuillage nait vert. Sa nature de myrobolan s’est confirmée cette année par la présence de fruits sur salicina et sur mon prunier rouge.

J’ai donc décidé de suivre et comparer la fructification de Prunus salicina, myrobolan sauvage à Veneux, myrobolan rouge (sans doute mutation spontanée) à Romilly et un Prunus ‘Pissardii’ sur un parking de centre commercial à Varennes sur Seine.

Ils ont tous fleuri en même temps vers le 20 mars.

Ils ont tous fructifié, les fruits du japonais et ceux du myrobolan sauvage en vert, ceux des deux myrobolans rouges en rouge. Au début leur taille est semblable. Mais le 22 mai, Prunus Pissardii est définitivement hors concours. Il est purement ornemental, il ne faut pas compter sur lui pour les prunes. Il ne porte plus un seul fruit. Ils sont tous au sol, pour la plupart écrasés. J’en ai trouvé 4 encore complets. Le fruit encore ferme à gauche est pour comparaison un fruit de mon myrobolan sauvage rouge. Le fait qu’il soit rouge n’a pas de rapport avec sa maturité, ces fruits sont rouges dès leur formation.

1 prunus cera 22 mai 2014 001.jpg

Prunus cerasifera ce même 22 mai :

2 prunus cera 22 mai 2014 010.jpg

Tous les fruits font alors 2cm, ceux du salicina également.

Le 18 juin les trois pruniers restant en course ont toujours tous leurs fruits. J’ai emmené à Romilly un fruit du myrobolan vert pour les comparer. Les fruits des 2 myrobolans sont à peu près de même taille, 2,5cm.

3 prunus cera romi 18 juin 2014 010.jpg

Le fruit du myrobolan rapproché d’une prune japonaise que je ne veux surtout pas cueillir à ce stade :

4 prunus salicina romi 18 juin 2014 008 (1).jpg

La prune japonaise est déjà plus grosse, 4cm de diamètre.

En place, Punus salicina, Prunus myrobolan vert, Prunus myrobolan rouge :

5 prunus salicina romi 12 juin 2014 092 (2).jpg

6 veneux 6 juil 2014 003.jpg

7 prunus rouge  12 juin 2014 095 (1).jpg

La suite en août

 

09/06/2014

Le plus paresseux et le plus costaud, le jujubier