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13/11/2008

Le conflit des croyances

Elder/Hylde-Moer a été vue sous une lumière largement bienfaisante, et pourtant, beaucoup de ce dont on se souvient aujourd’hui en fait le plus malfaisant de tous les arbres, repaire de sorciers et possession du Diable. Comment cela se peut-il ?
L’explication la plus vraisemblable, et qui s’applique à beaucoup d’autres plantes, est que le sureau fut condamné par l’Eglise Chrétienne. Lorsque les missionnaires commencèrent à évangéliser, ils eurent besoin de supprimer toutes les vieilles croyances. L’Angleterre était l’un des derniers bastions du paganisme.
Par delà ses frontières, l’Irlande, le Pays de Galles, et l’Ecosse, changeaient déjà sous l’influence de l’Eglise Celte ou Irlandaise, quand Augustin arriva à Canterbury pour prendre en charge les Anglais avec la version romaine du Christianisme. Tout n’était pas gagné. Par exemple, l’utilisation de plantes à feuilles persistantes durant les fêtes du solstice d’hiver dut être introduite dans la nouvelle foi, qui reçut l’autorisation du Pape Grégoire 1er en l’an de grâce 604, avec un verset d’Isaïe pour lui conférer autorité.
Bien que beaucoup des vieilles croyances furent acceptées dans le christianisme, les deux fois durent coexister pendant des centaines d’années. Le culte de l’arbre était encore répandu au 11e siècle, le roi Cnut l’interdit par la loi du pays. Même dans les derniers temps normands, les croyances en Norse étaient encore si bien connues qu’elles pouvaient jouer une part significative dans l’art religieux même dans l’extrême sud de l’Angleterre. Hylde Moer était même encore dynamique, de sorte qu’il fallut attendre le 14e siècle pour que son nom devienne Elder Mother. Etant donné à quel point c’est tardif, il est surprenant que nous sachions si peu à son sujet, mais nous pouvons supposer avec un certain degré de certitude que les premiers Chrétiens auraient désiré la supprimer, car la mère déesse pouvait être une rivale pour la Bienheureuse Vierge Marie. Pour détruire la réputation du sureau, l’Eglise lui donna un rôle dans les pires événements de la vie du Christ : la Trahison et la Crucifixion.

21:53 Publié dans Légendes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : légendes

La moelle de chinensis

Sambucus chinensis en pleine terre à Romilly sur Seine se comporte différemment de celui qui vit en pot à Veneux les Sablons : il imite Sambucus ebulus et va perdre totalement son feuillage pour l'hiver. Pourquoi ? Je ne sais pas. C'est le même que celui de Veneux puisqu'il a été obtenu par division des rhizomes. Ce n'est pas une question de climat puisque les températures sont à peu près identiques, il n'a pas encore fait froid et à Veneux le feuillage a survécu au gel les hivers précédents. Est-ce parce qu'il a eu soif cet été ?
Des tiges étant déjà fanées, j'ai pu en couper une et vous montrer sa moelle. Elle est sans doute plus sombre que sur une tige vivante mais on voit encore bien ce que je vous ai décrit : la moelle est blanche avec des taches rouges.

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19:48 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, plantes

Sureau chinois et petits oiseaux

Sambucus chinensis est toujours là avec ses corymbes, ses pédicelles vineux, ses nectaires verts et ses fruits rouges. Mais il n'est plus aussi vertical, il penche, surplombe la table de bouturage. Le tout est peu à peu enseveli sous les feuilles mortes, et pourtant il y en a encore beaucoup sur les arbres.

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Les habitants du grand corymbe, les araignées, sont là aussi, fidèles depuis le début de l'été.
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Je me suis inquiétée pour les oiseaux, ça pépie beaucoup autour de la maison. Il ne fait toujours pas trop froid mais je ne vois plus rien pour les nourrir. La plupart des insectes sont morts ou cachés pour l'hiver et il n'y a plus de fruits. Les fruits des sureaux ont vite disparu, ceux du pyracantha et de l'aubépine ont suivi et il n'en reste plus, ceux du lierre ce sera pour plus tard. J'ai donc mis une coupe de tournesol entre les boutures pour voir.
chinensis mangeoire 12 nov 001.jpg

Et j'ai vu. Le succès a été immédiat.
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On voit le petit volatile de dos, de face c'est un rouge-gorge.




07:58 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, plantes, animaux