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20/12/2008

Jardin Albert Kahn

Les conifères assurent une grande partie du décor en hiver, en vert ou en bleu. En voici quelques uns dans le jardin Albert Kahn.

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Mais les feuillus caduques ne sont pas toujours sans intérêt.
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22:49 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, plantes, jardin

Frapper

Frapper avec des bâtons en sureau transmet le mal à celui qui y est soumis. Pointes et aiguillons pour animaux devaient être d'un autre bois (habituellement le sorbier, Sorbus aucuparia), à moins que les mouches de galle ne soient actives. Ces insectes sont ennuyeux à leur saison, ils piquent les jambes et le ventre du bétail, ce qui les rend difficiles à contrôler. C'était dangereux quand le bétail avait encore des cornes, et des longues cornes. Il fut décrété qu'à ces occasions le sureau devait être coupé au niveau des nœuds, de façon à ne pas ouvrir le centre creux et laisser sortir le mal. Pour quelle raison il devrait y avoir le mal à l'intérieur, on ne s'en souvient pas aujourd'hui. D'ailleurs, la raison pour laquelle on devait choisir le sureau n'est pas claire. Peut-être est-ce la suite de ses propriétés insecticides mais ça ne paraît pas très vraisemblable.
Plus étrange est l'injonction de Christopher Gullet en 1772 (Philosophical Transactions) de battre navets, choux, blé et arbres fruitiers avec des brindilles de sureau pour chasser la rouille ou la cloque. Certainement, les végétaux flétris ont peu d'attrait pour les insectes suceurs. Peut-être est-ce des vestiges des rituels celtes. Apparemment les Celtes n'avaient pas de "fête des moissons" pour rendre grâce aux dieux de la fertilité, parce qu'ils espéraient cette moisson après avoir accompli les rituels de fertilité au début de la saison. Avec cela à l'esprit, la flagellation avec des brindilles de sureau a un sens.
Rien de tout ça n'explique pourquoi les enfants ne doivent pas être battus avec des baguettes de sureau, à moins que, de nouveau, ce ne soit la crainte de transférer le mal, comme pour le bétail. Désobéissez à ce tabou et, disait-on, l'enfant cessera de grandir, mais, cela pouvait être souhaitable à une époque où être petit était considéré comme beau. Les bébés étaient frottés avec un onguent fait de pâquerettes (Bellis perennis) pour retarder leur croissance. Ça ne marchait pas. La plante a été étudiée, en vain, comme retardateur de croissance (ce qui aurait pu être valable comme traitement du cancer). Là où ce tabou concernant les baguettes de sureau couvrait tous les âges, on disait que la main de la victime sortirait de la tombe pour vous.

19:37 Publié dans Légendes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : légendes