26/02/2010
La cuisine des oreilles au Canada
Les oreilles de Judas sont comestibles et les recettes asiatiques sont nombreuses et connues. Je ne vous donne que des recettes d'autres pays. La précédente venait d'Italie. Nous partirons cette fois au Canada. C'est la deuxième recette de la page. Les têtes de violon c'est le nom qu'on donne au Québec aux jeunes crosses de fougères.
Mais on peut imaginer les mêmes ingrédients en version chaude. Faire blanchir 2 fois rapidement les crosses de fougères. Faire cuire crosses et oreilles de Judas dans du beurre. Je vous rappelle que les oreilles de Judas doivent être cuites au début à feu très doux sinon elles risquent d'exploser. Sel et poivre selon le goût. Ou bien remplacer le sel par quelques petits lardons salés. On peut aussi ajouter des œufs pour faire une omelette. Une vraie cuisine sauvage et naturelle.
J'ai déjà mangé des oreilles de Judas bien sûr, ou l'espèce asiatique. Et tout le monde en a mangé au moins au restaurant chinois. Mais je n'ai jamais goûté à "mes" champignons. Pourtant tout frais et brillants ils sont plus appétissants que les champignons séchés. Je n'ose pas y toucher. Je me suis interrogée cette nuit en m'endormant. Je crois que, si on me demande pourquoi je n'en mange pas, c'est un peu comme si on me demandait pourquoi je ne mange pas mon chat. La première fois que je les ai vus, là sur mon vieux tronc, j'étais éberluée et enthousiasmée. Ils font partie de mon bonheur de vivre la nature, ils sont mes petits. S'ils deviennent très abondants j'en mangerai sans doute…
18:45 Publié dans cuisine des oreilles de Judas | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine
Auricularia
Cette colonie d'oreilles de Judas que j'ai découverte en décembre 2008 n'a pas quitté son vieux tronc mort de sureau depuis. Elle a seulement disparu en juillet et août quand il faisait trop sec et s'est montrée de nouveau en permanence depuis qu'il pleut un peu. Ce comportement est exceptionnel pour un champignon. Depuis le début de l'hiver ils ont même colonisé deux morceaux coupés du tronc laissés à son pied.
Nous allons voir comment ces champignons ont supporté l'hiver.
Le 2 et 3 février entre deux périodes de gel et de neige son aspect n'avait pas changé :
et certains champignons avaient atteint la taille maximale reconnue pour ce champignon soit 10 cm :
Le 14 février la neige est de nouveau là. Le tronc qui porte les oreilles est derrière ce laurier sauce et ce rhododendron :
Le rhododendron tient ses feuilles normalement, cela veut dire qu'il ne gèle pas au moment de la photo. Pourtant les champignons semblent déshydratés :
Le 19 février, lors du redoux, les champignons des nouvelles colonies ne semblent pas avoir trop souffert :
mais ceux de la vieille colonie sont tout rabougris :
Pourtant ils ne sont pas morts. Après quelques jours de douceur et d'humidité, le 25 février, ils ont retrouvé toute leur fraicheur :
Comparez à la photo du 3 février, c'est comme si la neige les avait seulement temporairement déshydratés sans vraiment leur nuire. C'est vraiment incroyable la résistance et la longévité de ces champignons.
11:45 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature















