31/08/2010
Le sexe des orties, la femelle
Alors que je m'épuise à confiner encore une fois la grande ortie aux zones autorisées, j'ai envie d'en reparler. Cette envahisseuse pas très jolie et particulièrement pénible a pourtant beaucoup d'intérêt et beaucoup d'usages pour l'homme et pour les insectes, particulièrement certains de nos plus beaux papillons.
Pour envahir elle utilise tous les moyens connus, rhizomes, stolons, multiplication sexuée. Pour le sexe, son nom botanique précise sa technique. Urtica dioica est une plante dioïque, il y a donc des plantes qui portent des fleurs femelles et des plantes qui portent des fleurs mâles. J'en ai déjà parlé en 2008 mais j'ai fait de nouvelles photos et, si vous avez la patience de me suivre jusqu'au bout, vous aurez la surprise de découvrir un troisième sexe. Ce n'est pas une invention ni une blague; c'est connu mais très rare, augmentant l'intérêt de cette plante pour les botanistes qui étudient les mécanismes génétiques de la sexualité des plantes. Les photos de ce troisième sexe sont sans doute très rares, je n'en ai pas trouvé sur Internet.
Commençons par les plantes femelles. Les fleurs de ces femelles sont en grappes pendantes de couleur nettement verte.
Les fleurs sont minuscules, environ 1mm, insignifiantes et sans aucun intérêt décoratif. C'est sans importance, l'ortie n'a pas besoin des insectes pour la pollinisation. Elle utilise le vent et aussi une technique spéciale des fleurs mâles. Cette fleur minuscule et très simple comprend 4 tépales et un ovaire. Deux tépales internes sont grands et recouvrent et enferment l'ovaire puis le fruit. Deux tépales externes sont plus petits.
Ici, sur la fleur en bas à droite on voit bien les petits tépales externes :
et là que les grands poils urticants se trouvent même parmi les fleurs (les petits fins et mous ne piquent pas) :
Sur cette photo où les fleurs commencent à se dessécher on voit bien les deux tépales internes qui se séparent pour lâcher enfin le fruit que l'on voit encore par endroits :
20:05 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
Petits cadeaux entre amis
Vous connaissez déjà Armel, mon petit compagnon affectueux et même très collant.
Il aime me faire des cadeaux qu'il dépose dans l'entrée puis il couine pour prévenir. Le plus souvent ce sont des souris. La souris est soit à moitié dévorée laissant des traces sanguinolentes, soit vivante et il ne reste plus qu'à l'attraper, ce que je réussis assez bien à la main quand elle est encore un peu KO.
Aujourd'hui il s'est surpassé. Il s'est attaqué à un gros morceau, un magnifique rat. Heureusement il était mort mais intact.
19:16 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nature, animaux
Les visiteurs de Sambucus chinensis
Avant de vous montrer les magnifiques corymbes en fleurs et en fruits du sureau chinois je vais vous présenter quelques uns de ses nombreux habitants, certains permanents pendant toute la belle saison. La plupart ont été repérés après coup sur les photos et ce sont des recadrages. La qualité des photos s'en ressent mais cela vaut la peine de voir à quel point ce sureau est une attraction pour les insectes.
Les fourmis y élèvent des pucerons comme sur tous les sureaux mais cela ne durera pas longtemps car dès que les nectaires seront fonctionnels, elles se passeront des pucerons et il y en aura en permanence plusieurs sur le même corymbe :
L'opilion ne se nourrit pas de sureau mais il sait qu'il peut profiter de la présence de nombreux insectes.
Il n'a que 6 pattes mais c'est banal pour un opilion. Au moindre accrochage il se débarrasse d'une patte. Sur une autre photo j'ai trouvé une patte, c'est en haut à gauche :
Tous les ans j'y trouve au moins un cloporte :
La punaise préfère les feuilles :
Syrphes :
Araignées qui ont les mêmes motivations que l'opilion :
Et même, les espèces n'ont pas peur de se côtoyer sur le même petit coin de corymbe :
07:20 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin





























