10/03/2011
La plantation de l'if
Je crois que je peux affirmer maintenant que je ne présenterai jamais la moindre allergie. Parce que cela ne m'est jamais arrivé mais surtout parce que je ne peux rencontrer de situation pire que ce que j'ai vécu hier.
Le pollen d'if est proche de celui des cyprès dont on parle beaucoup actuellement parce qu'il fait des ravages dans les yeux, les nez et les bronches. Mais le pollen d'if est d'une abondance extraordinaire, à faire pâlir un cyprès. Hier j'ai planté l'if mâle, tout beau, fastigié et doré. C'est celui que j'ai reçu fin février et qui était couvert de fleurs :
Il avait moins de fleurs visibles, beaucoup avaient déjà dispersé leur pollen. Pourtant, lorsque je l'ai transporté sur environ 50m, je l'ai fait dans un nuage de poussière dense de pollen, et c'était encore pire lorsque je l'ai installé. Il est maintenant bien installé et je ne souffre de rien.
Il me reste à planter la femelle mais c'est sans risque même pour les allergiques et, si ces personnes sensibles souhaitent planter un if, ce ne peut être qu'une femelle.
Je me demandais toujours quel était le sexe de celui du voisin. Je ne lui ai jamais vu d'arilles. Elles sont bien plus grosses que les fleurs et, s'il y en avait, je les aurais vues. Mais peut-être était-ce une femelle trop isolée pour être fécondée.
Ce matin j'ai fait une tentative osée étant donné la distance et les dimensions minuscules des fleurs : j'ai photographié au téléobjectif en cherchant des zones où je croyais voir des points jaunes. Les photos sont lamentables, je le reconnais mais c'est ce que j'ai pu faire de mieux. La première photo est une photo telle que je l'ai prise, au maximum du télé. On aperçoit un point orangé en haut à gauche. J'ai fait des recadrages sur ces points. Ces zones recadrées pesaient environ 500 Ko sur un total de 22 Mo ! (les points en question n'étaient pas vraiment visibles à l'œil nu). Le résultat est ce qu'il est mais il me permet de savoir que cet if est un mâle. Sur la dernière photo ont voit les loges polliniques d'une fleur.
15:18 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jardin
Dama dama, la séparation des sexes
On est attiré vers cet enclos par un étonnant troupeau couché. Cela ressemble à des cervidés mais il n'y a pas la moindre corne à l'horizon. Ce ne sont que des femelles ou des très jeunes :
Y a-t-il des mâles ? En cherchant bien on en aperçoit trois au fond occupés sur les mangeoires. L'un d'eux enfin daigne s'approcher mais dans le coin opposé, le plus loin possible des femelles. Il est sans doute jeune, ses bois sont fins.
Admirez le regard hardi et fier du mâle :
et celui doux et timide de la femelle :
Je suis restée longtemps à observer cette petite troupe. Malgré la petite taille de l'enclos, tout se passe comme si c'étaient deux espèces différentes qui s'ignorent.
11:13 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, animaux
Massacre au sécateur
Voici la coupe sévère appliquée au sureau panaché Sambucus nigra 'Aureomarginata' au Jardin des Plantes de Paris :
Il est évident qu'il ne fleurira pas. Le but recherché est un arbuste n'atteignant pas 2m, bien dense, avec un beau feuillage. Le voici photographié une autre année en mai :
Bien sûr, il faut tailler les sureaux. Mais une taille douce pour leur beauté et leur longévité. Il faut raccourcir les branches qui deviennent trop horizontales, elles casseront. Si on veut limiter ses dimensions, on peut raccourcir seulement une partie des branches chaque année. La floraison ne nuit pas à la beauté du feuillage :
01:13 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jardin






















