02/09/2013
Humulus lupulus
Le houblon est donc cultivé dans l'est et le nord, jusqu'en Belgique, pour aromatiser la bière et assurer sa bonne conservation. La bière a remplacé la cervoise lorsqu'on a découvert les propriétés du houblon. On peut aussi consommer les jeunes pousses comme des asperges. Mais attention, le houblon est suspecté de calmer les ardeurs amoureuses des messieurs.
Il est cultivé à grande échelle sur des perches de plusieurs mètres de haut, dans ce style :
http://www.biopix.eu/houblon-humulus-lupulus_photo-36473....
Car il est capable de grimper jusqu'à 10m. Le mien, une brute sauvage, n'a pas besoin de structures artificielles. Il grimpe sur tout ce qu'il trouve. Je le laisse faire là où il ne gêne pas, je coupe là où il ne doit pas aller. Il disparaît en hiver mais ses épaisses racines sont toujours là, pour les hépiales et pour repartir de plus belle au printemps.
C'est une plante dioïque. Elle est très volubile, s'enroule sur son support. Elle a des feuilles opposées de 3 à 5 lobes.
Nous allons d'abord voir le mâle, celui que les cultivateurs suppriment car il ne leur sert à rien, seuls les cônes femelles sont utilisés. Il est pourtant indispensable pour assurer la relève.
Curieusement, les femelles grimpent partout mais je n'ai trouvé les mâles que dans les noisetiers.
Les fleurs mâles sont groupées en grandes panicules lâches. Nous allons suivre l'évolution des fleurs depuis l'inflorescence en boutons à l’extrémité d'une tige jusqu'aux fleurs épanouies sur les inflorescences vers la base de la tige.
Les fleurs ont 5 étamines aux anthères larges qui lâchent le pollen :
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L'hépiale et son houblon
Je vous ai déjà parlé de ces petites chenilles souterraines bien blanches avec une petite tête rouge et des petits points noirs sur les côtés :
Je la trouve très souvent lorsque je creuse un trou de plantation à Romilly. Elle ne semble pas aimer la lumière et cherche aussitôt à retourner sous terre
où je la remettrai la plantation terminée car les racines de ma plante ne risqueront pas grand chose. Son truc c'est le houblon et quelques plantes herbacées plutôt sauvages, oseilles, pissenlits.
Cette petite chenille, c'est l'hépiale du houblon, Hepialus humili. Le papillon n'est pas facile à observer car il ne vole que la nuit. Je vous ai tout de même trouvé un mâle aux ailes blanches avec un très fin liseré rouge. L'aile antérieure, la plus grande, celle que l'on voit au repos, mesure 20 à 35mm :
La femelle est plus colorée, maquillée en jaune et orange :
On trouve ce papillon surtout dans l'est et le nord de la France car ce ne sont pas quelques pissenlits qui vont calmer la faim de sa chenille. Il lui faut du houblon. Et le sud de la France n'est pas réputé pour ses cultures intensives de houblon ni pour la finesse de ses bières.
Le nom hépiale du houblon fait frémir les jardiniers qui cultivent un potager. Mais ce n'est pas elle la méchante. La méchante, celle qui ravage les laitues en rongeant le collet, c'est la petite hépiale du houblon, Korscheltellus lupulinus appelée Louvette. La chenille est semblable mais plus grise, le papillon y ressemble mais 2 fois plus petit et plus coloré en brun avec des marques blanches. Je ne vous la montrerai pas, je ne l'ai jamais trouvée. Bien sûr, le papillon est si petit et si nocturne que j'ai peu de chance de le voir mais je n'ai pas vu non plus la chenille.
Mais ce que j'aurais dû vous montrer, ce que je n'ai jamais fait, c'est le houblon qu'elle adore et qui envahit le terrain de Romilly, le houblon bien sauvage. Ce sera l'objet de la prochaine note.
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