Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/11/2013

Les peupliers

 

Le 29 octobre il y avait du vent à Romilly. Rien à voir avec le Mistral, bien sûr, mais suffisant pour me faire remarquer le feuillage argenté de mon grisard, Populus x canescens, dont il retournait les feuilles :

1 grisard romi 29 oct 2013 048.jpg

Les branches noires sont celles du grand frêne qui lui est associé.

Puis j'ai remarqué des feuillages identiques à l'horizon :

2 populus alba romi 29 oct 2013 044 (1).jpg

3 populus alba romi 29 oct 2013 049.jpg

Ce sont des peupliers blancs, Populus alba, un des parents du grisard, l'autre étant le tremble, Populus tremula, qu'il  est moins facile de reconnaître de loin et je ne sais s'il y en a dans ce bois.

Ces peupliers sont moins trapus que le mien qui, pour la même hauteur est plus massif, avec un tronc moins rectiligne et plus épais. Mais ils se ressemblent énormément. Il existe un moyen certain de reconnaître Populus alba : son écorce gris pâle quand elle est jeune se fissure en vieillissant en formant des lenticelles en forme de losange :

4 populus alba romi 7 nov 2013 047 (10).jpg

5 populus alba romi 7 nov 2013 047 (6).jpg

6 populus alba losange romi 7 nov 2013 047 (6).jpg

7 populus alba los romi 7 nov 2013 047 (6).jpg

8 populus alba los romi 7 nov 2013 047 (5).jpg

L'écorce de mon grisard est différente. L'écorce jeune est plus blanche

9 grisard romi 29 oct 2013 050 (1).jpg

et en vieillissant elle ne présente que des stries allongées transversales :

10 grisard romi 7 nov 2013 063 (2).jpg

11 grisard romi 7 nov 2013 063 (1).jpg

Le passage de l'écorce claire est aussi plus brutale sur le grisard qui a nettement une moitié inférieure âgée crevassée et sombre et une moitié supérieure blanche.

 

23:45 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)

A marée basse

 

Hier j'ai osé aller à Romilly et j'ai osé amener la voiture à son endroit de stationnement habituel au bout de la grande allée d'entrée. Les bords du terrain sont toujours inondés mais la mare a libéré une marche de l'escalier et dans la zone inondée au bout de l'allée on ne voit pas l'eau en surface mais elle est là, juste sous la surface. La voiture a dérapé par endroits mais ne s'est pas embourbée. A noter que lorsque le sol est humide uniquement à cause de la pluie, il draine bien et je ne dérape pas.

Cette crue de la Seine ne semble intéresser personne, on croirait que je rêve. Pourtant France 3 Champagne Ardennes a osé en parler et a interviewé un agriculteur de l'Aube que nous avions vu lors de la crue précédente. Ils nous ont montré son champ bien plus inondé que mon terrain. Le pauvre homme a perdu toute sa récolte au printemps et maintenant son maïs est dans l'eau au moment où il devrait être récolté. Il a osé dire ce que je pense : le niveau de la Seine est régulé grâce aux grands lacs de retenue mais uniquement dans le but de maintenir un niveau suffisant pour la centrale de Nogent et un niveau bas pour Paris sans penser un instant aux conséquences pour les agriculteurs et les villes. Car les villes ne sont pas épargnées même si on fait semblant de ne rien voir. Voici la pancarte qui se trouve en ce moment sur la petite route qui part de la N19 et mène à Marnay sur Seine, peu avant la pancarte d'entrée du village :

crue marnay romi 7 nov 2013 100.jpg

Sur le site officiel de surveillance des crues, on voit depuis le début de cette crue et quel que soit le niveau que la zone en jaune s'arrête juste à Nogent, pile à la frontière entre l'Aube et la Seine et Marne.