13/10/2007
Sachalinensis et tigranii, fécondation ?
J'ai planté il y a plusieurs années ces deux sureaux à moins de 3 m l'un de l'autre, contre la maison. Ils fleurissaient superbement mais n'avaient jamais eu de fruits. J'en ai recherché la cause. Le gel est exclu. Un insecte qui mange les fleurs avant ? J'ai vu des chenilles sur les feuilles mais jamais sur les fleurs. Mais la nuit ? Ou bien l'absence de fécondation. J'ai découvert l'autoinfertilité, ou plutôt la faible autofertilité de certains sureaux avec canadensis. C'est connu parce qu'il est largement planté dans les jardins et qu'on recherche ses fruits.
Cette année, pour la première fois, un autre tigranii a fleuri, à au moins 15 m du précédent, sur une autre face de la maison. Et toutes les fleurs de toutes les grappes des tigranii ont connu le bonheur d'être fécondées, même celles du deuxième très jeune :

S. sachalinensis, pourtant plus proche du deuxième tigranii, et à moins de 3 m du premier, n'a eu que très peu de fruits :
Il faut préciser qu'ils ont tous fleuri en même temps.
Même espèce ?
23:55 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
Sachalinensis et tigranii
Vous trouverez tous ces sureaux rouges décrits et photographiés sur Internet ou en vente chez des pépiniéristes surtout étrangers. C'est pourquoi je vais essayer de débrouiller la véritable pagaille qui règne à leur sujet. Sans garantie.
Je vais d'abord vous raconter une expérience personnelle.
Les différences les plus évidentes entre sachalinensis et tigranii sont :
l'aspect des feuilles, les feuilles de tigranii sont plus petites avec des folioles plus étroites, cela lui donne un aspect plus léger :
la pilosité : sachalinensis est bien velu, tigranii est glabre, parfaitement lisse
des "verrucosités" sur les nervures des feuilles de sachalinensis, sans doute des glandes.
Voici une nervure médiane de tigranii puis de sachalinensis :
Cela n'est, bien sûr, pas suffisant pour dire que ce sont deux espèces différentes.
23:35 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
Les autres sureaux rouges
Maintenant je me lance dans un exercice périlleux et au résultat douteux.
Si le nombre d'espèces était incertain chez les sureaux de la section Sambucus, c'est encore pire dans la section Botryosambucus. Il faut dire que les différences entre ces sureaux sont faibles et leur situation géographique se limite à l'hémisphère nord avec une étendue en latitude réduite car ils supportent mal trop de chaleur.
Les sureaux rouges des différentes zones géographiques ont d'abord reçu un nom d'espèce, jusqu'à ce qu'un petit malin décrète qu'il n'y avait qu'une seule espèce. A-t-il raison ? Je crois bien que personne ne le sait car ces sureaux n'ont pas été beaucoup étudiés.
Désormais certains appellent tous les sureaux de cette section racemosa. Au point qu'on n'y comprend plus rien et que j'ai éliminé leurs écrits pour ne pas faire d'erreur en décrivant un sureau, fut-il espèce, sous-espèce, variété ou "race" (!).
Beaucoup d'organismes scientifiques conservent les anciennes dénominations, mais aussi les pépiniéristes. Et cela paraît nécessaire car il présentent des petites différences (parfois voyantes comme les fruits noirs de melanocarpa), c'est indispensable pour leur culture car leur résistance au froid et le besoin d'eau ne sont pas les mêmes.
Ils n'ont pas le même nombre de chromosomes, racemosa en a 36, d'autres en ont 38. Des études chimiques sur les anthocyanines par exemple, les étudient comme des espèces ou des sous-espèces différentes et donnent d'ailleurs des résultats différents.
22:05 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
Jardin des plantes
00:10 Publié dans betula, Plantes | Lien permanent | Commentaires (1)











