14/10/2008
Fagus sylvatica
Je ne vais pas vous parler du hêtre majestueux de nos forêts, tout le monde le connaît mais de certaines de ses variétés.
Fagus sylvatica var. tortuosa, le hêtre tortillard ou fau de Verzy semble répandu dans les arboretums. Le fau, au pluriel faux, est tout-à-fait réel et naturel. Fau est le nom du hêtre en ancien français, dérivé du latin fagus. Verzy est l'endroit où on l'a découvert, près de Reims et où il existe en grand nombre.
Je vous l'ai montré à Segrez, ces deux arbres jumeaux sont les plus beaux que j'aie vus. Je vous l'ai montré à Harcourt. Il y en a un au Jardin des Plantes de Paris. Aujourd'hui nous allons admirer celui de l'Arboretum National de Barres.
En fait il y en a plusieurs. J'ai photographié celui qui est bien isolé. J'en ai trouvé un autre plus difficile à photographier parce qu'il est noyé dans la végétation du Bizaretum.

Ne croyez pas que c'est simplement un arbre au port pleureur. Voici le hêtre pleureur, toujours à l'Arboretum des Barres, Fagus sylvatica var.pendula, d'abord derrière un groupe de petits conifères :

Un jeune à deux troncs :

Un autre plus grand :

On voit bien la différence entre ces deux variétés de hêtre. Le hêtre pleureur, comme tous les arbres pleureurs, reste un arbre de grande taille, au tronc droit et élancé, seules les branches sont pendantes le long du tronc, tombant parfois jusqu'au sol :

Le hêtre tortillard est totalement différent : vu de l'extérieur quand il a toutes ses feuilles qu'il porte très serrées les unes contre les autres jusqu'au sol,

il donne l'impression d'un igloo plus large que haut. Il pousse lentement et même très vieux (jusqu'à 500 ans) aucun ne dépasse 5 m de haut. Cet aspect pleureur et cette petite taille sont dus à des déformations du tronc et des branches qui se tortillent dans tous les sens :

C'est bien un Fagus sylvatica, ses faines ne donnent que partiellement des tortillards, les autres seront des hêtres normaux. C'est donc une mutation dont on ignore la cause.
22:23 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, plantes
Le semis de Sambucus hookeri
Mon Sambucus hookeri a fait ses premiers fruits l'an dernier.

La photo est du 15 octobre 2007. Lorsque j'ai voulu récupérer ses fruits bien mûrs le 12 novembre, il en restait peu (les oiseaux…). J'en ai retiré onze graines que j'ai semées aussitôt en terrine, sans aucun traitement. La terrine est restée dehors tout l'hiver.
Le 23 février j'ai vu les premières germinations.

Aujourd'hui j'ai fait un dernier rempotage. Onze graines semées, onze graines germées. Cela change des graines achetées qui ne germent jamais. Je viens à peine de terminer ce rempotage, la photo est prise au flash.

Les feuilles ont encore un aspect jeune commun à tous les sureaux, avec 3 folioles presque aussi larges que longues. Seul le plus grand qui présente une paire de feuilles d'aspect adulte sera replanté en pleine terre dès qu'il voudra bien pleuvoir, ce qui ne semble pas prêt d'arriver.
19:48 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nature, plantes




