15/11/2008
Il récidive
Il y a 10 jours j'ai rentré mes clivias, Clivia miniata. Est-ce pour me remercier de l'avoir rentré pour le protéger de l'hiver, l'un d'eux m'a offert une nouvelle grappe de fleurs, une seule pour l'instant.



Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que c'est sa deuxième floraison cette année. Il était en fleurs en avril :

Mes clivias sont tous issus par division du même pied âgé de 40 ans et toujours en vie. Ce n'est pas la première fois qu'ils fleurissent deux fois et même trois fois.
Mes clivias passent l'été dehors sous les arbres et, rentrés début novembre, ils passent l'hiver dans le séjour, sans eau. Je ne coupe jamais les hampes florales fanées. Les pétales tombent tout seuls et les fruits mettent deux ans à mûrir et se ressemer dans tous les pots alentour.
23:15 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plantes
Le sureau et la trahison
La trahison fut le fait de Judas Iscariote qui accepta 30 pièces d’argent pour désigner Jésus aux officiers venus pour l’arrêter. Quand Jésus fut condamné à mort, Judas fut pris de remords, rendit l’argent du sang et partit pour se pendre. C’est ce que dit la Bible. La légende ajoute que c’est sur un sureau qu’il trouva la mort. Ainsi l’arbre fut condamné pour avoir aidé un homme à commettre le péché.
Cette tradition était bien connue en Angleterre au 14e siècle quand Langland écrivit dans Piers Plowman :
Judas he japed with Jewen silver
And sithen an eller hanged hymselve.
En fait, en Terre Sainte on montrait l’arbre véritable comme une attraction pour les touristes, comme l’exprime l’auteur du 14e siècle des Travels of Sir John Mandeville. Tout près de l’étang à Shiloam était montré le
Tree of Eldre that Judas henge himself upon, for despeyr
that the hadde, when he solde and betrayed oure Lord.
Cette notion persistait ; Shakespeare espérait que son public comprendrait sa référence à cet arbre dans Loves Labours Lost et des gens la connaissent encore aujourd’hui. Elle fut perpétuée par l’herboristerie qui utilisait le champignon particulier du sureau, Hirneola auricula-Judae, un champignon ressemblant à une oreille humaine qui croît en sortant du bois. On estimait qu’il était l’oreille de Judas, et parce que Judas se pendit par la gorge, on le considéra comme bon pour les problèmes de gorge. John Gerard dans son Herbal de 1597 prétendit qu’il "taketh away inflammations of the mouth and throat if they be washed therewith", guérit l’inflammation de la bouche et de la gorge si elles sont nettoyées avec (bien qu’il préféra identifier Cercis siliquastrum, l'arbre de Judée, comme arbre de Judas). Et en 1665 Sir Thomas Browne rapporta qu’il était devenu un fameux remède pour les amygdalites, maux de gorge, et même la strangulation. En 1710 cela avait encore cours dans le English Herbal de Salmon.
Il me paraît douteux que l'arbre auquel se pendit Judas soit un sureau. Le sureau noir est plus un arbuste qu'un arbre. Quand il devient très vieux et acquiert l'aspect d'un arbre, il ne me paraît pas capable de supporter le poids d'un homme pendu à une de ses branches. Il faudrait une branche horizontale et de telles branches sont prêtes à casser sous leur propre poids.

Et comment pouvait-on croire au 14è siècle que l'arbre montré aux touristes était l'arbre auquel se pendit Judas ? La durée de vie d'un sureau est estimée à 100 ans, pas 13 siècles !
16:52 Publié dans Légendes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : légendes
Portrait d'épeire
En nettoyant le pied d'un sureau j'ai dérangé une araignée pas trop farouche.
Son joli dos bien décoré :


et en recadrant pour admirer les poils :

Côté ventre :


De profil pour voir le jeu de pattes gracieux :

13:33 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, animaux




