25/08/2010
La Sylvine sur l'ordinateur
Quel jardin n'a pas son hépiale ? Les hépiales sont des petits papillons à l'activité nocturne. Ils sont très primitifs et n'ont pas de trompe. Leurs chenilles, le plus souvent blanches, vivent sous terre et se nourrissent de racines parfois même de celles de vos légumes. Il y a beaucoup d'hépiales sur le terrain de Romilly, j'y trouve souvent des chenilles. Je vous ai même montré l'imago de l'hépiale du houblon, la plus répandue car il y a beaucoup de houblon sur ce terrain.
Je n'avais jamais vu d'hépiale à Veneux, le terrain trop boisé ne s'y prête pas. Ce n'était pas sans espoir car il y a quelques plantes aux racines bien tendres, fraisiers sauvages, pissenlit dans l'entrée, etc. Mais je n'y ai jamais trouvé de petites chenilles blanches en creusant mes trous de plantation.
Aujourd'hui la première hépiale s'est montrée à Veneux, à un endroit inattendu :
C'est la sylvine, Triodia sylvina. Il faisait la sieste au bord de l'écran de l'ordinateur portable. Je dis "il" parce que c'est un petit mec. Sa femelle a les mêmes taches, les mêmes bandes, mais elles sont plus larges, plus floues, plus pâles.
J'ai glissé sous le papillon une feuille de papier. Il s'y est accroché sans le moindre mouvement apparent. J'ai mis la feuille dehors, il y sera mieux quand il se réveillera.
Ce beau rouquin est incroyablement velu depuis la tête
jusqu'à l'arrière, sur les ailes et l'abdomen,
et les pattes :
Les antennes sont superbes :
Mais les yeux sont bien cachés sous d'épais sourcils et derrière les antennes :
A 20h30 il n'avait toujours pas bougé. Je l'ai touché du bout du doigt. Il est toujours vivant mais il n'a pas fini sa sieste.
20:55 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, animaux
Asimina, Pterostyrax et Poliothyrsis
Seule une petite partie du jardin botanique de Marnay sur Seine est ombragée. Dans cette zone je vous avais montré un Sorbaria sorbifolia en fleurs le 4 juillet 2008 :
Avec Antoine nous nous étions demandé si l'arbuste sur la gauche de la photo était un Asimina triloba. Lors de la prise du cliché je n'avais pas porté attention à cet arbuste presque enseveli sous la floraison exubérante du sorbaria. Je suis donc allée étudier ça de plus près ce 21 août 2010.
Cet arbuste a de très grande feuilles, cependant pas tout-à-fait aussi grandes que celles de l'asiminier, moins pendantes, le limbe est moins épais et plus clair, les tiges sont plus fines. Il est en ce moment en fin de floraison. C'est un Pterostyrax hispida :
Vous pouvez voir de belles photos de cet arbuste en fleurs au Jardin des Plantes de Paris ici.
Il y a pourtant un asiminier tout près. Je ne l'avais pas remarqué car il n'a pas l'aspect habituel d'un asiminier. Son feuillage n'a pas la silhouette ni la somptueuse densité de cet arbre, ses feuilles sont moins pendantes, sa forme est imprécise et il atteint environ 1m50.
Il a sans doute eu un accident comme on le voit sur ce cliché du sommet du tronc déchiré. Des branches commencent à se dresser verticalement pour lui donner peut-être une flèche qui lui restituera un aspect normal :
Encore à peine plus loin se dresse un petit arbre qui a aussi de grandes feuilles pouvant aussi prêter à confusion sur une photo. C'est un Poliothyrsis sinensis. Il est en fleurs en ce moment mais ses fleurs sont perchées si haut que j'ai dû les prendre au téléobjectif.
05:00 Publié dans fruitiers, Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jardin























