21/09/2010
Baccharis
Cette note n'a pas pour but comme habituellement de vous vanter les charmes d'une plante mais au contraire de vous dissuader de l'acheter.
Baccharis halimifolia, le séneçon en arbre a été planté pour sa résistance aux embruns et aux vents forts et il a envahi les côtes de l'Atlantique et de la Méditerranée. Il est invasif, un danger pour la flore, mais il augmente aussi les risques d'incendie et il est toxique pour les animaux :
Il est présenté à Marnay pour apprendre à le connaître et l'éviter. Il ne risque pas d'envahir la région car il est en un seul exemplaire et cette plante est dioïque. Sur cette photo il est au centre. On voit à sa gauche un vitex et à sa droite en arrière le saule dont je vous ai parlé récemment, sans doute Salix exigua.
Je ne vous montrerai pas davantage cet arbuste. Le problème est qu'il est toujours en vente dans beaucoup de catalogues et sur Internet. Ne l'introduisez pas à l'intérieur du pays.
Je vous avais parlé l'an dernier d'une autre plante, l'œnothère rose américaine, Oenothera speciosa, un piège mortel pour le moro-sphinx, notre joli papillon-colibri. Plusieurs revues de jardinage ont donné l'alerte. Elle est toujours en vente partout.
20:48 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Le temps des récoltes
L'automne est le temps des récoltes. A Romilly il n'y a plus une seule noisette, elles ont toutes été mangées par les écureuils. Les noisetiers sont beaucoup trop grands et les noisettes ne sont pas à ma portée. Cet hiver je commencerai à jouer de la tronçonneuse.
Les arbres fruitiers que j'ai plantés sont encore trop jeunes sauf le pêcher 'Lacrima' :
Les noix étaient déjà belles fin juin sur le grand mais jeune noyer qui a sa première vraie production cette année :
Maintenant l'enveloppe commence à éclater, elles sont bonnes à cueillir. Et j'ai découvert un autre noyer, bien caché derrière et à moitié dans la haie de grands conifères. Mais il est plein sud et commence lui aussi à bien produire.

Le houblon envahit même les sureaux mais je n'en ai pas l'usage. Je garde les pieds qui ne gênent pas parce que je ne veux rien exterminer et aussi pour la mignonne chenille de l'hépiale du houblon mais il en profite pour se ressemer partout.
La vigne a bien fructifié depuis que je l'ai taillée (elle est capable de grimper à plusieurs mètres dans les arbres). Je l'ai fait lorsque j'ai été convaincue que ce n'était pas la vigne sauvage car elle n'est pas dioïque. Mais ses raisins sont petits et acides. Un voisin m'a expliqué que le très vieux monsieur qui possédait ce terrain autrefois avait volontairement planté cette vigne aux raisins immangeables sous prétexte qu'ils se conservaient mieux ! Si je l'avais connu alors, j'aurais pu lui apprendre la technique de Thomery pour conserver les bons raisins jusqu'en janvier.
A Veneux il y a les cornouilles dont j'ai déjà parlé et les fruits de l'actinidia botanique mais celui-là il mérite une note pour lui tout seul.
10:44 Publié dans fruitiers, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin











