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09/12/2010

Paulownia, la récolte

Pas question de participer aux embouteillages alors que je n'ai plus l'obligation d'aller au travail. J'ai fait le plein de victuailles pour Armel le chat et pour moi. Pas question de travailler au jardin, j'ai trop froid. Mais je suis une travailleuse sérieuse. J'ai donc prévu aussi du travail pour la maison.

 

Mon travail de ce jour, c'est l'une des deux grappes de fruits de paulownia produites par les paulownias de la gare. Ils en ont des dizaines. Il n'est sans doute pas nécessaire de vous rappeler l'aspect de ces fruits. Ce sont des capsules, très différentes donc des gousses du catalpa avec lequel il est souvent confondu :

paulownia arbofolia 9 oct 2010 014.jpg

 

 

 



paulownia fruit entier 9 déc 2010 p 023.jpg

 



En coupe transversale :



paulownia coupe trans 9 déc 2010 025.jpg

 



Quand on l'ouvre, on sépare deux demi-fruits obturés chacun par une membrane :



paulownia fr septum 9 déc 2010 007.jpg

 



 Demi-fruit ouvert :



paulownia fr sept enlevé 9 déc 2010 011.jpg

 



paulownia fr ouvert 9 déc 2010 012.jpg

 



Contenu du demi-fruit :



paulownia contenu sur mm 9 déc 2010 016.jpg

 



paulownia graine 9 déc 2010 p 020.jpg

En vue de les éplucher j'ai placé les fruits dans un saladier. Beaucoup de fruits étaient déjà entrouverts.. Il est important de choisir un récipient profond et il est interdit de respirer fort et d'éternuer. Les jolies petites graines sont parfaitement équipées pour le vol. Voilà le résultat, sans doute des milliers de graines :

paulownia grappe 9 déc 2010 003.jpg

paulownia terminé 9 déc 2010 029.jpg



Après, il faut se laver les mains, la coque des fruits est un peu collante.

 

Le semis serait facile, à faire au printemps. Mais j'ai vraiment trop de graines, et il y a encore une grappe dans la voiture. Si vous avez envie de tenter le semis, envoyez-moi un mot, adresse de courriel dans la colonne de droite. C'est gratuit.

 

23:57 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : jardin

Les flocons du délire

J'ai suivi à la télé la pagaille en région Parisienne. Pour 10 cm de neige tout est bloqué, il faut héberger les gens pour la nuit. Mais comment font les gens du nord de l'Europe ou du Canada ? Et eux ils n'ont pas au pire -3°C et le dégel dans la journée.

 

Et nous, comment faisions-nous il y a 30 ans quand il neigeait tous les ans ? Nous n'avions pas plus qu'aujourd'hui des équipements neige. Nous n'avions pas des employeurs compréhensifs et il fallait faire tous les jours tout notre temps de travail. Il fallait coûte que coûte aller au travail et emmener le gosse et ses copains à l'école. En grande banlieue il n'y avait souvent pas d'autre solution que la voiture.  Il fallait bien tenir la voiture dans les rues étroites de Fontainebleau. Il fallait bien rester dans les rails tracés par les voitures sur les petites routes de forêt jamais déneigées. Et tout se passait bien.

 

Voici des photos anciennes du jardin et de la maison, c'était vers 1978 :

neige veneux maison 1978.jpg

 

 

hiver veneux 1978 IMG.jpg

 



hiver veneux 1978 IMG_0001.jpg

 



Alors, que se passe-t-il ? Météo France n'y est pour rien, ils ont bien mis la région en vigilance orange pour ces quelques flocons. Je crois qu'il y a deux causes principales. Les conducteurs ont perdu l'habitude de la neige, ils font des mauvaises manœuvres et surtout paniquent. Quand on a tellement peur qu'on roule à moins de 10 km/h en montant une côte enneigée et même qu'on s'arrête à la moindre déviation de la voiture, on finit par être bloqué et toutes les voitures derrière avec. C'est ce que j'ai vécu en rentrant du Loiret alors qu'il neigeait depuis moins d'une demi-heure et qu'il n'y avait presque rien au sol. La deuxième raison c'est que les services concernés se sont probablement débarrassés d'une partie du matériel de déneigement.