08/02/2011
Anastomose
J'ai encore une petite particularité de mon grand vieux bouleau à vous montrer. Je vous ai dit que le frêne et le bouleau qui ont poussé l'un contre l'autre se gênent :
A cause de cela le frêne a dû prendre un port pleureur qui a tendance à s'atténuer maintenant par la perte progressive de branches trop horizontales.
Le bouleau a fait une anastomose entre une de ses branches et son tronc. Cela se produit par frottements répétés. Certaines branches n'ont pas la place pour s'étaler correctement. J'ai essayé de prendre des photos sous des angles différents, au téléobjectif car cela se passe très haut :
12:45 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
Betula pubescens, suite
Je n'ai pas d'autre solution que de continuer mon histoire ici.
Pour l'écorce, je trouve que c'est le plus beau des deux bouleaux. Cette écorce est plus blanche, moins fissurée. Elle reste lisse, striée horizontalement, il n'y a pas de taches noires, tout au plus des zones moins blanches ou lorsque l'écorce superficielle est davantage partie des taches d'un rose assez vif. On voit bien 3 de ces petites taches roses sur cette photo :
Les cicatrices des anciennes branches ne forment pas de grosses boursouflures noirâtres comme chez pendula. Elles sont discrètes, planes ou légèrement en creux, avec encore des taches roses :
Plus tard l'écorce perdra sa blancheur mais elle restera assez lisse. Même sur ce tronc très vieux on ne voit qu'une crevasse sur la gauche :
04:00 Publié dans betula | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nature
Betula pubescens
Un artisan venu faire des travaux sur mon terrain de Romilly m'avait dit en admirant (à vrai dire il semblait estimer sa valeur marchande) mon plus vieux et plus gros bouleau que ce n'était pas le bouleau habituel mais sans pouvoir donner plus de précisions. Il y a tant à faire sur ce terrain que je n'ai pas trop étudié ses arbres et je ne m'en suis plus préoccupée.
Il avait raison, ce gros bouleau est un Betula pubescens, le bouleau des marais. Il parait qu'il aime les terrains acides, voire très acides. Mais je crois que sa priorité ce n'est pas le pH, c'est l'eau. Il en est tellement avide qu'en dehors de régions vraiment très humides on ne le trouve que près de l'eau. Sur mon terrain de Romilly il ne risque pas d'en manquer. La nappe phréatique est au pire à 1m en plein été et je l'ai récemment rencontrée à seulement un fer de bêche. La nature qui l'a semé a fait l'erreur de semer après, tout contre son tronc, un frêne. C'est le plus gros frêne du terrain et les deux arbres se gênent. Les voici tels que je les ai vus lors de l'achat du terrain, le plus grand est le bouleau.
Il est sans doute bien vieux car son écorce n'est encore bien blanche que dans la moitié supérieure de l'arbre. Sur cette photo le frêne est devant, les branches très blanches derrière sont celle du bouleau :
Juste de l'autre côté de l'allée d'entrée il y a 4 autres bouleaux beaucoup plus jeunes, sans doute ses rejetons. En effet il se multiplie bien. Je coupe des bébés bouleaux tous les ans. Ce sont soit des rejets sur les racines, même loin du tronc car elles restent longtemps superficielles, soit des semis spontanés.
La différence la plus évidente et qui ne peut tromper avec Betula pendula, ce sont les fins rameaux dressés, pubescents, lisses sans verrues. Même au sommet, rien ne pend. Beaucoup de grosses branches partent à l'horizontale, ce qui ne se voit pas chez pendula.
03:52 Publié dans betula | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
Betula pendula
Betula pendula est donc le plus facile à cultiver des deux bouleaux. A vrai dire il n'a besoin de personne. Il est le plus adaptable de tous nos arbres. Il supporte tout, le froid, le vent, la sécheresse, l'humidité. Il peut vivre en terrain pauvre mais il accepte tous les sols, indifférent au pH, les sols secs et les sols tourbeux. C'est sur un terrain léger, sablonneux qu'il est le plus à l'aise. Une seule exigence : le soleil.
Il s'appelle pendula à cause de ses rameaux terminaux. Alors que les branches les plus grosses sont ascendantes, les rameaux secondaires le long de ces branches et à leur extrémité sont fins, glabres, pendants, verruqueux. On l'appelle aussi bouleau verruqueux à cause de ces petites verrues de résine.
La couleur blanche de son écorce est remarquable mais elle n'a pas la pureté de celle de l'autre bouleau.
Il y a beaucoup de taches noires qu'on dit triangulaires
et aussi de grosses cicatrices des anciennes branches très saillantes, boursouflées et qui pour moi ressemblent aussi à de grosses verrues.
Avec l'âge cette écorce devient noirâtre, épaisse, avec des crevasses profondes.
01:32 Publié dans betula | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature

























