30/03/2011
Pyrus pyrifolia, le nashi
On nous serine à longueur de télé qu'il faut manger beaucoup de fruits. N'en avez-vous pas marre de manger toujours les mêmes fruits ? J'essaie de varier ma production en misant surtout sur ceux qu'on ne trouve pas au supermarché et je vais vous montrer ceux que j'ai réussis et qui commencent à produire.
Le nashi est un poirier mais c'est une autre espèce que notre poirier. Je l'ai vu pour la première fois en arbre d'alignement à Bruxelles. Planter dans les rues des arbres fruitiers aussi beaux que des arbres à fleurs et qui régalent les passants, ce n'est pas souvent pratiqué en France.
Le nashi est tout-à-fait adapté à notre climat : il a besoin de froid hivernal mais pas au-delà de -15°C. C'est exactement ce que la plupart de nos régions peuvent lui procurer. Il n'est vraiment pas difficile. Il se contente d'un peu de fumier au pied une fois par an. Comme toujours avec une plante peu connue, on lit trop souvent qu'il n'aime pas le calcaire. C'est faux, un pépiniériste sérieux comme Delbard précise qu'il est tolérant au calcaire. Le mien en est à sa troisième floraison dans mon sol de Romilly à pH 8 et il ne s'en plaint pas. Seul défaut : il est rarement totalement autofertile et il vaut mieux lui adjoindre un copain qui peut aussi bien être un poirier commun, beaucoup recommandent Williams mais s'ils ont la même période de floraison n'importe lequel, ou bien un autre poirier japonais.
Voici ce que j'ai pu constater de ses problèmes de fertilité. Le mien, il s'appelle 'Hosui' a fait ses premières fleurs dès sa première saison mi-avril 2009 (cette année il a au moins 15 jours d'avance) :
Et au mois d'août j'ai récolté 6 belles poires en forme de pomme, délicieuses, croquantes, juteuses, rafraichissantes.
L'année suivante, en avril 2010 il a fait à peu près autant de fleurs
mais il n'a pas eu de fruits. Que s'est-il donc passé. Je pense que la première année un valeureux insecte lui a apporté du pollen d'un jardin de la ville toute proche mais il n'a rien reçu l'année suivante. Certains me diront qu'il a peut-être gelé. C'est très peu probable mais pas totalement impossible. Mais le pêcher 'Lacrima' qui fleurit à la même époque, 3 ou 4 jours avant, m'a donné une magnifique récolte.
A suivre…
23:06 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
La mare de Romilly, grenouilles et dytique
Hier était encore une magnifique journée, chaude et ensoleillée. J'ai bien fait de ne pas suivre la météo mais mon instinct. Le ciel n'a blanchi que vers 18h et la pluie m'a chassée à 18h30. J'ai eu le temps de planter quelques trésors : un Malus 'Evereste' pour féconder 'Winter Banana', un Callicarpa dichotoma, un myrobolan, un Sambucus canadensis 'Maxima' qui aurait des fruits rouges (?) et très près de l'eau un petit cyprès chauve. Le "très près de l'eau" est important pour avoir des pneumatophores.
Au bord de la mare quelques calthas sont en fleurs.
A chaque prélèvement d'eau dans la mare, j'entendais un grand plouf. Mais une autre grenouille était beaucoup plus calme. Elle se trouvait à environ 70cm de mon point de prélèvement cachée dans des algues. Elle me regardait mais ne bougeait pas se croyant sans doute invisible. J'ai pris 4 fois de l'eau en plongeant mon arrosoir en douceur et elle était toujours là.
Lorsque je prélève de l'eau dans la mare, je vérifie toujours dans l'arrosoir que je n'ai pas ramené une bestiole à remettre à l'eau aussitôt. Cette fois j'ai ramené un dytique, la terreur des mares. Je l'ai lâché au sol, de peur de me faire pincer. Il n'a pas aimé. Il était très agité et a réussi à se laisser tomber dans l'eau. Sur les deux photos que j'ai eu le temps de prendre on voit bien que c'est un coléoptère capable de voler d'une mare à l'autre. Je pense que c'est un mâle, ses élytres ne sont pas cannelés.
11:03 Publié dans Animaux, flore locale, mare | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature














