22/05/2011
Syringa et Philadelphus, les fleurs
Nous avons déjà vu les fleurs des lilas-Syringa. Elles sont petites mais groupées en grand nombre sous forme de grappes appelées thyrses. Elles ont 4 pétales, 2 étamines et 2 carpelles. Les pétales sont soudés en forme de long tube qui cache les organes sexuels au cœur de la fleur. On arrive à voir les 2 étamines sur les fleurs de Syringa pekinensis parce que le tube est plus court. Sur cette photo on voit bien que la fleur marquée par une flèche qui présente l'avantage d'être bien isolée des autres n'a que 2 étamines :
Les fleurs des seringats-Philadelphus sont plus grandes mais isolées, ou par 2, ou par 3 :
Elles ont 4 pétales et de nombreuses étamines. Pour le nombre de carpelles, je n'ai trouvé la réponse nulle part. J'ai donc fouillé dans la fleur.
Il y a 4 stigmates :
L'ovaire est infère :
Une coupe de l'ovaire montre qu'il y a bien 4 carpelles à 2 loges :
Le style semble unique mais une coupe montre 4 styles soudés
qui se séparent à l'extrémité :
23:17 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Philadelphus
J'ai fait l'erreur de vous présenter les lilas sous leur nom botanique sans précautions. Un commentaire récent m'a rappelé qu'il y a souvent confusion chez les francophones entre lilas et seringat à cause de leur nom botanique. Le fait que les deux genres, très différents, sont tous deux doués pour le parfum ne fait qu'aggraver la confusion.
Il faut dire que celui qui a donné leur nom à ces deux genres, Carl von Linné, était suédois et n'a pas tenu compte de leurs noms vernaculaires français.
Les lilas ont pour nom botanique Syringa et cela n'a rien à voir avec seringat. Ils font partie de la famille des Oleaceae.
Les seringats ont pour nom botanique Philadelphus, le plus répandu dans les jardins étant Philadelphus coronarius et ses variétés horticoles. Son nom seringat viendrait de l'utilisation de ses tiges débarrassées de leur moelle comme seringues. Les seringats-Philadelphus font partie de la famille des Hydrangeaceae.
Je vais vous montrer mes seringats, nous comparerons les fleurs de seringat et de lilas dans la prochaine note.
A Trifouilly j'ai deux seringats qui auraient déjà dû être déplacés à Romilly mais la sécheresse ne l'a pas permis (un miracle cette nuit : un orage non prévu par la météo a apporté 4mm de pluie, insuffisant pour parvenir sous les arbres). Ils ont un gros défaut pour des seringats : ils sont beaux mais mon nez pourtant efficace ne perçoit pas leur parfum, ou si peu. C'est normal pour les fleurs doubles mais pour l'autre je me suis fait avoir et deux fois à plusieurs années d'intervalle. Si j'en rachète un, ce sera en fleurs et après l'avoir méthodiquement reniflé.
Le seringat à fleurs simples :
Le seringat à fleurs doubles :
Mais j'en ai un, très parfumé, à Veneux. Planté il y a 20 ans, il végétait dans le sable et trop près de la maisonnette du voisin qui sans doute le privait d'eau. Je l'ai scié à la base. Le jasmin d'hiver a pris sa place. Est-ce cela qui l'a réveillé ? Il est reparti, toujours délicieusement parfumé, et a surmonté la masse imposante du jasmin. Je vais le laisser là mais je vais aussi en faire des boutures :
16:19 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jardin
Syringa reticulata
Nos lilas communs, Syringa vulgaris, sont fanés depuis longtemps, les fruits sont bien avancés :
Syringa pekinensis que je vous ai déjà montré est toujours en fleurs, il y a même encore des boutons :
Mais voici un autre lilas tardif que je viens de rencontrer, Syringa reticulata :
Sa floraison vaporeuse fait penser à pekinensis mais les feuilles plus épaisses, plus fermes, moins pendantes sont plus proches de vulgaris.
00:24 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jardin
































