26/08/2011
Mon jeune Compressa
Mon nouveau sureau 'Compressa' a été planté à Romilly le 17 juin 2008, acheté sous le nom 'Pyramidalis' comme le montre l'étiquette :
Son feuillage est encore très aéré et les feuilles ont déjà leur aspect caractéristique un peu ondulé. Cette ondulation des feuilles n'est donc pas due à leur compression.
Il passera ses trois premières années à se densifier. Aspect au début du débourrage un 19 mars
Le 11 avril 2011 il a débourré depuis peu et me fait la promesse de sa première floraison :
Le 23 mai 2011 il mesure environ 1m et il est surmonté de deux superbes corymbes en fleurs :
Le 12 juin les fleurs sont fanées mais il y a la promesse de quelques fruits, il n'est pas stérile. Le corymbe est encore au sommet de l'arbuste :
Et le 21 août il est plus grand que moi, plus grand que les grandes eupatoires à gauche, il mesure environ 2m ! La flèche noire indique où sont les fruits, tout ce qui est au-dessus a poussé en 2 mois seulement. Pendant que 'Pyramidalis' souffrait de la sécheresse, lui, il a fait une énorme poussée de croissance :
Ces fruits sont une surprise, ils ont une forme inhabituelle. Ils sont formés de deux parties avec une sorte de dôme au sommet. Ils sont proches de la maturité, cela se voit au pédoncule qui se rétrécit et sèche sous le fruit le plus mûr à l'extrême gauche. Cela reste à confirmer dans les jours qui viennent mais ce sont bien des fruits clairs, c'est bien une mutation de 'Leucodermis'.
Pour comparaison voici les fruits presque mûrs également, le même jour, et parfaitement ronds de 'Fructo Luteo' :
20:45 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Sambucus 'Compressa'
le faux 'Pyramidalis. Les photos ont été prises sur celui du Clos du Coudray et sur celui de Trifouilly qui a été volé.
Il a un aspect beaucoup plus dense, beaucoup plus feuillu que 'Pyramidalis'. La raison en est qu'il est davantage multi-tronc car il repart beaucoup de la base et que ces troncs s'épaississent tellement qu'ils finissent par se toucher
mais aussi parce que les feuilles sont tellement rapprochées qu'elles se télescopent, s'emmêlent, se gênent :
L'anomalie de base de ce sureau qui détermine son aspect c'est la longueur excessivement courte des entre-nœuds. Ils sont souvent même presque inexistants :
Cela va donner des tiges tellement rigides et épaisses qu'elles ne peuvent s'écarter souplement du tronc. C'est l'anomalie principale qui impose le port fastigié.
Pour le feuillage on a l'impression d'un amoncellement non pas de feuilles mais de folioles :
ou même un aspect en rosaces :
Seulement dans les zones où les entre-nœuds sont un peu plus longs on voit que ce sont des feuilles complètes avec folioles et pétioles :
Ces feuilles sont plus fortement dentées qu'habituellement et ont un bord ondulé :
Le voici prêt à ouvrir ses fleurs au Clos du Coudray un 30 avril :
et le 16 août : où sont passés les corymbes ?
A suivre avec mon jeune 'Compressa', un petit prodige qui fructifie…
15:27 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin
Leucodermis ou Pyramidalis ?
Ni l'un ni l'autre. Ce sureau a longtemps été vendu comme 'Leucodermis', il est maintenant vendu en France et en Europe comme 'Pyramidalis'.
Vu de loin, de très loin, il a la même silhouette que le vrai 'Pyramidalis', en colonne ou en pyramide inversée. Mais cet aspect fastigié lui est en réalité imposé par des anomalies graves.
Mon interprétation : un sureau noir à fruits clairs était nommé 'Leucodermis'. Un jour un de ses descendants a présenté une mutation. Le pépiniériste n'y a rien vu et a continué à le vendre sous le nom 'Leucodermis' très longtemps. Les anomalies qu'il présente ne permettent plus de l'appeler 'Leucodermis' ni de la confondre avec 'Pyramidalis'. Un jour quelqu'un a découvert que ce n'était pas 'Leucodermis', qu'il était plus beau que 'Pyramidalis' et il l'a remplacé. Comme il faut bien que je lui donne un nom pour en parler, je l'ai nommé 'Compressa' car ses anomalies sont semblables à celles présentées dans d'autres espèces et à qui on a donné ce nom comme par exemple Cornus sanguinea 'Compressa'. J'ai maintenant tous les éléments de son anatomie puisque, après 9 ans d'efforts, j'ai enfin des fruits. Voici l'histoire de ma découverte de ce sureau.
En 2002 j'ai acheté à une pépinière française un sureau noir nommé 'Leucodermis'. Il a grandi et a pris un aspect étrange. Il a dépassé 2m de haut, il a fleuri, et… il m'a été volé en même temps qu'un noyer japonais de 4m de haut. Cela fait partie de mes aventures dans la zone de non droit de Trifouilly.
Mais j'ai pu l'étudier en détails dans son aspect adulte puisque je l'ai vu au Clos du Coudray où il porte le nom 'Leucodermis'.
Il avait donc été vendu depuis longtemps sous ce nom. Il fleurissait abondamment. J'y suis retournée deux fois fin août pour voir les fruits. Mais je n'ai rien vu. Il est possible que je sois arrivée trop tard, après que les oiseaux aient tout mangé. Mais je n'ai même pas trouvé trace des pédoncules. J'ai eu des doutes sur sa fertilité.
Le Clos du Coudray est trop loin pour que j'assure une surveillance rapprochée. J'étais désespérée de ne plus avoir cet arbuste. Puis j'ai vu les photos des pépinières Esveld d'un sureau qu'ils vendaient sous le nom 'Pyramidalis' alors qu'ils m'avaient vendu le vrai 'Pyramidalis' en novembre 2000. C'était lui ! Je me suis empressée de l'acheter. Maintenant partout en France et en Europe, si vous achetez 'Pyramidalis', c'est lui. Et je dois reconnaître qu'il est plus satisfaisant au jardin que le vrai. Il y a quelques jours j'ai découvert pour la première fois ses fruits, aussi anormaux que le reste.
A partir de la prochaine note je vais le décrire à nouveau en détail, il en vaut la peine.
13:17 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin































