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07/12/2011

Zanthoxylum planispinum

Je n'ai pas fini d'étudier les Zanthoxylum. Je fais sans cesse des découvertes parce qu'ils sont très peu et très mal décrits. Vous trouverez tout sur l'utilisation culinaire mais pour la description botanique, ça laisse à désirer.

 

Presque tous les Zanthoxylum sont caducs, armés d'épines puissantes et monoïques.

 

Je vous avais déjà montré Zanthoxylum planispinum et j'avais déjà remarqué que son feuillage est différent, pétiole ailé et feuilles groupées par trois :

 

zantho plan fe paris 26 sept 2010 230.jpg

Il est très fructifère. J'ai trouvé quelque part qu'il est dioïque !? Il n'y a qu'un seul spécimen dans le Jardin des Plantes. Il aurait pu être fécondé par Z. piperitum mais je crois plutôt qu'il est monoïque comme les autres. C'est à vérifier lors de la floraison. Sur cette photo fruits abondants et une graine visible au bout de la flèche :

 

zantho plan paris 10 oct 2010 pa 157.jpg

Mais je n'ai jusqu'à présent prêté attention aux Zanthoxylum qu'au moment de la fructification. Ce qui m'a surprise le 4 décembre c'est que Zanthoxylum planispinum avait tout son feuillage, aussi dense qu'en septembre, alors que les autres Zanthoxylum, aussi bien à Paris que chez moi à Romilly, ont perdu leur feuillage depuis longtemps. Et il ne semble pas décidé à perdre la moindre feuille. Je n'ai trouvé que sur un seul site la mention d'un feuillage persistant alors que les autres le disent caduc. C'est à vérifier encore plus tard en hiver mais il semble bien persistant.

 

Le 4 décembre (on voit encore des fruits en hauteur) :

 

paris 4 déc 2011 067.jpg

Sorbopyrus auricularis, le poirier de Bollwiller

Vous connaissez ? Probablement pas.

 

J'adore les plantes qui ont l'air de gags botaniques et c'est encore mieux lorsqu'elles produisent des fruits délicieux.

 

Les anglais l'appellent 'Shipova', je me demande pourquoi car il est né en France, mais aussi Bollwiller Pear, ce qui est plus correct.

 

Ce petit miracle botanique est en effet né en Alsace au début du 17è siècle, vers 1610. Mais, comme toujours, nous ne savons pas exploiter nos trésors et d'autres s'en occupent.

 

x Sorbopyrus auricularis est un hybride inter générique entre Pyrus communis et Sorbus aria. Bien sûr il est stérile et ce d'autant plus qu'il serait triploïde. Il est multiplié par greffes sur Pyrus communis. Cependant il aurait parfois des pépins capables de donner une plante. Comment ? Parthénocarpie ? Apport d'un 4è équipement chromosomique ? Et ça donne quoi ?

 

Son fruit est très bon et de la taille d'un abricot.

 

C'est sur ce site que j'ai trouvé le maximum de renseignements, malheureusement en anglais mais c'est un anglais facile.

 

Je l'ai donc commandé aux anglais et je l'ai reçu aujourd'hui. Il est déjà de belle taille, le point de greffe est impeccable mais en cette saison il ne paie pas de mine. Je vous le montrerai au printemps.

 

jardin

 

 

15:49 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : jardin