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10/02/2012

Coccinelle d'hiver

L'horrible anticyclone de Sibérie est toujours là mais on sent qu'il cède du terrain, "seulement" -6° ce matin. Je continue à penser qu'ici nous avons de la chance, pas de neige alors que bien des régions en souffrent, pas de verglas. Il neigera peut-être dans quelques jours mais avec des températures radoucies, la neige ne gèlera pas et ne tiendra pas longtemps.

 

Mais pour l'instant il fait encore bien froid. Imaginez donc ma surprise de trouver une coccinelle au pied de la boite aux lettres. Elle est au sommet d'une grosse touffe de colchique dont j'avais remarqué la présence depuis un mois.

 

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Pourquoi est-elle active ? Il faisait à ce moment + 2° à l'ombre et sans doute bien plus en plein soleil où elle se trouvait. Elle a peut-être perdu son abri. Il passe tous les jours sur mon terrain deux gros chiens, deux grosses brutes qui renversent tout, même les tables qui supportent les mangeoires.

 

Je me suis demandé si je devais intervenir, la mettre à l'abri. Mais je risquais de faire plus de mal que de bien. Si elle se laissait tomber au milieu des grosses feuilles serrées de colchique, elle serait protégée. J'ai essayé de l'y faire tomber d'une pichenette mais elle était bien accrochée.

 

J'y suis retournée une heure plus tard. Elle était 20cm plus loin et bien active. Elle cherche peut-être à se cacher sous des feuilles mortes.

 

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19:29 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0)

Protéger la vie

Encore quelques jours de froid intense. Passé dimanche, ça ira mieux. Cet épisode difficile doit nous inciter à protéger autant que nous le pouvons les êtres en difficulté dans la nature et dans nos jardins, les animaux et les plantes.

 

Pour la plupart d'entre nous le nourrissage des oiseaux du jardin est devenu une habitude.

 

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Nous pourrions faire l'effort aussi de penser à des oiseaux plus sauvages. Dans le Midi les flamants meurent par dizaines. Il n'est pas à la portée d'un particulier de les sauver. Impossible de les réchauffer et de les nourrir sans les capturer et disposer de moyens importants.

 

Mais, s'il y a un plan d'eau près de chez nous, pensons aux oiseaux aquatiques. Si l'eau est totalement gelée, ils ne peuvent plus se nourrir et vont mourir de froid et de faim. Sur le lac de Montcourt-Fromonville des gens apportent de la nourriture sur la glace.

 

Pensons aussi aux plantes que nous avons installées dans nos jardins mais qui viennent d'ailleurs. Toutes les protections sont les bienvenues.

 

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Et si nous voulons absolument acquérir une espèce à peine rustique mais qui nous plait vraiment, réfléchissons un peu. Parmi les individus de cette espèce, tous ne vont pas présenter la même résistance au froid. Je vous ai parlé par exemple des eucalyptus. Il en est de plus rustiques que l'unique gunnii qu'on nous propose. Pour les obtenir il faudra faire des efforts de recherche ou même les semer soi-même. Un individu d'une espèce donnée peut aussi être plus résistant s'il a été prélevé en altitude.

 

J'adore le laurier-rose. J'en ai planté un à Romilly. Je l'ai entouré d'un grillage que j'ai rempli de feuilles mortes. C'est ce qu'ils font au Jardin des Plantes :

 

Le 16 janvier 2011 :

 

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Le 21 janvier 2012, il a bien grandi :

 

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Le mien est très jeune, je l'ai complètement recouvert de feuilles mortes. Cela peut marcher à condition de ne pas planter n'importe quel laurier-rose. Il y a des différences de rusticité énormes entre les différentes variétés. Alors, si cela vous tente, essayez de préférence 'Villa Romaine'.

 

Ce raisonnement est valable pour d'autres plantes en limite de rusticité. Il faut aussi beaucoup protéger le premier ou les deux premiers hivers. Il faut bien connaître les microclimats de son jardin. Une zone en bas d'une butte peut très bien accumuler le froid et présenter 2° de moins qu'ailleurs. Un bon drainage, une protection contre le vent dominant peuvent aussi améliorer les chances de survie de la plante et pour cela le lieu et les conditions de plantation sont importants.