08/12/2006
La terrasse
Il n'était pas question de faire quoi que ce soit qui demande autorisation, ce serait non. Et je n'ai pas l'intention de tricher. J'ai donc étudié les textes de loi, j'en ai discuté avec l'entreprise chargée des travaux, toujours la même, la sérieuse régionalement appréciée. Nous avons opté pour une terrase de moins de 60 cm de hauteur.
J'ai pensé à tout pour qu'il ne me soit pas reproché de gêner l'écoulement des eaux en cas de débordement de la Seine. J'ai fait creuser le terrain. La dalle de béton est posée sur une seule rangée de parpaings, c'est la seule occupation au sol. En dessous c'est le vide et une ouverture, située plus bas que le reste du terrain permettrait à l'eau de s'engouffrer et les parpaings feraient drain.
Cette terrasse est invisible, sauf du chemin, à condition d'être juste à ce niveau, et sera cachée par la végétation, surtout à base de persistants. Ce chemin n'est utilisé que par moi et par l'agriculteur avec ses engins.
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Premier sauvetage par un voisin
Si ce terrain n'est pas très inondable, il a la particularité de se transformer en marécage quand il pleut beaucoup l'hiver. Je me suis horriblement embourbée un dimanche d'hiver, pourtant juste au bord du chemin d'accès nord. Imaginez : loin de tout, à 7 km de la première petite ville où probablement aucun garage n'était ouvert, pas de téléphone (le portable ne passe pas), pas de voisins en hiver. Heureusement un voisin lointain m'a vue. Armé seulement d'une petite pelle pliante, il m'a sortie d'affaire. Une manoeuvre étonnante, je n'aurais su faire ça.
Je ne pouvais risquer chaque fois de m'embourber. Il me fallait une zone sûre, au bord du chemin d'exploitation sud, loin de la Seine. Il est impossible de stationner sur le chemin sans bloquer la circulation, il ne mesure que 3 m de large, celui du bas aussi.
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