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13/12/2006

Le rapport

Ensuite il a rédigé un rapport. J'ai du décliner nom, prénom, date et lieu de naissance, situation familiale, profession, prénom du père, nom et prénom de la mère. Que venaient faire mes parents dans cette affaire ? Ils sont morts depuis longtemps et surtout ils n'avaient plus à répondre de mes bêtises, si bêtise il y avait, depuis encore bien plus longtemps. Il est vrai que mon nom italien (était-il bien italien, des noms qui se terminent en i peuvent avoir d'autres origines) et ma naissance hors de France laissaient planer un doute sur ma qualité de française. Cela permettait de cerner le problème.
Il a tapé le rapport sur un ordinateur (il n'y a pas Internet sur ce truc ?). Il l'a imprimé et m'a demandé de le signer. J'ai tenté de le lire, j'arrivais péniblement à voir les mots mais mon esprit n'arrivait pas à en comprendre le sens. J'étais épuisée, je voyais la route que j'avais encore à faire dans la nuit et le brouillard. Alors j'ai signé. Il fallait en sortir. Je me suis dit qu'il ne pouvait rien m'arriver si je n'avais commis aucun délit.
Je suis partie sans même une copie de ce que j'avais signé. Avec un particulier ou une société de droit civil on ne peut signer quoi que ce soit sans en avoir un double ou une copie. Mais avec la gendarmerie...

23:20 Publié dans Trifouilly | Lien permanent | Commentaires (0)

La gendarmerie

Imaginez d'abord le voyage, après une journée de travail fatiguante. A 64 ans je me déplaçais plusieurs fois dans la journée et j'avais dû ce jour-là grimper dans le froid et le vent en haut d'une installation de carrière, assister et participer activement à une réunion. J'ai conduit 65 km à la nuit tombante et dans un brouillard épais. A l'arrivée, je suis restée deux minutes dans la voiture pour détendre mon dos et récupérer une vision à peu près nette.
Le gendarme m'a montré des photos de ma terrasse. Il les avait prises lors de son passage en été. Pourquoi ne m'avait-il rien dit à ce moment-là ? Probablement parce qu'il attendait la conduite à tenir de son donneur d'ordre. Je lui ai demandé qui lui avait demandé ce rapport sur mon terrain. Il m'a répondu que c'était de sa propre initiative. Je lui ai remis les textes légaux imprimés sur Internet. Il les a lus mais semblait ne pas comprendre ce qu'est le site du gouvernement français.

12:05 Publié dans Trifouilly | Lien permanent | Commentaires (0)