02/12/2007
Sambucus canadensis
Sambucus canadensis 'Nova'
Lorsque j'ai reçu les 'Nova' au début de l'année, j'étais tellement angoissée par leur survie après un passage en douane très difficile que j'ai oublié de photographier leurs racines. J'ai déterré celui-là pour une division de touffe, un pied part lundi vers le sud de la France. Vous voyez qu'il pousse à partir de la base du pied d'origine, la masse sombre de terre qui englobe les racines en haut, comme nigra, et envoie des rhizomes dans plusieurs directions, d'où repartent de nouvelles tiges, comme un sureau herbacé.
Sambucus canadensis 'York'
La moelle :
elle a vraiment cette teinte rosée.
Ecorce brune et écorce verte :
13:25 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, canada
Sureaux
Ce sureau noir est un sauvageon qui s'est installé tout seul devant la fenêtre de la cuisine. Il ne pousse pas vite, son feuillage n'est pas très dense et il n'a jamais fleuri, mais il met un peu de verdure dans ce monde de vaisselle. Son problème, c'est qu'il pousse dans les déblais de construction, du sable jaune des profondeurs et des gravats. Je lui ai promis une dose de lombricompost au printemps.
Armel, chef de chantier, surveille la mise en pot de transport de jeunes Sambucus callicarpa :
Ils partiront pour Romilly. J'attends toujours l'appel du notaire, ça devient urgent.
11:50 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
01/12/2007
Champignons
C'est la saison humide, la saison des champignons.
A Trifouilly, sur sol argileux et calcaire :
Ceux-ci poussent à Veneux sur sable et feuilles mortes. Ils ont même trouvé une source d'humidité sous la pompe qui tire l'eau de pluie de la cuve :
Celle-là, je la connais parce que je la vois depuis des années et, même si elle est petite, elle ne passe pas inaperçue :
C'est la pézize orangée, Peziza aurantia. Elle pousse sur terres argilo-sableuses. Est-ce pour cela qu'elle pousse aussi bien à Veneux, pur sable, qu'à Trifouilly, argile dense ?
Elle est comestible mais n'a pas beaucoup de goût. On la mange crue, en salade, ou bien avec du sucre. Mais elle est si belle que je n'ose y toucher.
22:55 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
29/11/2007
Fleurs de saison
23:15 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
Les fruits de Sambucus tigranii, suite
Ces beaux fruits pourraient assurer le décor longtemps s'ils n'intéressaient les oiseaux. A Trifouilly ils ont tous brutalement disparu entre le 28 et le 30 juin, soit un mois après leur pleine maturité.
Le 28 juin :
Le 30 juin :
A Veneux ils ont duré plus longtemps. Ils commençaient à être mangés le 17 juillet :
ensuite il ont disparu en une dizaine de jours.
Pourtant, à Harcourt il y avait encore une grappe le 3 novembre :
Comment expliquer ces différences ?
A Trifouilly les oiseaux sont seuls très souvent, personne ne les gêne.
A Veneux les sureaux sont proches de la maison, ils se méfient davantage.
A Harcourt, la branche qui porte cette grappe est grêle et très longue, un oiseau, même très petit, ne peut s'y poser et elle est située beaucoup trop haut pour la scène que j'ai vue à Veneux : un merle posé au pied d'un sureau et faisant des bonds pour attraper les fruits, avec succès.
20:10 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
28/11/2007
Fleurs à Paris
Aujourd'hui c'était cours de botanique à Paris. J'en suis rentrée épuisée par le froid. Mais j'ai trouvé beaucoup d'idées de floraisons pour cette saison. Beaucoup sont des fleurs d'été qui ont le courage de continuer à fleurir pour notre plaisir.
Cela se passe donc au Jardin des Plantes.
Il y a des rosiers qui fleurissent longtemps, comme ce tout petit rosier blanc :
et surtout 'Albert Poyet' encore resplendissant :
et ce n'est pas fini, il a encore des boutons en réserve :
Le céanothe 'Snow Flurries' aurait dû finir sa floraison en août mais il ne sait plus s'arrêter :
Un superbe cotoneaster. A droite c'est le feuillage et le tronc d'un arbre de Judée (Cercis siliquastrum) planté en 1785 :
21:20 Publié dans Plantes, roses | Lien permanent | Commentaires (0)
27/11/2007
Quadruplés siamois
Voici le deuxième charme :
Il a 4 troncs de taille identique qui partent presque au ras du sol d'une souche très large. Le tronc le plus couvert de lierre au milieu ne lui appartient pas, c'est un arbre plus loin derrière.
Deux de ces troncs s'enroulent étroitement l'un sur l'autre. Ils sont peut-être partiellement soudés, je ne veux pas l'abimer pour vérifier.
Ce charme était ainsi il y a 35 ans et n'a pas beaucoup changé depuis. Il semble que cela ne soit pas rare. Cette espèce rejette facilement de souche et quelques années plus tard on trouve un arbre à plusieurs troncs, aussi hauts que l'arbre d'origine.
Comme le hêtre, le charme garde ses feuilles presque tout l'hiver.
19:40 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
Charmes étranges
Je ne veux pas vous parler de mes charmes, ils sont un peu fanés, mais de deux arbres, Carpinus betulus, qui ont eu une vie difficile.
Voici le premier : il a une branche horizontale très tordue placée bas sur le tronc
le tronc et la branche vus de plus près :
Il y a 20 ans, le tronc ne montait pas plus haut que cette branche tortueuse, et, à ce niveau il y avait de nombreuses branches. Nous l'appelions le charme parasol.
En fait il avait poussé ainsi à cause du très gros hêtre qui étendait ses branches sur le quart du terrain et l'empêchait d'aller plus haut.
Lorsque le gros hêtre est mort et qu'il a fallu supprimer ses énormes branches devenues très dangereuses, le charme a découvert l'existence du ciel. Il a envoyé aussitôt une branche verticale qui a grandi et grossi à une vitesse incroyable, au point qu'on ne voit plus sa jonction avec le tronc qui semble continu.
18:50 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
La magie du sureau au Canada
Au Québec aussi on s'intéresse à la magie du sureau. Si vous voulez apprendre à cueillir ses branches (ou ses fruits) avec respect et humilité, allez voir leur site.
J'en ai parlé aussi dans ma note du 20/12/2006 La Fée du Sureau et mes deux notes du 17/03/2007, Sureau noir, Légendes et croyances et Légendes, suite.
13:40 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : canada
26/11/2007
Patate et sureau pour une tarte
500 g de patates douces, beurre et sucre glace
pâte brisée toute prête
1/4 de l de lait
3 c. à soupe de baies de sureau sèches ou fraîches
3 oeufs
125 g de sucre
Peler les patates et les couper en fines tranches, les rincer et les éponger.
Les cuire dans une poêle à revêtement anti-adhérent avec du beurre et du sucre glace. Leur faire prendre une belle coloration des deux côtés. N'ayez aucune crainte pour la poêle, le sucre n'adhère pas.
Mettre à gonfler les baies de sureau dans le lait.
Dérouler la tarte dans un moule. Poser dessus un papier paraffiné et remplir de légumes secs ou de riz pour que la pâte ne se déforme pas. Mettre au four préchauffé à 180° pendant 15 minutes. Sortir du four, enlever les légumes. Remettre au four 5 mn pour durcir la surface.
Battre les oeufs et le sucre, ajouter le lait et les baies. Verser le tout sur la tarte. Recouvrir de tranches de patates. Remettre au four 10 minutes, le temps que la crème prenne.
22:05 Publié dans cuisine des fruits | Lien permanent | Commentaires (0)
Sambucus tigranii, les fruits
D'abord verts, ils vont mettre plus d'un mois à mûrir.
Le 29 avril :
Le 13 mai, les fruits ont un peu grossi mais sont toujours verts. Le pédoncule et les pédicelles ont pris une forte coloration rouge :
Ils atteindront leur maturité début juin. Le 4 juin :
Le 18 juin ils sont tous mûrs et d'un beau rouge corail intense, en grappe dense. Ils sont légèrement plus gros que ceux de S. racemosa et S. pubens.
Et ils dureraient ainsi longtemps s'ils n'aiguisaient l'appétit de certains... Nous verrons cela dans une prochaine note.
21:10 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature
Patate
Je ne parlerai pas de la pomme de terre, elle est bien trop connue.
Non, mais j'ai vu au Casino du coin (à Vulaines) des patates douces. Plein de souvenirs d'enfance m'ont assaillie et j'ai rempli mon sac de ces délicieuses patates.
Ipomea batatas n'a rien à voir, botaniquement parlant, avec la pomme de terre. Comme son nom l'indique c'est une ipomée et comme toutes les ipomées la plante est très belle et ne pense qu'à grimper sur le moindre support. Si vous voulez voir sa fleur, c'est ici.
Magnifique, n'est-ce pas ? Ici, il ne faut pas rechercher la production. Mais on peut la cultiver pour le décor, en annuelle, de préférence en la démarrant au chaud dans la maison, à partir d'un tubercule. Si vous ne trouvez pas de tubercule, elle est en vente à 15 km de chez moi, chez Tropicaflore, ou par correspondance tropicaflore.com
Lorsque j'étais enfant, sous un ciel plus clément, nous en mangions souvent, mais uniquement en dessert. Elle est en effet bien sucrée et la mode du sucré-salé n'avait pas encore percé. Nous la préparions de façon simple : cuite au four, ou bien en tranches fines frites et roulées dans le sucre, ou encore bouillie puis coupée en tranches et revenue à la poêle dans du beurre et du sucre. Nous achetions aussi de grosses boites (nous étions 5) de confiture de patate douce.
Je l'utilise toujours uniquement en dessert et si la recette est un peu plus compliquée, je la cuisine comme des pommes de pommier, pas comme des pommes de terre.
Je vous donnerai une recette ce soir.
12:25 | Lien permanent | Commentaires (3)










































