03/03/2009
Un tour de jardin
Grand crocus bleu bien ouvert grâce au soleil :

Rien d'étonnant ? On dirait qu'il n'a pas d'étamines. En fait elles sont cachées par les stigmates très développés mais on en devine deux, j'ai marqué la plus visible avec un point à côté :

Sous un autre angle on les voit mieux :

Crocus botanique, les étamines sont plus longues :

Et j'ai trouvé un crocus intermédiaire, presque aussi grand que le grand crocus mais pas tout à fait et les pièces sexuelles identiques au petit crocus. Une autre espèce ? Ou un hybride spontané ?

L'hellébore orientale se réveille. Elle a encore les feuilles de l'an dernier, bien vertes mais elles se sont écartées du centre de la plante, on en voit une à gauche :

La partie rouge est composée des nouvelles feuilles et des fleurs :

Nous avons vu le réveil des fleurs, des insectes, la vie des oiseaux. Et les mammifères ? J'ai vu les écureuils tout l'hiver, je vous les ai déjà montrés l'an dernier. Ce matin j'ai vu un hérisson. Il semblait dormir enfoui dans le lierre. Mais cela m'a paru un abri bien léger pour hiberner. En réalité il ne dormait pas mais m'avait aperçue et s'était caché et immobilisé. Je suis partie chercher l'appareil photo. En revenant j'ai juste eu le temps de le voir se réfugier en courant sous son abri. Je ne veux pas l'ennuyer. Vous verrez seulement où il niche, au bout d'un tunnel sous le lierre et les feuilles mortes dans la cuvette du rosier liane :

22:46 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardin, plantes
Hepialus humili et les petites filles
Cet après-midi je suis allée à Romilly sur Seine. J'ai rapidement été accompagnée de trois petites filles du quartier, des sœurs. Il semble que c'est actuellement les vacances scolaires dans l'Aube.
A part quelques tours dans le chemin en vélo, elles semblent s'ennuyer et elles ont entamé la conversation. J'ai accepté cette compagnie après m'être assurée que leur mère savait où elles étaient. Elles prétendaient m'aider mais on peut se demander comment. Elles prenaient cependant un réel plaisir à mettre les mains dans la terre. Il faut dire que je jardine beaucoup avec les mains, elles ont dû trouver ça bien. En fait d'aide, elles m'ont surtout retardée dans mon travail : en plus de la conversation, mais c'était un plaisir, je devais surveiller continuellement leur tendance à piétiner les plantes qui commencent à sortir de terre. Mais elles étaient jolies, gentilles et sympathiques. Elles ne connaissaient pas mon prénom, trop retro, elles ont donc décidé de m'appeler Lucie, et nous nous sommes tout de suite tutoyées.
Nous avons eu la chance, en faisant un trou de plantation, de trouver une chenille d''Hepialus humili, l'hépiale du houblon, un petit papillon de nuit dont la chenille se nourrit des racines du houblon. Ceux qui suivent mon blog connaissent déjà, j'en trouve souvent. Nous l'avons d'abord mise dans une tasse, le temps de terminer le trou. Le contraste avec la tasse met bien en évidence ses trois minuscules pattes (du moins celles de droite) sur les trois segments thoraciques :

Nous avons repris des photos quand nous l'avons remise dans le trou. Elles ont été étonnées de voir comme la chenille cherchait à s'enfoncer dans la terre. On voit un peu les fausses pattes abdominales mais il est difficile de faire mieux, elle se remettait immédiatement sur le ventre.

La meilleure photo pour voir ces fausses pattes, c'est celle d'octobre :

J'ai pu entrevoir par cette charmante rencontre le plaisir que j'aurais à montrer la nature à mes petites-filles, elles sont si loin.
J'ai promis d'apporter aux trois fillettes des tirages sur papier de la photo de la chenille.
21:11 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, animaux




