10/08/2013
Qui suis-je ?
Comme mes lecteurs habituels le savent, le terrain de Veneux est constitué de sable pur. On ne peux espérer plus facile pour germer lorsqu'on est une graine. Je croule ainsi sous les lauriers sauce, les lauriers palme, les houx, les fragons, les érables, les noisetiers, et bien d'autres. Tout cela vient de mon terrain, des jardins voisins, de la forêt.
Cet arbuste d'un mètre de haut s'est installé contre le tronc d'un grand charme il y a 10 ans ou bien plus. Je l'arrose en été parce que son feuillage est beau, touffu, persistant, avec des feuilles assez coriaces et brillantes. J'attendais un floraison pour savoir enfin qui il est. Mais il ne voit jamais le soleil et ne fleurissait pas. Cette année, enfin, j'ai vu des fleurs, le 2 août, juste un tout petit groupe de 6 petites fleurs. Enfin je connais son nom. Il sera transplanté cet automne au soleil à Romilly.
Je donnerai son nom avec les explications nécessaires demain soir. Pouvez-vous deviner qui il est ? Il faut partir de la fleur qui est absolument typique du genre, inimitable et inimitée. La floraison tardive pour ce genre, le feuillage épais et persistant donnent l'espèce. La dernière photo peut aider aussi.
21:28 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (3)
Quand l'aromie rencontre la cantharide
J'étais près de l'Hydrangea 'Wim's Red' dont les fleurons stériles commencent à se teinter de rose. Un objet volant d'abord non identifié s'est mis à me tourner autour et au-dessus avec insistance. Trop gros pour un moustique, il ne m'a pas fait peur. Pourquoi cette attraction pour ma petite personne ? Était-ce mon odeur prononcée de citronnelle ou bien m'a-t-il prise pour une fleur, ce dont je serais flattée ?
Il a fini par se poser sur l'hydrangea et je l'ai reconnu : le charmant petit longicorne Aromia moschata, l'aromie musquée qui dégage une odeur agréable de musc lorsqu'il est stressé. Je n'ai rien senti mais pourquoi serait-il stressé si je suis une fleur ? C'est sa version cuivrée car il y a des variations de couleur. Il est tout couvert de pollen. Il a une particularité : les tibias postérieurs aplatis. J'espère que je verrai un jour sa larve car elle vit dans les trognes de saules et je transforme en trognes mes excédents de saules.
Est-il en train de s'essuyer l'excédent de pollen avec la patte ?
Il est bientôt rejoint par Rhagonycha fulva, la cantharide fauve ou téléphore fauve:
Il n'est pas habituel de voir cette cantharide seule. Sans doute est-ce parce que c'est la fin de saison de ce petit coléoptère et qu'il ne trouve plus de partenaire. Car généralement on les voit accouplés. Ce sont des obsédés du sexe, particulièrement en juillet :
Parfois même ils s'entassent :
00:25 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (5)
























