05/11/2006
Ma cabane au fond des bois
10:15 Publié dans Veneux les Sablons | Lien permanent | Commentaires (0)
Retour à la nature
Ombre et absence de calcaire, c'est bien pour les plantes dites de terre de bruyère. J'ai essayé rhododendrons, camélias, hortensias et autres hydrangéas. Bien sûr, j'ai fait chaque fois un grand trou et je l'ai rempli de terre plus consistante au pH souhaité. Mais ma motte de terre est posée sur une énorme passoire. J'ai récupéré l'eau du toit et j'ai arrosé, arrosé... Seuls les camélias et un Hydrangea bretschneideri supportent un sol aussi draînant. Pour le reste je me suis contentée de ce que me donnait la nature : des beaux arbres pleins d'écureuils, des mahonias, des sureaux superbes en fleurs, délicieux en fruits, des houx, et au sol des bulbes, du lierre et la petite pervenche. C'est beau, c'est vert, c'est apaisant.
J'oubliais les noisetiers. Avec les chênes ils nourrissent les écureuils. Je n'ai jamais goûté une seule noisette, ils sont trop rapides. J'ai ajouté un châtaignier, un arbre qui aime le sable. Je n'ai jamais goûté une châtaigne non plus, au sol je ne trouve que des bogues vides. Mais il faut bien que tout le monde vive.
10:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
02/11/2006
La liberté
J'ai su enfin ce qu'étaient les loisirs quand mon fils a obtenu son permis de conduire.
La nature m'a de nouveau tout doucement envoûtée. Mais pour jardiner il y avait un problème, un très gros problème. Le terrain était entièrement à l'ombre à cause des grands arbres. On peut chercher des plantes qui aiment l'ombre. Mais il y a pire : c'est du sable, pas de la terre sableuse mais bien du sable pur comme sur la plage et sur une grande profondeur, le fameux sable de Fontainebleau si apprécié des italiens, mais pas pour jardiner. C'est sec, même après un orage on marche au sec, ça ne retient ni l'eau ni les éléments nutritifs, et ici les étés sont très secs, parfois pas une goutte d'eau de début juin jusqu'à fin octobre. Une petite pluie n'atteint pas le sol sous les arbres et quand l'eau atteint le sol c'est aussitôt pompé par les racines puissantes des grands arbres.
23:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
01/11/2006
La ruée vers le sud
Nous avons acheté un terrain de 1500 m2 à Veneux les Sablons, une petite ville accolée à Moret sur Loing, à 8 km du château de Fontainebleau, avec pour environnement uniquement la forêt, le Loing, la Seine. Le terrain coûtait d' autant moins cher qu'il était très boisé, un lourd handicap semble-t-il, tant mieux pour nous. Certes je n'avais pas le temps de jardiner mais le terrain était beau avec les mêmes arbres que dans la forêt et au sol au printemps un tapis jaune de centaines de jonquilles, suivi d'un tapis bleu porcelaine de minuscules jacinthes sauvages, plus tard le muguet puis les fraises des bois.
Maintenant c'était train, métro, boulot, bébé, dodo, plus tard voiture, boulot, enfant, dodo et taxi le week-end pour sortir un peu l'enfant des jupes de sa mère.
00:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
30/10/2006
Fuir Paris
Le week-end ? A l'époque il n'y avait presque pas d'autoroutes. Pour aller voir ma famille en Normandie j'ai vu jusqu'à 4 h de bouchons sur les 50 km proches de Paris. Nous nous sentions piégés dans Paris. Et le bébé s'est annoncé. N'allait-il connaître que les immeubles, les pots d'échappement et les crottes de chiens ? J'aime les chiens, j'en ai eu, mais je ne crois pas que Paris soit fait pour eux, sauf peut-être les très petits.
Alors nous sommes partis en banlieue. A l'ouest c'était trop cher. A l'est il n'y avait rien. Au nord c'était très dense avec des trains qui faisaient toutes les gares, il fallait presque une heure pour faire 25 km, la voiture était inutilisable à cause des bouchons, et c'était encore très cher. Personne ne semblait avoir remarqué que vers le sud le train ne mettait pas plus de temps pour faire 75 km, des trains directs atteignaient Moret en 35 mn, les autres mettaient au pire 50 minutes.
23:16 | Lien permanent | Commentaires (0)




