12/11/2006
Que faire ?
Les sureaux que j'avais eu tant de peine à trouver, pour lesquels j'avais fait de longs trajets ou que je m'étais fait expédier de l'étranger, étaient morts. Il fallait trouver un autre terrain. Mais l'un d'eux, Sambucus sibirica avait poussé la plaisanterie jusqu'à mourir en hiver : il a fleuri en février pour mourir peu de temps après. Mon interprétation : il a débourré trop tôt, trompé par notre hiver trop doux pour lui, et ensuite la première gelée a eu raison de sa témérité. Que faire ? Le protéger comme un sureau tropical dès qu'il a débourré ? Encore fallait-il en retrouver un, c'est l'un des plus rares.
De cette époque il ne reste que S. tigranii et S. sacchalinensis. Par contre Sambucus palmensis, le sureau des Canaries, trouvé beaucoup plus tard, s'est développé à grande vitesse alors qu'il végète sur l'autre terrain plus favorable à la plupart des sureaux.
15:40 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
11/11/2006
Premières tentatives d'acclimatation
J'ai beaucoup appris dans cette école, grâce aux cours d'un pharmacien surtout. Par contre l'administration et la directrice, c'était moins sérieux, mon mémoire n'a jamais été corrigé. Cela n'a pas d'importance, mes connaissances actuelles sur les sureaux n'ont plus rien à voir avec celles de cette époque. Ce qui compte, c'est qu'une passion avait germé.
J'ai couru aux fêtes des plantes, j'ai commandé des catalogues, et surtout j'ai découvert Internet : c'était l'accès à tout, le livre de Richard Bolli commandé aux USA, les catalogues de pépiniéristes étrangers, les pages web innombrables. J'ai acheté des petits meubles pour ranger toutes mes trouvailles, j'ai commencé à rédiger une synthèse, à noter les nombreuses recettes de cuisine...et j'ai planté mes acquisitions vivantes. Et ce fut l'échec.
Il y a tant de sureaux qui se resèment allègrement sur mon terrain et y survivent sans aucune aide que je n'avais pas imaginé qu'il serait impossible d'y faire vivre d'autres sureaux. Le sureau de Fontainebleau a sans doute acquis par sélection naturelle depuis des siècles une résistance à la sécheresse et à la pauvreté du sol que n'ont pas les autres sureaux. Ils ont végété et ont rendu l'âme par un bel été trop sec.
22:35 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
09/11/2006
Saucoberries
Une recette de crumble pour vous amuser et vous montrer que je suis vraiment une pro des sureaux.
800g de pommes Royal Gala et 2 bananes
100g de farine de blé+100g de farine de châtaigne+flocons d'avoine
150g de beurre
150g de sucre roux
1 orange
30g de saucoberries (baies de sureau péruvien séchées)
Faites chauffer le jus d'orange, retirer du feu, y mettre à gonfler les saucoberries. Dans un plat allant au feu et au four faire caraméliser du sucre, un peu d'eau et un peu de beurre, y rajouter les tranches de pommes et de bananes pendant 10 minutes. Coupez le beurre froid en petits morceaux, mélangez-le aux farines rapidement puis rajoutez le sucre et les flocons d'avoine, rapidement aussi. Répartir les saucoberries sur les pommes et bananes, saupoudrez de la pâte à crumble. Mettez au four à 210° pendant 40 minutes.
Vous trouverez des saucoberries sur Internet (paiement par Paypal) :
22:20 Publié dans cuisine des fruits | Lien permanent | Commentaires (0)
08/11/2006
Le vieux sureau
01:40 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
07/11/2006
Premier regard sur les sureaux
Un peu frustrée sans doute de ne pouvoir jardiner davantage, je me suis inscrite à un cours de botanique. A la fin de la deuxième année, il fallait écrire un mémoire sur une plante ou un groupe de plantes.
J'ai pensé aux sureaux. Il y en a plein mon terrain, des sureaux noirs, Sambucus nigra, et surtout un très vieux. Les sureaux ne vivent pas très longtemps, moins de 100 ans, en grande partie sans doute à cause de leur style de croissance. Celui-là avait déjà l'air vieux quand je l'ai vu pour la première fois et 20 ans plus tard il était toujours là, toujours couvert de fleurs en mai. Depuis le tronc a cassé, il en a refait un à partir de la base, il a cassé encore et il a utilisé une branche pour le remplacer, et il s'accroche toujours à la vie encore 15 ans plus tard, sans une seule année sans fleurs. Des sureaux noirs il y en a aussi dans la forêt et dans les jardins alentours, sans doute installés là sans demander autorisation mais on les a gardés parce qu'ils sont beaux.
Plus près de la Seine, en zone plus humide, il y a des sureaux yèbles, Sambucus ebulus. Mes recherches pour ce mémoire m'ont appris qu'il existe en France un troisième sureau, le sureau à grappes, Sambucus racemosa, dans l'est ou en montagne.
Je me suis passionnée pour ce mémoire, j'ai acheté un appareil photo de meilleure qualité, je suis allée jusqu'en Belgique photographier un vieux sureau dont il est fait mention dans les guides.
00:25 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)




