24/05/2009
Le lézard des vieux troncs
Mon terrain de Romilly grouille de gracieux petits lézards très vifs que l'on entend se faufiler sous les herbes. Je vous ai déjà montré comme ils semblent s'être installés dans le pied d'une table constitué d'un vieux tronc d'arbre fissuré.
Hier je les ai vus, il y en avait quatre, sur ce vieux tronc lui aussi fissuré qui me sert de banc. Voici ce tronc photographié en hiver, on comprend mieux à quoi il ressemble :

Je suis partie chercher mon appareil photo. Mes mouvements ont sans doute été trop brutaux, lorsque je suis revenue, ils avaient disparu. Je me suis assise à 3 mètres du point intéressant et je n'ai pas eu à attendre longtemps pour les revoir. Par contre, ensuite tout a été très lent, il m'a fallu plus d'une demi-heure pour prendre ces photos. Ils m'observaient et faisaient de petites tentatives de déplacement mais n'ont pas cherché à fuir.






Est-ce le lézard des murailles ou le lézard des souches ?
Il n'est pas facile pour un non spécialiste de différencier les deux espèces.
Mon terrain ne porte aucune muraille, aucun muret, aucun groupe de pierres et il est humide. Les vieilles souches ne manquent pas. C'est un biotope qui convient au lézard des souches.
Pourtant je crois que c'est un lézard des murailles. Il est vif, rapide, agile, capable de grimper à la verticale et ne s'en prive pas. Il est peu farouche et adore poser pour le photographe. Le lézard des souches, selon Wikipedia est corpulent avec une tête courte et épaisse. Le mien est svelte, très fin, avec une jolie tête allongée et pointue.
Enfin, il ressemble énormément à celui de Trifouilly où il y a davantage de soleil, beaucoup de pierres

et même une terrasse pour bronzer.

C'est peut-être un lézard des murailles qui s'est adapté à ce que la nature veut bien lui offrir à Romilly.
18:57 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, animaux
Viridis et les cétoines
La saison du sureau noir bat son plein, on le voit partout, au bord des routes, le long des ruisseaux et des rivières, dans les haies, dans les villes, dans les jardins. Cette année sa floraison concorde exactement avec celle du robinier bien plus grand et par endroits c'est tout blanc du sol jusqu'au ciel.
Le sureau noir attire une foule d'insectes bénéfiques pour le jardin. C'est au point que je vous conseille de cueillir ses fleurs tôt le matin, plus tard vous risquez d'avoir quelques protéines animales dans vos préparations.
Mais l'oscar du plus grand séducteur est attribué cette année à Sambucus nigra 'Viridis'. Tout jeune il est couvert de jolis corymbes larges et légers. Il est très sain et très productif et ses jolis fruits vert pâle sont très doux. Son seul défaut, pour les amateurs de confitures : les oiseaux aussi s'intéressent beaucoup à ses fruits.
Voici la séquence qui lui a permis d'obtenir son oscar : 6 cétoines agglomérées sur un corymbe et une septième sur le corymbe voisin. Ce qui est étonnant, c'est qu'elles semblent dormir, anesthésiées par le parfum puissant des fleurs. On dirait des ivrognes cuvant leur vin le nez dans leur verre.






L'une des six s'est réveillée un peu et a tenté de rejoindre celle de l'autre corymbe, avec une lenteur incroyable. Il est vrai qu'il ne doit pas être facile de chevaucher ces fleurs qui cèdent un peu sous son poids.

Pendant ce temps les autres se laissaient engloutir dans les profondeurs du corymbe.

Une cétoine c'est très beau et très bon pour le jardin. Ne faites pas l'erreur de détruire ses larves parce qu'elles ressemblent à celles du hanneton. Si vous ne savez pas les distinguer, revoyez ma note du 2 novembre 2008.
12:23 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, fleurs, animaux, jardin




