09/11/2009
Le monde des cloportes
Vous croyez qu'un cloporte n'a aucune personnalité, qu'ils se ressemblent tous ? Pas du tout. Il y a une grande variété de cloportes, avec des décorations différentes sur la carapace et une psychologie différente. Je reconnaîs que par psychologie j'exagère, disons des comportements différents.
Je vous en avais déjà montré un en juin. Je pense qu'il s'agissait de Oniscus asellus à cause de ses nombreuses taches claires. Il était peu rapide, facile à renverser et se mettait en boule à la moindre crainte.
Ces jours-ci, en creusant pour planter un pommier ancien, 'Lineous Pippin' (quel drôle de nom), j'ai ramené d'un seul coup de pelle 3 bestioles : une chenille, un mille-pattes et un cloporte.
Ce cloporte pourrait être Philoscia muscorum parce que son flagelle d'antenne porte plus de 3 articles et à cause de la bande brune médiane sur le dos.
Son comportement n'a rien à voir avec celui du précédent. C'est un rapide, très rapide, difficile à photographier. C'est sa méthode en cas de danger, il ne s'est jamais mis en boule. Et je n'ai pu le photographier sur le dos, il se retourne trop vite.





19:13 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, animaux
L'hiver de Sambucus chinensis
Le sureau chinois de Romilly est entré en hibernation, exactement comme, et en même temps, que le sureau yèble local, Sambucus ebulus, toute sa partie aérienne est morte et bien sèche alors que celui de Veneux est toujours en végétation.
Je rappelle qu'il s'agit du même clone, le sureau de Romilly vient de celui de Veneux par division des rhizomes. Il est vrai qu'il fait légèrement plus froid à Romilly puisqu'il y a eu un seul matin -1°C alors qu'à Veneux on a approché du 0° sans l'atteindre. Mais le feuillage avait fané avant et l'an dernier il n'a gelé que beaucoup plus tard et il s'est comporté de la même façon. Ce n'est donc pas l'explication. D'ailleurs celui de Veneux a déjà supporté plusieurs matins jusqu'à -4°C sans perdre son feuillage.
A Romilly j'ai donc coupé les tiges mortes en en laissant un peu au-dessus du sol pour le repérer. J'ai recouvert la surface correspondant aux rhizomes, environ 1m x 1m50 avec ce sac de feuilles mortes :

J'en rajouterai un ou deux sacs. Cette protection me semble souhaitable parce que Sambucus chinensis me parait ici en limite de rusticité, que ses rhizomes sont assez superficiels, et que cette terre qui garde bien l'eau va former des blocs de glace au moindre gel.
Pendant ce temps le Sambucus chinensis de Veneux est en pleine végétation :
Il a toujours ses corymbes avec fruits et nectaires :
et même encore quelques fruits immatures
et ce curieux fruit plat.
Si l'hiver est doux (malheureusement il m'a paru bien précoce, je crains le pire), il gardera son feuillage jusqu'à la fin de l'hiver lors du démarrage de la nouvelle végétation. Je vous l'ai déjà montré sous la neige ou les feuilles pendantes et semblant cuites sous le gel mais reprenant un aspect normal après. Seul le gel à -8°C l'an dernier est venu à bout de son feuillage.
Pourquoi cette différence ? La proximité de la maison lui apporte de la douceur mais pas au point de l'empêcher de geler. Le pot n'est pas protégé, je laisse seulement les feuilles des arbres s'y accumuler.
12:47 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jardin










