09/03/2014
Sous le soleil exactement
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08/03/2014
Robert le Diable
Le découpage étrange de ses ailes permet de reconnaître le Robert-le-Diable, Polygonia c-album, sans erreur possible. Ceux que j'ai vus aujourd'hui sont ceux de la deuxième génération. Ils sont nés à la fin de l'été et ont hiberné sous forme d'imago. Le deuxième a d'ailleurs les ailes un peu abimées. Cette génération a la face inférieure des ailes sombre. Ce sont eux qui donneront bientôt la première génération dont la face inférieure des ailes est plus claire, fauve.
Ses chenilles adorent particulièrement le houblon et ce sont sans doute les grandes quantités de houblon sauvage qui l'attirent sur mon terrain. L'imago se nourrit de tout, du nectar bien sûr, mais aussi des fruits pourris en automne, des excréments, des cadavres pour les sels minéraux et aussi la sève des arbres.
Le premier rencontré semblait très intéressé par une zone boueuse maintenant sèche avec des feuilles mortes écrasées par la voiture. Il semblait y trouver son bonheur :
Le suivant a passé de longues minutes sur une branche de noyer. La trompe continuellement sortie semblait pomper à travers l'écorce. Il n'est parti que parce que je me suis trop approchée.
Sur cette photo il a complètement replié ses ailes et on voit à quel point la face inférieure des ailes est sombre.
Pour le plaisir, des photos de sa chenille en mai :
Suite. Pourquoi s'appelle-t-il Robert le Diable ? Claudette donne une possible explication : la face un peu diabolique de sa chenille. Mais l'explication habituellement donnée, c'est le découpage de la face inférieure de l'aile postérieure qui évoque le profil d'un diable avec un nez crochu. J'ai recadré cette face de diable sur une de mes photos. Le C blanc qui lui donne son nom latin est presque à la place de l'oreille. Cela se voit bien surtout sur la deuxième génération à la face inférieure des ailes sombre. Cette photo était du 23 octobre 2013, donc 2è génération, celle qui a hiberné, peut-être même, pourquoi pas, le même papillon.
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07/03/2014
L'azuré des nerpruns
A midi, sous un ciel tout bleu, dans la lumière, c'était un ballet incessant de papillons citron et paon du jour. Mais à cette époque, je ne sais pourquoi, ils semblent ne jamais se poser. Cherchent-ils une femelle plutôt qu'un repas ?
Mais un autre papillon, bien plus petit, d'un bleu pâle délicieux, pensait davantage à manger et furetait sur toutes les fleurs de perce-neige. Pour moi, c'est le plus beau des "petits bleus". C'est l'azuré des nerpruns, Celestrina argiolus, Holly blue pour les anglais. Il aime bien les lisières de bois pleines de lierre comme chez moi.
Une belle bouille pleine de duvet surmontée d'antennes enfilées de perles :
Il ne pensait qu'à manger et je n'ai pu le photographier ailes ouvertes. Voici donc une photo prise une autre année. C'est un mâle, une femelle aurait de larges bandes grises sur les ailes antérieures :
Mais il y a beaucoup de petits papillons bleus difficiles à distinguer pour les non spécialistes, de la même famille des Lycaenidae, dont l'argus bleu ou azuré commun, Polymmatus icarus, Common blue pour les anglais. Un petit marrant qui fait élever ses chenilles par des fourmis. Il apparaît plus tardivement mais le voici photographié une autre année :
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Le printemps des fruitiers
Après Cornus officinalis suivi de près par Cornus mas, voici les plus avancés dans la floraison. Je ne tiens compte que des bourgeons floraux, pas des bourgeons végétatifs.
Le Prunus cerasifera, prunier myrobolan, botanique et très sauvage car je ne m'occupe jamais de lui sauf pour déguster ses prunes délicieuses, a tellement pris de la hauteur que ses premières fleurs au sommet n'ont pu être photographiées qu'au zoom maximum. Il se débrouille vraiment seul depuis des années dans ce sol très pauvre et très sec, gêné par les arbres du voisin au sud.
Un autre Prunus commence à fleurir. Je n'ai pu lui donner un nom car il fleurit beaucoup mais n'a jamais donné de fruits. Les feuilles sont vertes lorsqu'il débourre mais deviennent très vite rouges et le restent jusqu'à l'automne, les fleurs sont blanches. Le 23 février :
Le 2 mars :
Prunus tomentosa, le ragouminier, le 23 février :
Le 3 mars :
Les bourgeons des Pyrus sont bien gonflés. Pyrus pyrifolia, le nashi :
Pyrus communis, le poirier :
Lonicera caerulea, baie de mai :
Les bourgeons des cerisiers sont bien visibles mais encore petits et bien fermés couverts de leurs écailles sombres. Les Malus ont leur aspect d'hiver sauf Evereste qui montre des petites feuilles mais ils fleurissent après les feuilles.
00:43 Publié dans fruitiers, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0)
05/03/2014
Brigadoon
C'est un autre de mes bébés Camellia, planté cet automne en même temps que Donation. Il vient d'ouvrir sa première fleur au ras du sol mais il a beaucoup de boutons :
Voici la photo du jour de Donation. Il s'était encore effondré, j'ai dû ajouter un tuteur. Mais il faut dire qu'une branche morte d'un arbre du voisin est tombée dessus et a cassé l'un des tuteurs qui l'a heureusement protégé. Je devrais suivre le conseil d'Antoine d'enlever toutes les fleurs et les boutons pour lui permettre de se fortifier mais je n'en ai pas le courage. Vous remarquerez les fleurs tombées au sol. Comme je vous l'ai dit, il les perd avant qu'elles ne soient laides et l'arbuste est toujours beau. C'est une qualité de presque tous les hybrides williamsii et de quelques japonica dont mon très grand Adolphe Audusson.
En voici un autre très florifère, Mme Martin Cachet. Aujourd'hui il n'a pas encore épanoui la moitié de ses fleurs et c'est déjà un beau spectacle. Sur la première photo, il y a à droite Sambucus miqueliana qui débourre à peine, à gauche Mahonia Charity, près de son pied un semis dense et bien piquant de fragon qui va bientôt partir à Romilly. Ce camellia n'a qu'un seul défaut, il ne perd pas ses fleurs fanées mais il est assez petit et l'en débarrasser n'est pas un problème. Il a 30 ans.
16:12 Publié dans camellia | Lien permanent | Commentaires (0)
04/03/2014
Printemps
L'hiver météorologique est fini. C'est le printemps et l'explosion des couleurs dans le jardin. Pourtant les floraisons d'hiver sont toujours là, camellias, Lonicera fragrans, Prunus autumnalis, Edgeworthia, jasmin d'hiver, pâquerettes, Helleborus niger, perce-neige par milliers, crocus.
Commençons la revue de ces délicieuses floraisons par les fleurettes au ras du sol, bulbeuses et autres vivaces.
De nouveaux hellébores :
Les jonquilles (Narcissus pseudonarcissus), aussi nombreuses que les perce-neige et qui vont peu à peu les remplacer :
Primevères :
Puschkinia :
Les minuscules mais ravissantes scilles à deux feuilles qui vont bientôt former de jolis tapis :
Les premières fleurs de pervenche, même la double (mutation spontanée dans une population sauvage) :
La violette des bois inodore mais si mignonne et prolifique (elle envahit même les pots) :
Et la pézize orangée aussi belle qu'une fleur :
02:56 Publié dans flore locale, Plantes | Lien permanent | Commentaires (2)