23/02/2014
Le jardin des anges
J'ai passé une journée délicieuse à Romilly. Ma tête était survolée par de minuscules anges, mes oreilles étaient pleines de très doux tsii, tsii, d'un niveau sonore bien plus faible que celui des autres oiseaux. Vous avez compris, il s'agit de mes petites boules de plumes préférées, les mésanges à longue queue. Elles faisaient sans cesse le trajet entre mes grands conifères et la haie de thuya du voisin. Sur cette photo, les thuyas sont à gauche, derrière l’hamamélis, les grands confères à droite, derrière les troncs des bouleaux :
Pourquoi les conifères ? Sans doute parce qu'en cette saison, ce sont les seuls endroits où se cacher, avec la haie de Lonicera au fond. Mais elles ne faisaient pas le trajet en une seule fois. Elles se posaient entre les deux ensembles sur des Cornus sanguinea. Comme ils sont encore dénudés, j'ai pu photographier les petits anges :
Mercredi dernier, j'ai accroché des boules de graisses. Elles en ont vite compris l'usage. Et cela m'a permis de les photographier d'un peu plus près :
Pour vous prouver la douceur de la température, j'ajoute une photo prise par la caméra qui se déclenche au mouvement. Je l'avais mise devant le terrier dont j'ignore le propriétaire. La terre extraite forme maintenant un très gros tas que l'on voit devant mes pieds sur la droite. Je n'ai rien obtenu d'autre que ma photo, il faudrait la mettre de nuit. Ne tenez pas compte de mon accoutrement, c'est ma tenue de jardinier très sale, gilet plein de poches pour transporter tous les instruments en gardant les mains libres, pieds dans la gadoue, mains pour creuser et cheveux sévèrement attachés parce qu'il est difficile de jardiner en plein soleil avec un col de fourrure. L'important, c'est l'indication de température : 17°.
21:40 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (0)
22/02/2014
Cornus mas 'Yellow'
Je rappelle qu'en plus des Cornus mas sauvages de Veneux qui ont plus de 10 ans, j'ai planté 'Jolico' en 2007, 'Kazanlak' et 'Yellow' début mars l'an dernier. Seuls les sauvages ont déjà fructifié.
Les fleurs des cornouillers sauvages sont ouvertes depuis le 15 février.
Celles de 'Jolico' sont encore en boutons et pour l'instant il ne se fait pas beaucoup remarquer :
'Kazanlak', sans doute planté beaucoup trop petit, végète. Il n'a pas grandi et ne fleurira pas. Mais 'Yellow' a bien grandi. Il est encore très fin, très longiligne mais bien fleuri et ses fleurs sont ouvertes :
Cornus officinalis a commencé à fleurir plus tôt :
18:37 Publié dans cornus, fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)
21/02/2014
Dans le jardin des sables
Succédant aux Galanthus elwesii encore en fleurs depuis début janvier, les Galanthus nivalis sont maintenant au maximum de leur floraison et on peut voir à quel point ils ont envahi le terrain :
Dans l'entrée, Edgeworthia chrysantha et Prunus subhirtella autumnalis sont toujours en fleurs. Ils sont très jeunes et ce sera un magnifique spectacle durable dans les prochaines années. L'edgeworthia n'est pas encore en pleine floraison, les fleurs centrales ne sont pas épanouies et il y a même des inflorescences encore totalement en boutons.
Derrière l'edgeworthia on peut voir les feuilles rouges de l'Hydrangea quercifolia qui ont persisté tout l'hiver :
Cornus florida 'Cherokee Daybreak' a lui aussi gardé son feuillage tout l'hiver. Les branches floues au premier plan sont celles de Actinidia kolomikta qui commence à montrer ses feuilles :
Dracunculus vulgaris émerge entre les Arum italicum :
14:26 Publié dans hydrangea, Plantes, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0)
Corylus avellana 'Purpurea' autofertile
Corylus avellana est notre noisetier commun, celui qui occupe nos bois pour notre plus grand plaisir. De toute évidence, dans la nature il n'a aucune difficulté à fructifier. Mais pour nos jardins on nous vend des variétés dûment sélectionnées et on nous dit d'en planter aux moins deux variétés pour avoir des noisettes. Mais en réalité il n'est pas autostérile comme d'autres de nos fruitiers. Son pollen est capable de féconder ses fleurs femelles mais s'il ne le fait pas, c'est à cause de la protandrie, les fleurs mâles se développent avant les fleurs femelles et la pollinisation doit être assurée par les fleurs mâles d'un noisetier plus tardif. Je me pose tout de même une question : vous avez planté 2 variétés mais qui assure la pollinisation de la variété la plus tardive ? Et dans une zone précise dans la nature, y a-t-il des clones différents ?
Mon noisetier pourpre n'est pas un Corylus maxima, le noisetier pourpre généralement vendu, mais bien un Corylus avellana, je l'ai déjà démontré (sa taille et surtout la forme de l'involucre)
La floraison de mon noisetier pourpre est toujours en retard sur la floraison des autres noisetiers dont les chatons mâles ont déjà perdu presque tout leur pollen. En effet les chatons de noisetiers verts en sont maintenant tous au même stade, complètement vidés de leur pollen :
Pour comparer voici un chaton encore chargé de pollen :
Il y a des fleurs femelles. Heureusement elles ont le petit noisetier pourpre à côté pour la pollinisation :
Le noisetier pourpre aussi a des fleurs femelles, encore peu nombreuses :
Mais ni elle ni les suivantes n'auront de problème de pollinisation. En effet ce noisetier pourpre a une particularité que j'ai constatée tous les ans depuis 2008 : les chatons ne sont pas matures tous en même temps et leur production de pollen est très étalée couvrant toute la période de maturité des fleurs femelles. Le 17 février :
Des chatons ont déjà libéré leur pollen, d'autres s'entrouvrent, d'autres sont encore très fermés. Mon noisetier pourpre n'a pas besoin d'un autre noisetier pour féconder ses fleurs.
En l'examinant aussi soigneusement j'ai fait une découverte. Il y avait encore un trochet, une petite grappe de 3 fruits. Deux des 3 involucres contenaient encore une noisette que je vais semer.
01:21 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)
19/02/2014
Aegithalos caudatus, bien installées
J'ai une belle famille de mésanges à longue queue à Veneux et je vous les ai souvent montrées. Je me doutais bien qu'elles étaient aussi installées sur mon terrain de Romilly mais elles ne sont pas faciles à photographier car il n'y a pas de mangeoires. Je les aperçois mais elles me voient aussi et disparaissent aussitôt. J'avais pu faire ces deux photos en avril 2012 :
Cet automne je les ai aperçues. Cela se passe toujours près de la grosse masse de grands conifères :
Depuis quelques jours j'entends des tsi-tsi aigus qui me semblent de réprobation lorsque j'approche les conifères en fin de journée. Je les ai vues mais elles disparaissent trop vite. Aujourd'hui j'ai pu en photographier une depuis l'intérieur de la voiture cachée derrière un noisetier. Elle picore on ne sait quoi sur une très fine branche de noisetier que son poids plume ne fait même pas plier. Évidemment l'autre noisetier qui s'interpose entre nous n'a pas facilité la photo :
Ces minuscules oiseaux peuvent être décimés par un hiver rude. Elles s'installent en ligne sur une branche les unes contre les autres pour garder leur chaleur mais cela ne suffit pas toujours. Cet hiver a été doux mais qu'en sera-t-il du prochain ? Je vais devoir m'organiser pour les approvisionner en permanence mais ce n'est pas évident et il serait grave de les nourrir puis de cesser parce que le temps m'empêche d'y aller.
La branche sur laquelle elle grignotait je ne sais quoi, sans doute de microscopiques bestioles :
22:38 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (2)
18/02/2014
Tumeur du peuplier ?
En octobre je vous avais montré, pour les comparer à mon peuplier grisard, ces beaux peupliers blancs avec leur feuillage argenté dans le vent et leur écorce aux losanges caractéristiques :
Je n'avais remarqué aucune anomalie, peut-être parce que cela n'était pas très développé, peut-être à cause de la présence du feuillage. Mais dimanche j'ai remarqué depuis mon terrain, à environ 70m, une boule noire sur une grosse branche. Cela se passe à environ 20m de haut.
Bien que le ciel soit bleu, il est déjà trop tard et l'image est trop sombre. Donc lundi je photographie en début d'après-midi mais depuis mon terrain pour l'avoir en plein éclairage. C'est plus net et cela ressemble à une tumeur :
Je n'ai pas vu d'autre anomalie sur aucun des autres arbres.
14:06 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (2)
Les citrons sont de retour
Il ne s'agit pas des agrumes. Ceux-là, j'en trouve toute l'année au supermarché. Le seul problème est de savoir s'ils ne contiennent pas de pesticides.
Avec les jolis papillons citrons, Gonepteryx rhamni, il n'y a aucun risque de pesticides, ils en mourraient. Lorsque je suis arrivée à Romilly, ils étaient là, au moins trois. Mais ils volaient vite, ne se posaient jamais. Je n'avais pas le temps de faire la mise au point. Donc les photos ne sont pas bonnes, je vous les donne juste comme preuve.
Le citron a une durée de vie de plus d'un an sous forme d'imago. Il hiverne mais en plein air, juste caché dans du lierre. Sa résistance au froid est exceptionnelle grâce à un sérum antigel. Ainsi il ne dort que d'un sommeil léger et c'est pourquoi dès que les jours allongent et si la température est douce, il sort, surtout les mâles. Je n'ai vu que des mâles.
J'ai vu peu de fleurs dans la nature, sauf les pâquerettes, mais dans mon jardin il y a les hamamélis, les cornus mas et officinal maintenant très chargés de fleurs, le début des forsythias, des perce-neige, des primevères. Mes primevères sont toujours blanches et un peu cachées en sous-bois mais celles du voisin de l'autre côté du chemin sont plus visibles et de toutes les couleurs.
Mais à la maison depuis au moins deux semaines je suis observée toutes les nuits :
01:47 Publié dans papillons | Lien permanent | Commentaires (0)
17/02/2014
Euonymus kiautschovicus
Ces photos ont été prises au Jardin des Plantes de Paris.
Lorsque j'ai reçu le mien en août 2012, j'ai été surprises pas son aspect. Il était totalement étalé avec deux longues tiges rasant le sol. J'ai tenté de le tuteurer pour l'obliger à se tenir plus dressé.
Un an et demi plus tard, en pleine terre, il a un beau feuillage charnu et totalement persistant mais je ne parviendrai jamais à le faire monter en hauteur. J'ai enlevé le tuteur qu'il avait d'ailleurs basculé et tout s'est effondré. Il est toujours au ras du sol. Je n'ai pas pensé à le photographier avant d'avoir coupé deux tiges sans fin, au moins 1m50, que j'ai tronçonnées et bouturées.
Une tige adhérait au sol, je l'ai dégagée. Elle s'est marcottée :
Je n'y comprends rien. Il ne deviendra jamais l'arbuste que j'espérais. Il est vrai qu'il a un port étalé mais arrive à atteindre 2m de haut. Dois-je raccourcir davantage ces tiges qui rasent le sol pour l'obliger à faire de tiges plus verticales? J'ai lu sur un site en anglais qu'il existe une variété rampante.
00:12 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (4)