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30/03/2018

Sambucus hookeri, sa résistance au froid

Sambucus hookeri, un sureau asiatique, est très à la mode et on le trouve en vente sur Internet par plusieurs producteurs.

Il est vanté pour son feuillage persistant, sa floraison prolongée jusqu’en automne. Il est beau mais peut-il supporter tous les hivers de la zone 8 ? Théoriquement oui, il supporte jusqu’à -10°, mais il y a des hivers difficiles où on risque de le perdre.

Cet hiver il y a eu 2 fois -10° (anticyclone de Sibérie, très rare) pendant un temps très court, juste au petit matin. Son feuillage a grillé mais il est en train de le refaire. Le cadrage des photos est gêné par la présence derrière lui de Sambucus nigra ‘Laciniata’ à gauche et de Sambucus palmensis (sureau des iles Canaries, semi-persistant, plus rustique) à droite qui ont leur feuillage, palmensis parce qu’il a des feuilles en permanence, renouvelées d’un coup en janvier, Laciniata parce qu’il a déjà débourré. J’ai fait des recadrages pour mieux le voir :

1 sambucus hookeri veneux 30 mars 2018 004.jpg

2 sambucus hookeri rec veneux 30 mars 2018 004.jpg

3 sambucus hookeri rec veneux 30 mars 2018 001.jpg

4 sambucus hookeri jeunes f veneux 30 mars 2018 004.jpg

Il a encore les feuilles grillées et des jeunes pousses en pleine santé. Il aura donc survécu à -10°.

Mais ce n’est pas si simple. A Romilly, à l’extrémité du Bassin Parisien, en zone 8 mais un peu plus froid que Veneux et avec parfois une vague d’air froid venant de l’est, j’ai perdu un S. hookeri. La raison : il a subi un coup de froid, a refait aussitôt son feuillage. Et là est le problème, il le refait trop vite. Une deuxième vague de froid a grillé ce deuxième feuillage qui a repoussé. Mais à la troisième vague de froid d’un hiver difficile il ne pouvait plus repartir.

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2016/07/25/sambucus...

 

13:35 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)

28/03/2018

Allium ursinum

L’ail des ours n’avait rien à craindre de cet hiver exceptionnel. Le froid, fut-il venu de Sibérie, ne pouvait lui faire peur, il peut supporter jusqu’à -34°. Et la pluie presque quotidienne faisait son bonheur, il aime l’humidité.

Entre le grand Camellia ‘Contessa Lavinia Maggi’ qui commence à fleurir et la petite mare, on voit à gauche le beau tapis d’Allium ursinum et à droite une colonie de ficaires :

1 allium ursinum veneux 25 mars 2018 002.jpg

2 allium ursinum veneux 24 mars 2018 001.jpg

3 allium ursinum veneux 23 mars 2018 010.jpg

5 allium ursinum veneux 23 mars 2018 014.jpg

6 allium ursinum veneux 23 mars 2018 013.jpg

La ficaire :

7 ficaria veneux 25 mars 2018 001.jpg

8 ficaria veneux 7 avril 2013 025 (1).jpg

9 ficaire veneux 26 mars 2011 041.jpg

C’est le moment de le cueillir pour la cuisine, juste avant la floraison. Après les feuilles sont moins fraiches.

 

26/03/2018

Myrobolan et Golden Japan, les premiers pruniers en fleurs

La floraison des pruniers diploïdes, Prunus salicina, ou prunier japonais et Prunus cerasifera, notre myroblan est toujours la plus précoce, en général début mars. Ils sont en retard cette année, sans doute à cause des épisodes de froid.

Mon myrobolan, variété sauvage non sélectionnée, aux fruits excellents, est couvert de fleurs :

0 prunus cerasifera veneux 25 mars 2018 007.jpg

1 prunus cerasifera veneux 25 mars 2018 008.jpg

Je n’ai pu photographier les fleurs qu’au zoom car il est très grand :

2 prunus cerasifera veneux 25 mars 2018 009.jpg

3 prunus cerasifera veneux 25 mars 2018 010.jpg

Prunus salicina ‘Golden Japan’ est lui aussi en fleurs :

4 prunier golden japan 25 mars 2018.jpg

5 prunier golden japan veneux 25 mars 2018 004.jpg

C’est une chance que les salicina et les cerasifera soient en fleurs en même temps, et cela se confirme tous les ans, car ils sont compatibles entre eux pour la pollinisation mais incompatibles avec nos pruniers communs :

http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/04/02/le-prunier-crimson-glo-3041824.html

Cela ne serait pas un problème pour ces deux-là, ils sont complètement autofertiles, mais cela serait un problème pour les autres salicina, presque tous non autofertiles. C’est le cas de mon deuxième salicina.

Prunus salicina ‘Crimson Glory’, très jeune, planté en 2015, a, semble-t-il, moins bien supporté l’anticyclone de Sibérie puisqu’il débourre à peine alors qu’il avait montré l’an dernier ses premières fleurs le 24 février. Il est vrai que les Prunus salicina ne sont pas rustiques en dessous de la zone 8.

Crimson Glory était vendu comme Prunus domestica, prunier dit européen, et j’avais alors souligné cette erreur avec les difficultés de pollinisation que cela pouvait présenter dans beaucoup de jardins. Cette année je ne l’ai trouvé nulle part sur Internet. Il est probable qu’il ait été supprimé de la vente à cause de cette impossibilité de pollinisation par nos pruniers communs.

A noter que certains jardins ont pu profiter du Prunus cerasifera 'Nigra' ou Pissardii très planté dans nos villes et des Prunus cerasifera sauvages que je vois fréquemment dans la campagne.

 

14:48 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (0)