04/01/2014
Dasylirion glaucophyllum
Nous venons de voir que le jardin peut être gai l'hiver avec quelques floraisons et feuillages, avec des écorces. Et pourquoi pas avec une superbe floraison d'allure exotique ?
Je vous ai déjà montré l'incroyable hampe florale de Dasylirion glaucophyllum au sommet de sa floraison :
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2013/01/21/dasyliri...
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2012/07/22/dasyliri...
Mais cette hampe florale de 3m de haut va durer très longtemps, au moins 7 mois. Apparue en juin, elle va durer jusqu'en janvier ou même plus tard. Certes, les fleurs seront fanées et sèches, mais toujours présentes. Voici l'aspect en hiver :
Vous imaginez cette hampe géante dans la neige ? Cette merveille végétale est à la portée de votre jardin. Elle n'a besoin que d'un coin bien ensoleillé. Plantée sur une butte un peu caillouteuse pour lui éviter l'humidité, elle peut supporter jusqu'à -15°C.
22:53 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0)
Couleurs d'hiver
Ce qu'on voit le plus, juste à l'entrée du terrain, c'est la floraison du jasmin d'hiver, Jasminum nudiflorum. Les fleurs sont déjà très nombreuses mais les boutons prêts à s'ouvrir le sont encore plus.
Le perce-neige le plus précoce, Galanthus elwesii, commence aussi sa floraison :
Viburnum tinus, le laurier-tin, s'y met aussi mais il a pour habitude de fleurir n'importe quand au cours de l'année :
L'Hydrangea quercifolia se décide enfin à rougir ses feuilles :
Les dernières petites pommes de Malus 'Evereste' :
Le Cornus florida 'Cherokee Daybreak' ne veut pas perdre son feuillage :
L'Arum italicum décore bien le sous bois :
Un tout petit Nandina domestica me console de la perte de celui de Romilly qui m'a bien expliqué qu'il ne supporte absolument pas les inondations :
Des camellias laissent déjà deviner la couleur de leurs fleurs :
Qui a dit qu'un jardin c'est triste en hiver ?
01:19 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (2)
03/01/2014
Dompter Vitis labrusca
J'ai continué à élaguer pour découvrir l'ensemble de cette liane incroyable. Elle envoie des branches de plusieurs mètres dans toutes les directions. J'ai réussi à redresser les arches et à faire passer le tronc et les plus grosses branches par-dessus.
J'ai alors vu des très grosses branches qui couraient au sol, se tortillant en tous sens sur plusieurs mètres. J'ai réussi à les installer sur les arches en les faisant monter et descendre. J'espère que, comme pour les rosiers, la floraison sera plus abondante dans ces parties descendantes. Il y a surtout 2 très grosses branches, presque aussi grosses que le tronc : l'une courait au sol au pied du tronc de hêtre, l'autre partait vers l'ouest, dépassant le sureau blanc :
Les voici fixées au arcades :
Puis j'ai descendu le groupe de branches qui se dirigeaient vers l'est en élaguant le 3è sureau et celles qui grimpaient dans le lierre du hêtre en tirant dessus. Il me reste encore à les accrocher correctement sur la 3è arcade.
Je ne les laisserai pas aller plus loin vers l'est car elles se trouveraient dans une zone d'ombre épaisse à cause du tronc très large du hêtre puis du houx mâle du voisin qui est devenu énorme et très dense. Il parait que le houx préfère les sols restant frais. Celui-ci vit dans le sable et n'est jamais arrosé puisque ce voisin n'est jamais là. Ici, dans le sable de Fontainebleau, il en est des houx comme des sureaux, ils se sont sélectionnés et sont devenus extrêmement résistants à la sécheresse.
Je vais ensuite améliorer la nature du sol, sur le principe de la culture sur lasagnes. J'ai de quoi traiter au moins 10m2 avec mes excédents de cartons, de journaux et de publicités, de branches des sureaux élagués, des dizaines de lauriers sauce et d'érables qui se renouvellent sans cesse, ma surconsommation de café, des montagnes de feuilles mortes, les déchets de cuisine, etc.
20:35 Publié dans fruitiers | Lien permanent | Commentaires (2)
01/01/2014
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'un sureau ?
Je vous souhaite une merveilleuse année pleine de joies, de jolies fleurs et de fruits délicieux.
La vigne américaine Vitis labrusca a été l'un de mes premiers achats à l'Arboretum des Barres. C'était, il y a quelques années, lors d'une Fête de l'Arbre. Ils avaient posé sur un plateau un grand nombre de ses grains de raisin pour les faire goûter et donner envie d'acheter la vigne. Ces grains étaient gros et très bons. Je suis partie avec mon pied de vigne.
J'ai planté cette vigne sauvage dans un coin sauvage du jardin suffisamment ensoleillé au pied d'un sureau noir tout aussi sauvage comme ce terrain sait en faire pousser sans me demander la permission. Ce sureau de 2m de haut avait pour mission de grandir en même temps que la vigne et de lui servir de support. A 4m au sud de ce sureau noir j'avais planté un sureau blanc (S. canadensis) soit-disant 'Aurea' qui n'a jamais eu le feuillage jaune ce qui est fréquent aussi pour S. nigra. Certains bouturent une branche jaune malheureusement non stabilisée apparue dans un feuillage vert.
Au printemps suivant la vigne n'avait pas repris. Je l'ai crue morte. Les deux sureaux ont beaucoup grandi, beaucoup épaissi, et ont formé une masse dense, presque impénétrable, un cube de 4m de côté ou plus qui rejoignait à l'est l'énorme tronc couvert d'un lierre épais d'un hêtre mort, terrassé par un chancre. Je ne m'occupais plus de cette zone sauvage sauf pour cueillir les fruits des sureaux. La chute des feuilles des sureaux est très tardive et pendant des années je n'ai pas vu qu'il y avait un autre feuillage dans tout cette verdure.
Mais le sureau noir a fini par s'effondrer obstruant le chemin d'accès en bas de cette butte et beaucoup de branches sont mortes. Le sureau blanc voulait absolument aller vers le sud et pour cela s'est lui aussi couché pour offrir tout son feuillage et ses fruits au voisin malgré des tailles annuelles. J'ai donc décidé de rabattre sévèrement ces deux sureaux pour n'en garder qu'un mètre de haut. Et j'ai enfin vu la vigne, énorme, couvrant et même surmontant toute la surface des sureaux, s'étendant en plus à l'est vers un autre sureau qu'elle surmonte aussi. s'accrochant dans le lierre du tronc de hêtre. Je suis en train de la maîtriser et ce sera un travail de plusieurs jours. J'ai déjà réussi à la faire reposer sur 3 arcades, pas obligatoirement tout-à-fait verticales car les grosses tiges sont rigides et je ne veux pas risquer de les casser. Il faudra une 4è arcade et l'élagage du 3è sureau pour faire redescendre à ma portée les tiges à l'est. La base du tronc du sureau noir sert de support au niveau d'une fourche au tronc de la vigne. De toute manière, je garde toujours les tronc morts, au moins une partie, pour la mini-faune qui en a besoin, et pas seulement pour des insectes, vous verrez plus loin.
L'ensemble de la vigne est facile à repérer, et j'ai ainsi pu tout conserver, parce que l'écorce est très différente de celle des sureaux, elle est d'un rouge très sombre, sans lenticelles ni crevasses. Sur les grosses tiges elle peut se détacher en très fines et très longues lanières. Voici la base de cette vigne, c'est le tronc à droite :
Elle sort d'une zone épaisse de lierre que je vais conserver et remplir de fumier. Il est temps de la nourrir, le sable si pauvre ne peut l'aider à produire.
A l'ouest de cet ensemble il y a encore 2 survivants qu'il va aussi falloir bien nourrir : une pivoine arborescente et un cognassier sauvage de la région à petits fruits de la forme et la taille d'une pomme que j'avais obtenu par bouture.
J'ai retracé en blanc sur la première photo une partie des tiges de la vigne que j'ai pu repérer :
Le tronc du sureau effondré, encore vivant, héberge une colonie débutante d'oreilles de Judas :
A partir de la grande colonie que je vous ai déjà montrée, j'ai essayé plusieurs fois d'en implanter sur d'autres troncs sans jamais réussir. Un champignon s'installe où il veut, pas où je veux.
11:40 Publié dans fruitiers, Plantes, Sureaux | Lien permanent | Commentaires (7)