22/03/2014
Construire un nid
Il est temps d'apprendre à fabriquer un nid, il y a urgence. Le gros œuvre, c'est fatiguant mais ce n'est pas trop compliqué. Il suffit d'entasser des brindilles en donnant au nid la forme voulue. Le matériau est facile à trouver. Le plus délicat, c'est la déco. Il faut tapisser les parois avec un produit chaud et très doux. C'est indispensable car les minuscules oisillons qui sortiront des œufs ne seront même pas protégés par des plumes. Quand on est un oiseau, on n'a pas accès, ou rarement, à une grande surface de bricolage. Il faut chercher le matériel un peu partout et c'est souvent près des humains qu'on le trouve.
Il y a quelques années ce blog avait montré la superbe trouvaille d'une mésange nonnette : des touffes de poil de chat d'un délicieux roux pastel juste devant la porte de la maison.
Une autre année une mésange charbonnière avait eu le culot de pénétrer dans le séjour en passant sous le rideau de perles pour chiper des poils de chat. Depuis, quand c'est la saison, je donne un coup de balai grossier avant de passer l'aspirateur pour récupérer les poils de chat et les poser sur la terrasse en libre service.
Les oiseaux de Romilly sont très nombreux et m'entourent continuellement quand je travaille. Hier j'ai même vu un pinson. Je n'avais pas vu de pinson cet hiver mais depuis quelques jours je les vois aussi à Veneux, peut-être à la recherche de poils. Mon chat, qui n'agresse que les souris, est la vedette du quartier. A Romilly j'avais posé un vieille couette pour étouffer les mauvaises herbes pour créer un chemin enherbé. Elle était maintenue au sol par des bouts de bois. Son duvet, bien qu'artificiel a plu aux oiseaux. Voici dans quel état je l'ai trouvée :
Par endroits on devine encore le tissu de la face inférieure :
A la fin de l'hiver prochain, je mettrai à Romilly un vieux coussin que j'éventrerai légèrement pour faciliter les manœuvres.
12:48 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (0)
21/03/2014
Ma muraille
Ceux qui suivent mon blog régulièrement savent que je suis la victime d'un voisinage délinquant fait d'enfants qui volent et détruisent, cueillent les fruits pas mûrs pour les recracher et d'adultes qui ont arraché mon portail et maintenant d'adultes qui suivent mon blog et viennent prélever ce dont je parle qui les intéresse. Ces vols lamentables ne leur rapportent presque rien. L'éducation des enfants , telle qu'il me l'ont racontée, ressemble à ce que l'on dit sur les enfants roumains à Paris. Les adultes qui ont arraché mon portail et volé du matériel font partie de la même tribu qui s'installe façon bidonville pas loin. Mais pour les derniers vols de plantes sélectionnées, j'ai des soupçons sur d'autres adultes. Vraiment un quartier pourri.
J'ai fait installer un grillage sur 2 parties de mon terrain en gardant libre le passage et le stationnement de ma voiture. Ce grillage haut de 2m, du grillage souple pour qu'on ne puisse y prendre appui, devrait dissuader les enfants. Ils sautent si facilement les grillages d'1m50 du quartier (j'ai montré des photos de cette belle action).
Voici cette magnifique muraille qui disparaîtra sous les plantes grimpantes avant 2 ans. Il n'y manque qu'un mirador :
Dans la brume du petit matin, l'engin qui a percé les trous pour les piquets. La terre retirée se voit sur les photos précédentes de l'autre côté du grillage. J'ai dû partir de Veneux à 6h du matin pour être là pour le choix de l'emplacement.
Restent les adultes, capables d'idées et de matériel. Faute de mirador avec un gardien armé, j'ai installé d'autres armes : des caméras. Ces caméras sont programmées pour prendre des photos déclenchées par un déplacement devant l'objectif. J'avais déjà une caméra offerte par ma belle-fille pour photographier les oiseaux.
http://sureaux.blogspirit.com/archive/2011/01/27/birdcam-...
Récemment j'en ai acheté une autre qui présent aussi l'avantage de photographier de nuit : en couleurs le jour, en noir et blanc la nuit avec un flash infrarouge invisible. Elle peut prendre de milliers de photos pendant plusieurs mois sans recharger la batterie :
Mais, de plus, les exactions dont je suis victime, on eu un effet positif. J'ai rencontré un amateur de faune sauvage passionné d'ornithologie. Il a une caméra encore plus performante. C'est lui qui a placé les trois caméras, j'aurais été incapable de les mettre où il les a mises. A elles trois elle couvrent bien le terrain. Nous n'irons les récupérer que s'il y a vol. Sinon, il les récupérera tous les 3 mois et nous avons un contrat : les photos de vilains bipèdes sont pour moi, les photos de notre jolie faune sont pour lui.
En cas de photo de bipède malveillant, je la publierai aussitôt sur mon blog. J'en ai le droit puisque c'est mon terrain, et clôturé en plus. Les lecteurs de mon blog habitant Romilly sauront de qui ils doivent se méfier. Je porterai plainte évidemment et demanderai un dédommagement pour tout ce qui m'a été volé.
21:01 Publié dans Romilly sur Seine | Lien permanent | Commentaires (0)
20/03/2014
Le geai, projet de nid
Je l'ai souvent vu au resto cet hiver mais en ce moment je le vois tous les jours. Je rangeais les mangeoires. Il n'est plus nécessaire de nourrir les oiseaux et d'ailleurs les petits oiseaux le savent et ne viennent plus aux mangeoires. C'est ce qui me sert de signal pour l'arrêt du nourrissage tous les ans. Mais je me suis rendu compte que le geai venait tous les jours et même plusieurs fois par jour sous le grand chêne à ras de la maison pour récupérer des restes de cacahuètes tombées au sol. C'est vrai qu'il y a eu vraiment très peu de glands cette année. Je continue donc à lui lancer quelques cacahuètes. De toute évidence il va nicher au même endroit que les années précédentes. Il arrive toujours de la même direction en se posant sur la branche la plus basse du chêne. Il va nicher dans l'épais lierre qui couvre le tronc de ce grand chêne, un des plus vieux, capable de fructifier
Mais le photographier n'est pas aisé. Il fuit dès qu'il perçoit le plus infime mouvement alors que je suis dans le séjour plus sombre que l'extérieur et que je me déplace avec la plus grande lenteur possible.
19:56 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (6)
19/03/2014
Prunus salicina
Le prunier japonais (Chine, Corée, Japon) est un pur produit de la nature. Il est de ce fait diploïde, de même que ses variétés, et ne peut être fécondé par nos pruniers européens plus "trafiqués" et hexaploïdes et, de plus, à floraison plus tardive. Comme il est autostérile, cela pose un problème dans nos jardins où il est très rare. Pour la fécondation, il lui faut un autre salicina ou un cerasifera (myrobolan) ou un prunier américain (section Prunocerasus). Il donne de grosses prunes bien rondes, bien sucrées et fermes. Il ne faut pas le confondre avec Prunus japonica ou Prunus mume, un abricotier dont les fruits ne semblent appréciés que par les japonais.
Voici le mien en pleine floraison le 18 mars :
Il a déjà joliment fleuri mais n'a pas fructifié faute d'un donateur valable de pollen. Cette année encore les chances de fructification sont faibles. J'ai planté pour lui des Prunus cerasifera mais il n'aura pour le féconder qu'une seule fleur, c'est peu. Voici donc l'unique fleur compatible, la fleur unique de Cherry Plum 'Ruby' (les anglais appellent cherry plum les myrobolans qu'ils apprécient beaucoup et dont ils ont sélectioné plusieurs variétés)
20:17 Publié dans fruitiers, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0)
Ingrid
C'est la pleine saison des Prunus, je n'ai pas fini de vous les montrer. Prunus x persicoides 'Ingrid' est un croisement amande-pêche. Il m'avait donné dès l'année de plantation deux fruits. Ses fleurs ressemblent à des fleurs de pêcher. Ses fruits ressemblent à de petites pêches vertes qui ne donnent pas envie de les manger. C'est vrai que comme pêches elles sont immangeables. Ce qui est bon, c'est le noyau. J'avais attendu que la chair superficielle éclate pour les cueillir. Elles ont le goût d'amande. L'intérêt, c'est que ce fruitier producteur d'amandes fleurit un peu plus tard que l'amandier et que ses fleurs échappent plus facilement aux gelées.
Le 8 mars, Ingrid était en boutons. Les taches blanches sur les tiges sont les restes de l'amérisant qui le protégeait contre les brouteurs d'écorces.
Le 18 mars il ouvre ses fleurs :
J'ai appris, trop tard, qu'il ne faut pas le planter à proximité d'un pêcher. La fécondation par un pêcher donnerait des amandes amères. L'an dernier les pêchers ont fleuri en même temps mais Ingrid n'a pas eu de fruits sans doute à cause de l'inondation de 6 semaines. Cette année, il est très en avance sur les pêchers qui en sont au stade où il en était le 8 mars. 'Pourpre de Saint Genis Laval', le plus proche :
'Lacrima' :
Il ne reste plus qu'à prier pour que la Seine ne déborde pas trop, juste quelques jours comme c'était le cas habituellement.
15:07 Publié dans fruitiers, Prunus | Lien permanent | Commentaires (0)
Prunus tomentosa
00:19 Publié dans fruitiers, Prunus | Lien permanent | Commentaires (1)