17/12/2006
Les plantes rares : où les trouver ?
J'ai d'abord pensé aux fêtes des plantes, surtout Courson et Saint Jean de Beauregard. J'y ai trouvé mes premiers sureaux mais c'est limité. J'y suis allée aussi plus tard, lorsque sont apparus les superbes sureaux anglais 'Black Beauty' puis 'Black Lace', et je les ai trouvés auprès de pépiniéristes anglais avant leur diffusion en France.
J'ai parcouru la France, jusqu'au Sud, et la Belgique. J'ai commandé sur catalogues. Puis j'ai commandé à l'étranger et jusqu'au Népal mais là je me suis fait avoir : le Sambucus adnata était un Rodgersia sambucifolia !
Les pays où on en trouve et où les transactions sont les plus faciles sont le Royaume Uni, l'Irlande, la Belgique, la Hollande, les Etats Unis. On utilise la carte bancaire ou Paypal. Parfois il faut payer par virement mais après avoir reçu le colis et il n'y a pas de mauvaise surprise. Avec l'Allemagne, j'ai eu des déboires. Là, et je le savais déjà, ils ignorent tout des moyens de paiement modernes.
J'ai tenté les semis. La dormance est à toute épreuve. Pour l'instant je n'ai réussi à faire germer que des semences prélevées dans la nature près de Montréal de S. canadensis et S. pubens mais avec une attente de 18 mois au moins.
J'ai aussi des sureaux noirs et yèbles de ma région et racemosa de la Creuse.
Si nécessaire je fais des boutures (bien plus faciles que le semis) pour avoir au moins 3 exemplaires de chaque taxon, par sécurité.
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16/12/2006
Pour Franck
Nous approchons de la période la plus difficile pour moi, l'époque où mon père est mort, et je me sens responsable de sa mort. Et cette année tu ne seras pas là pour détourner mes pensées.
Il a eu une enfance misérable, elevé par une grand mère qui ne parlait pas français, et lui n'a jamais appris l'italien. Il demandait du papier d'emballage au boucher pour faire ses devoirs. Il avait acquis seul un niveau culturel étonnant. Il m'a fait comprendre la trigonométrie quand le prof de math n'y arrivait pas. Il est entré dans la Police quand je suis née parce que son salaire d'ouvrier n'était pas suffisant. Cette profession lui convenait bien. Il nous a toujours appris le respect de la loi et aussi le respect des autres. Je l'admirais depuis qu'à l'âge de 10 ans j'ai vu avec quelle humanité il a su expliquer la loi au lieu de verbaliser face à un homme d'une autre culture. Mais il a piqué une énorme colère quand l'autre a voulu lui offrir une poule pour le remercier.
Il parlait peu mais il y a d'autres façons de communiquer et il a su me protéger du gouffre vers lequel voulait m'entrainer ma mère. Et moi, pour me protéger, je n'ai pas su en faire autant.
Est-ce génétique, est-ce l'éducation, c'est de lui que je tiens cette répulsion à enfreindre la loi ou à faire du mal.
Son grand plaisir, c'était le jardin. Il y a très longtemps, sur une autre planète.
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15/12/2006
Trifouilly la Garenne
Mes proches, pour lesquels ce blog est écrit, savent où se trouve ce terrain. Mais vous comprendrez que je ne donne pas sa localisation. Ce n'est pas parce que je ne dis pas que du bien de ses administrations car pour tout ce que j'écris j'ai des preuves ou des témoins, mais parce que je ne veux pas y attirer des visiteurs. Je ne pourrais les recevoir dans des conditions de confort et surtout de sécurité décentes. Il faut que je pense à trouver un autre site pour ma collection.
Nous l'appellerons donc Trifouilly la Garenne. Voir la définition de Trifouilly dans le Wiktionnaire. Trifouilly donc parce que nous sommes en pleine France profonde, celle du début du 20è siècle. Au point de vue administratif, bien sûr, pas à cause de mes voisins qui sont adorables et m'ont sortie d'ennuis déjà deux fois avec le sourire et efficacité. La Garenne parce que le terrain est envahi d'adorables lapins qui détalent dans toutes les directions quand j'arrive et font des trous partout. Mais le terrain leur appartient autant qu'à moi et il suffit de prendre des précautions, du grillage autour des jeunes troncs, du répulsif sur certaines plantes, etc...Il paraît que ça ne plait pas à l'agriculteur mais les chasseurs s'en occupent et les lapins le savent, dès l'ouverture de la chasse ils sont invisibles.
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14/12/2006
L'avenir du terrain
Je leur fais confiance, ils trouveront bien quelque chose encore. Pourquoi cette coalition ? Une magouille ? Quelqu'un a envie d'acheter ce terrain pour presque rien ? Mais il y a une erreur de raisonnement. Il valait presque rien, maintenant il ne vaut rien, absolument rien, on ne peut rien y faire. Je ne peux donc le vendre.
Il y avait une précaution à prendre : faire un testament pour protéger mon fils et ce blog est en partie écrit pour le lui expliquer. Un héritage, ça se refuse ou ça s'accepte en totalité. Pour avoir entre autres la belle maison dans une belle petite ville moderne sur un beau terrain, il devrait accepter tous les ennuis d'un terrain sans aucune valeur marchande. Il reviendra donc à une association qui le fera retourner à la nature, son seul avenir possible.
Si la pression augmente, je ferai une donation à une organisation ou association (si vous avez des idées...) avec réserve d'usufruit le temps de déménager mes plantes rares. Mais pour cela je dois bien réfléchir, trouver celle qui convient le mieux à ce terrain. Un testament peut être refait, pas une donation.
23:15 Publié dans Trifouilly | Lien permanent | Commentaires (0)
13/12/2006
Le rapport
Ensuite il a rédigé un rapport. J'ai du décliner nom, prénom, date et lieu de naissance, situation familiale, profession, prénom du père, nom et prénom de la mère. Que venaient faire mes parents dans cette affaire ? Ils sont morts depuis longtemps et surtout ils n'avaient plus à répondre de mes bêtises, si bêtise il y avait, depuis encore bien plus longtemps. Il est vrai que mon nom italien (était-il bien italien, des noms qui se terminent en i peuvent avoir d'autres origines) et ma naissance hors de France laissaient planer un doute sur ma qualité de française. Cela permettait de cerner le problème.
Il a tapé le rapport sur un ordinateur (il n'y a pas Internet sur ce truc ?). Il l'a imprimé et m'a demandé de le signer. J'ai tenté de le lire, j'arrivais péniblement à voir les mots mais mon esprit n'arrivait pas à en comprendre le sens. J'étais épuisée, je voyais la route que j'avais encore à faire dans la nuit et le brouillard. Alors j'ai signé. Il fallait en sortir. Je me suis dit qu'il ne pouvait rien m'arriver si je n'avais commis aucun délit.
Je suis partie sans même une copie de ce que j'avais signé. Avec un particulier ou une société de droit civil on ne peut signer quoi que ce soit sans en avoir un double ou une copie. Mais avec la gendarmerie...
23:20 Publié dans Trifouilly | Lien permanent | Commentaires (0)
La gendarmerie
Imaginez d'abord le voyage, après une journée de travail fatiguante. A 64 ans je me déplaçais plusieurs fois dans la journée et j'avais dû ce jour-là grimper dans le froid et le vent en haut d'une installation de carrière, assister et participer activement à une réunion. J'ai conduit 65 km à la nuit tombante et dans un brouillard épais. A l'arrivée, je suis restée deux minutes dans la voiture pour détendre mon dos et récupérer une vision à peu près nette.
Le gendarme m'a montré des photos de ma terrasse. Il les avait prises lors de son passage en été. Pourquoi ne m'avait-il rien dit à ce moment-là ? Probablement parce qu'il attendait la conduite à tenir de son donneur d'ordre. Je lui ai demandé qui lui avait demandé ce rapport sur mon terrain. Il m'a répondu que c'était de sa propre initiative. Je lui ai remis les textes légaux imprimés sur Internet. Il les a lus mais semblait ne pas comprendre ce qu'est le site du gouvernement français.
12:05 Publié dans Trifouilly | Lien permanent | Commentaires (0)
12/12/2006
Message volant
Dans la gendarmerie, pour communiquer, on a dépassé le stade des signaux de fumée mais on n'a pas encore découvert les moyens modernes : poste, téléphone...
Quelques mois après le passage du gendarme sur mon terrain, j'ai trouvé un petit bout de papier coincé contre le manche d'un outil. J'ai failli le jeter, pensant que c'était l'étiquette de cet outil neuf que j'avais omis d'enlever et qui s'était décollée. Sur ce papier tout humide (nous étions à la mauvaise saison) et frippé il y avait le cachet de la gendarmerie, le nom du gendarme, mon nom et le numéro de téléphone de la gendarmerie qu'on me demandait de rappeler. J'ai d'abord vérifié dans l'annuaire que c'était bien le numéro de la gendarmerie car ça ne faisait pas sérieux. Il y avait mon nom, bien orthographié. Personne ne connaissait mon nom dans le quartier. Il l'a donc obtenu à la mairie et donc mon adresse. Pourquoi ne pas m'envoyer cette demande par la poste ? Pour économiser un timbre ?
J'ai téléphoné. Le gendarme en cause (et pas un autre, chacun gère ses affaires m'a-t-on expliqué) m'a demandé de venir à la gendarmerie d'une petite ville proche du terrain. A cette époque je travaillais. J'ai proposé un vendredi après-midi ou un samedi. Impossible. J'ai fini par accepter de venir un soir après mon travail donc à 18h30 car je travaillais jusqu'à 17h30 et généralement encore plus loin que mon domicile.
J'ai cependant réussi à obtenir la raison de ce déplacement et j'ai pu chercher sur le site web du gouvernement tous les textes concernant cette affaire.
11:35 Publié dans Trifouilly | Lien permanent | Commentaires (0)
Meringue glacée au sureau
Cette crème peut aussi accompagner une meringue, cela permet d'utiliser les blancs d'oeufs.
Recette trouvée dans "Recettes des Forêts et des Champs" de Sue Style, ed. Flammarion
4 blancs d'oeufs
1 pince de sel
200 g de sucre
2 c. à café de maïzena
1 c. à soupe de vinaigre
4 c. à soupe d'amandes effilées
sorbet de sureau, framboise, ou cassis (sorbet coloré)
crème anglaise au sureau
Faites chauffer le four à 100° C. Tracer 12 cercles de 12 cm de diamètre sur 2 feuilles de papier sulfurisé disposées sur 2 plaques à pâtisserie.
Battre les blancs en neige avec le sel. Ajouter le sucre et la maïzena et continuer à battre jusqu'à ce qu'ils soient fermes. Ajouter le vinaigre et fouetter. Répartir le mélange sur les disques. Disperser les amandes sur 6 ronds de meringue. Placer au four environ 1 heure.
Laisser ramollir le sorbet. Confectionner avec le sorbet et 2 disques des sandwiches, en plaçant les amandes au-dessus. Les mettre au congéléteur.
Servir sur une assiette, entourés de crème au sureau et décorés de fleurs de sureau.
00:15 Publié dans cuisine des fleurs | Lien permanent | Commentaires (0)
11/12/2006
Crème anglaise au sureau
Encore un détail pour la cueillette des fleurs : elles sont très appréciées et sont souvent habitées par des fourmis ou d'autres bestioles. Les laver leur ferait perdre leur parfum. Il est préférable de les cueillir la nuit ou au petit matin pour éviter la présence d'insectes.
1/2 l de lait
les fleurs de 6 ombelles (sans les tiges)
4 jaunes d'oeufs
100 g de sucre
Porter le lait à ébullition, y plonger les fleurs, retirer du feu , couvrir et laisser infuser 1 heure. Filtrer le lait et le remettre à chauffer.
Battre les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse puis y verser le lait chaud. Remettre le mélange dans la casserole, faire cuire sur feu doux sans jamais faire bouillir et en remuant constamment avec une cuiller de bois. La crème doit épaissir et napper la cuiller.
C'est en fait la recette classique où les fleurs de sureau remplacent la vanille.
18:00 Publié dans cuisine des fleurs | Lien permanent | Commentaires (0)
Des réserves pour l'année
La période d'utilisation des produits frais peut être allongée si on utilise plusieurs sureaux de type nigra, pour le racemosa uniquement les fruits cuits.
Pour les saucoberries, si vous ne voulez pas les commander aux USA, vous pourrez en faire vous-même cet été, avec notre sureau européen. Sur le site de botanicalpreservationcorps ils en donnent la recette : les baies sont séchées, retrempées dans le jus frais d'autres baies et de nouveau séchées.
Pour les fleurs, elles peuvent être utilisées fraîches ou séchées. On peut trouver des fleurs séchées dans les magasins de produits naturels, mais on peut aussi les sécher soi-même au printemps et en faire des provisions pour toute l'année. Une fois séchées, elles peuvent être utilisées dans toutes sortes de préparations, dans les crèmes, mélangées à la farine pour faire des gâteaux... Surtout il faut prendre uniquement les fleurs sans les tiges qui sont amères. Pour les sécher, tendre une corde dans un endroit couvert à l'ombre bien ventilé et y pendre les corymbes. Une fois secs, détacher les fleurs.
Les baies doivent être utilisées bien mûres. Mais elles ne sont jamais mûres toutes en même temps. Il faut les égréner à la main (avec des gants, ça tache), les baies noires se détachent facilement , les vertes résistent. Si quelques baies vertes se mélangent aux noires, ce n'est pas trop grave, peu de jus en sera extrait et elles faciliteront la prise des gelées.
Pour extraire le jus, on peut les cuire dans un peu d'eau et filtrer, mais c'est pénible. Il est préférable d'investir dans un extracteur de jus. C'est un investissement mais pour toute une vie et pour beaucoup d'autres fruits.
Pour la cuisson, ne jamais utiliser d'aluminium (oxydation)
11:40 Publié dans cuisine des fruits | Lien permanent | Commentaires (0)




