21/01/2007
Sambucus africana, photo
En attendant la mise au point de S. adnata, un lien vers une belle photo de Sambucus africana
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18/01/2007
La lutte pour le territoire
Sambucus africana vit en Afrique de l'Est, dans le bush et en bord de fôrets, entre 1800 et 3400 m sur le Mont Elgon et le Mont Kenya, dans une zone très limitéé de 400 km au plus.
Mais sur le Mont Elgon il y a les "forêts" de bambous dominées par Sinarundinaria alpina qui peut atteindre 18 m avec des cannes de 10 cm de diamètre. Ces bambous ont un cycle de floraison d'environ 15 ans (de 15 à 40 ans). Lors d'une année de floraison tous les bambous de quelques zones fleurissent en même temps, dans d'autres zones il n'y a pas de floraison cette année là. Ce n'est donc pas aussi dramatique que pour d'autres bambous.
Les évènements dans une zone se suivent ainsi :
1- Floraison et mort en masse des cannes en 2 ou 3 ans. Les espèces qui demandent de la lumière peuvent se développer.
2- Le pH qui était acide augmente et c'est Sambucus africana qui se développe à profusion.
3- Régénération des bambous à partir de vieux rhizomes. Cette période dure de 3 à 5 ans, les cannes atteignent 3 m, sont de plus en plus denses, envahissant les sureaux.
4- Les bambous dépassent en hauteur les sureaux qui sont remplacés par des plantes tolérant l'ombre. Le pH commence à augmenter.
5- Période de maturité des bambous, ils ont atteint leur plus grande taille. Le pH augmente encore.
....jusqu'à la floraison suivante et le cycle recommence.
Une histoire sans fin.
17:35 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
Sambucus africana, portrait
Il y a très peu de documents sur ce sureau et je n'ai trouvé qu'une seule photo exploitable mais pleine de renseignements.
Il ressemble au sureau yèble mais en version géante : végétation puissante pendant toute l'année, avec des tiges pouvant atteindre 5 m ! Les rhizomes sont aussi exhubérants, s'étendant très vite horizontalement, pouvant atteindre 5 cm de diamètre.
Les feuilles sont très grandes, jusqu'à 75 cm, avec jusqu'à 13 folioles étroites, pointues, avec des dents très marquées. Les stipules sont grandes. Les inflorescences ne sont pas très denses. La corolle est grande, jusqu'à 15 mm de diamètre, à 5 lobes. Les étamines sont très longues et débordent la corolle, avec des anthères jaunes. Le fruit est noir, allongé, avec des stries longitutidinales, de 4 à 7 mm de long. Il contient 3 ou 4 graines.
Végétation et floraison ont lieu toute l'année.
La prochaine fois, je vous raconterai un combat dantesque : celui du plus grand des sureaux herbacés contre une Poacée géante.
12:25 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
17/01/2007
Et africana ?
Je viens de démontrer que peruviana et nigra ne peuvent appartenir à la même espèce. Voila un cas de réglé.
Et puis, il y a le côté pratique : vous ne pourrez jamais cultiver et maintenir en vie peruviana et canadensis dans les mêmes conditions. C'est ce qui justifie que vous les trouverez comme espèces différentes. J'aime les plantes et je veux les voir heureuses dans mon jardin. Alors, pour moi, canadensis, nigra et peruviana sont des espèces différentes.
Et africana ?
Espèce ou sous espèce ? Il y aurait un test simple à faire : les croiser. Il y a certes des obstacles à la fécondation : la date de floraison et l'isolement géographique. Mais à l'époque des avions et du forçage en serre est-ce une expérience impossible à réaliser ? D'ailleurs africana fleurit toute l'année. Il faut juste lui amener un ebulus en fleurs.
12:10 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
L'espèce chez les sureaux
Qu'en est-il pour les sureaux où il y a même des différences dans le nombre de chromosomes, le plus souvent 36 mais parfois 37, 38, 40 et même 72 !
Sambucus canadensis serait une sous espèce de nigra. Il en est très différent par sa taille, pas plus de 3 m, par son port plus buissonnant, par sa faculté de drageonner comme un fou, parce qu'il a des rhizomes, c'est-à-dire des tiges souterraines d'où partent des racines adventives vers le bas et des tiges vers le haut alors que nigra n'a que des racines, par ses folioles plus nombreuses et surtout souvent doubles pour les premières paires, par sa floraison plus tardive et plus étalée, par sa rusticité, il supporte des gels à griller tous les nigra, par sa situation géographique.
Sambucus peruviana serait une sous espèce de nigra. Mais en plus de ses différences il a deux fois plus de chromosomes que nigra. A-t-il 2 fois 36 chromosomes ou 4 fois 18 ? Peu importe, leur interfécondité absolue est impossible : si on parvient à obtenir un hybride il sera triploïde donc stérile.
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16/01/2007
La notion d'espèce
L'espèce chien par exemple présente des sujets de couleur, de taille, de comportement variable. Un tout petit chien peut s'accoupler, en dehors du problème "technique" avec un très gros chien et le fruit de leurs amours pourra procréer. C'est la même espèce.
Les chevaux aussi présentent d'importantes différences de taille mais de la même façon on peut démontrer qu'il s'agit de la même espèce. Un âne leur ressemble. Un âne et une jument peuvent avoir un enfant mais cet enfant sera stérile. Ses chromosomes présentent des différences qui les empêchent de s'apparier correctement lors de la mitose réductionnelle de la méïose. Un mulet ne pourra jamais procréer. Ce sont des espèces proches mais différentes.
C'est là un raisonnement idiot de médecin qui ne comprend que la vie animale. Mais je mets au-dessus de la médecine et de la botanique une notion toute bête : le bon sens.
Et prenons enfin une définition plus sérieusement botanique dans le dictionnaire de botanique de Bernard Boullard : "on peut retenir pour critères d'une espèce ....leur interfécondité absolue."
23:35 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
Sambucus africana ?
Il fait partie de la section Ebulus.
Mais pour certains c'est Sambucus africana, pour d'autres c'est Sambucus ebulus ssp africana. C'est-à-dire une espèce pour certains, pour les autres une sous-espèce (mais tellement différente...)
Mon avis ? Il a évolué tellement longtemps, isolé dans son coin d'Afrique loin de tous les autres sureaux, qu'il a bien pu avoir le temps de former une espèce différente.
La notion d'espèce
Avant de me lancer dans la description des nombreux sureaux, je voudrais revenir sur la classification du genre. Celle actuellement admise n'admet que 9 espèces, le reste, malgré des différences énormes, n'étant considéré que comme des variétés ou des sous-espèces.
Qu'est-ce qu'une espèce ?
C'est un ensemble d'individus pouvant présenter des différences mais dont les caractéristiques essentielles sont identiques et en particulier l'une d'elles : ils sont capables de se reproduire entre eux.
C'est mon avis, c'est ce qu'on m'a appris, mais ma formation concerne surtout le monde animal, c'est la définition de Larousse (encore lui, lui aussi n'est pas botaniste mais tellement plein de bon sens...)
07:50 Publié dans Sureaux | Lien permanent | Commentaires (0)
15/01/2007
Un peu de magie
Le sureau yèble n'a pas les propriétés magiques du sureau noir. Mais j'en ai trouvé une : dans certaines provinces il suffit de prier (ou de menacer ?) le sureau yèble en le triturant dans les mains pour guérir un animal malade ou envahi par les vers.
11:25 Publié dans cuisine des fleurs | Lien permanent | Commentaires (0)




